Roger Federer

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Roger Federer

Roger Federer à l'Open d'Australie 2009
Carrière professionnelle
1998 – aujourd'hui
Pays représenté(s) Suisse Suisse
Naissance 8 août 1981 (1981-08-08) (27 ans)
Suisse Bâle
Taille / poids 185 cm / 85 kg
Prise de raquette Droitier, revers à une main
Gains en tournois 49 475 219 US $
Palmarès
En simple
Titre(s) 60
Finale(s) perdue(s) 22
Meilleur classement 1er (02/02/2004)
En double
Titre(s) 8
Finale(s) perdue(s) 4
Meilleur classement 24e (09/06/2003)
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R.-G. Wim. US
Simple V(3) V(1) V(6) V(5)
Double 1/16 1/64 1/4 1/16
Médaille(s) olympique(s)
Double 1 - -
Titre(s) par équipe nationale
Hopman Cup 1
Mise à jour de la boîte : 08/06/2009 • Actualiser
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Roger Federer est un joueur de tennis suisse né le 8 août 1981 à Binningen, près de Bâle.

Il a commencé sa carrière en tant que professionnel en 1998 et a occupé la première place du classement technique ATP pendant 237 semaines consécutives, du 2 février 2004 au 17 août 2008[1] en perdant sa place au profit de Rafael Nadal, à l'issue des Jeux Olympiques de Pékin durant lesquels il fut médaillé d'or en double aux côtés de son compatriote Stanislas Wawrinka. Il reprend cette place de leader mondial le 6 juillet 2009, après avoir remporté son sixième tournoi de Wimbledon.

Il est le seul joueur de l'histoire à avoir remporté cinq fois de suite deux tournois du Grand Chelem (le tournoi de Wimbledon et l'US Open) et réalisé par trois fois le Petit Chelem (en 2004, 2006 et 2007). Il compte également une série de dix finales et vingt-et-une demi-finales consécutives dans ces tournois[2] ainsi que de nombreux autres records.

Roger Federer a remporté à ce jour soixante titres dont dix-neuf tournois majeurs (quinze Grands Chelems et quatre Masters Cups). Son doublé Roland-Garros-Wimbledon en 2009 lui a permis de réaliser le Grand Chelem en carrière sur quatre surfaces différentes et de cumuler quinze titres du Grand Chelem[3],[4], ce qui a conduit de nombreux observateurs, joueurs et spécialistes, à le considérer comme le plus grand joueur de l'histoire du tennis [5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14].

Sommaire

Biographie

Roger Federer au tournoi de Cincinnati en 2005.

Roger Federer est né le 8 août 1981 à Binningen[15] d'une mère sud-africaine et d'un père suisse[16]. Avec sa sœur aînée Diana[16], il grandit à Münchenstein, non loin de Bâle et des frontières allemande et française. Repéré par le centre national suisse de tennis alors situé à Ecublens, il effectue la fin de sa scolarité obligatoire en classe sport-étude au collège de la Planta, à Chavannes-près-Renens dans le canton de Vaud entre 1995 et 1997[17]. Il réside aujourd'hui à Oberwil, dans le canton de Bâle-Campagne.

Également doué pour le football, Federer hésite un temps pour choisir dans quel sport entamer une carrière professionelle, mais il décide à huit ans de s'orienter vers le tennis[16]. Il continue néanmoins à supporter le FC Bâle[16].

Parcours

Article détaillé : Carrière de Roger Federer.
Évolution au classement ATP en fin de saison
Année 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Rang 301 65 29 13 6 2 1 = 1 = 1 = 1 2


1989 - 1997 : jeunes années

Roger Federer commence à jouer au tennis dès l’âge de huit ans[18] en intégrant le club de tennis TC Old Boys[19] dans sa ville natale de Bâle. Durant cinq ans, ses efforts lui permettent de devenir champion national dans toutes les catégories junior. À l’âge de douze ans, Federer décide de poursuivre sa formation comme joueur de tennis. En 1995, il intègre le Centre national suisse d’Ecublens où il ne remporte pas moins de sept tournois juniors de 1995 à 1997. Durant cette période, Federer apprend à parler le français, ce qui lui permet de faire ses premiers entretiens avec des francophones.

1998 - 2000 : débuts en tant que professionnel

Son premier match professionnel remonte en juillet 1998 lors du tournoi de Gstaad, auquel il accède grâce à une wild card. Il s'incline au premier tour face au 88e joueur mondial Lucas Arnold Ker. Les deux seuls matchs qu'il remporte sur le circuit senior durant l'année l'ont été à l'Open de Toulouse, où il atteint les quarts de finale. Cette même année, sur le circuit junior, il termine numéro un mondial et remporte à la fois le tournoi de Wimbledon (en simple, sans perdre un set, et en double avec Olivier Rochus) et l'Orange Bowl, l'officieux championnat du monde juniors, en s'imposant en finale face à Guillermo Coria[20].

La saison 1999 marque ses débuts en Coupe Davis. Au mois de mars, il contribue à la victoire suisse face à l'Italie en remportant un de ses deux simples à Neuchâtel. C'est également l'année de ses premières participations en Grand Chelem à Roland-Garros où il s'incline au premier tour face à Patrick Rafter, alors n°3 mondial. Il fait aussi ses débuts à Wimbledon et s'incline après un match intense de cinq sets face à Jiri Novak. Grâce à de bons résultats en fin de saison et à l'apport de nouveaux entraîneurs (Dr. Guerin & Dariel), Federer termine pour la première fois une saison dans les cent premiers joueurs mondiaux (64e).

Federer dispute la première finale de sa carrière au début de l'année 2000 à Marseille où il s'incline face à son compatriote Marc Rosset. Lors des Jeux olympiques de Sydney, il rate de peu la médaille de bronze en perdant face au Français Arnaud di Pasquale. Il passe trois tours à Roland-Garros, deux à l'Open d'Australie et à Wimbledon. Une nouvelle défaite achève cette saison en demi-teinte ; le Suisse s'incline en effet en finale de « son » tournoi à Bâle en cinq sets très disputés face au Suédois Thomas Enqvist.

2001 - 2003 : la naissance d'un champion

Roger Federer au tournoi de l'US Open en 2002.

En début d'année 2001[21], Roger Federer remporte la Hopman Cup 2001 au coté de Martina Hingis en gagnant trois de ses quatres match en simple. En février, il remporte son premier tournoi à la fois en simple (à Milan) et en double (à Rotterdam avec Jonas Björkman). Il brille enfin en Grand Chelem en atteignant les quarts de finale à Roland-Garros et Wimbledon. Lors du tournoi londonien, il bat Pete Sampras en cinq sets accrochés en huitièmes de finale, mettant fin au règne de l'Américain sur le gazon britannique. Ce match reste comme l'unique confrontation entre les deux hommes[22]. La saison 2001 se termine comme la précédente par une défaite en finale du tournoi de Bâle ; il est cette fois-ci nettement dominé par l'Anglais Tim Henman.

