Pointe-à-Pitre
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| Pointe-à-Pitre | |
|---|---|
Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Guadeloupe |
| Département | Guadeloupe (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Pointe-à-Pitre (chef-lieu) |
| Canton | Chef-lieu de 3 cantons |
| Code Insee abr. | 97120 |
| Code postal | 97110 |
| Maire Mandat en cours |
Jacques Bangou 2008-2014 |
| Intercommunalité | sans |
| Site internet | Ville-pointeapitre.fr |
| Démographie | |
| Population | 17 541 hab. (2006) |
| Densité | 6 594 hab./km² |
| Aire urbaine | 132 870 hab. |
| Gentilé | Pointois / Pointoises |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 26 m |
| Superficie | 2,66 km² |
Pointe-à-Pitre (en Créole : Lapwent) est une commune française, située dans le département de la Guadeloupe. Ses habitants sont appelés les pointois et les Pointoises.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Pointe-à-Pitre est située à l'ouest de la Grande-Terre, face à la rade ouverte sur la mer des Caraïbes et idéalement placée au centre de la Guadeloupe à la jointure entre la Grande-Terre et la Basse-Terre. Elle détient son propre port de croisière. Tous les 4 ans, la ville reçoit l'arrivée de la Route du Rhum, course transatlantique en solitaire qui part de Saint-Malo. Pointe-à-Pitre a pour code PP selon la liste des quartiers maritimes.
Les communes limitrophes avec Pointe-à-Pitre sont Les Abymes, Baie Mahault et Le Gosier.
[modifier] Toponymie
Le nom de la commune provient d'un anthroponyme. Un pêcheur, Peter, hollandais exilé du Brésil, se serait installé au XVIIe siècle sur un bout de terre perdue en pleine végétation sur la pointe de la Grande-Terre. Démarrant par la vente de poissons, il aurait selon certaines interprétations développé son commerce. Alors que nombre de bateaux marchands et autres corsaires voguaient dans les eaux guadeloupéennes, Pitre aurait créé un négoce pour tous les navires de passage dans la rade. L'endroit serait vite devenu incontournable pour tous les navires qui y trouvaient de quoi acheter ou échanger des biens, vivres ou munitions. Tous les marins allaient chez Pietr à la pointe. Devenant ainsi la pointe à Pitre, la ville reçoit officiellement son nom en 1772.
[modifier] Histoire
[modifier] Héraldique
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Les armes de Pointe-à-Pitre se blasonnent ainsi : À compléter. On sait très peu de chose sur ce blason. |
[modifier] Faits historiques
Dès le début de la colonisation de la Guadeloupe, le site de Pointe-à-Pitre retient l'attention des agents royaux. Il présente de nombreux avantages naturels, qui en fait d'emblée un concurrent direct de la ville de Basse-Terre. Pourtant à cause de l'insalubrité du lieu les autorités hésitent longtemps à établir un centre de peuplement.
Le 8 février 1843, la ville de Pointe-à-Pitre fut en grande partie détruite par un très violent tremblement de terre (d'une magnitude d'environ 7,5), le plus important qui ait jusque là frappé les Amériques. D'autres villes furent endommagées, spécialement Le Moule, mais à Pointe-à-Pitre, un incendie acheva de détruire les bâtiments encore debout, entrainant de nouvelles victimes, brûlées vives sous les yeux des survivants. Le traumatisme fut énorme. Sous le coup de l'émotion, le bilan fut estimé à plusieurs milliers de morts et blessés, on l'estime aujourd'hui à un millier de morts et autant de blessés. Cet évènement eut un énorme retentissement et provoqua un vaste élan de solidarité, d'abord en Martinique et dans les autres îles et pays riverains du golfe du Mexique, puis en France métropolitaine et ailleurs encore dans le monde. En raison des délais de communication, l'aide de la métropole arriva près de trois mois après la catastrophe. L'évènement est d'une grande importance historique en ce qu'il a facilité le remplacement des anciens moulins de type "Père Labat" par des usines centrales (avec toutes les conséquences sociales que ce changement a entraîné), il a aussi facilité l'évolution vers l'abolition de l'esclavage, eu égard à la conduite admirable des esclaves après la catastrophe et les liens qui s'étaient instaurés entre eux et leurs maîtres (lois Mackau en 1845, abolition en Guadeloupe sans les drames qu'a connus la Martinique). Politiquement, la solidarité nationale a été en partie instrumentalisée à son profit par le pouvoir. Le gouverneur, le contre-amiral Augustin Gourbeyre, a alors acquis le statut d'homme providentiel.
