Roger Federer

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Roger Federer
Roger Federer
Roger Federer à l'US Open en 2014.
Carrière professionnelle
1998
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Naissance 8 août 1981 (33 ans)
Drapeau : Suisse Bâle
Surnom Le Maître
peRFect
Fedex
Le Roi
Rodgeur
Rodge
Le Maestro
The Swiss Master
Taille / poids 1,85 m (6 1) / 85 kg (187 lb)
Prise de raquette Droitier, revers à une main
Entraîneur Adolf Kacovsky (1991)
Peter Carter (1991-2000)
Peter Lundgren (2000-03)
Tony Roche (2006-07)
José Higueras (2008)
Paul Annacone (2010-13)
Stefan Edberg (2014-présent)
Gains en tournois 85 626 244 $
Site Internet rogerfederer.com
Palmarès
En simple
Titres 81
Finales perdues 41
Meilleur classement 1er (02/02/2004)
En double
Titres 8
Finales perdues 6
Meilleur classement 24e (09/06/2003)
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple V (4) V (1) V (7) V (5)
Double 1/16 1/64 1/4 1/16
Médailles olympiques
Simple - 1 -
Double 1 - -
Titres par équipe nationale
Hopman Cup 1 (2001)

Roger Federer est un joueur de tennis suisse né le 8 août 1981 à Bâle[1]. Joueur professionnel depuis 1998, il détient le record de 302 semaines passées à la première place du classement mondial de tennis ATP World Tour, ainsi que le record de 17 victoires dans les tournois du Grand Chelem de tennis, ce qui en fait un des meilleurs sportifs de tous les temps. Il a annoncé ses intentions de poursuivre sa carrière jusqu'aux jeux olympiques de 2016[2].

Roger Federer a gagné à ce jour 81 titres, dont 23 tournois majeurs et 23 Masters 1000. Son doublé Roland-Garros-Wimbledon en 2009 lui a permis de réaliser le Grand Chelem en carrière sur quatre surfaces différentes avant de le réaliser sur cinq surfaces différentes en remportant l'Open d'Australie 2010. Vice-champion olympique en 2012, il avait gagné, quelques semaines plus tôt, le tournoi de Wimbledon, égalant ainsi le record de sept couronnements à Londres jusqu'alors détenu par le seul Pete Sampras et augmentant son record en Grand Chelem pour le porter à dix-sept titres[1]. Il détient désormais le plus long règne en tête du classement technique ATP en simple ce qui a conduit de nombreux observateurs, joueurs et spécialistes, à le considérer comme le plus grand joueur de tennis de tous les temps[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10].

Il est le seul joueur de l'histoire du tennis à avoir gagné cinq fois de suite deux tournois du Grand Chelem (le tournoi de Wimbledon et l'US Open) et réalisé par ailleurs trois fois le petit Chelem (en 2004, 2006 et 2007). Il est le joueur ayant remporté le plus grand nombre de titres majeurs en simple de toute l'histoire du tennis avec 23 trophées à égalité avec Ken Rosewall. Il est également le seul homme à être allé en finale de chaque tournoi du Grand Chelem au moins cinq fois. Il compte de plus une série record de dix finales consécutives ainsi que vingt-trois demi-finales consécutives et trente-six quarts de finales consécutifs dans les tournois du Grand Chelem[11], ainsi que de nombreux autres records. Il termine l'année calendaire à la première place mondiale à cinq reprises (en 2004, 2005, 2006, 2007 et 2009). Rafael Nadal en 2008, 2010 et 2013, Novak Djokovic en 2011 et 2012 lui succèdent en tête du classement.

Sommaire

Biographie[modifier | modifier le code]

Roger Federer au Masters de Cincinnati en 2005.

Roger Federer est né le 8 août 1981 à Bâle d'une mère sud-africaine d'ascendance française et néerlandaise, Lynette Durand, et d'un père suisse allemand, Robert. Tous deux ont travaillé dans l'industrie pharmaceutique. Avec sa sœur aînée Diana[1], il grandit à Münchenstein en Suisse alémanique non loin de Bâle et des frontières allemande et française. Il est donc germanophone, mais parle couramment le français qu'il apprend à l'âge de 14 ans[12]. Repéré par le centre national suisse de tennis alors situé à Ecublens, il effectue la fin de sa scolarité obligatoire en classe sport-étude au collège de la Planta, à Chavannes-près-Renens, dans le canton de Vaud, entre 1995 et 1997. Il réside aujourd'hui à Wollerau, dans le canton de Schwytz avec sa femme Mirka, leurs deux jumelles, Myla Rose et Charlene Riva (nées le 24 juillet 2009), et leurs deux jumeaux, Leo et Lenny (nés le 6 mai 2014). En tant que citoyen suisse, il a le droit de cité de la commune de Berneck (canton de Saint-Gall). Il possède également la nationalité sud-africaine.

Également doué pour le football, Federer hésite un temps pour choisir dans quel sport se spécialiser, mais il décide, à huit ans, de s'orienter vers le tennis. Il continue néanmoins à soutenir le FC Bâle.

Parcours[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Carrière de Roger Federer.
Classement ATP en fin de saison en simple
Année 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Rang 301 en augmentation 64 en augmentation 29 en augmentation 13 en augmentation 6 en augmentation 2 en augmentation 1 en stagnation 1 en stagnation 1 en stagnation 1 en diminution 2 en augmentation 1 en diminution 2 en diminution 3 en augmentation 2 en diminution 6

Source : (en) Classements de Roger Federer sur le site officiel de la Fédération internationale de tennis

1989 - 1997 : Jeunes années[modifier | modifier le code]

Roger Federer commence à jouer au tennis dès l'âge de huit ans[1] en intégrant le club de tennis TC Old Boys[13] dans sa ville natale de Bâle. Il réussit là bas à devenir champion national dans toutes les catégories junior. À douze ans, il décide de poursuivre sa formation afin de passer joueur de tennis professionnel. En 1995, il intègre le Centre national suisse d'Écublens où, jusqu'en 1997, il remporte pas moins de sept tournois juniors. C'est durant cette période que Federer apprend à parler français.

1998 - 2000 : débuts en tant que professionnel[modifier | modifier le code]

Le Suisse dispute son premier match professionnel en juillet 1998, lors du tournoi de Gstaad, auquel il accède grâce à une wild card ; il s'incline alors face au 88e joueur mondial, Lucas Arnold Ker (4-6, 4-6 en h 20)[14]. Il remporte ses deux seuls matchs sur le circuit senior à l'Open de Toulouse, où il atteint les quarts de finale[14]. Sur le circuit junior, il termine numéro un mondial en fin de saison en remportant le tournoi de Wimbledon (en simple sans perdre un set, et en double avec Olivier Rochus). Il s'impose également à l'Orange Bowl, l'officieux championnat du monde juniors, en battant en finale Guillermo Coria[14].

La saison 1999 marque ses débuts en Coupe Davis. Au mois de mars, il contribue à la victoire suisse face à l'Italie en remportant l'un de ses deux simples à Neuchâtel. Le Suisse participe également à ses premiers tournois du Grand Chelem ; à Roland-Garros il perd dès le premier tour contre Patrick Rafter, no 3 mondial de l'époque (7-5, 3-6, 0-6, 2-6 en 2 h 13), alors qu'à Wimbledon il s'incline après un match intense en cinq sets face à Jiří Novák (3-6, 6-3, 6-4, 3-6, 4-6 en 2 h 18). Il perd en qualification de l'US Open. Grâce à de bons résultats en fin d'année et à l'apport de nouveaux entraîneurs (Dr. Guerin & Dariel), il termine pour la première fois la saison dans les cent premiers joueurs mondiaux (64e)[15]. En 1999, il remporte l'open de Brest, tournoi ATP Challenger. Il s'agit de sa première victoire sur le circuit professionnel.

C'est au début de l'année 2000, que le Suisse dispute la première finale ATP de sa carrière à Marseille, mais il est défait par son compatriote Marc Rosset (6-2, 3-6, 65-7 en 1 h 58)[16]. Lors des Jeux olympiques de Sydney, il ne parvient pas à remporter la médaille de bronze, battu par le Français Arnaud Di Pasquale (65-7, 7-67, 3-6)[16]. Il passe trois tours à Roland-Garros[16], deux à l'Open d'Australie[16] et à l'US Open[16]. Une nouvelle défaite achève cette saison en demi-teinte ; il s'incline en effet en finale de « son » tournoi à Bâle en cinq sets très disputés devant le Suédois Thomas Enqvist (2-6, 6-4, 64-7, 6-1, 1-6 en 2 h 56)[16].

2001 - 2003 : La naissance d'un champion[modifier | modifier le code]

Roger Federer à l'US Open en 2002.

En début d'année 2001[20], Roger Federer s'offre le titre de la Hopman Cup aux côtés de Martina Hingis en gagnant trois de ses quatre matchs en simple. En février, il remporte son premier tournoi en simple (à Milan) et en double (à Rotterdam avec Jonas Björkman). Il brille pour la première fois en Grand Chelem en atteignant les quarts de finale de Roland-Garros et de Wimbledon. Lors du tournoi londonien, le Suisse bat Pete Sampras en cinq sets accrochés en huitième de finale[21], mettant fin au règne de l'Américain sur le gazon britannique. Ce match reste comme l'unique confrontation entre les deux hommes[22]. C'est le Britannique Tim Henman qui met un terme à son parcours en le battant en quatre sets[23]. Deux mois plus tard, durant l'US Open, Federer s'incline en huitième de finale face au no 2 mondial Andre Agassi[24]. La saison 2001 se termine comme la précédente par une défaite en finale du tournoi de Bâle[25].

L'année 2002[26] commence fort : à une victoire au tournoi de Sydney s'enchaîne une première finale en Masters Series en mars au tournoi de Miami à Key Biscayne. Il est alors défait en quatre sets par Agassi. Deux mois plus tard, le Suisse obtient une deuxième chance en parvenant en finale du Masters de Hambourg sur terre battue, chance qu'il saisit pleinement en dominant le Russe Marat Safin. Cependant, Federer s'incline ensuite dès le premier tour à Roland-Garros et à Wimbledon. Au début d'août, il apprend la mort accidentelle de Peter Carter, le capitaine de l'équipe suisse de Coupe Davis et entraîneur de sa jeunesse, un homme qui comptait beaucoup pour lui. Très touché par cette tragédie, il ne peut stopper la série de défaites durant la tournée américaine. Néanmoins, une superbe fin de saison comprenant un titre à Vienne lui permet de se qualifier in extremis pour le Masters de tennis masculin disputés à Houston. Invaincu dans les matchs de poules, il perd en demi-finale contre l'Australien Lleyton Hewitt en trois sets.

Il commence la saison 2003[27] sur les mêmes bases que la fin d'année précédente. Il remporte les tournois de Marseille et de Dubaï en février, ainsi que le tournoi de Munich sur terre battue deux mois plus tard. Il atteint également la finale du Masters de Rome et contribue fortement à la qualification de la Suisse pour les demi-finales de la Coupe Davis, qualification acquise en battant les Pays-Bas et la France. Il s'agit là jusqu'à présent de son meilleur résultat dans cette compétition, la Suisse n'étant alors battu que par le futur vainqueur de l'édition 2003, l'Australie (3-2). Cependant, Federer s'incline une nouvelle fois au premier tour de Roland-Garros devant le Péruvien Luis Horna, avant de se reprendre en remportant l'Open de Halle, qui lui sert de préparation à Wimbledon. Le 6 juillet 2003, en battant Mark Philippoussis en finale du tournoi londonien, il devient le premier Suisse à décrocher un titre du Grand Chelem[22], et ce en ne concédant qu'un seul set durant le tournoi. Le 8 août, jour de son vingt-deuxième anniversaire, Federer a sa première occasion de devenir le numéro un mondial de tennis, pour la première fois de sa carrière, mais sa défaite en demi-finale du tournois de Montréal l'en empêche. La fin de saison est plus difficile et Federer réalise des résultats moyens. Il parvient cependant à gagner la Masters Cup en battant tous ses adversaires pour s'adjuger son septième titre de la saison. Il finit l'année à la deuxième place mondiale derrière Andy Roddick.