L'année 2002[23] commence fort : après une victoire au tournoi de Sydney s'enchaine une première finale en Masters Series en mars lors du tournoi de Miami à Key Biscayne, où il est défait en quatre sets par Andre Agassi. Deux mois plus tard, il obtient une deuxième chance lors du Masters Series de Hambourg sur terre battue, chance qu'il saisit pleinement en dominant le Russe Marat Safin en finale. Par la suite, Federer s'incline au premier tour de Roland-Garros et Wimbledon. Au début d'août, il apprend la mort accidentelle de Peter Carter, le capitaine de l'équipe suisse de Coupe Davis et entraîneur de sa jeunesse, un homme qui comptait beaucoup pour lui. Très touché par cette tragédie, il ne peut stopper la série de défaites lors de la tournée américaine. Néanmoins, une superbe fin de saison comprenant un titre à Vienne lui permet de se qualifier in extrémis pour les Masters de tennis masculin disputée à Shanghai. Invaincu dans les matchs de poules, il s'incline en demi-finale face à l'Australien Lleyton Hewitt en trois sets.

Federer commence 2003[24] sur les même bases élevées que la fin de saison précédente. Il remporte les tournois de Marseille et de Dubaï en février, ainsi que le tournoi de Munich sur terre battue deux mois plus tard. Il atteint la finale du Masters Series de Rome et contribue fortement à la qualification de la Suisse pour les demi-finales de la Coupe Davis grâce aux succès face aux Pays-Bas et à la France. Il s'incline une nouvelle fois au premier tour de Roland-Garros face au Péruvien Luis Horna. Il remporte ensuite l'Open de Halle qui lui sert de préparation à Wimbledon. Le 6 juillet 2003, en battant Mark Philippoussis en finale du tournoi londonien, il devient le premier Suisse à remporter un tournoi du Grand Chelem[22], et ce en ne concédant qu'un seul set. La fin de saison est plus difficile et Federer réalise des résultats moyens. Il remporte cependant la Masters Cup en battant tous ses adversaires pour s'adjuger son septième titre de la saison. Il finit l'année à la deuxième place mondiale derrière Andy Roddick.

2004 - 2007 : au sommet du tennis mondial

Roger Federer au Masters de Cincinnati 2007.

L'année 2004 marque le début du règne de Federer sur le tennis mondial. Grâce à ses victoires à l'Open d'Australie, Wimbledon où il conserve son titre face à Andy Roddick et à l'US Open, Federer devient le premier joueur à réaliser le Petit Chelem depuis Mats Wilander en 1988[26]. Il réussit également à s'octroyer la première place mondiale le 2 février 2004 et la conserve tout au long de l'année[26]. Sa défaite au troisième tour de Roland Garros face à Gustavo Kuerten, triple vainqueur de l'épreuve, est l'unique contre-performance du Suisse. Mais sa victoire au Masters face à Lleyton Hewitt ponctue une année exceptionnelle de onze titres dont trois Masters Series et autant de Grands Chelems[26].

L'année suivante, il continue d'asseoir sa domination sur le tennis mondial. Malgré deux défaites en demi-finale à l'Open d'Australie face à Marat Safin[26] et à Roland-Garros face à Rafael Nadal[26], il réussit à s'imposer à Wimbledon pour la troisième fois consécutive[26] et à l'US Open[26]. Il remporte au total onze tournois, comme en 2004, dont quatre Masters Series et deux Grands Chelems[26]. Il termine l'année avec seulement quatre défaites (soit 95,3% de victoires) mais s'incline en finale de la Masters Cup face à David Nalbandian. Cette défaite met fin à 24 victoires consécutives en finale[26].

L'apogée de cette domination arrive en 2006, saison qui est à ce jour la meilleure de la carrière de Federer. Comme en 2004, le suisse réalise le petit Chelem en s'imposant à l'Open d'Australie face à Márcos Baghdatís, à Wimbledon contre Nadal et à l'US Open en se défaisant de Roddick[26]. Il passe à une victoire près du Grand Chelem en atteignant la finale de Roland Garros, où il s'inclinera face à Nadal. Le Suisse réussit au total une année presque parfaite avec douze titres (dont trois Grand Chelem, la Masters Cup et quatre Masters Series) et quatre finales en dix-sept tournois[26]. Il termine l'année avec cinq défaites, dont quatre face à Nadal, qui est le seul à contester la suprématie du Suisse. Une nouvelle victoire à la Masters Cup face à James Blake ponctue cette saison où de nombreux records sont tombés[26] (notamment le total de gains en tournois sur une saison, le nombre de semaines consécutives à la première place mondiale, le nombre de points ATP, l'avance sur le second au classement, premier joueur à réaliser deux Petits Chelems dans l'ère Open, premier joueur à remporter plus de dix tournois trois années consécutives) et où Federer s'est imposé aux côtés des plus grands dans l'histoire du tennis[26].

L'année 2007, bien que marquée par quelques « passages à vide », est conforme en beaucoup de points à 2006. En effet, une fois encore Federer réalise le petit Chelem et remporte l'Open d'Australie (sans perdre un set du tournoi, et dominant en finale Fernando González)[26], l'US Open (face à Novak Đoković)[26] et Wimbledon pour la cinquième fois consécutive. De plus, il s'incline une fois encore en finale de Roland Garros face à Nadal, soit une série de dix finales consécutives en Grand Chelem. Sur seize tournois auxquels il a participé, il remporte au total huit titres (c'est la première fois qu'il en remporte « aussi peu » depuis 2003) dont deux Masters SeriesHambourg, où il remporte son quatrième titre et à Cincinnati) et atteint quatre finales. Il termine d'ailleurs sa saison sur une victoire à la Masters Cup face à David Ferrer, qui met un terme à une année comptant neuf défaites (soit autant que celles de 2005 et 2006 réunies) mais où il aura su se concentrer sur les événements importants puisqu'il réalise une nouvelle fois le et porte à douze son palmarès en Grands Chelem, se rapprochant à grands pas du record de quatorze tournois du Grand Chelem remportés détenu par Pete Sampras[26].

2008 : perte de la place de n° 1 mondial

Roger Federer au Masters de Cincinnati 2008.

L'année 2008 marque avant tout pour Federer la perte de sa place de n°1 mondial. En effet, après 237 semaines (record) à la première place, Federer cède son trône à Rafael Nadal à l'issue des Jeux olympiques de Pékin. Durant cette année, Federer ne réussit pas à conserver l'essentiel de ses points de l'année précédente, échouant notamment en demi-finale de l'Open d'Australie contre Novak Đoković et en finale de Roland Garros contre Nadal. Ce dernier le vainc en finale de Wimbledon lors d'un match épique[27] qui établit le record de la plus longue finale de l'histoire du tournoi (4h47)[28],[29]. Cette défaite semble l'avoir affecté un temps[30],, mais il se reprend plus tard à l'US Open en remportant pour la cinquième fois consécutive le titre[31]. Malgré tout, il perd son titre à la Masters Cup en échouant en poules. Il ne remporte également aucun Masters Series pour un total de quatre titres, son plus faible total depuis 2002.

