Louis Chedid

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Louis Chedid

Description de cette image, également commentée ci-après

Louis Chedid au festival de Cannes en 2010

Informations générales
Naissance 1er janvier 1948 (66 ans)
Ismaïlia, Égypte
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Genre musical chanson française
Instruments guitare, piano, claviers
Années actives 1973 - présent
Labels Universal
Site officiel louischedid.net

Louis Chedid est un chanteur et un réalisateur français d'origine libanaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Chedid naît le 1er janvier 1948[1] à Ismaïlia. Il est le fils cadet des deux enfants[2] de Louis Selim Chedid, biologiste de renommée internationale, ancien directeur de recherche au CNRS et professeur honoraire de l'Institut Pasteur[3] et de la romancière Andrée Chedid, d'origine libanaise. Ses parents choisissent pour la naissance de Louis l'hôpital réputé du canal de Suez, où le second mari de sa grand-mère était médecin-chef[4].

En juillet 1948, sa famille emménage à Paris[4].

Enfant, il est écolier en maternelle et primaire dans l’institut catholique Bossuet, 2 de la rue Guynemer où il fait ses premiers pas de chanteur avec les Petits Chanteurs à la croix de bois[5]. Élève peu assidu car surtout passionné de littérature, cinéma et musique, il est renvoyé du lycée Montaigne, mais ses parents l'inscrivent dans un cours privé, le collège privé Paules où enseigne notamment Maurice Clavel, pour qu'il passe son baccalauréat[6],[4].

Après avoir obtenu le baccalauréat français en session de rattrapage en 1968, Louis Chedid va à Bruxelles et étudie à l'INRACI pendant un an. De retour à Paris, il devient stagiaire monteur, puis assistant en 1970[7].

Toujours en 1970, avec sa femme Marianne, journaliste-styliste dans des magazines de décoration, il a une fille Émilie. Son fils Matthieu naîtra un an plus tard[8],[9]. Il a eu un autre fils Joseph en 1986 et une autre fille Anna en 1987[10].

En 1973, alors qu'il est chef monteur à Gaumont, le jeune homme, amené par Jean-Pierre Mitrecey, est remarqué par François Bernheim, directeur artistique de Barclay, qui entend une maquette et lui fait enregistrer un disque, son premier album, Balbutiements (Barclay Records), qui passe inaperçu car son style ne correspond pas à la vague disco qui déferle alors sur la France[7].

Dès lors, il se lance dans la musique (on le sait guitariste, amateur de Django Reinhardt qu'un moniteur de ski lui fait découvrir à 12 ans[4]).

L'année suivante, il entre en contact avec l'éditrice Rolande Bismuth, directrice artistique de Michel Fugain, et signe chez CBS pour trois ans avec un album par an (l'un d'eux contiendra Hold-up, qu'il reprendra en 1985 avec un clip remarqué réunissant Gérard Jugnot, Alain Souchon et Claude Brasseur)[11]. Le 16 septembre 1976, il fait sa première scène comme « vedette anglaise » de Nicole Croisille à L'Olympia[7].

Mais le succès arrive véritablement en 1977 et en 1978 avec des titres comme La belle et T'as beau pas être beau (les chœurs sont assurés par ses enfants Émilie et Matthieu), sortis en singles, qui obtiennent la reconnaissance du public[12]..

En 1981, Ainsi soit-il est aux premières places du hit-parade et fait véritablement ses premières scènes.

En 1984, il signe la bande originale du film Pinot simple flic, de Gérard Jugnot.

En 1985, le titre Anne, ma sœur Anne, qui dénonce le retour des crimes nazis en France à travers le martyre d'une enfant prénommée Anne, marque les esprits et devient un de ses plus grands succès, un des classiques de son répertoire.

En 1992, il publie un roman autobiographique, 40 berges blues.

Il est également le compositeur du conte musical Le Soldat rose créé en 2006, dont les chansons sont interprétées entre autres par son fils -M-, Sanseverino, Vanessa Paradis, Jeanne Cherhal, Francis Cabrel, Alain Souchon et Bénabar.

Louis Chedid présentera son nouveau spectacle à l'occasion des Nuits de Champagne 2010 dont il est l'invité d'honneur.

En 2013 sort un nouvel album Deux fois l'infini, dans lequel l'auteur rend hommage à Nino Ferrer avec la chanson Si Tu Veux De Moi

Discographie[modifier | modifier le code]

Singles sortis hors album

  • Miss Melissa / Tu es né juste à temps (1974)
  • Je chante dans les transistors / Je voulais te dire (1977)
  • La belle / Chapeau de paille (1977)
  • T'as beau pas être beau / L'Amour S.M.P.M. (1978)
  • Papillon / Dans la rue de Sherbrooke (1979)
  • Pote (2005)

Divers :

  • Participation à Émilie Jolie (1979) : Chanson du raton-laveur rêveur
  • Duo avec son fils Matthieu Chedid sur l'album Solidays de l'année (2000) : Tel père tel fils
  • Participation à 20 ans Tchernobyl (2006) : Du mauvais côté
  • Participation à l'album d'Aldebert, "Enfantillages 2" : Dans la maison de mon arrière-grand-père

Musiques pour le cinéma[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

« L'amour, l'amour, l'amour, l'amour, Tout l'monde en veut, tout l'monde en manque. L'amour, l'amour, l'amour, l'amour, Tout l'monde en parle, l'amour nous hante. »

— Paroles de la chanson L'Amour

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour l'anecdote, il est né réellement le 31 décembre 1947 mais sa déclaration officielle de naissance le lendemain mentionne le 1er janvier. Source : La biographie de Louis Chedid
  2. Il a une sœur aînée, Michèle.
  3. Louis Selim Chedid, Mémoires vagabondes, Editions Anne Carrière,‎ 2004, 350 p.
  4. a, b, c et d Laurence Durieu, « CV de stars. Louis Chedid », sur VSD,‎ 4 novembre 2008
  5. Eric Mandel, « Louis Chedid, sans modération », sur Le Journal du dimanche,‎ 4 novembre 2013
  6. « 1966 par Louis Chedid », sur L'Express,‎ 3 août 2006
  7. a, b et c Gérard Suter, « Louis Chedid : une école plutôt buissonnière », sur Radio télévision suisse,‎ 30 juin 2013
  8. Léa Iribarnegaray, « Matthieu chedid, mondes de M », sur Libération,‎ 19 novembre 2012
  9. Gilles Médioni, « Super M », sur L'Express,‎ 20 novembre 2003
  10. Louis Chedid sur mytaratata.com
  11. Gérard Suter, « Louis Chedid : d’un "Balbutiements" à "Hold Up" », sur Radio télévision suisse,‎ 7 juillet 2013
  12. Gérard Suter, « Louis Chedid : le succès et après ! », sur Radio télévision suisse,‎ 14 juillet 2013
  13. Deux fois l'∞, le symbole mathématique du « 8 renversé » rappelant qu'il s'agit de son seizième album personnel. Source : Olivier Nuc, Mathieu Rollinger, « Louis Chedid, à l'infini et au-delà », sur Le Figaro,‎ 18 janvier 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]