2004 - 2007 : Au sommet du tennis mondial[modifier | modifier le code]

Roger Federer aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004.
Roger Federer à Wimbledon en 2005.

L'année 2004 marque le début du règne de Federer sur le tennis mondial. Grâce à ses victoires à l'Open d'Australie, à Wimbledon et à l'US Open, obtenues en battant respectivement Marat Safin, Andy Roddick et Lleyton Hewitt en finale, le Suisse devient le premier joueur à réaliser le petit Chelem depuis Mats Wilander en 1988[1]. Il réussit également à s'adjuger la première place mondiale le 2 février 2004 et à la conserver tout au long de l'année[1]. Sa défaite au troisième tour de Roland-Garros face à Gustavo Kuerten, triple vainqueur de l'épreuve, est son unique contre-performance. Une victoire au Masters face à Lleyton Hewitt ponctue une saison exceptionnelle, où Federer aura obtenu onze titres dont trois Masters Series et autant de titres du Grand Chelem[1].

L'année suivante, le Suisse continue d'asseoir sa domination sur le circuit ATP. S'il subit deux défaites en demi-finale de Grand Chelem à l'Open d'Australie face à Marat Safin[1] et à Roland-Garros face à Rafael Nadal[1], il réussit à s'imposer à Wimbledon pour la troisième fois consécutive en battant une fois encore Andy Roddick[1], et à l'US Open en venant à bout d'Andre Agassi[1]. À la Masters Cup, il est défait par David Nalbandian, échec qui met fin à une série de vingt-quatre victoires consécutives en finale[1]. Federer remporte au total onze tournois, comme en 2004, dont quatre Masters Series et deux tournois du Grand Chelem[1]. Il reste une nouvelle fois numéro un mondial toute l'année, en ne subissant en tout que quatre défaites (soit 95,3 % de victoires).

Roger Federer à l'Open de Dubaï en 2006.
Roger Federer au Masters de Cincinnati en 2007.

L'apogée de cette suprématie arrive en 2006, saison qui est à ce jour la meilleure de la carrière de Federer. Comme en 2004, il réalise le petit Chelem en s'imposant à l'Open d'Australie face à Márcos Baghdatís, à l'US Open face à Andy Roddick et à Wimbledon face à Rafael Nadal[1]. Il passe à une victoire près du Grand Chelem calendaire en échouant en finale de Roland-Garros, battu par l'Espagnol. Le Suisse réussit en tout une année presque parfaite avec douze titres (dont trois Grand Chelem, la Masters Cup et quatre Masters Series) et quatre finales en dix-sept tournois disputés[1]. Il n'a perdu que cinq rencontres, dont quatre face à Nadal, qui est le seul à contester sa suprématie. Une nouvelle victoire à la Masters Cup face à James Blake ponctue une saison où de nombreux records sont tombés[1] (notamment le total de gains en tournois sur une saison, le nombre de semaines consécutives à la première place mondiale, le nombre de points ATP, l'avance sur le second au classement, premier joueur à réaliser deux petits Chelems dans l'ère Open, premier joueur à remporter plus de dix tournois trois années consécutives) et où Federer s'est imposé aux côtés des plus grands de l'histoire du tennis[1].

La saison 2007, bien que marquée par quelques « passages à vide », est conforme en beaucoup de points à celle de 2006. En effet, Federer y réalise une fois encore le petit Chelem, en décrochant l'Open d'Australie (sans perdre un set du tournoi, et en dominant en finale Fernando González)[1], l'US Open (face à Novak Djokovic)[1] et Wimbledon (face à Rafael Nadal) pour la cinquième fois consécutive au terme d'un match d'une intensité sans équivalence[32], égalant ainsi le record de Björn Borg. En outre, il s'incline à nouveau en finale de Roland-Garros face à son rival espagnol. Sur les seize tournois auxquels il participe, le Suisse n'en remporte que huit (c'est la première fois qu'il en gagne « aussi peu » depuis 2003) dont deux Masters Series. Comme en 2006, il termine son année sur une victoire à la Masters Cup, cette fois-ci face à David Ferrer. Federer achève ainsi une saison qui l'a vu subir neuf défaites en tout (soit autant que celles de 2005 et 2006 réunies) mais où il a su se concentrer sur les événements importants pour porter à douze son palmarès en Grands Chelems, se rapprochant à grands pas du record de quatorze tournois du Grand Chelem remportés détenu par Pete Sampras[1].

2008 : Perte de la place de numéro 1 mondial - 5e US Open consécutif[modifier | modifier le code]

Roger Federer au Masters de Cincinnati en 2008.

La saison 2008 marque avant tout pour Roger Federer la perte de sa place de no 1 mondial. En effet, après 237 semaines à la première place (record), il cède son « trône » à Rafael Nadal à l'issue des Jeux olympiques de Pékin. Durant cette année, Federer ne réussit pas à conserver l'essentiel de ses points de la saison précédente, échouant notamment en demi-finale de l'Open d'Australie contre Novak Djokovic (5-7, 3-6, 65-7 en 2 h 26)[34] et en finale de Roland-Garros face à Nadal (1-6, 3-6, 0-6 en 1 h 48)[35].

De plus, il n'est pas parvenu à briller comme en 2007 lors de l'Open de Dubaï car il s'est incliné d'entrée devant Andy Murray, le Britannique ayant été excellent en première balle de service (7-66, 3-6, 4-6 en 1 h 55)[36]. Federer a aussi été éliminé en demi-finale du Masters d'Indian Wells par Mardy Fish (3-6, 2-6 en 1 h 04)[37] et en quart de finale du Masters de Miami par Andy Roddick (64-7, 6-4, 3-6 en 1 h 55)[38]. Néanmoins, il a remporté son premier tournoi de la saison en s'imposant en finale de l'Open d'Estoril face à Nikolay Davydenko (7-65, 1-2 ab. en 1 h 19)[39].

À l'issue de l'Open de Halle, il décroche le titre pour la cinquième fois en battant l'Allemand Philipp Kohlschreiber (6-3, 6-4 en 1 h 14)[40]. La semaine suivante, Rafael Nadal, qui l'avait battu à Roland-Garros, le vainc encore en finale de Wimbledon lors d'un match épique (4-6, 4-6, 7-65, 7-68, 7-9 en 4 h 47)[41] qui établit le record de la plus longue finale de l'histoire du tournoi (4 h 47)[42],[43].

Roger Federer aux Jeux olympiques de Pékin en 2008.

Cette défaite semble l'avoir affecté un temps[44], mais il se reprend plus tard à l'US Open en remportant pour la cinquième fois consécutive le titre[45]. Il ne gagne également aucun Masters Series pour un total de quatre titres, son plus faible total depuis 2002.

À l'occasion des Jeux olympiques de Pékin, Federer s'incline en quart de finale face à James Blake (4-6, 62-7)[46], mais il s'octroie toutefois la médaille d'or en double aux côtés de son compatriote Stanislas Wawrinka en battant les Suédois Simon Aspelin et Thomas Johansson en finale (6-3, 6-4, 64-7, 6-3)[47].

Il a réussi quelques performances marquantes en cours d'année. Son cinquième titre à l'US Open d'affilée (un record) obtenu en battant Andy Murray en finale (6-2, 7-5, 6-2 en 1 h 51)[48] lui permet de s'offrir ainsi son premier et unique titre du Grand Chelem de l'année. Cette victoire lui permet de s'attribuer son treizième titre du Grand Chelem et de se placer à une levée du record de Pete Sampras[48].

Enfin, à l'occasion du Masters de Madrid, Federer bat le record de gains en carrière détenu jusqu'alors par Sampras[49]. Il s'est ensuite imposé face à l'Argentin David Nalbandian en finale de l'Open de Bâle (6-3, 6-4 en 1 h 10) dont il a par la même occasion obtenu pour la troisième fois consécutive le titre[50]. Le Suisse enchaîne par la suite avec le Masters de Paris-Bercy durant lequel il déclare forfait en quart de finale qui devait l'opposer à Blake en raison de douleurs au dos[51].

Lors de la Masters Cup de Shanghai, il perd son titre en échouant en poules[52]. Federer finit l'année à la deuxième place mondiale, avec dix points d'avance sur Novak Djokovic au classement technique.

2009 : Victoire à Roland-Garros et record de titres en Grand Chelem[modifier | modifier le code]

Roger Federer à l'Open d'Australie en 2009.

Pour son premier tournoi officiel de l'année 2009, Roger Federer perd en demi-finale de l'Open de Doha contre Andy Murray (7-66, 2-6, 2-6 en 2 h 05)[56]. Le Suisse tente ensuite d'obtenir son quatrième titre de l'Open d'Australie mais il est défait en finale par le no 1 mondial Rafael Nadal au terme d'un match de cinq sets (7-5, 3-6, 7-6, 3-6, 6-2 en 4 h 23)[57]. Il renonce ensuite à disputer l'Open de Dubaï et le premier tour de Coupe Davis en raison de problèmes récurrents de dos[58]. Au Masters d'Indian Wells, il échoue en demi-finale contre Murray (3-6, 6-4, 1-6 en 1 h 48)[59], ce qui représente sa quatrième défaite consécutive face à l'Écossais.

La semaine suivante, il perd de nouveau en demi-finale du Masters de Miami contre le Serbe Novak Djokovic (6-3, 2-6, 3-6 en 1 h 46)[60]. Plus tard, Federer s'incline en huitième de finale du Masters de Monte-Carlo devant son compatriote Stanislas Wawrinka en deux sets (4-6, 5-7 en 1 h 50)[61]. Il est défait une fois de plus par Djokovic en demi-finale du Masters de Rome (6-4, 3-6, 3-6 en 2 h 11)[62]. Il décide la semaine suivante de ne pas participer à l'Open d'Estoril dont il est pourtant le tenant du titre. Il remporte par la suite le Masters de Madrid en battant Nadal en finale (6-4, 6-4 en 1 h 26)[63], mettant fin à une série de cinq défaites consécutives face à l'Espagnol[63] et une série noire sans titre en Masters 1000 depuis le Masters de Cincinnati 2007.

Roger Federer à Roland-Garros en 2009.

Le 7 juin, il triomphe enfin à Roland-Garros, seul tournoi du Grand Chelem qui manquait à son palmarès. En atteignant la finale, il égale le record d'Ivan Lendl puisqu'il atteint sa dix-neuvième finale de Grand Chelem[64]. Durant celle-ci, il bat Robin Söderling, tombeur de Nadal en huitième de finale, en trois manches (6-1, 7-61, 6-4 en 1 h 55)[65], et ce malgré l'agitation causée par Jimmy Jump[66] ainsi que quelques matchs difficiles. Il a ainsi concédé six sets au cours du tournoi, dont deux en demi-finale face à l'Argentin Juan Martín del Potro (3-6, 7-62, 2-6, 6-1, 6-4 en 3 h 29)[67]. Il égale donc deux records : le nombre de victoires en Grand Chelem (quatorze, détenu jusqu'alors exclusivement par Pete Sampras), et le fait d'avoir accompli le Grand Chelem en carrière sur quatre surfaces différentes (que seul Andre Agassi avait réalisé dans l'ère Open)[68].

Il est à noter qu'il a diminué cette saison sa préparation sur terre battue : il n'a ainsi pas participé à l'Open d'Estoril dont il était tenant du titre, et ne devait à l'origine pas non plus prendre part aux Masters de Monte-Carlo[69].