Cependant, Federer aura réussi quelques performances marquantes en cours d'année. Son cinquième titre à l'US Open d'affilée (un record) obtenu en battant Andy Murray en finale lui permet de s'adjuger ainsi son premier et unique titre du Grand Chelem de l'année. Cette victoire lui permet de remporter son treizième titre du Grand Chelem et de se placer à une levée du record de Pete Sampras. Aux Jeux olympiques, il remporte également une médaille d'or en double aux côtés de son compatriote Stanislas Wawrinka. Enfin, à l'occasion du Masters de Madrid, Federer bat le record de gains en carrière détenu jusqu'alors par Sampras[32]. Federer finit l'année à la deuxième place mondiale, avec dix points d'avance sur Novak Đoković au classement technique.

2009 : le Grand Chelem en carrière

Roger Federer à Roland-Garros 2009

Pour son premier tournoi officiel de l'année 2009, Federer perd en demi-finale de l'Open de Doha face à Andy Murray. Le Suisse tente ensuite d'obtenir son quatrième titre de l'Open d'Australie mais échoue en finale face au n°1 mondial Rafael Nadal au terme d'un match en cinq sets[35],[36].

Il renonce ensuite à disputer l'Open de Dubaï et le premier tour de Coupe Davis en raison de problèmes de dos[37]. Au Masters d'Indian Wells, il s'incline en demi-finale face au n°4 mondial Andy Murray, ce qui représente sa quatrième défaite consécutive face à l'Écossais. La semaine suivante, il perd de nouveau en demi-finale du Masters de Miami face à Novak Đoković[38]. Il s'incline ensuite en huitième de finale du Masters de Monte-Carlo face à son compatriote Stanislas Wawrinka en deux sets[39]. Il perd de nouveau en demi-finale du Masters de Rome face à Đoković. Il décide la semaine suivante de ne pas participer à l'Open d'Estoril dont il est pourtant le tenant du titre. Il remporte ensuite le Masters de Madrid en battant Nadal en finale[40], mettant fin à une série de cinq défaites consécutives face à l'Espagnol[40] et une série noire sans titre en Masters 1000 depuis le Masters de Cincinnati 2007.

Roger Federer à Wimbledon 2009.

Le 7 juin, il triomphe enfin à Roland-Garros, seul tournoi du Grand Chelem qui manquait à son palmarès, profitant de la chute de son grand rival Nadal. En atteignant la finale, il égale le record d'Ivan Lendl puisqu'il atteint sa dix-neuvième finale de Grand Chelem[41]. Durant celle-ci, il bat le Suédois Robin Söderling, tombeur de Nadal en huitième de finale, en trois manches[42], et ce malgré quelques matches difficiles. Il aura ainsi concédé six sets au cours du tournoi, dont deux en demi-finale face à Del Potro[43]. Il égale alors deux records : le nombre de victoires en Grand Chelem (quatorze, détenu jusqu'alors exclusivement par Pete Sampras), et le fait d'avoir accompli le Grand Chelem en carrière sur quatre surfaces différentes (que seul Andre Agassi avait réalisé dans l'ère Open)[44].

Il est à noter que Federer a diminué cette saison sa préparation sur terre battue : il n'a ainsi pas participé à l'Open d'Estoril dont il était tenant du titre, et ne devait à l'origine pas non plus prendre part aux Masters de Monte-Carlo[45].

Federer commence le tournoi de Wimbledon, après avoir fait l'impasse sur le tournoi de Halle, pour récupérer mentalement et physiquement de sa victoire à Roland-Garros. Il est à noter qu'il n'avait pas participé non plus à l'édition 2007 du tournoi de Halle, et qu'il avait remporté par la suite Wimbledon. Après trois premiers tours gagnés aisément[46], Federer s'impose en trois sets successivement contre Robin Söderling[47], Ivo Karlović[48], puis Tommy Haas[49]. Le Suisse bat en finale l'Américain Andy Roddick dans un match en cinq sets [50], devançant ainsi Pete Sampras en tête du classement du nombre de tournois du Grand Chelem remportés. Il retrouve par la même occasion sa place de n°1 mondial.

Vie privée

Il est marié depuis le 11 avril 2009 à l'ancienne joueuse de tennis suisse d'origine slovaque, Miroslava « Mirka » Vavrinec[51],[52], qu'il a rencontrée lors des Jeux olympiques de Sydney en 2000[16]. Elle est également son manager. Ils attendent leur premier enfant pour cet été[51],[53].

Catholique, Federer a rencontré le pape Benoît XVI en marge des Masters de Rome de 2006[54]. Ses lieux de vacances favoris sont les Maldives, Dubaï et les Alpes[55],[56],[57]. Il est par ailleurs ami avec le champion de golf américain Tiger Woods[58].

Roger Federer est considéré en 2006 comme une des 100 personnes les plus influentes du monde par le magazine Time[59].

Personnalité

Roger Federer à l'US Open 2007

S'il souffrait étant plus jeune d'un tempérament parfois excessif[22], lui faisant perdre des matchs contre des adversaires techniquement moins forts, Roger Federer est devenu impassible sur le court et ne laisse transparaître que peu d'émotions, une attitude qui n'est pas sans rappeler celle du suédois Björn Borg[22]. Néanmoins, depuis 2008, certains matchs, à Wimbledon, à l'Open d'Australie ou aux Masters de Miami ont laissé apparaître un Federer contrastant cette image. Il consacre beaucoup de temps aux journalistes avec qui il s'exprime volontiers que ce soit en allemand, suisse allemand, français ou anglais.

Palmarès

Roger Federer détient à ce jour soixante titres en simple et huit en double messieurs. C'est en 2001, lors du tournoi de Milan, qu'il remporte son premier tournoi. Il a depuis gagné tous les titres du Grand Chelem, sur quatre surfaces différentes, pour un total de 15 titres (de Wimbledon en 2003 à Wimbledon en 2009). Il a ainsi réalisé trois fois le Petit Chelem (en 2004, 2006 et 2007) et le Grand Chelem en carrière. Il détient en outre quatre Masters Cup (2003, 2004, 2006 et 2007) et quinze Masters 1000. Il a aussi décroché une médaille d'or en double aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, associé à Stanislas Wawrinka.

Parcours en Grand Chelem
Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Open d'Australie - 3T 3T 1/8 1/8 V DF V V DF F
Roland-Garros 1T 1/8 1/4 1T 1T 3T DF F F F V
Wimbledon 1T 1T 1/4 1T V V V V V F V
US Open - 3T 1/8 1/8 1/8 V V V V V -

Caractéristiques de son jeu

Roger Federer à l'US Open en 2008

Roger Federer joue de la main droite et pratique un revers à une main, ce dernier coup étant relativement rare parmi les joueurs du circuit qui lui préfèrent en très grande majorité le revers à deux mains. Toutefois, l'Américain Pete Sampras, à qui Federer est souvent comparé, effectuait également son revers à une main, accentuant ainsi les tentations de comparaison entre les deux champions. Il possède un jeu très complet, efficace sur toutes les surfaces y compris sur terre battue. Il ne base pas son jeu sur une technique précise et sa particularité est justement d'adapter son jeu en fonction des conditions (adversaire, surface, climat, fatigue) pour pouvoir réaliser le meilleur coup possible à un moment donné [60]. Au début de sa carrière (jusqu'à 2003 environ) il pratique un véritable jeu d'attaque, faisant souvent usage du service-volée, et c'est de cette façon qu'il a remporté son premier Wimbledon. Cependant, avec l'avènement de très bons relanceurs (Rafael Nadal, David Nalbandian ou David Ferrer par exemple), et le ralentissement progressif des surfaces, il a été obligé de diversifier son jeu pour gagner sur d'autres surfaces que sur gazon. C'est ainsi qu'il a adopté un jeu très varié.