Les 25, 26 et 27 mai 1967 sont des jours sanglants pour l'histoire de la ville et de la Guadeloupe en général. Des CRS repriment lourdement un mouvement de grève ouvrier visant une augmentation salariale de 2,5% et mené par le GONG, un mouvement indépendantiste guadeloupéen dont son leader, Jacques Nestor sera l'un des premiers à tomber sous les balles. 87 morts et une centaine de blessés[réf. nécessaire] est le bilan de cette repression.
[modifier] Urbanisme
Plusieurs fois ravagée par des cyclones et des incendies, le centre historique présente une architecture hétéroclite. Les façades de style colonial côtoient des immeubles modernes. Au coeur de la vieille ville, l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, date des années 1850. Sa structure métallique fut réalisée par la maison Joly d'Argenteuil, qui conçut celle des Halles de Paris. Grâce à sa charpente, l'édifice résista au séisme de 1897.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2008 | ... | Jacques Bangou | PPDG | |
| 1965 | mars 2008 | Henri Bangou | PPDG | Cardiologue |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Jumelage
[modifier] Démographie
L'agglomération de Pointe-à-Pitre, c'est le pôle urbain de la Guadeloupe qui réunit les îles de Basse-Terre et de Grande-Terre, grâce à sa position centrale dans l'archipel. Cette concentration urbaine regroupe 4 villes : d'est en ouest, Le Gosier, Les Abymes, Pointe-à-Pitre et Baie-Mahault. Elle rassemble ainsi 33% des guadeloupéens, soit 132 870 habitants en 2006. Au cours de ces dernières années, le poids démographique du centre-ville n'a pas cessé de décroître au profit de la banlieue pavillonnaire.
| Evolution 1961 - 2006 | |||
|---|---|---|---|
| Année | Total Commune |
Total Agglomération |
Pourcentage (%) |
| 1961 | 27 966 | 76 200 | 36,70 |
| 1967 | 29 522 | 89 856 | 32,85 |
| 1974 | 23 889 | 99 748 | 23,95 |
| 1982 | 25 310 | 107 331 | 23,58 |
| 1990 | 26 029 | 124 358 | 20,93 |
| 1999 | 20 948 | 132 751 | 15,78 |
| 2006 | 17 541 | 132 870 | 13,20 |
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Personnalités native de Pointe-à-Pitre :
- Autres personnalités :
Elles ne sont pas forcément nées à Pointe-à-Pitre mais leur histoire est attachée à celle de la ville.