Il commence le tournoi de Wimbledon, après avoir fait l'impasse sur le tournoi de Halle, pour récupérer mentalement et physiquement de sa victoire à Roland-Garros. Il est à noter qu'il n'avait pas participé non plus à l'édition 2007 du tournoi de Halle, et qu'il avait gagné par la suite Wimbledon. Après trois premiers tours gagnés aisément[70], il s'impose en trois sets successivement face à Söderling (6-4, 7-65, 7-65 en 1 h 59)[71], Ivo Karlović (6-3, 7-5, 7-63 en 1 h 43)[72], puis Tommy Haas (7-63, 7-5, 6-3 en 2 h 03)[73]. Le Suisse bat en finale l'Américain Andy Roddick au terme d'un cinquième set parmi les plus longs de l'histoire du tennis (16-14) (5-7, 7-66, 7-65, 3-6, 16-14 en 4 h 16)[74], après par exemple celui de John Isner contre Nicolas Mahut (70-68) ou encore Roddick contre le Marocain Younès El Aynaoui (21-19). Roger Federer devance ainsi Sampras en tête du classement du nombre de tournois du Grand Chelem remportés et retrouve par la même occasion sa place de no 1 mondial.

À la suite d'une pause de un mois durant laquelle il a vu la naissance de ses jumelles, Federer revient à la compétition le 11 août à l'occasion du Masters du Canada, à Montréal. Il s'incline en quart de finale face au Français Jo-Wilfried Tsonga, après avoir pourtant mené 5-1 dans le troisième set (65-7, 6-1, 63-7 en 2 h 19)[75]. Plus tard, il remporte le Masters de Cincinnati en dominant Novak Djokovic en deux sets en finale (6-1, 7-5 en 2 h 07)[76], après avoir battu Murray en demi-finale (6-2, 7-68 en 1 h 30)[77], mettant fin à une série de quatre défaites consécutives contre ce dernier.

Roger Federer au tournoi de Wimbledon en 2009.

Il commence par la suite le dernier Grand Chelem de l'année, l'US Open. Il gagne aisément ses deux premiers tours contre le jeune Américain Devin Britton (6-1, 6-3, 7-5 en 1 h 28)[78] et l'Allemand Simon Greul (6-3, 7-5, 7-5 en 1 h 58)[79]. Il se défait ensuite de Lleyton Hewitt en quatre sets (4-6, 6-3, 7-5, 6-4 en 2 h 33)[80] et obtient une place en quart de finale en battant Tommy Robredo (7-5, 6-2, 6-2 en 1 h 48)[81]. Lors du match suivant, il domine le Suédois Robin Söderling (6-0, 6-3, 66-7, 7-66 en 2 h 33). Sa victoire sur ce dernier lui permet d'atteindre sa vingt-deuxième demi-finale en Grand Chelem[82]. Peu après, il s'impose face au no 4 mondial Novak Djokovic en trois manches (7-63, 7-5, 7-5 en 2 h 34)[83]. En finale, à la suite d'un long match de cinq sets, Federer s'incline devant del Potro (6-3, 65-7, 6-4, 64-7, 2-6 en 4 h 06)[84]. Cette défaite met fin à une série de cinq titres remportés d'affilée à l'US Open pour le Suisse[84].

Durant les barrages de la Coupe Davis, l'équipe de Suisse affronte celle de l'Italie : les victoires en simple de Roger Federer sur Simone Bolelli (6-3, 6-4, 6-1) et Potito Starace (6-3, 6-0, 6-4) permettent à la Suisse de rester dans le groupe mondial[85]. Celui-ci annonce ensuite qu'il ne participera pas aux tournois du Japon et de Shanghai afin de récupérer physiquement[86].

Il atteint plus tard la finale de « son » tournoi à Bâle où il est défait par Djokovic (6-4, 4-6, 6-2 en 2 h 11)[87], après avoir sorti son compatriote et ami d'enfance Marco Chiudinelli lors des demi-finales (7-67, 6-3 en 1 h 25)[88]. Au deuxième tour du Masters de Paris-Bercy, le no 1 mondial se fait éliminer dès son entrée en lice par le 49e joueur mondial, Julien Benneteau (6-3, 64-7, 4-6 en 1 h 55)[89].

Pendant le Masters disputés à Londres, il remporte une victoire face à Fernando Verdasco au terme d'un match durant lequel il aurait perdu s'il ne s'était pas imposé in extremis dans le deuxième set (4-6, 7-5, 6-1 en 2 h)[90]. Pour son second match, le Suisse vient à bout du no 4 mondial Andy Murray (3-6, 6-3, 6-1 en 1 h 58)[91]. Il s'assure par la même occasion de terminer cette saison en tant que leader du classement technique ATP en simple[91], et devient de fait le deuxième homme de l'Histoire à reprendre, après l'avoir effectivement perdue, sa place de no 1 mondial en fin d'année depuis Lendl (en 1987 et 1989). Peu après, Federer ne parvient pas à battre del Potro lors de son troisième match de poule (6-2, 65-7, 6-3 en 2 h 07), mais il dispute tout de même sa septième demi-finale au Masters[92]. Il est néanmoins stoppé aux portes de la finale, s'inclinant pour la première fois en treize confrontations face au Russe Nikolay Davydenko (6-2, 4-6, 7-5 en 1 h 56)[93]. En décembre, il obtient le titre de meilleur joueur de tennis de la décennie[94].

2010 : 16e titre en Grand Chelem et 5e Masters Cup[modifier | modifier le code]

Roger Federer à l'Open d'Australie en 2010.

De même qu'en 2009, il entame sa saison par le tournoi d'exhibition d'Abou Dabi, mais il échoue de nouveau puisqu'il est éliminé d'entrée par Robin Söderling (66-7, 7-61, 6-2) alors qu'il l'avait battu lors de leurs douze premières confrontations. Le Suédois s'incline en finale devant Rafael Nadal (7-6, 7-5)[95] en deux sets tandis que Federer remporte le match pour la troisième place face à David Ferrer (6-1, 7-5). Le Suisse enchaîne par un tournoi, cette fois officiel, l'Open de Doha. Après des débuts encourageants qui voient des victoires sur Christophe Rochus (6-1, 6-2 en 57 min)[96], Evgeny Korolev (6-2, 6-4 en 1 h 04)[96] et Ernests Gulbis (6-2, 4-6, 6-4 en 1 h 47)[96], le Suisse perd en demi-finale contre Nikolay Davydenko (6-4, 6-4 en 1 h 21)[97]. Il signe là sa deuxième défaite consécutive face au Russe, qui l'avait également dominé au Masters de Londres 2009[93]. Lors de l'Open d'Australie, Federer s'impose en finale contre le Britannique Andy Murray en trois sets (6-3, 6-4, 7-611 en 2 h 41)[98] après une victoire en demi-finale sur le Français Jo-Wilfried Tsonga (6-2, 6-3, 6-2 en 1 h 28)[99] portant ainsi à seize son record de titres en Grand Chelem.

Contraint ensuite de renoncer à sa participation pour l'Open de Dubaï en raison d'une infection pulmonaire[100], il fait son retour en mars lors du Masters d'Indian Wells. Le no 1 mondial est éliminé au troisième tour par le Chypriote Márcos Baghdatís en trois manches accrochées, après s'être toutefois procuré trois balles de match, deux dans le deuxième set et une dans le troisième. Ayant gagné ses six face-à-face précédents contre Baghdatís, cette défaite du Suisse est donc la première face à cet adversaire (5-7, 7-5, 7-64 en 2 h 22)[101]. Une semaine et demie plus tard, Federer s'impose lors de ses deux premiers matchs de l'édition 2010 du Masters de Miami, respectivement face à Nicolás Lapentti (6-3, 6-3 en 1 h 07) puis Florent Serra (7-62, 7-63 en 1 h 32)[96]. Le Suisse s'incline cependant également au troisième tour face à Tomáš Berdych en trois sets serrés, après avoir pourtant obtenu une balle de match à 6-5 (4-6, 7-63, 66-7 en 2 h 52)[102].

Roger Federer avec Manuel Santana au Masters de Madrid en 2010.

Contrairement aux autres années, il ne participe pas au Masters de Monte-Carlo, tournoi non obligatoire pour les membres du Top 10, afin de se préparer pour défendre son titre à Roland-Garros[103]. Au Masters de Rome, il perd dès son entrée en lice contre le Letton Gulbis après un match en trois sets (6-2, 1-6, 5-7 en 2 h 03)[96]. Toujours présent en double, associé à son compatriote Yves Allegro, il est finalement éliminé par les Américains John Isner et Sam Querrey en quart de finale (4-6, 4-6)[104]. La semaine suivante, à l'Open d'Estoril, il s'incline en demi-finale du tournoi contre le tenant du titre, l'Espagnol Albert Montañés (2-6, 65-7 en 1 h 22)[105]. Aux Masters de Madrid, il s'impose contre l'Allemand Benjamin Becker (6-2, 7-64 en 1 h 22)[96] puis contre son ami Stanislas Wawrinka (6-3, 6-1 en 1 h 09)[96]. Il enchaîne par deux victoires contre Ernests Gulbis (3-6, 6-1, 6-4 en 1 h 53)[96] et David Ferrer qui lui permettent de rejoindre Rafael Nadal en finale (7-5, 3-6, 6-3 en 2 h 06)[106]. Les deux joueurs ne s'étaient pas rencontrés depuis la finale de ce même tournoi en 2009. Il perd cette finale sur le score de 4-6, 65-7, manquant la balle de match à la suite d'un faux rebond (4-6, 65-7 en 2 h 11)[107].

Roger Federer à Roland-Garros en 2010.

À Roland-Garros, après avoir pourtant battu sans concéder de set Peter Luczak (6-4, 6-1, 6-2 en 1 h 48)[108], Alejandro Falla (7-64, 6-2, 6-4 en 2 h)[109], Julian Reister (6-4, 6-0, 6-4 en 1 h 33)[110] puis son compatriote Stanislas Wawrinka (6-3, 7-65, 6-2 en 1 h 56)[111], le 1er juin, il s'incline pour la première fois de sa carrière devant Robin Söderling en quart de finale ; ce dernier met fin à sa série de vingt-trois demi-finales consécutives en Grand Chelem (6-3, 3-6, 5-7, 4-6 en 2 h 30)[112]. Rafael Nadal ayant à nouveau remporté Roland-Garros, le Suisse cède sa place de no 1 mondial à l'Espagnol[113]. Par ailleurs, c'est la première fois depuis 2004 que Federer se fait éliminer d'un tournoi du Grand Chelem par un joueur autre que le futur vainqueur.

Le nouveau no 2 mondial enchaîne ensuite par l'un des premiers tournois sur gazon de cette saison, l'Open de Halle. À la suite de ses victoires successives face à Jarkko Nieminen (6-4, 6-4 en 1 h 04)[114], Alejandro Falla (6-1, 6-2 en 52 min)[115], Philipp Kohlschreiber (7-5, 6-3 en 1 h 08)[116] (finaliste de ce même tournoi en 2008[40]) et Philipp Petzschner (7-63, 6-4 en 1 h 32)[117], il parvient à se hisser jusqu'en finale où il est opposé à Lleyton Hewitt. L'Australien remporte le titre après un match de trois sets durant lequel Federer a mis plusieurs aces mais a aussi commis de nombreuses fautes directes (6-3, 64-7, 4-6 en 2 h 22)[118]. Le Suisse ne s'impose donc pas une sixième fois à Halle.

Pendant le tournoi de Wimbledon, il s'impose en manquant de se faire éliminer dès le premier tour par Alejandro Falla (5-7, 4-6, 6-4, 7-61, 6-0 en 3 h 18)[119]. Au deuxième tour, il remporte difficilement son match face à Ilija Bozoljac (6-3, 64-7, 6-4, 7-65 en 2 h 46)[120]. Ayant haussé son niveau de jeu, il gagne aisément contre Arnaud Clément (6-2, 6-4, 6-2 en 1 h 35)[121] puis Jürgen Melzer (6-3, 6-2, 6-3 en 1 h 24)[122]. Finalement, il s'incline dès le stade des quarts de finale face à Tomáš Berdych (4-6, 6-3, 1-6, 4-6 en 2 h 35). Federer n'est donc pas présent en finale pour la première fois depuis 2002[123],[124]. Cette défaite prématurée, couplée à la qualification pour les demi-finales du Serbe Novak Djokovic, lui fait perdre sa place de no 2 mondial le lundi suivant[125]. C'est aussi la première fois depuis novembre 2003, soit près de sept ans, que le Suisse n'occupe pas l'une des deux premières places mondiales au classement ATP.