Les grandes caractéristiques de sa gestuelle sont sa fluidité et sa décontraction, donnant cette impression singulière que Federer ne « force » jamais. En effet, ses frappes sont toujours très relâchées et il semble généralement très détendu durant les points. Cela lui permet de réaliser de violentes accélérations ainsi que des coups inattendus dans des positions très délicates. Il peut frapper fort en pleine course ou en reculant, ce qui lui permet de passer d'une position défensive à une position d'attaque sur un coup et de renverser des points mal engagés. Sa grande polyvalence lui permet ainsi de réaliser des coups inattendus voire acrobatiques (« smash-lob » du fond du court voir demi-volée de sa ligne de fond)[61]. Voici une analyse de son jeu point par point :

Service

Roger Federer au service.

Au service, Roger Federer a un geste très simple et fluide qui lui permet de donner à la balle une vitesse moyenne d'environ 200 km/h sur ses premiers services, et 170 km/h sur ses seconds (mais avec un effet plus accentué). Il arrive également à imprimer à la balle un effet de lift important, notamment en deuxième service, ce qui fait fuser cette dernière au rebond et gêne ainsi le relanceur qui doit de ce fait frapper la balle au dessus de l'épaule. Le fait que son lancer et son geste soient exactement les mêmes pour les différents services qu'il réalise (au centre, sur le côté, lifté, slicé, sur le joueur...) permet de surprendre l'adversaire. Il est généralement considéré comme l'un des meilleurs serveurs du circuit. Federer ne semble d'ailleurs jamais aussi performant dans ce secteur du jeu que lorsqu'il se trouve dans une situation délicate (balles de break ou de set par exemple). Néanmoins, sur terre battue, la balle est ralentie par la surface et son nombre de services gagnants diminue, limitant ainsi sa marge d'erreur dans les autres secteurs du jeu.

Coup droit

Coup droit à l'US Open en 2006.

Le coup droit de Roger Federer est généralement considéré comme son meilleur coup. En effet, celui-ci est rarement pris à défaut et permet souvent au Suisse de conclure l'échange grâce à une accélération. Sa préparation est relativement courte ce qui lui permet de frapper la balle assez tôt après le rebond, un peu à la manière d'Andre Agassi. Ce coup lui permet aussi parfois de trouver des angles importants, qui lui permettent ensuite d'avoir le court ouvert pour conclure sans trop de difficulté. Son coup droit n'est pas très rapide mais cela lui permet de commettre moins d'erreurs[62]. Il peut ainsi du fond du court avoir beaucoup de longueur tout en imprimant de l'effet lifté, ce qui lui donne de la marge lors des longs rallys [63]. De plus, sa courte préparation lui permet d'effectuer de très bons passing-shots lorsque l'adversaire monte à la volée [63]. Le Suisse garde les yeux rivés sur l'endroit de l'impact avec la balle, en faisant un mouvement avec son poignet destiné à retarder la tête de raquette par rapport à la main, afin d'accélérer ensuite la balle et d'imprimer l'effet lifté[64]. Son premier coup droit (c'est-à-dire la première frappe après avoir servi) est particulièrement performant quand sa première balle passe et lui permet de remporter de nombreux points avec une certaine facilité. Néanmoins, quand l'échange perd quelque peu d'intensité, il lui arrive de frapper la balle avec une certaine nonchalance et de « boiser » (soit frapper avec le cadre de la raquette, et non avec le cordage) et donc de faire des erreurs non provoquées. C'est notamment le cas quand la balle adverse a beaucoup d'effet et monte très rapidement après le rebond. David Foster Wallace a décrit la vitesse incroyable, la fluidité et la force brute de ce coup droit comme étant « un grand fouet liquide »[65] tandis que John McEnroe l'a désigné comme étant « le plus grand coup de notre sport » en de nombreuses occasions.

Revers

Revers à Roland Garros 2009.

Bien qu'ayant progressé au fil des années, le revers lifté de Federer est son coup le plus vulnérable[66]. Auparavant, il était de loin son coup le plus faible et le Suisse avait beaucoup de mal à l'utiliser pour prendre l'ascendant sur son adversaire. Il faisait donc par exemple des « décalages coup droit » afin de tourner son revers et de frapper la balle en coup droit. Aujourd'hui son revers s'est amélioré mais reste encore un gros point faible contre certains adversaires, comme par exemple Rafael Nadal, qui continue à le jouer systématiquement pour le pousser à la faute comme lors du Masters de Monte-Carlo 2008 où 85% des coups de l'Espagnol étaient dirigés sur le revers du Suisse, provoquant de nombreuses fautes directes[67]. On peut tout de même dire que sans être son coup le plus efficace, son revers est désormais stable et régulier. Le fait qu'il soit à une main lui permet de trouver des angles impressionnants et de réaliser des coups très difficiles alors qu'il est loin de la balle. Roger Federer a d'ailleurs l'un des meilleurs passings de revers du circuit. La fluidité avec laquelle il frappe son revers donne une impression de facilité dans l'exécution de ses coups qui n'est certainement pas étrangère au fait que Federer soit considéré comme ayant l'un des revers à une main les plus esthétiques du circuit.

Son revers coupé quant à lui a toujours été une arme très utilisée par le Suisse. Ce coup est particulièrement mis à profit sur surface rapide où il arrive à donner un rebond très bas à la balle. Cela lui permet de faire des changements de rythme pour gêner l'adversaire qui est alors obligé de remettre une balle haute. Ce coup est également une option dont se sert le numéro un mondial pour jouer très long et ainsi relancer un échange mal engagé. Cependant, un revers coupé ne peut être vraiment considéré comme un coup d'attaque hors des surfaces rapides, et sur terre battue par exemple, celui-ci n'a que peu d'influence sur le jeu, car le rebond reste tout de même relativement haut. Néanmoins, quelle que soit la surface, le gros point fort de son revers est la facilité avec laquelle il parvient à alterner longueurs, angles et effets pour remporter le point, bien qu'il n'ait pas la même aisance ni la même régularité qu'avec son coup droit.