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- Charles Anatole Léger
Notaire (de 1826 à 1857), né à Paris (ce n'est donc pas un créole) le 28 Pluviôse an XII (11 octobre 1803), premier fils du premier Léger arrivé en Guadeloupe en 1815 (Prosper, notaire), conseiller municipal de Pointe-à-Pitre depuis 1839, deuxième adjoint depuis décembre 1840, il venait d'être nommé premier adjoint au maire de la ville (Ernest Champy), le 26 janvier, quand survint le tremblement de terre et l'incendie du 8 février 1843. Il a acquis en ces circonstances tragiques, comme le gouverneur Gourbeyre, le statut d'homme providentiel. Il a constaté et enregistré les nombreux décès dus à la catastrophe puis dirigé l'équipe qui a reconstitué les archives de l'état civil qui avaient été détruites. La croix de Chevalier de la Légion d'honneur récompensa son action dès le 4 avril. Il n'exerce plus de mandat municipal sous la IIe République mais est alors conseiller colonial. Sous le Second Empire, il redevient conseiller municipal de Pointe-à-Pitre (en 1854) et est élu maire de la ville en 1860 et 1861. Président du conseil général en 1859, il le reste après la chute de l'Empire (jusqu'en octobre 1875). fait officier dans l'ordre de la Légion d'honneur en janvier 1877, il meurt dans sa ville le 9 septembre 1883. Il a créé à Pointe-à-Pitre une crêche pour faciliter le travail des mères, du nom de sa fille décédée, la crèche Sainte-Anathilde, et une rue porte son nom encore aujourd'hui. C'est lui qui a fondé la bonne réputation des Léger en Guadeloupe, tous des notables, dont plusieurs notaires et avoués (ainsi son neveu, Amédée Léger, le père de Saint-John Perse) mais aussi un médecin, un pharmacien, un directeur de journal, etc. En 1871, alors que Charles Anatole est au sommet de sa carrière politique, c'est un autre Léger, Fernand, qui est maire de la ville. Ce dernier eut à gérer les conséquences de l'incendie qui détruisit partiellement la ville. C'est sous sa mandature que l'eau fut amenée à Pointe-à-Pitre (inauguration de la fontaine de la place du marché).
(principale source : Ascendance antillaise de Saint-John Perse (1887-1975), de Bernadette et Philippe Rossignol, Paris, Centre de Généalogie et d'Histoire des Isles d'Amérique, octobre 1982).
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- Jean-Baptiste Augustin Gourbeyre
Une place de la ville porte son nom, entre palais de justice et église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, il y a sa statue depuis 1848, érigée suite à une souscription populaire. Sur le socle, ces simples mots La Pointe-à-Pitre reconnaissante et une date, VIII février MCCMXLIII, en clair 8 février 1843. C'est à l'occasion du tremblement de terre survenu ce jour-là, suivi d'un gigantesque incendie, que cet Auvergnat (né à Riom en 1786, Gouverneur de la Guadeloupe depuis 1841, mort à son poste en 1845), a acquis pour les Pointois le statut d'homme providentiel.
(principale source : Sur les ruines de la Pointe-à-Pitre. Chronique du 8 février 1843. Hommage à l'amiral Gourbeyre, manuscrit conservé à Vincennes, Service historique de la Défense, Département de la marine, 1843-1844, édité en septembre 2008 chez L'Harmattan, Paris, texte établi, présenté et annoté par Claude Thiébaut, 2 volumes.)
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- Christy Campbell dit Admiral T
Artiste de reggae-dancehall créole ayant grandi à Boissard, quartier de Pointe-à-Pitre.
[modifier] Économie
Pointe-à-Pitre est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Pointe-à-Pitre. Elle gère l’aéroport de Pôle Caraïbes, situé aux Abymes.
[modifier] Monuments et lieux touristiques
- Place de la Victoire
- Rue Frébault
- Musée Saint-John Perse
- Musée Victor Schoelcher
- Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul
- Statue de la mulatresse Solitude
- Statue du colonel Louis Delgrès
- Statue du colonel Ignace
- Statue de Marcel Lollia dit "Vélo"
[modifier] Municipalités limitrophes
[modifier] Notes et références
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- La Pointe-à-Pitre n'existe plus...! Relations du tremblement de terre de 1843 en Guadeloupe, collectif, Jacqueline Picard (dir.), Gosier : éditions CARET, 2003.
- Sur les ruines de la Pointe-à-Pitre. Chronique du 8 février 1843. Hommage à l'amiral Gourbeyre, manuscrit conservé à Vincennes, Service historique de la Défense, Département de la marine, 1843-1844, édité en septembre 2008 chez L'Harmattan, Paris, texte établi, présenté et annoté par Claude Thiébaut, 2 volumes.