Roger Federer au Masters du Canada en 2010.

Épaulé d'un nouvel entraîneur, Paul Annacone[126], il atteint la finale du Masters du Canada en vainquant difficilement Tomáš Berdych (6-3, 5-7, 7-65 en 2 h 41)[127] et Novak Djokovic (6-1, 3-6, 7-5 en 2 h 22). Grâce à cette performance, il redevient no 2 mondial à l'issue du tournoi[128]. Cependant le Suisse échoue toutefois à remporter son premier Masters 1000 de la saison en s'inclinant en finale contre Andy Murray (5-7, 5-7 en 2 h 05)[129], qui signe ainsi sa septième victoire contre le Suisse en douze confrontations.

Il enchaîne alors par le Masters de Cincinnati dont il est le tenant du titre. Après deux premiers tours où il bénéficie de l'abandon de Denis Istomin (5-2 ab. en 36 min)[130] et du forfait de Philipp Kohlschreiber[131], il bat coup sur coup Nikolay Davydenko (6-4, 7-5 en 1 h 39)[132] et Márcos Baghdatís (6-4, 6-3 en 1 h 11)[133] pour ensuite s'imposer en finale face à l'Américain Mardy Fish (65-7, 7-61, 6-4 en 2 h 40). Il remporte ainsi son deuxième titre de la saison, portant son nombre de Masters 1000 gagnés à dix-sept. Il rejoint aussi Björn Borg dans le nombre de titres obtenus sur le circuit (63 victoires)[134].

Roger Federer à l'US Open en 2010.

À l'US Open, Federer arrive jusqu'en demi-finale sans difficulté. Il bat notamment Robin Söderling en quart de finale alors que ce dernier avait remporté leur dernière confrontation à Roland-Garros. Il retrouve par la suite Novak Djokovic, qui le bat en cinq sets (5-7, 6-1, 5-7, 6-2, 7-5). Lors de ce match, Federer manque deux balles de match alors qu'il menait 5-4 dans le cinquième set. Notons qu'il ne s'était jamais incliné face au Serbe lors du Grand Chelem américain[135]. Pour la première fois depuis 2003, il n'est donc pas présent en finale à New York. Par ailleurs, à cause de cette défaite, le Suisse se retrouve de nouveau à la troisième place mondiale[136] derrière Rafael Nadal et Novak Djokovic, et ne peut plus redevenir no 1 avant au moins 2011[137].

Après un mois de repos, il participe au Masters de Shanghai mais perd en finale contre le no 4 mondial Andy Murray (6-3, 6-2)[138]. Il signe là sa huitième défaite en treize confrontations contre le Britannique mais a réussi un bon parcours en battant notamment Robin Söderling et Novak Djokovic en deux sets, reprenant à ce dernier la place de numéro 2 mondial.

La semaine suivante, il dispute le tournoi de Stockholm, qu'il remporte en s'imposant en finale face à l'Allemand Florian Mayer. C'est le 64e titre de sa carrière : il égale ainsi Pete Sampras. En outre, durant ce tournoi, il joue le 900e match de sa carrière lors de sa rencontre contre Taylor Dent en huitièmes de finale.

Début novembre, il remporte l'Open de Bâle en s'imposant contre Novak Djokovic, tenant du titre, en finale. Cette victoire lui assure de rester numéro 2 mondial jusqu'à la fin de la saison 2010.

Il participe la semaine suivante au Masters de Paris-Bercy, où il s'incline en demi-finale contre le Français Gaël Monfils (7-67, 61-7, 7-64) après avoir manqué 5 balles de match. Il avait l'occasion en cas de victoire de devenir le premier joueur de l'histoire à atteindre la finale de tous les Masters 1000.

Roger Federer face à Rafael Nadal lors du Masters de 2010.

Malgré sa chute à la seconde place mondiale, il reste populaire puisqu'il reçoit le 23 novembre 2010 lors de la Masters Cup le prix Favori des Fans pour la huitième année consécutive en surclassant d'une courte tête Rafael Nadal par 47 % des voix contre 42 %[139],[140]. Il perd néanmoins pour la première fois en six ans le prix Stefan Edberg Sportsmanship Award du joueur le plus intègre, fair-play et professionnel, ainsi que le prix du Joueur de l'année, tous deux au profit de l'Espagnol. Contrairement au prix Favori des Fans qui prend en compte les votes des internautes du site officiel de l'ATP, le prix Stefan Edberg Sportsmanship Award prend en compte les votes des autres joueurs du circuit, le prix du Joueur de l'année étant attribué automatiquement au no 1 mondial.

Sur le plan purement sportif, il réussit son entrée à la Masters Cup en remportant ses trois matchs de poule contre David Ferrer, Andy Murray et Robin Söderling, puis sa demi-finale contre Novak Djokovic gagnée 6-1, 6-4. Il se qualifie ainsi pour la finale, qu'il gagne face à Rafael Nadal 6-3, 3-6, 6-1 ne perdant qu'un set au cours de cette Masters Cup. Il a, lors de ce tournoi, proposé un jeu très basé sur l'offensive, n'hésitant pas à prendre le jeu à son compte, comme face à Novak Djokovic et Rafael Nadal. Il rejoint au palmarès Ivan Lendl et Pete Sampras avec cette cinquième victoire.

Il finit l'année au deuxième rang mondial avec 5 titres (Open d'Australie, Cincinnati, Stockholm, Bâle, Masters Cup), soit son meilleur total depuis la saison 2007. Il compte cependant plus de 3 000 points de retard sur le no 1 mondial, Rafael Nadal. Une statistique alarmante pour Federer en cette année 2010 démontre que sa domination n'est plus ce qu'elle était : pour la première fois depuis bien longtemps, il s'incline en Grand Chelem et à deux reprises - vaincu par Söderling à Roland Garros, face à Berdych à Wimbledon - face à un joueur qui n'est pas le futur vainqueur du tournoi. Cela ne lui était plus arrivé depuis Roland Garros 2004 : le Suisse a été vaincu à l'époque par Kuerten, qui s'est incliné en quarts de finale. Il se montre également moins tranchant lorsqu'il domine un match avec quatre défaites sur les 10 enregistrées dans l'année dans des matchs où il a pourtant au moins une balle de match.

# Année Tournoi, lieu Tour Surface Joueur Score Tableau Balles
1 2010 Masters d'Indian Wells, Indian Wells 1/16 Dur Drapeau : Chypre Márcos Baghdatís 7-5, 5-7, 64-7 Tableau 3
2 2010 Masters de Miami, Key Biscayne 1/8 Dur Drapeau : République tchèque Tomáš Berdych 4-6, 7-63, 66-7 Tableau 1
3 2010 US Open, New York Demi Dur Drapeau : Serbie Novak Djokovic 7-5, 1-6, 7-5, 2-6, 5-7 Tableau 2
4 2010 Masters de Paris-Bercy, Paris Demi Dur indoor Drapeau : France Gaël Monfils 67-7, 7-61, 64-7 Tableau 5

2011 : Année sans titre en Grand Chelem mais 6e Masters Cup (record absolu)[modifier | modifier le code]

Comme en 2010, Roger Federer entame sa saison par le tournoi d'exhibition d'Abu Dhabi, tournoi à l'issue duquel il s'incline en finale face à Rafael Nadal en deux sets très disputés (7-64, 7-63), après avoir pourtant résisté à Robin Söderling en demi-finale (63-7, 6-3, 6-3).

Pour son premier match officiel de l'année, il se qualifie pour les huitièmes de finale de l'Open de Doha en éliminant difficilement Thomas Schoorel (7-63, 6-3), un joueur alors classé 170e mondial et n'ayant pas remporté le moindre match sur le circuit principal. Néanmoins, il parvient par la suite à se hisser en finale et à remporter le soixante-septième titre de sa carrière contre Nikolay Davydenko (6-3, 6-4).

Tenant du titre à Melbourne, il démarre son Open d'Australie par une belle victoire au premier tour, face à Lukáš Lacko en trois manches sèches (6-1, 6-1, 6-3). Au deuxième tour, il a plus de mal pour battre Gilles Simon en cinq sets (6-2, 6-3, 4-6, 4-6, 6-3) malgré cinq balles de match. Il dispose du Français pour la première fois en trois confrontations. Au troisième tour, il affronte le Belge Xavier Malisse, qu'il défait en trois sets (6-3, 6-3, 6-1). Grâce à cette victoire, il bat un nouveau record en devenant le joueur ayant gagné le plus de matchs à l'Open d'Australie avec 57 victoires, dépassant les 56 victoires de Stefan Edberg. Il valide son billet pour les quarts en battant Tommy Robredo en quatre sets (6-3, 3-6, 6-3, 6-2) et égale ainsi le record de vingt-sept quarts de finales consécutifs en Grand Chelem détenu par Jimmy Connors[141]. Il rallie sa huitième demi-finale consécutive en Australie, à la suite d'un match rempli de maîtrise l'opposant à son ami Stanislas Wawrinka, qui n'avait perdu aucun set jusqu'ici (6-1, 6-3, 6-3). Sa route se termine en demi-finale contre Novak Djokovic (7-63, 7-5, 6-4), futur champion de cette édition. C'est la première fois depuis 2003 que le Suisse ne détient plus aucun titre du Grand Chelem.

Il participe ensuite à l'Open de Dubaï, où après des succès logiques sur Somdev Devvarman (6-3, 6-3), Marcel Granollers (6-3, 6-4), Serhiy Stakhovsky (6-3, 6-4) et Richard Gasquet (6-2, 7-5), il s'incline en finale contre le double tenant du titre, Novak Djokovic, en deux sets secs (6-3, 6-3). C'est sa deuxième défaite consécutive contre le Serbe après l'Open d'Australie.

Au Masters d'Indian Wells, Roger Federer atteint les demi-finales sans perdre le moindre set à la suite de victoires sur Igor Andreev (7-5, 7-64), Juan Ignacio Chela (6-0, 6-2), Ryan Harrison (7-64, 6-3) et Stanislas Wawrinka (6-3, 6-4). Mais il échoue de nouveau face à Novak Djokovic (6-3, 3-6, 6-2), pour la troisième fois consécutive. Cette défaite entraîne la perte de sa deuxième place mondiale au profit du joueur serbe.

Ensuite, Federer joue le Masters de Miami et commence par une victoire probante sur Radek Štěpánek (6-3, 6-3). Ce succès marque la 762e victoire de sa carrière, Federer égale ainsi Pete Sampras au classement des joueurs ayant gagné le plus de matchs en carrière[142]. Il se qualifie avec brio pour les demi-finales en battant coup sur coup Juan Mónaco (7-64, 6-4), Olivier Rochus (6-3, 6-1) et Gilles Simon sur abandon (3-0, ab.), mais il échoue ensuite nettement face à Rafael Nadal (6-3, 6-2). C'est sa quinzième défaite face à lui en 23 confrontations.

Ayant inscrit quelques semaines à l'avance le Masters de Monte-Carlo à son calendrier, il lance sa saison sur terre battue sur le rocher monégasque, sur lequel il avait atteint la finale à trois reprises (2006, 2007 et 2008). Federer démarre bien en prenant le meilleur sur Philipp Kohlschreiber (6-2, 6-1) et Marin Čilić (6-4, 6-3), mais s'incline en quart de finale face à Jürgen Melzer (6-4, 6-4) pour la première fois en quatre confrontations.

Après deux semaines de repos, Federer participe au Masters de Madrid où il commence par un match très accroché face à Feliciano López contre lequel il doit sauver une balle de match. Il s'impose (7-613, 61-7, 7-67). En huitièmes de finale, il se défait plus simplement de Xavier Malisse (6-4, 6-3). En quart de finale, il retrouve Robin Söderling et remporte le match (7-62, 6-4). En demi-finale, il perd une nouvelle fois face à Rafael Nadal (5-7, 6-1, 6-3).