Volée

Roger Federer effectuant une volée de revers au Masters de Monte-Carlo 2007

Federer a longtemps été un attaquant de type serveur-volleyeur comme ses idoles Stefan Edberg ou Boris Becker. Néanmoins, en raison de l'efficacité de son jeu de fond de court et du ralentissement global des surfaces, Federer a fini par utiliser le service-volée plus comme une variation à son jeu que comme une véritable tactique à part entière. Sa bonne vision du jeu fait qu'il sait à quel moment il doit monter au filet et de quelle manière : par débordement ou par fixation par exemple, et avec toutes les variations qu'apportent les effets et les longueurs [68]. Ses réflexes, acquis durant sa jeunesse où il montait très régulièrement au filet, lui permettent parfois de renvoyer des balles quasiment hors d'atteinte ou très rapides. Son utilisation récurrente de la volée d'approche lui permet de monter contre des contreurs de fond de court tels que David Ferrer, contre qui la première volée (réalisée généralement au niveau de la ligne de carré de service) peut difficilement être suffisamment incisive pour conclure le point directement. La montée à contretemps, qu'il utilise de façon ponctuelle, lui permet également de varier son jeu et de remporter des points.

Physique

Roger Federer renvoyant la balle.

Grâce à son jeu relâché et une bonne hygiène de vie, Roger Federer a été généralement épargné par les blessures, remportant des matchs parfois très longs et intenses, et ce malgré des saisons longues et éprouvantes pour l'organisme. Il a néanmoins été touché en 2008 par une mononucléose, et a souffert en fin d'année d'une douleur dorsale récurrente l'ayant contraint à l'abandon au Masters de Paris-Bercy 2008[69], à l'Open de Dubaï 2009[70] puis au premier tour de Coupe Davis 2009[71]. La capacité d'anticipation de Roger Federer fait de son jeu de jambes l'un des plus efficaces du circuit sans être pour autant aussi rapide que celui de joueurs tels Rafael Nadal ou David Ferrer. À la différence de la plupart des joueurs qui font beaucoup de petits pas en s'approchant de la balle, Federer fait de grands pas amples et souples, ce qui lui permet de renvoyer des balles qui semblent trop loin, et ainsi de remporter des points mal engagés. Grâce à son excellent jeu de jambes, il peut ainsi être toujours à temps sur les balles et les placer précisément où il veut [72]. Tennis Magazine considère que son jeu de jambes est un des facteurs principaux de son jeu[73].

Mental

Roger Federer aux Masters de 2008.

Alors qu'il avait auparavant tendance à « balancer » des matchs lors de rencontres qu'il sentait lui échapper, il a acquis au fil du temps plus de sérénité et fait désormais preuve d'une certaine impassibilité sur le court. Généralement très calme, il lui arrive tout de même d'exprimer sa frustration ou sa joie à certains moments, comme lors de sa victoire en double aux Jeux olympiques de Pékin 2008 ou sa défaite au Masters de Miami 2009 où il casse sa raquette[74], mais cela reste rare. Il avait au sommet de sa carrière une grande capacité à gérer les points et les matchs importants lui permettant de remporter des rencontres sans forcément jouer à son meilleur niveau. Mais depuis 2008, Roger Federer est capable de craquer mentalement contre des joueurs très défensifs tels qu'Andy Murray, Gilles Simon ou Rafael Nadal. Certains évoquent un « complexe Nadal[75],[76],[77] », qui s'est même développé chez le Suisse, lui valant des défaites surprenantes : au Masters d'Hambourg 2008 où il perd le premier set 5-7 après avoir mené 5-1, en finale de Roland Garros 2008 où il perd en trois sets (6-1, 6-3, 6-0) ou encore en finale de l'Open d'Australie 2009 où il ne convertit que six balles de break sur 19.

Équipement et sponsors

Roger Federer au Masters du Canada 2008.

Federer joue actuellement avec la raquette Wilson K Factor KSix-One Tour 90[78]. Celle-ci est caractérisée par sa petite surface de frappe (581 cm²), par son poids relativement lourd (340 grammes non cordée) et sa mince épaisseur de profil (17 mm)[79],[80].

Cependant, au niveau professionnel, la plupart des joueurs utilisent des raquettes personnalisées. Cela peut être un modèle assez proche d'un modèle de série, mais par exemple avec un équilibre différent, un poids différent (parfois 20-30 grammes), des inserts de titane à certains points précis, etc. Parfois, il s'agit également de paintjobs, c'est-à-dire des anciens modèles repeints aux couleurs d'un modèle actuel.

La raquette réelle de Federer est donc un custom de Wilson, dont la construction diffère du modèle de série par, entre autres, un poids supérieur de 15 grammes.

Federer corde sa raquette à 25 kg pour les cordes horizontales, et 23,5 kg pour les cordes verticales, ce qui est une valeur moyenne sur le circuit. Ces valeurs peuvent varier très légèrement en fonction de la surface de jeu, de l'adversaire rencontré ou des conditions météorologiques. Il est un des seuls joueurs de tennis à voyager partout avec son cordeur personnel, ce qui lui permet d'avoir toujours confiance dans sa raquette et de ne pas avoir de mauvaises surprises (certains tournois ont un service de cordage déficient).

Son cordage est composé du Champions Choice de Wilson, c'est-à-dire qu'il associe le Luxilon Big Banger Alu Power Rough (en polyester, utilisé pour les montants, soient les cordes verticales, avec une épaisseur de 1,25 mm) avec le Wilson Naturel Gut (en boyaux naturels, utilisé pour les travers horizontaux, avec chez lui une épaisseur de 1,30 mm)[81]. À noter que ce cordage hybride est le plus utilisé sur le circuit car il est l'un de ceux qui allient le mieux puissance et contrôle[82]. Federer utilise également des croisillons plastiques appelés « string savers » qui empêchent le frottement des cordes et augmentent leur longévité. Ceux dont il se sert sont les Elasto-Cross de Babolat[83]. Enfin, il recouvre son manche du Pro Overgrip de Wilson, un surgrip extrêmement fin et très confortable [84].

Il joue avec les raquettes et les accessoires de Wilson ainsi qu'avec les habits que lui prépare Nike[85]. On peut aussi noter qu'il porte généralement un bandeau Nike dans les cheveux, dont la couleur est assortie à ses vêtements.

Pour gérer ses sponsors, Federer s'est associé à IMG depuis le début de sa carrière professionelle en 1998. Il la quitte un temps suite à sa création en 2003 de la société Roger Federer Management[86], principalement gérée par ses parents et sa compagne. Il retourne chez IMG deux ans plus tard, en 2005, afin de gérer son marketing au niveau international. Celui-ci lui permet de décrocher des contrats allant de 2 à 5 millions de dollars. Il a ainsi des contrats avec Rolex, qui lui demande de porter une de ses montres pendant les présentations officielles mais pas pendant les matches. Depuis 2006, son équipementier Wilson lui paie 2 millions de dollars par an pour utiliser ses raquettes suite à un contrat négocié par IMG, mais à la condition qu'il termine l'année n°1 mondial. Cependant, lors de la perte de cette place en 2008, Wilson se ravise et prolonge tout de même le contrat[87]. En 2007, il remplace David Beckham pour les pubs Gilette dans lesquelles il apparaît aux côtés de Thierry Henry et Tiger Woods[88],[89]. En plus d'un contrat avec Jura jusqu'en 2016[90], [91], il compte également des contrats de sponsoring avec Emmi, ou encore Mercedes-Benz[92].