Roger Federer à Roland-Garros en 2011.

Au Masters de Rome, il démarre en l'emportant nettement face à Jo-Wilfried Tsonga (6-4, 6-2) mais s'incline en huitièmes de finale contre Richard Gasquet (4-6, 7-62, 7-64) dans un match qui sera élu comme le cinquième plus beau match du circuit ATP de l'année 2011[143].

Pour la première fois depuis dix ans, il se prépare pour les Internationaux de France de tennis sans avoir atteint la moindre finale en Grand Chelem et en Masters 1000.

À Roland-Garros, lors de son entrée en lice, Roger Federer vient à bout de Feliciano López (6-3, 6-4, 7-63) et de Maxime Teixera (6-3, 6-0, 6-2). Il rallie ensuite les huitièmes de finale en battant d'abord facilement Janko Tipsarević (6-1, 6-4, 6-3), puis son compatriote Stanislas Wawrinka pour une place en quarts de finale (6-3, 6-2, 7-5). Il bat ensuite assez aisément Gaël Monfils en trois sets (6-4, 6-3, 7-63), obtenant ainsi sa qualification en demi-finale, contre Novak Djokovic.

Lors d'un match de très haut niveau, il réalise une grosse performance en venant à bout du Serbe qui était invaincu depuis le début de la saison. Il remporte le match en quatre manches (7-65, 6-3, 3-6, 7-65), sauvant au passage deux balles de premier set. Le lendemain, la majorité des journaux sportifs parlent de cette demi-finale comme l'un des plus beaux matchs jamais joué dans l'histoire de Roland-Garros, considérant que Federer avait prouvé, à près de 30 ans, qu'il restait l'un des plus grands joueurs de l'histoire du tennis, et sans doute l'un des ultimes joueurs à pouvoir élever son jeu à un tel niveau d'excellence[144]. Ce match, qualifié d'anthologique, est l'un des plus beaux matchs de l'année[144].

Federer se qualifie donc pour la 23e finale en Grand Chelem de sa carrière (un record), la huitième contre Rafael Nadal (autre record). Pour la première fois depuis le début de leurs duels sur terre battue, la victoire du Suisse semble possible, tant son match précédent a marqué les esprits. Mais après avoir mené 5-2 et manqué une balle de premier set, Federer commet de plus en plus de fautes directes (56 sur le match contre 27 pour l'Espagnol) et s'incline en quatre sets, longs au total de 3 h 40 (7-5, 7-63, 5-7, 6-1), pour la quatrième fois contre son rival historique en finale de Roland-Garros. C'est sa 17e défaite en vingt-cinq confrontations contre Rafael Nadal et la onzième en treize confrontations sur terre battue.

À la suite de cette défaite, le Suisse déclare forfait pour l'Open de Halle, son traditionnel tournoi de préparation à Wimbledon, pour cause de douleurs à l'aine[145]. Il n'honore pas son contrat à vie signé avec les organisateurs un an plus tôt.

Pour son entrée en lice à Wimbledon, il offre un match tout en maîtrise face à Mikhail Kukushkin sur le Court Central (7-62, 6-4, 6-2). Au deuxième tour, il se défait facilement de Adrian Mannarino en trois sets (6-2, 6-3, 6-2). Il rallie les huitièmes de finale en dominant largement une vieille connaissance, David Nalbandian (6-4, 6-2, 6-4). Il se qualifie ensuite pour les quarts de finale en battant Mikhail Youzhny après la perte de la première manche (65-7, 6-3, 6-3, 6-3), mais s'incline finalement face à Jo-Wilfried Tsonga en cinq sets (3-6, 63-7, 6-4, 6-4, 6-4). C'est la deuxième fois en deux ans qu'il n'atteint pas le dernier carré du célèbre tournoi londonien et la première fois en 178 matchs de Grand Chelem qu'il perd un match en cinq sets en ayant remporté les deux premiers[146]. Il n'égale donc pas encore cette année le record de sept titres remportés par Pete Sampras à Wimbledon.

Lors du Masters du Canada, étape de sa préparation à l'US Open, il passe le premier tour sans difficulté contre Vasek Pospisil (7-5, 6-3) mais il est battu au deuxième tour par Jo-Wilfried Tsonga (7-6, 4-6, 6-1). Une fois encore, le Suisse s'incline devant le Français. Au Masters de Cincinnati, il bat Juan Martín del Potro (6-3, 7-5) pour affronter au deuxième tour James Blake, qu'il bat en deux sets (6-4, 6-1) et il rejoint Tomáš Berdych en quart, où il est à son tour battu (6-2, 7-6).

À l'aube du Grand Chelem new-yorkais, si la saison de Federer n'est pas à la hauteur de ses espérances, il peut néanmoins se targuer d'être le seul (avec Andy Murray, mais celui-ci sur abandon) à avoir fait chuter Novak Djokovic et, qui plus est, dans un tournoi du Grand Chelem.

Numéro trois mondial, Roger Federer commence son US Open par deux succès probants face à Santiago Giraldo (6-4, 6-3, 6-2) et Dudi Sela (6-3, 6-2, 6-2). Au troisième tour, il se défait plus difficilement de Marin Čilić, en concédant le deuxième set (6-3, 4-6, 6-4, 6-2). Il atteint facilement son 30e quart de finale consécutif (record) en battant Juan Mónaco en trois sets (6-1, 6-2, 6-0), pour rencontrer encore une fois Jo-Wilfried Tsonga, qu'il bat cette fois facilement, en trois sets (6-4, 6-3, 6-3). Il est alors opposé à Novak Djokovic en demi-finale. Le Serbe l'emporte (6-7, 4-6, 6-3, 6-2, 7-5), alors que Federer a pourtant mené deux sets à rien et s'est procuré deux balles de match dans la dernière manche. C'est un scénario quasi-identique à 2010, dans le même tournoi, également en demi-finale. C'est aussi la deuxième fois consécutive que Federer perd un match de Grand Chelem en menant deux sets à zéro après sa défaite face à Jo-Wilfried Tsonga en quart de finale de Wimbledon. Le Suisse n'a pas caché sa déception à l'issue du match. C'est en effet la première fois depuis 2002 qu'il termine une saison sans aucun titre du Grand Chelem.

Le 17 octobre, à la suite de la victoire d'Andy Murray au Masters de Shanghai, Federer perd sa place de no 3 au profit de l'Écossais et glisse au quatrième rang mondial. C'est la première fois depuis juillet 2003 qu'il quitte le podium mondial.

Il participe ensuite à l'Open de Bâle, où il est tenant du titre. Il parvient assez facilement en finale, où il bat Kei Nishikori, tombeur de Novak Djokovic en demi-finale, (6-1, 6-3). Il s'agit de la cinquième victoire de Federer à Bâle. C'est également le 68e titre de sa carrière.

Il enchaîne avec le Masters de Paris-Bercy. Il bat successivement Adrian Mannarino, Richard Gasquet puis l'Argentin Juan Mónaco, enregistrant contre ce dernier sa 800e victoire sur le circuit ATP. En demi-finale, il se défait de Tomáš Berdych et se qualifie pour sa première finale à Bercy. Il devient ainsi le premier joueur de l'histoire à avoir atteint la finale de chaque tournoi majeur du circuit (Grand Chelem, Masters et Masters 1000). Il s'impose en finale face à Jo-Wilfried Tsonga (6-1, 7-6), remportant son 69e titre, et devient le deuxième joueur après Andre Agassi à avoir remporté les deux tournois parisiens (Bercy et Roland-Garros).

Tenant du titre à la Masters Cup regroupant à Londres les huit meilleurs joueurs de l'année, Federer peut battre le record de victoires dans ce tournoi, qu'il codétient avec Lendl et Sampras (5 titres chacun). Le Suisse, tête de série numéro quatre, est placé dans le groupe B avec Rafael Nadal (2), Jo-Wilfried Tsonga (6) et Mardy Fish (8). Une semaine seulement après sa victoire contre Tsonga en finale du Masters de Paris-Bercy, Federer retrouve le Français lors du premier match de poule de la compétition et le bat une nouvelle fois (6-2, 2-6, 6-4). Il rencontre ensuite Rafael Nadal, qu'il bat aisément (6-3, 6-0) : c'est la plus large victoire du Suisse sur l'Espagnol et le troisième 6-0 de sa carrière contre ce joueur. Federer assure ainsi sa qualification en demi-finale du Masters. Il remporte ensuite son dernier match de poule contre Mardy Fish (6-1, 3-6, 6-3). En demi-finale, il bat l'Espagnol David Ferrer (7-5, 6-3). En se qualifiant pour sa septième finale de Masters en dix participations, il est assuré de reprendre la place de numéro trois mondial à Andy Murray. Il s'agit de sa 100e finale sur le circuit. Il est le 5e joueur à réaliser pareille performance après Jimmy Connors (158 au total), Ivan Lendl (146), John McEnroe (108) et Guillermo Vilas (104). En finale, il rencontre Jo-Wilfried Tsonga pour la troisième fois en deux semaines. Il le bat en 3 sets (6-3, 6-7, 6-3), et ajoute un nouveau chapitre à sa légende en devenant à 30 ans passés le vainqueur le plus âgé de l'histoire de la Masters Cup et l'unique détenteur du record des titres, avec six victoires dans ce rendez-vous des maîtres. C'est en outre le 70e trophée de sa carrière. Roger Federer se rapproche ainsi de John McEnroe dans le classement des tournois remportés en simple sur le circuit ATP, ce dernier occupant la troisième position, avec 77 tournois remportés sur le circuit ATP au cours de sa carrière.

Ainsi, avec un troisième titre consécutif après Bâle et Bercy, soit 17 matchs gagnés d'affilée depuis septembre, Federer termine sur une bonne note une saison qui avait été jusque là moins bonne que les précédentes.

2012 : 7e Wimbledon, médaille olympique, record de semaines passées en tant que no 1 mondial[modifier | modifier le code]

Comme chaque année depuis 2009, Federer commence sa saison en jouant le tournoi d'exhibition d'Abu Dhabi, où il s'incline en demi-finale contre Novak Djokovic.

Federer enchaîne avec l'Open de Doha. Il bat successivement Nikolay Davydenko, finaliste de l'année précédente (6-2, 6-2), le Slovène Grega Zemlja, 116e mondial (6-2, 6-3) et Andreas Seppi, 38e mondial (6-3, 5-7, 6-4) avant de déclarer forfait pour les demi-finales en raison de douleurs au dos. C'est seulement son deuxième forfait en carrière.

À l'Open d'Australie, il se défait du Russe Alexander Kudryavtsev (7-5, 6-2, 6-2) puis profite du forfait d'Andreas Beck pour se qualifier sans jouer pour le troisième tour où il élimine le Croate Ivo Karlović (7-6, 7-5, 6-3). Il écarte ensuite l'Australien Bernard Tomic (6-4, 6-2, 6-2) et se qualifie pour son 31e quart de finale d'affilée en Grand Chelem. Pour son 1000e match sur le circuit ATP, il se défait de Juan Martín del Potro (6-4, 6-3, 6-2) et rallie la 30e demi-finale de Grand Chelem de sa carrière. Alors invaincu depuis 24 matchs, il s'incline contre son plus grand rival Rafael Nadal (7-6, 2-6, 6-7, 4-6)[147].

Il participe au premier tour de la Coupe Davis où la Suisse perd 0-5 contre les États-Unis. Federer perd en simple contre John Isner (4-6, 6-3, 7-64, 6-2)[148] et en double avec son équipier Stanislas Wawrinka face à la paire Mike Bryan-Mardy Fish (6-4, 3-6, 3-6, 3-6)[148].

Deux semaines plus tard, au Tournoi de Rotterdam, il remporte le 71e titre de sa carrière en battant successivement Nicolas Mahut (6-4, 6-4), Jarkko Nieminen (7-5, 7-62), Nikolay Davydenko (4-6, 6-3, 6-4) puis en finale Juan Martín del Potro en deux sets (6-1, 6-4).

Lors de l'Open de Dubaï, il se qualifie une nouvelle fois en finale après avoir notamment écarté del Potro (7-6, 7-6) en demi-finale. Pour sa 7e finale à Dubaï, il domine Andy Murray en 2 sets (7-5, 6-4) et y remporte son 5e titre en 1 h 36. Il s'agit du 72e titre de Federer depuis le début de sa carrière.

Au Masters d'Indian Wells, il bat successivement Denis Kudla (6-4, 6-1), Milos Raonic (64-7, 6-2, 6-4), Thomaz Bellucci (3-6, 6-3, 6-4), Juan Martín del Potro (6-3, 6-2), et parvient à se hisser en finale grâce à une victoire sur Rafael Nadal en demi-finale (6-3, 6-4). Il rencontre l'Américain John Isner, tombeur du tenant du titre Novak Djokovic, et le bat (7-67, 6-3). Il gagne ainsi son 19e titre en Masters 1000, égalant Rafael Nadal au nombre de Masters 1000 gagnés en carrière. C'est son 73e titre sur le circuit ATP.

Au Masters de Miami, il bat au 2e tour Ryan Harrison (6-2, 7-63) avant de perdre dès le 3e tour face à Andy Roddick (7-64, 1-6, 6-4), mettant ainsi fin à sa série de 16 victoires consécutives.

Après une période de six semaines sans tournois, Federer reprend la compétition au Masters de Madrid, et commence ainsi sa saison sur terre battue. Directement qualifié pour le deuxième tour, il bat le Canadien Milos Raonic (4-6, 7-5, 7-6), 23e mondial au classement ATP, au terme d'un match disputé. Il dispose par la suite de Richard Gasquet en 1/8 de finale (6-3, 6-2), puis David Ferrer en quart de finale (6-4, 6-4). En demi-finale, étape qu'il atteint pour la huitième fois consécutive à Madrid, il rencontre Janko Tipsarević, tombeur de Novak Djokovic au tour précédent. Il l'emporte (6-2, 6-3), et se qualifie pour sa 5e finale à Madrid. Il bat difficilement Tomáš Berdych (3-6, 7-5, 7-5), remportant son 20e Masters 1000 et redevenant par la même occasion numéro deux mondial au détriment de Rafael Nadal.

Une semaine plus tard, il s'incline en demi-finale du Masters de Rome face à Novak Djokovic sur le score de (6-2, 7-6). Le Serbe perd finalement en finale contre Rafael Nadal, qui reprend à Federer la seconde place mondiale et bat son record de victoires en Masters 1000 (21 contre 20).

Aux Internationaux de France de Roland-Garros, Federer bat successivement lors des premiers tours Tobias Kamke (6-2, 7-5, 6-3), Adrian Ungur (6-3, 6-2, 6-7, 6-3), Nicolas Mahut (6-3, 4-6, 6-2, 7-5) puis le jeune Belge David Goffin (5-7, 7-5, 6-2, 6-4) en huitième de finale, accédant ainsi aux quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem pour la trente-deuxième fois consécutive. En quart de finale, il bat Juan Martín del Potro en cinq sets (3-6, 6-7, 6-2, 6-0, 6-3), remontant un handicap de deux sets à zéro pour la septième fois de sa carrière. En demi-finale, Federer retrouve Novak Djokovic, difficile vainqueur en 5 manches du Français Jo-Wilfried Tsonga, pour une revanche de leur rencontre au même stade de la compétition lors de l'édition précédente, mais il perd contre le Serbe en seulement 3 manches sur le score de 4-6, 5-7, 3-6.

En guise de préparation à Wimbledon, il participe à l'Open de Halle. Il perd en finale face à l'Allemand Tommy Haas, 87e mondial, sur le score de 7-65, 6-4.

Le Suisse lors de la remise des trophées du tournoi messieurs de Wimbledon 2012.

La semaine suivante, il fait son entrée en lice à Wimbledon. Il bat au premier tour Albert Ramos (6-1, 6-1, 6-1), et au second Fabio Fognini (6-1, 6-3, 6-2). Au troisième tour, il remonte un handicap de 2 sets face à Julien Benneteau pour s'imposer (4-6, 6-7, 6-2, 7-6, 6-1). En huitième de finale, il affronte le Belge Xavier Malisse et, malgré un mal de dos, finit par s'imposer (7-6, 6-1, 4-6, 6-3), atteignant son 33e quart de finale consécutif en Grand Chelem. Il se qualifie ensuite très facilement en demi-finale (sa 32e en Grand Chelem, un record) en s'imposant (6-1, 6-2, 6-2) face au Russe Mikhail Youzhny. Il y affronte Novak Djokovic, pour leur premier affrontement sur gazon en vingt-sept confrontations, et le bat (6-3, 3-6, 6-4, 6-3), ralliant ainsi sa huitième finale à Wimbledon (nouveau record). Federer triomphe ainsi sur un numéro un mondial pour la première fois depuis sa victoire sur Nadal, en finale du Masters 2010, et vainc un tenant du titre de Grand Chelem pour la première fois depuis son triomphe sur Pete Sampras, à Wimbledon, en 2001. Il remporte sa finale contre le Britannique Andy Murray (4-6, 7-5, 6-3, 6-4), remportant ainsi son 7e Wimbledon (égalant le record de Pete Sampras) et son 17e tournoi du Grand Chelem. Il retrouve de plus la place de numéro 1 mondial, perdue en 2010, et égale le record du nombre de semaines passées à la 1re place mondiale, détenu jusqu'alors par Pete Sampras (avec 286 semaines), un record qui est battu sept jours plus tard, la semaine du 16 juillet.

Aux Jeux olympiques, organisés au All England Lawn Tennis and Croquet Club de Wimbledon, il bat Alejandro Falla au premier tour sur le score de 6-3, 5-7, 6-3. Au 2e tour, il s'impose face au Français Julien Benneteau en deux sets (6-2, 6-2). Il continue en éliminant Denis Istomin en huitième de finale (7-5, 6-3) et John Isner en quart de finale (6-4, 7-65) pour s'adjuger une place en demi-finale. Il rencontre Juan Martín del Potro qu'il bat lors d'un match historique puisqu'il se défait de l'Argentin sur le score final de 3-6, 7-65, 19-17 en h 26 de jeu, ce qui en fait le match au meilleur des trois sets le plus long de l'histoire de l'ère open[149]. Grâce à cette victoire, Federer se qualifie pour la finale et s'assure l'obtention d'une médaille olympique en simple. En finale, il perd face à Andy Murray 6-2 6-1 6-4. Il obtient donc la médaille d'argent à l'issue de ces Jeux Olympiques.

Après avoir fait l'impasse à Toronto, du fait de sa fatigue et de la proximité du tournoi avec les JO de Londres, il commence sa saison américaine au Masters de Cincinnati. Exempté de 1er tour, il commence le tournoi en battant Alex Bogomolov au 2e tour sur le score de 6-3, 6-2. Il passe sans encombre les huitièmes de finale (6-2, 6-4) en prenant le dessus sur Bernard Tomic. En quart de finale il bat Mardy Fish sur le score de 6-3, 7-64, et en demi-finale, il s'impose face à son compatriote Stanislas Wawrinka en deux sets 7-64, 6-3. Il remporte le tournoi pour la cinquième fois (sans avoir perdu ni son service ni le moindre set), un record, en battant en finale le numéro 2 mondial Novak Djokovic sur le score de 6-0 7-6. Le premier set 6-0 a été arraché en 20 minutes, fait qui ne s'était jamais produit en 27 confrontations. Il conforte donc sa première place mondiale avant de disputer l'US Open. Il est donc assuré de rester numéro 1 après l'US Open (294 semaines) et il égale à cette occasion le record de Rafael Nadal de titres de Masters 1000, avec 21 tournois remportés.

La semaine suivante, il enchaîne avec le dernier Grand Chelem de l'année : l'US Open. Il s'impose au premier tour face à Donald Young sur le score de 6-3, 6-2, 6-4. Au deuxième tour, il se défait facilement de l'Allemand Björn Phau sur le score de 6-2, 6-3, 6-2. En seizième de finale, c'est au tour de Fernando Verdasco d'être battu sur le score de 6-3, 6-4, 6-4. En huitième de finale, il bénéficie du forfait de l'Américain Mardy Fish pour atteindre son 34e quart de finale consécutif en Grand Chelem, mais il perd face au Tchèque Tomáš Berdych sur le score de 7-61, 6-4, 3-6, 6-3. Il n'avait plus perdu à ce stade du tournoi depuis son premier trophée en 2004.

Roger Federer participe ensuite aux matchs de barrages de la coupe Davis pour la Suisse, aux Pays-Bas. Il apporte le premier point à la Suisse en battant le Néerlandais Thiemo de Bakker sur le score de 6-3, 6-4, 6-4. Il joue le match de double avec Stanislas Wawrinka, qu'ils perdent face aux Néerlandais Robin Haase et Jean-Julien Rojer en 6-4, 6-2, 5-7, 6-3. Il prend ensuite le dessus sur Robin Haase (6-1, 6-4, 6-4), et permet à la Suisse de garder sa place au sein du Groupe Mondial.

Après un peu de repos, Federer entre en lice du Masters 1000 de Shanghai. Il a été victime de menace de mort de la part d'un internaute chinois, qui s'est ensuite excusé. Exempté de premier tour étant tête de série no 1, il démarre le tournoi au second tour face à Lu Yen-hsun, qu'il bat sur le score de 6-3, 7-5. Il se défait ensuite de son compatriote Suisse Stanislas Wawrinka en 3 sets (4-6, 7-64, 6-0). À ce stade du tournoi, il est assuré d'être encore numéro 1 pour la 300e semaine, un record absolu ! En quart de finale, il bat Marin Čilić (6-3, 6-4) mais perd sa demi-finale face à Andy Murray sur le score de 6-4, 6-4.

Roger Federer entre en lice du tournoi de Bâle dont il est le tenant du titre. Il se qualifie pour les huitièmes de finales en éliminant l'Allemand Benjamin Becker en 2 sets (7-5, 6-3), puis se défait du Brésilien Thomaz Bellucci en trois sets accrochés sur le score de 6-3, 66-7, 7-5. En demi-finales il éteint Paul-Henri Mathieu en deux sets (7-5, 6-4). Il retrouve en finale Juan Martín del Potro, qui le bat sur le score de 6-4, 65-7, 7-63. Roger Federer conserve sa place de no 1 mondial pour être allé jusqu'en finale du tournoi.

À l'issue de sa défaite en finale du tournoi de Bâle, il déclare forfait pour le Masters 1000 de Paris-Bercy, se déroulant la semaine suivante, afin de se reposer pour le Masters. Il déclare que même s'il avait gagné à Bâle, il aurait quand même déclaré forfait pour Paris, étant fatigué et ayant quelques petits soucis. Ce forfait assure à Novak Djokovic de récupérer la place de no 1 mondial en fin de saison.

La saison ATP s'achève par le Masters, dont Federer est double tenant du titre. C'est sa 11e participation consécutive, il vise un 7e titre. Federer se retrouve dans la poule B en compagnie de David Ferrer, Juan Martín del Potro et Janko Tipsarević. del Potro peut être le seul à l'inquiéter au vu de leur dernière rencontre au tournoi de Bâle. Il commence le tournoi face à Tipsarević, qui ne l'a jamais battu en cinq rencontres. Federer remporte ce premier match aisément sur le score de 6-3, 6-1. Avec ce succès, il bat le record du nombre de matchs gagnés en carrière dans le Masters avec 40 victoires (contre 39 victoires au précédent recordman Ivan Lendl). Lors de la deuxième rencontre du groupe, il est opposé à l'Espagnol David Ferrer et l'emporte sur le score de 6-4, 7-65, ce qui constitue sa quatorzième victoire sur Ferrer en autant de confrontations. Pour le dernier match de la poule B, il perd contre Juan Martín del Potro en 3 sets sur le score de 7-63, 4-6, 6-3 mais se qualifie pour les demi-finales. En demi-finales il bat Andy Murray (7-65, 6-2), et se qualifie pour la finale. En finale il s'incline face à Novak Djokovic lors d'un match serré (7-66, 7-5).