Federer dans le monde du tennis

Entraîneurs

Roger Federer au Masters du Canada 2008 avec son « sparring-partner » Peter Polansky.

Roger Federer a rejoint le Old Boys Tennis Club dans sa ville natale (Bâle) à l'âge de huit ans. Son premier entraîneur était alors Seppli Kacovsky, qui était alors l'entraineur principal du club. Il n'a donc à cette époque pas encore d'entraineur exclusif. Cinq années plus tard, en 1994, il rejoint le Centre national suisse de tennis à Ecublens en suisse romande et quitte alors la maison familiale [93]. Cependant, entre 1991 et 1994, Peter Carter donne des cours particuliers hebdomadaires à Federer. Quelques années plus tard, en 1997, il retrouve Peter Carter dans un centre de formation à Bienne, qui sera son entraineur attitré jusqu'à ce que Federer passe professionel.

Une fois sur le circuit pro, il choisit l'ancien joueur Peter Lundgren, qu'il avait rencontré à Bienne, pour entraineur. Il le consultait d'ailleurs régulièrement quand il était avec Peter Carter. En décembre 2003, l'année de sa première victoire à Wimbledon, il se sépare de son entraineur avec qui il était depuis cinq ans. Il déclare alors qu'il n'a pas l'intention dans l'immédiat d'avoir un nouvel entraineur.

En 2005, il décide de retrouver un entraineur. Il choisit Tony Roche, ancien champion australien de tennis qui a mené Patrick Rafter et Ivan Lendl vers la place de n°1 mondial. Ce dernier l'a aidé à raison de quelques semaines par an pour les grandes occasions, notamment les Grand Chelem et les Masters Series (ancienne dénomination des Masters 1000). Deux ans plus tard, le 13 mai 2007, ils décident d'un accord commun de ne plus collaborer.

Le Suisse continue alors sans entraîneur une nouvelle fois. Il alternera alors des périodes de consultations ponctuelles d'entraineurs avec des périodes où il s'en passe. Il fit ainsi appel en 2008 à José Higueras, spécialiste de la terre battue qui avait notamment mené Michael Chang alors âgé de 17 ans au titre de Roland-Garros en 1989, afin de l'aider de conquérir le dernier tournoi du Grand Chelem qui lui manque : le tournoi de Roland-Garros. Il finit cependant l'année sans entraîneur.

En 2009, il engage finalement Darren Cahill mais ils décident conjointement, après seulement deux semaines, de ne plus collaborer[94]. Il est donc à l'heure actuelle sans entraîneur. Son « équipe » est cependant composée de Séverin Lüthi (entraîneur de l'équipe suisse de Coupe Davis), d'Yves Allegro (joueur suisse), ainsi que de Pierre Paganini, son préparateur physique[95] qui l'accompagnent régulièrement lors de ses déplacements sur les tournois mais il n'a pas de « coach » attitré.

Confrontations avec ses principaux adversaires

Au cours de sa carrière Roger Federer a rencontré plusieurs adversaires de manière récurrente, dont la plupart ont atteint un haut rang dans le classement mondial, et plus particulièrement l'ex n°1 mondial Rafael Nadal. Leur rivalité est ainsi l'une des plus importantes des années 2000. Toutefois, avant Nadal, Federer a connu des adversaires majeurs. Ci-dessous sont répertoriées les différentes rivalités que Federer a entrenu ; ces duels contiennent ici vingt confrontations (voir l'article détaillé pour davantage d'adversaires). Classement par pourcentage de victoires. Entre parenthèses le meilleur classement de la carrière du joueur.

  • Contre Lleyton Hewitt (ATP 1) :
    • 14 victoires et 7 défaites (67% de victoires).
    • Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 7-6, 6-2, 6-4 à Wimbledon en 2008.
  • Contre Andy Roddick (ATP 1) :
    • 19 victoires et 2 défaites (90% de victoires).
    • Dernière confrontation : victoire de Roger Federer 5-7, 7-6, 7-6, 3-6, 16-14 à Wimbledon en 2009.

Records personnels

Roger Federer au Masters de Cincinnati 2008.

Roger Federer a au fil de sa carrière établi de nombreux records dans le monde du tennis. Les plus significatifs étant ses 15 titres en Grand Chelem, ses 237 semaines consécutives qu'il a détenu à la première place du classement mondial, ses 10 finales consécutives en Grand Chelem de 2005 à 2007 ou encore ses trois petits Chelems réalisés en 2004, 2006 et 2007.

Il a en outre remporté cinq fois d'affilée deux tournois du Grand Chelem (le tournoi de Wimbledon et l'US Open) et détient à la fois le record de victoires consécutives sur gazon et sur dur.

En dehors des courts

Engagement humanitaire

Roger Federer s'est beaucoup investi dans diverses actions humanitaires, notamment en faveur des enfants. En 2003, il crée la Fondation Roger Federer afin d'aider les personnes défavorisées et de promouvoir le sport dans le monde[96]. Cette fondation soutient des projets en Afrique du Sud, au Mali, en Éthiopie et encourage de jeunes athlètes en Suisse. Elle a pour slogan « I am tomorrow's future » ( « Je suis le futur de demain » ) et souhaite améliorer l'éducation, le sport et les loisirs là où les moyens financiers sont extrêmement limités[97].

En 2006, il est officiellement désigné comme Ambassadeur international de l'Unicef[98]. À ce jour, il a visité le Tamil Nadu, l'une des régions de l'Inde les plus affectées par le tsunami, et l'Afrique du Sud[99]. Il est également apparu dans des messages de l'UNICEF afin de sensibiliser la population à propos du SIDA[100].

Enfin, il a été à l'origine de diverses initiatives humanitaires telles que l'Année internationale du sport et de l'éducation physique. Après la catastrophe du tsunami au début de l'année 2005, il a lancé plusieurs initiatives de collecte de fonds - dont l'ATP All-Star Rally for Relief en faveur de l'UNICEF[101].

Produits dérivés

Timbre suisse (2007)

Grâce au succès médiatique de Roger Federer, de nombreux produits de différentes marques ont été réalisés en son honneur. Par exemple, pour le tournoi de Wimbledon 2006, Nike lui prépara une chemise sur laquelle figurait en guise d'une sorte de blason trois raquettes représentant les trois titres à Wimbledon qu'il avait déjà remportés. En 2007, la chemise fut mise à jour, avec quatre raquettes[102]. Pour l'US Open 2007, Federer a expérimenté une nouvelle tenue toute en noir pour la session de nuit, sur laquelle était brodée ses initiales. Il a d'ailleurs réutilisé le même ensemble lors des sessions de nuit de l'Open d'Australie 2008. Nike a également créé une casquette avec les initiales « RF » brodées à l'avant. Le modèle existe en noir ou en rouge et, pour cette dernière version, les revenus sont versés à la Fondation Roger Federer. En 2006, le Feder-bear, un petit ourson en peluche représentant Roger Federer, apparaît. La totalité des revenus engendrés par la vente de cet ourson sont reversés à l'UNICEF[103]. Il existe également diverses figurines miniatures à l'effigie du joueur suisse.