Roger Federer a réalisé une très bonne saison : 6 titres dont Wimbledon, une médaille d'argent aux Jeux olympiques, et le record de semaines passées en tant que no 1. Il remonte à la deuxième place dans le classement ATP aux dépens de Rafael Nadal.

2013 : Année sans titre majeur et sortie du top 4[modifier | modifier le code]

Roger Federer réduit son calendrier en 2013, il planifie plus de plages de repos qu'à son habitude avec seulement quatorze tournois prévus, mais son calendrier peut évoluer. Il participera au tournoi de Bâle, auquel il n'avait pas prévu de jouer dans son programme initial. Contrairement à l'année 2012 où il avait participé au premier tour de la Coupe Davis pour la première fois depuis 2004, il décide de ne pas s'aligner (l'équipe suisse est éliminée au 1er tour par les tenants du titre tchèques). Cette décision a suscité le mécontentement au sein de la fédération suisse de tennis[150]. Il décide aussi de ne pas participer au tour de barrage contre l'Équateur en septembre[151]. Début juillet Federer décide contre toute attente de participer au tournoi de Gstaad[152], et le lendemain de cette annonce il déclare qu'il participera également au tournoi de Hambourg[153]. Cela est d'autant plus surprenant que la saison sur dur démarre pour Federer début août.

Roger Federer débute la saison 2013 par l'Open d'Australie, tournoi qu'il n'a plus gagné depuis 2010. Il reste ici sur une série de neuf demi-finales consécutives depuis son premier titre en 2004. Au premier tour, il surclasse l'Avignonnais Benoît Paire sur le score de 6-2, 6-4, 6-1. Ensuite il retrouve au second tour le Russe Nikolay Davydenko, qu'il bat 6-3, 6-4, 6-4. Il bat ensuite Bernard Tomic (6-4, 7-65, 6-1). Il gagne ensuite contre le puissant serveur Milos Raonic au quatrième tour en 3 sets (6-4, 7-64, 6-2). Pour son 35e quart de finale consécutif en Grand Chelem, il bat en 5 sets Jo-Wilfried Tsonga lors d'un match serré (7-64, 4-6, 7-64, 3-6, 6-3). Finalement, il s'incline en demi-finale face au Britannique Andy Murray lors d'un match en cinq manches (6-4, 65-7, 6-3, 62-7, 6-2) marqué par de nombreux rebondissements mais aussi par la domination globale de l'Écossais[154].

Il participe ensuite au tournoi de Rotterdam, dont il est le tenant du titre. Au premier tour il bat le Slovène Grega Žemlja (6-3, 6-1). Au second tour, il dispose facilement du Néerlandais Thiemo de Bakker (6-3, 6-4). En quarts de finale il perd contre Julien Benneteau en deux set (6-3, 7-5)[155].

Roger Federer participe ensuite au tournoi de Dubaï dont il est le tenant du titre. Il lâche un set au premier tour face à l'invité tunisien Malek Jaziri, puis gagne sept jeux consécutifs et gagne en 3 sets (5-7, 6-0, 6-2). En huitièmes de finale, il affronte l'Espagnol Marcel Granollers et remporte le match en deux manches (6-3, 6-4). Puis il se qualifie pour la demi-finale en battant le Russe Nikolay Davydenko (6-2, 6-2). Roger Federer mène désormais 19 à 2 dans leurs confrontations. Il retrouve Tomáš Berdych en demi-finale, qui le bat pour la seconde fois consécutive, en 3 sets (3-6, 7-68, 6-4), après avoir manqué trois balles de match dans le tie break. Cette défaite entraine la perte du deuxième titre du Suisse en février[156].

Il participe au premier Masters 1000 de l'année, celui d'Indian Wells. Il est le tenant du titre et tête de série no 2. Il est exempté de premier tour et rencontre au second tour Denis Istomin, qu'il bat 6-2, 6-3. Ensuite il se qualifie pour les huitièmes de finale en dominant aisément le Croate Ivan Dodig (6-3, 6-1) en 61 minutes. Puis Roger Federer bat son compatriote suisse Stanislas Wawrinka (6-3, 64-7, 7-5). Il retrouve son rival Rafael Nadal en quarts de finale. Les deux joueurs ne se sont plus affrontés depuis un an, lors de leur demi-finale à Indian Wells remportée par le Suisse. Roger Federer, blessé au dos depuis deux matchs, est battu par l'Espagnol (6-4, 6-2)[157]. C'est le troisième tournoi d'affilée auquel le Suisse participe et où il y perd son titre.

Après une pause d'un mois et demi, Federer commence sa saison sur terre battue par le Masters de Madrid. Tête de série no 2, il accède directement au second tour et se qualifie pour les huitièmes de finale en disposant facilement du Tchèque Radek Štěpánek (6-3, 6-3). Au tour suivant, Federer s'incline en trois sets face au Japonais Kei Nishikori (6-4, 1-6, 6-2). Il perd son titre et la place de numéro 2 mondial, au profit du Britannique Andy Murray[158].

Federer enchaîne avec le Masters de Rome où il bénéficie d'un tableau relativement dégagé grâce aux éliminations précoces d'Andy Murray et de Juan Martín del Potro dans sa partie de tableau. Comme pour le tournoi précédent, il débute par le second tour et se qualifie aisément pour les huitièmes de finale en battant l'Italien Potito Starace (6-1, 6-2). Puis il enchaîne en venant rapidement à bout du Français Gilles Simon en une heure de jeu, sur le même score qu'au tour précédent (6-1, 6-2). Federer bat le Polonais Jerzy Janowicz en quart de finale, au terme d'un match accroché (6-4, 7-62). En demi-finale il élimine le Français Benoît Paire en deux sets (7-65, 6-4). En finale il rencontre son vieux rival Rafael Nadal, mais perd en 2 sets (6-1, 6-3) en 1 h 09.

Vient ensuite le second Grand Chelem de l'année avec Roland-Garros. C'est la première fois depuis l'année 2000 que Federer se présente à Roland-Garros sans titre de la saison en poche. Roger est tête de série no 2 et dispose d'un bas de tableau assez clément. Son tournoi débute par deux victoires rapidement expédiées contre deux qualifiés, Pablo Carreño-Busta (6-2, 6-2, 6-3) et Somdev Devvarman (6-2, 6-1, 6-1). Federer se qualifie pour les huitièmes de finale en battant le Français Julien Benneteau (6-3, 6-4, 7-5)[159]. En huitième de finale, il retrouve à nouveau un Français, Gilles Simon, dont il dispose au terme d'un match en 5 sets (6-1, 4-6, 2-6, 6-2, 6-3), ce qui lui permet d'emporter la 900e victoire de sa carrière et son 36e quart de finale consécutif en Grand ChelemCarole Bouchard, « http://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Federer-vient-a-bout-de-simon/375691 », sur L'Équipe,‎ 3 juin 2013 (consulté le 25 octobre 2014)</ref>. En quart de finale il s'incline face au Français Jo-Wilfried Tsonga, sur le score de 7-5, 6-3, 6-3 en 1 h 51.

Roger Federer démarre la saison sur gazon par le tournoi de Halle, en guise de préparation du Grand Chelem de Wimbledon. En double il fait équipe avec Tommy Haas, qui est tenant du titre en simple de 2012 et avait battu Federer en finale[160]. Ils sont battus dès le 1er tour (7-63, 6-4). En simple il bat l'Allemand Cedrik-Marcel Stebe et se qualifie pour les quarts de finale (6-3, 6-3)[161]. En quart de finale, il se défait facilement d'un autre joueur local, l'Allemand Mischa Zverev, lui infligeant un 6-0, 6-0 en moins de 40 minutes. C'est seulement la deuxième fois de sa carrière qu'il signe un score si cinglant, après celui infligé à l'Argentin Gastón Gaudio en demi-finales du Masters de Shanghai le 14 novembre 2005[162]. En demi-finale, Federer retrouve son adversaire de la finale de l'édition précédente Tommy Haas et prend sa revanche sur le score de 3-6, 6-3, 6-4. Il s'impose en finale face au Russe Mikhail Youzhny sur le score de 65-7, 6-3, 6-4[163]. Il remporte ainsi son premier titre de la saison, son sixième au tournoi de Halle, à une semaine de Wimbledon.

Il entame ensuite le tournoi de Wimbledon avec un 1er tour qu'il négocie facilement en dominant le Roumain Victor Hănescu sur le score de 6-3, 6-2, 6-0. Mais au second tour, à la surprise générale, il s'incline sur le gazon londonien en étant battu par l'Ukrainien Serhiy Stakhovsky sur le score de 7-65, 65-7, 5-7, 65-7[164]. En conférence de presse, Roger n'est pas abattu pour autant, il relativise sa défaite et affiche sa détermination aussi bien pour la suite de la saison, que pour celle de sa carrière, qu'il ne voit pas s'achever prochainement, malgré le déclin annoncé par les journalistes. Son record de 36 quarts de finale consécutifs s'arrête ainsi et il est assuré de quitter le top 4 pour la première fois depuis dix ans, en faveur des Espagnols Rafael Nadal (malgré sa défaite au premier tour) et David Ferrer[165].

Roger Federer entre en lice au tournoi de Hambourg après Wimbledon. Exempté de premier tour étant tête de série numéro 1, il se qualifie au second tour pour les huitièmes de finale en disposant de l'Allemand Daniel Brands (3-6, 6-3, 6-2)[166]. En huitième de finale, il bat facilement le Tchèque Jan Hájek et se qualifie pour les quarts de finale (6-4, 6-3)[167], puis valide son ticket pour les demi-finales en éliminant l'Allemand Florian Mayer en trois sets (7-64, 3-6, 7-5)[168]. En demi-finale, il perd contre l'Argentin Federico Delbonis, 114e mondial, sur le score de 7-67, 7-64[169].

La semaine suivante, il participe au tournoi de Gstaad où il est éliminé dés son premier match par l'Allemand Daniel Brands (6-3, 6-4).

Il déclare ensuite forfait pour le Masters du Canada se jouant à Montréal afin de se concentrer sur le Masters de Cincinnati se jouant la semaine suivante et dont il est le tenant du titre.

Au Masters de Cincinnati, le Suisse joue deux premiers tours convainquants contre Philipp Kohlschreiber (6-3, 7-67) et Tommy Haas (1-6, 7-5, 6-3) où il montre un bon niveau de jeu. Il s'incline néanmoins au tour suivant contre son vieux rival Rafael Nadal (5-7, 6-4, 6-3), et ce pour la 21e fois en 31 confrontations. Cette défaite a pour conséquence la chute du Suisse à la 7e place mondiale à l'issue du tournoi, dépassé par Juan Martín del Potro et Tomáš Berdych. C'est le classement le plus bas du Suisse depuis 2002[170].

Puis vient l'US Open, le dernier Grand Chelem de l'année. Pour son entrée en lice, il se défait au 1er tour du Slovène Grega Žemlja (6-3, 6-2, 7-5), puis au second tour il ne fait qu'une formalité de l'Argentin Carlos Berlocq (6-3, 6-2, 6-1). Au troisième tour, il balaye Adrian Mannarino (6-3, 6-0, 6-2) en à peine 1 h 21 de jeu. Cependant il est battu en huitième de finale par Tommy Robredo (7-63, 6-3, 6-4), joueur qu'il rencontre pour la 11e fois sur le circuit et contre qui il n'avait encore jamais perdu.

Roger Federer revient à la compétition après une pause depuis l'US Open, en s'alignant au tournoi de Shanghai. Exempté de 1er tour, il bat au second tour l'Italien Andreas Seppi (6-4, 6-3). Il perd en huitième de finale face à Gaël Monfils (6-4, 65-7, 6-3).