Federer est sponsorisé par de nombreuses marques telles que Nike, Gillette ou Rolex. De plus, il a lancé sa propre ligne de produits cosmétiques en octobre 2003, nommé RF Cosmetics[104].

Enfin, le 10 avril 2007 est émis un timbre postal à son effigie en Suisse[105]. C'est la première fois que la Suisse édite un timbre à l'effigie d'une personnalité suisse encore vivante[106].

Récompenses

Roger Federer a recu de nombreux prix au cours de sa carrière, par des instances officielles (ATP) comme officieuses (médias, fondations), en vertu à la fois de ses résultats sportifs et de sa personalité (fair-play, disponibilité envers les médias).

Pour ses résultats sportifs

Roger Federer embrassant le trophée lors de sa victoire à l'US Open 2007

L'ATP, l'instance officielle régissant l'organisation des tournois et des classements des joueurs professionels attribue en fin d'année un certain nombre de « prix » ou « récompenses » (les ATP Awards) pour différentes choses: du joueur qui finit la saison numéro un mondial au joueur qui s'est le plus amélioré par rapport à la saison précédente, en passant par le joueur le plus fair-play.

Voici une liste des différents prix qui furent accordés à Roger Federer en vertu de ses résultats sportifs :

Pour sa personnalité

Roger Federer à Roland-Garros 2009

Roger Federer est reconnu par nombre de médias pour sa personnalité, son charisme, voire pour sa popularité. Il a recu de nombreuses distinctions en cet honneur. Voici les majeures:

Voir aussi

Liens internes

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

Notes et références

  1. (en)Site officiel de l'ATP. Voir année 2008.
  2. Federer sans détour sur http://www.eurosport.fr. Mis en ligne le 1er juillet 2009, consulté le 1er juillet 2009
  3. (en)Roger Federer sur http://www.atptennis.com. Consulté le 17 mai 2009
  4. (en) Federer Clinches Roland Garros Title To Seal Career Slam sur http://atpworldtour.com. Mis en ligne le 7 juin 2009, consulté le 7 juin 2009
  5. Roger Federer le plus grand sur http://www.24heures.ch. Mis en ligne le 7 juin 2009, consulté le 7 juin 2009
  6. Roger Federer remporte le tournoi de Roland-Garros sur http://lemonde.fr. Consulté le 7 juin 2009
  7. (es) El mejor de todos sur http://espndeportes.espn.go.com/tenis/. Mis en ligne le 7 juin 2009, consulté le 7 juin 2009
  8. Rodolphe Gilbert, « Le plus grand de tous les temps » sur http://www.lequipe.fr. Mis en ligne le 7 juin 2009, consulté le 7 juin 2009
  9. Roland Garros est tombé sur http://sport.fr. Mis en ligne le 7 juin 2009, consulté le 7 juin 2009
  10. Federer, champion des champions sur http://lequipe.fr. Mis en ligne le 7 juin 2009, consulté le 7 juin 2009
  11. Federer, tout simplement magnifique sur http://lemonde.fr. Mis en ligne le 7 juin 2009, consulté le 7 juin 2009
  12. Roger Federer remporte enfin Roland-Garros! sur http://www.swissinfo.ch. Mis en ligne le 7 juin 2009, consulté le 7 juin 2009
  13. Federer, "le plus grand de tous les temps" d'après Sampras sur http://nouvelobs.com. Mis en ligne le 7 juin 2009, consulté le 7 juin 2009, Sampras encense Federer sur http://www.lequipe.com. Mis en ligne le 6 juillet 2009, consulté le 7 juillet 2009
  14. (en) Sports Illustrated, « Federer Hailed As 'Best Ever' » sur http://www.atpworldtour.com. Mis en ligne le 9 juin 2009, consulté le 11 juin 2009
  15. Profil sur son site officiel sur http://rogerfederer.com. Consulté le 6 juin 2009
  16. abcde (en) Site officiel de l'ATP.
  17. www.24heures.ch
  18. (en) Site officiel de l'ATP. Voir rubrique "Personal".
  19. Dale Bechtel, « Une cité dans l'ombre du champion » sur http://www.swissinfo.ch. Mis en ligne le 21 mai 2007, consulté le 2 juin 2009
  20. Calendrier de Roger Federer en 1998 sur http://www.rogerfederer.com
  21. Résultats 2001
  22. abcd Thomas Stephens, « De l'adolescent rageur au champion d'exception » sur http://www.swissinfo.ch. Mis en ligne le 21 mai 2007, consulté le 2 juin 2009
  23. Résultats 2002
  24. Résultats 2003
  25. abcd (de) Roger Federer - Calendrier
  26. abcdefghijklmnop (en) Site officiel de l'ATP.
  27. Réaction de Pete Sampras après la finale sur www.paperblog.fr, 10 juillet 2008. Consulté le 4 juin 2009
  28. Federer-Nadal, le match du siècle ? sur http://eurosport.fr. Consulté le 6 juin 2009
  29. Nadal éclipse Federer Nadal éclipse Federer sur http://eurosport.fr. Consulté le 6 juin 2009
  30. Federer : "C'est le désastre" sur http://eurosport.fr. Consulté le 5 juin 2009
  31. Federer: "Je me sentais invincible". Consulté le 5 juin 2009
  32. Gains : Federer passe en tête sur http://lequipe.fr
  33. ATP - MONTE-CARLO sur http://rogerfederer.com. Mis en ligne le 4 Avril 2009, consulté le 6 juin 2009
  34. Notons toutefois que le Masters de Madrid 2008 s'est joué sur dur et se jouera à partir de 2009 sur terre battue.
  35. Score final: 7-5, 3-6, 7-6, 3-6, 6-2 en 4 h 23.
  36. Federer: Cette défaite fait très mal sur http://eurosport.fr. Mis en ligne le 1er février 2009, consulté le 7 juin 2009
  37. L'Equipe : Federer forfait
  38. Federer s'effondre face à Djokovic sur http://www.swissinfo.ch. Mis en ligne le 4 avril 2009, consulté le 3 juin 2009
  39. Federer sorti par Wawrinka à Monte Carlo sur http://www.swissinfo.ch. Mis en ligne le 16 avril 2009, consulté le 3 juin 2009
  40. ab Federer triomphe enfin de Nadal à Madrid sur http://www.swissinfo.ch. Mis en ligne le 17 mai 2009, consulté le 3 juin 2009
  41. http://www.tennisonline.fr/actualite-tennis-online/joueurs-tennis/finale-roland-garros-2009-nouveau-record-pour-federer/
  42. Score final : (6-1, 7-61, 6-4) en 1h55 de jeu
  43. Roger 14, le roi soleil sur http://eurosport.fr. Mis en ligne le 7 juin 2009, consulté le 7 juin 2009
  44. Federer comme Agassi sur http://eurosport.fr. Mis en ligne le 7 juin 2009, consulté le 7 juin 2009
  45. Moins de terre battue pour Federer sur http://sport.fr. Mis en ligne le Mercredi 3 décembre 2008 - 17:25, consulté le 7 juin 2009
  46. Federer n'a en effet concédé qu'un seul set, au tie-break, face à Philipp Kohlschreiber au troisième tour.
  47. Federer opportuniste sur http://eurosport.fr. Mis en ligne le 29 juin 2009, consulté le 3 juillet 2009
  48. Federer en demi-finale sur http://eurosport.fr. Mis en ligne le 1er juillet 2009, consulté le 3 juillet 2009
  49. Federer jouera sa 20e finale sur http://eurosport.fr. Mis en ligne le 3 juillet 2009, consulté le 3 juillet 2009
  50. Score final : 5-7, 7-66, 7-65, 3-6, 16-14
  51. ab Roger Federer a la bague au doigt sur http://www.swissinfo.ch. Mis en ligne le 12 avril 2009, consulté le 3 juin 2009
  52. Mr. and Mrs. Federer
  53. Roger Federer annonce sa paternité prochaine sur http://www.swissinfo.ch. Mis en ligne le 13 mars 2009, consulté le 3 juin 2009
  54. Roger rencontre le Pape sur http://rogerfederer.com. Mis en ligne le 10 mai 2006, consulté le 8 juin 2009
  55. (en)Roger Federer and Mirka Vavrinec in the Maldives sur http://www.celebsonholiday.com. Mis en ligne le 4 juin 2008, consulté le 8 juin 2009
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  59. (en)Federer: The Artistry of the World's Top Tennis Ace sur http://www.time.com. Consulté le 8 juin 2009
  60. (en)The Genius sur http://www.tssonnet.com. Mis en ligne le 12 janvier 2006
  61. Exemple de « smash-lob » de Federer face à Andy Roddick sur http://youtube.com|
  62. Coup droit, coup tordu. sur http://www.sportvox.fr. Consulté le 19 mai 2009
  63. ab (en) Article sur tennis.com
  64. Le coup droit de Roger Federer - Analyse technique sur http://www.team-tennis.fr. Mis en ligne le 31 août 2008, consulté le 6 juin 2009
  65. DAVID FOSTER WALLACE, « Roger Federer as Religious Experience ». Mis en ligne le 20 août 2006, consulté le 6 juin 2009
  66. (en) Five Ways to Beat Roger Federer sur http://time.com. Mis en ligne le 24 août 2007, consulté le 7 mai 2009
  67. Le Monde : Nadal, trop fort pour Federer, remporte le tournoi de Monte Carlo pour la 4e fois consécutive
  68. (en)The Genius sur http://www.tssonnet.com. Mis en ligne le 12 janvier 2006, consulté le 8 juin 2009
  69. Federer déclare forfait sur http://lequipe.fr. Mis en ligne le 31 octobre 2008, consulté le 8 juin 2009
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  72. (en) Movement: Roger Federer sur http://www.tennis.com. Mis en ligne le 1er février 2008, consulté le 16 juin 2009
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  74. Federer casse sa raquette au Masters de Miami 2009.
  75. AFP : Pourquoi Federer n'y arrive plus face à Nadal
  76. TSR : Le complexe Nadal de Roger Federer
  77. Sport 365 : Le complexe Nadal
  78. Equipement de Roger Federer
  79. Site de Wilson
  80. Site d'équipements tennistiques
  81. Champions Choice sur le site officiel de Wilson
  82. Tennispro.fr
  83. Elasto-Cross
  84. Description du Pro Overgrip
  85. Sponsors sur le site officiel
  86. Thomas Stephens, Philippe Varrin, « Roger Federer - À la conquête de la planète » sur www.swissinfo.ch, SRG SSR idée suisse. Mis en ligne le 21 mai 2007, consulté le 4 juin 2009
  87. Thierry Schroeter, « Même détrôné, Federer resterait le chouchou des sponsors » sur www.24heures.ch, Edipresse Publications SA. Mis en ligne le 1er août 2008, consulté le 4 juin 2009
  88. Roger Federer - A la conquête de la planète
  89. Gillette signe Tiger Woods, Roger Federer et Thierry Henri
  90. SPORT Stratégies - Federer nouvel ambassadeur de JURA
  91. Les machines à café swiss made cartonnent à l'étranger sur http://www.swissinfo.ch. Mis en ligne le 7 mai 2009, consulté le 6 juin 2009
  92. Roger Federer - Sponsors sur le site officiel
  93. (en) Biographie de Roger Federer sur http://www.kidzworld.com. Consulté le 7 juin 2009
  94. Federer-Cahill : Relation à court terme
  95. Severin Lüthi: «Federer ne mentirait jamais» sur http://www.lematin.ch. Mis en ligne le 18 février 2009, consulté le 8 juin 2009
  96. Site de la Fondation Roger Federer. Consulté le 3 juin 2009
  97. Fondation Roger Federer
  98. Tsr.ch : Federer ambassadeur de l'UNICEF.
  99. Thomas Stephens, « Une fondation pour donner de l'espoir aux plus petits » sur http://www.swissinfo.ch. Mis en ligne le 15 mai 2007, consulté le 2 juin 2009
  100. David Koch, « Roger Federer s'exprimera à la Journée mondiale de la lutte contre le SIDA » sur http://www.unicef.org. Consulté le 17 mai 2009
  101. Site de l'UNICEF
  102. (en) More jacket than racket for Federer
  103. Feder-bear sur le site de l'ATP
  104. RF Cosmetics
  105. Les titres People - Yahoo! Actualités
  106. Le timbre de Roger ! sur http://www.rogerfederer.com/fr. Mis en ligne le 10 avril 2007, consulté le 2 juin 2009
  107. Compte comme distinction et non pas prix car il elle est attribuée seulement en fonction des résultats bruts, il ne s'agit ni d'un vote, ni d'une volonté quelconque de la part de l'ATP.
  108. Roger Federer - News Detail
  109. ATP Awards
  110. Et de quatre pour Roger Federer! sur http://www.swissinfo.ch. Mis en ligne le 16 décembre 2007, consulté le 3 juin 2009
  111. Laureus World Sportman of the Year
  112. Roger Federer - News Detail
  113. ab ATP Awards
  114. ATP Awards
  115. Laureus World Sportman of the Year
  116. International Tennis Writers Association Awards
  117. 2006 ESPYS
  118. (en) Récapitulatif des récompenses sur lat34.com
  119. (en)Site officiel de l'ESPN
  120. Site officiel : prix Orange, prix Citron 2005
  121. Site officiel : prix Orange, prix Citron 2006
  122. Site officiel : prix Orange 2007, en vidéo
  123. Site officiel de Roger Federer
  124. Off court - Champion des champions sur http://rogerfederer.com
  125. Off court - Champion des Champions sur http://rogerfederer.com
  126. Off court - Champion des champions: et de trois ! sur http://rogerfederer.com

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