La fin de saison arrive à grand pas et Federer dispute son avant dernier tournoi avant le Masters qui clôture la saison. Il n'est pas encore qualifié pour le Masters, et il ne lui reste que le tournoi de Bâle et le Masters de Paris-Bercy pour décrocher un ticket.

Pour son entrée en lice au tournoi de Bâle, il bat le Français Adrian Mannarino (6-4, 6-2), et se qualifie pour les huitièmes de finale[171]. En éliminant Denis Istomin (4-6, 6-3, 6-2), Federer décroche son ticket pour les quarts de finale[172], puis sort le Bulgare Grigor Dimitrov (6-3, 7-62). En demi-finale il est opposé à Vasek Pospisil[173], qu'il bat en 3 sets (6-3, 63-7, 7-5). En finale, il s'incline face à Juan Martín del Potro malgré un niveau de jeu élevé sur le score de 63-7, 6-2, 4-6.

Il est aligné la semaine suivante au Masters de Paris-Bercy et a pour enjeu de conforter sa place pour le Masters de fin d'année. Exempté de 1er tour, Federer bat au 2nd tour le Sud-Africain Kevin Anderson sur le score de 6-4, 6-4, et valide son ticket pour le Masters[174]. Ensuite en 1/8 de finale il s'impose face à l'Allemand Philipp Kohlschreiber (6-3, 6-4)[175], et en quart de finale il prend sa revanche sur l'Argentin Juan Martín del Potro (6-3, 4-6, 6-3)[176]. En demi-finale il a rendez-vous avec le Serbe Novak Djokovic. Federer perd cette demi-finale sur le score de 6-4, 3-6, 2-6. Commençant parfaitement le match et dominant d'un tennis inspiré et très agressif la première heure de jeu, il cède au physique sur la fin du match.

Le Masters clôture la saison de tennis 2013, 12e participation consécutive pour Federer. Il fait partie du groupe B, où figure Novak Djokovic, Juan Martín del Potro et Richard Gasquet. Il est battu par Novak Djokovic (6-4, 62-7, 6-2), puis élimine Richard Gasquet (6-4, 6-3) lors d'un match qu'il domine. Ensuite, il se qualifie pour les demi-finales en faisant tomber une seconde fois de suite l'Argentin Juan Martín del Potro (4-6, 7-62, 7-5). En demi-finale il s'incline contre l'Espagnol Rafael Nadal (7-5, 6-3).

Roger Federer a réalisé une année moyenne, mais la conclut d'une belle manière en réussissant à se qualifier pour le Masters de fin d'année. Il descend à la 6e place au classement ATP et sort du top 3 en fin d'année pour la première fois depuis 2002, où il termina déjà 6e. Il est donc resté 10 ans de suite dans le top 3 mondial au classement ATP de fin d'année.

2014 : Finale à Wimbledon et récupération de la place de n°2 mondial[modifier | modifier le code]

En 2014, Roger Federer a un calendrier classique, mis à part le fait qu'il participe au tournoi de Brisbane au lieu du tournoi de Doha, où on a l’habitude de le voir en marge de la préparation du Grand Chelem d'Australie[177]. Après deux ans d'absence au Masters de Monte-Carlo et alors qu'il n'était pas prévu à son calendrier, Roger Federer a accepté une wild card des organisateurs[178].

Il commence sa saison avec le tournoi de Brisbane, où il est engagé en simple et en double. Pour le double, il fait équipe avec Nicolas Mahut et les deux hommes vont jusqu'en demi-finale[179]. En simple, Roger Federer est exempté de 1er tour étant tête de série no 1. En huitièmes de finale, il bat le Finlandais Jarkko Nieminen (6-4, 6-2)[180], puis en quarts de finale il élimine en moins d'une heure de jeu Marinko Matosevic (6-1, 6-1)[181]. Federer valide son ticket pour la finale en se défaisant du Français Jérémy Chardy (6-3, 6-73, 6-3)[182]. En finale, Federer perd contre Lleyton Hewitt en 3 sets (6-1, 4-6, 6-3)[183].

Avant de commencer le premier Grand Chelem de l'année, l'Open d'Australie, il organise une exhibition pour sa fondation et affronte Jo-Wilfried Tsonga, qu'il bat 6-7, 6-3, 7-5[184]. Roger devient le recordman du nombre de participations consécutives en Grand Chelem dans l'ère Open (57), et il est tête de série no 6. Pour son premier match, il est opposé au 1er tour à la wild-card australienne James Duckworth et le bat 6-4, 6-4, 6-2, en 1 h 46[185]. Au 2e tour, il élimine Blaž Kavčič (6-2, 6-1, 7-64 en 1 h 47)[186], et décroche son ticket pour les huitièmes en écartant sans soucis Teimuraz Gabachvili (6-2, 6-2, 6-3)[187]. En huitièmes de finale, il frappe un premier grand coup en écartant avec la manière son premier top 10, le Français Jo-Wilfried Tsonga (6-3, 7-5, 6-4)[188], puis il confirme son retour à un haut niveau de jeu en battant en quart de finale le Britannique Andy Murray (6-3, 6-4, 66-7, 6-3)[189]. En demi-finale, il s'incline contre Rafael Nadal en 3 sets (7-64, 6-3, 6-3) et perd ainsi sa place de no 1 Suisse, détenue depuis 13 ans, au profit de Stanislas Wawrinka qui s'impose en finale contre l'Espagnol et empoche son premier tournoi du Grand Chelem.

Il participe ensuite à l'Open de Dubaï en tant que tête de série no 4. Il se défait successivement de Benjamin Becker (6-1, 6-4), de Radek Štěpánek (6-2, 6-7, 6-3), puis de Lukáš Rosol (6-2, 6-2). En demi-finale, il affronte pour la 32e fois Novak Djokovic qu'il bat (3-6, 6-3, 6-2). Puis en finale, il s'impose contre le Tchèque Tomáš Berdych (3-6, 6-4, 6-3), et s'offre ainsi son 78e titre et le premier depuis juin 2013[190].

La tournée américaine commence avec le Masters d'Indian Wells auquel il participe en simple et en double avec son compatriote Stanislas Wawrinka. En simple, il bat au 2e tour le Français Paul-Henri Mathieu (6-2 7-65) et au 3e tour le Russe Dmitri Toursounov en un match serré (7-67, 7-62)[191]. Il décroche son ticket pour les quarts en éliminant l'Allemand Tommy Haas (6-4, 6-4)[192], puis se défait facilement du géant sud-africain Kevin Anderson (7-5, 6-1)[193]. En demi-finale, Federer bat sèchement l'Ukrainien Alexandr Dolgopolov en une heure de jeu sur le score de 6-3, 6-1[194]. Cela lui permet de retrouver en finale Novak Djokovic qu'il a battu deux semaines auparavant en demi-finale, mais contre lequel il n'a pas disputé de finale depuis novembre 2012 (au Masters de tennis de fin d'année). En finale, Federer perd lors d'un match serré et intensif, avec un tie-break décisif adjugé au Serbe (6-3, 3-6, 63-7)[195]. Federer réintègre le top 5 malgré la perte de cette finale et démontre qu'il est revenu à un niveau de jeu très élevé.
En double, Federer et Wawrinka s'imposent au 1er tour face à Rohan Bopanna et Aisam-Ul-Haq Qureshi (6-2, 64-7, [10-6]). Ils battent ensuite difficilement Milos Raonic et Ernests Gulbis (7-63, 7-64) puis Leander Paes et Radek Štěpánek (6-3, 66-7, [10-4]) avant de s'incliner en demi-finale contre Alexander Peya et Bruno Soares (6-4, 6-1).

Il continue la semaine suivante avec le Masters de Miami. Il enchaîne facilement en éliminant au 2e tour Ivo Karlović (6-4, 7-64)[196], et en dominant au 3e tour en à peine plus d'une heure de jeu le Néerlandais Thiemo de Bakker (6-3, 6-3)[197]. Il fait encore plus rapide en étrillant le neuvième joueur mondial, Richard Gasquet au quatrième tour, sur le score de 6-1, 6-2 en moins de 50 minutes[198]. Il s'incline cependant en quart de finale face à Kei Nishikori après avoir remporté le premier set (3-6, 7-5, 6-4) et avoir eu deux fois un break d'avance dans le deuxième set[199].

Il joue ensuite la rencontre de Coupe Davis face au Kazakhstan avec Stanislas Wawrinka. Il remporte ses deux matchs en simple mais perd son match en double. Les Suisses s'imposent finalement 3-2 et se qualifient pour les demi-finales face à l'Italie[200].

Arrive ensuite le Masters de Monte-Carlo, l'un des rares titres manquant encore à son palmarès. Exempté du premier tour et bénéficiant d'une wild card, il affronte directement Radek Štěpánek dont il vient à bout assez aisément (6-1, 6-2). Au troisième tour, il retrouve Lukáš Rosol contre qui il n'éprouve pas de difficulté (6-4, 6-1). Arrivent les quarts de finale où il se défait de Jo-Wilfried Tsonga en passant à deux points de l'élimination (2-6, 7-66, 6-1) et après avoir été largement dominé dans la première manche. En demi-finale, il bat Novak Djokovic (7-5, 6-2) qui ne représente pas une menace sérieuse, ce dernier semblant très affaibli dès le début de la seconde manche. Enfin, en finale, il rencontre son compatriote Stanislas Wawrinka contre qui il a un ratio très positif. Ceci dit, Roger s'incline (6-4, 65-7, 2-6) après avoir pourtant dominé le début du match. Il passe très près du titre mais le Vaudois affiche un niveau de jeu très impressionnant et domine le Bâlois.

Roger Federer fait le choix de déclarer forfait pour le Masters de Madrid pour rejoindre sa femme sur le point d'accoucher. Le 6 mai, il précise sur Twitter que sa femme vient de mettre au monde des jumeaux de sexe masculin qu'ils nomment Léo et Lenny.

Peu avant le début du Masters de Rome, Federer déclare ne pas être véritablement dans l'esprit de la compétition, car il aurait préféré rester un peu plus longtemps avec ses deux nouveaux-nés. Son vœu semble exaucé puisqu'il s'incline dès son entrée en lice face à Jérémy Chardy (6-1, 3-6, 66-7) alors qu'il avait pourtant dominé le début de la rencontre et même bénéficié d'une balle de match.

À Roland-Garros, le Suisse se défait aisément de ses deux premiers adversaires, le Slovaque Lukáš Lacko (6-2, 6-4, 6-2)[201] puis le jeune Argentin Diego Sebastián Schwartzman (6-3, 6-4, 6-4)[202]. Par la suite, il rencontre un autre trentenaire, le Russe Dmitri Toursounov, contre lequel il éprouve quelques difficultés et concède son premier set mais dont il vient à bout (7-5, 67-7, 6-2, 6-4)[203], après avoir pourtant bénéficié d'une balle de deuxième set. En huitième de finale, il tombe sur un os, le Letton Ernests Gulbis qui met un terme aux neuf quarts de finales consécutifs à Roland-Garros enregistrés par Federer depuis 2005 (65-7, 7-63, 6-2, 4-6, 6-3)[204]. Le Suisse a pourtant largement mené dans la deuxième manche jusqu'à s'offrir deux balles de set sur son service à 5-3 40-15, mais s'est laissé rattraper par son adversaire jusqu'à perdre au tie-break. On constate que le Bâlois n'a plus la même capacité à tuer les matchs, même si son mental reste présent pour réaliser de beaux coups.

Federer défend ensuite son unique titre de l'année 2013 : l'Open de Halle, où, étant exempté du premier tour, il démarre en huitième de finale contre le Portugais João Sousa qu'il bat en perdant tout de même le premier set (6-78, 6-4, 6-2)[205]. Au tour suivant, il bénéficie du forfait de Lu Yen-hsun[206] ce qui le propulse directement en demi-finale contre le Japonais Kei Nishikori dont il se défait à la suite d'un match assez serré (6-3, 7-64)[207]. Enfin, il remporte pour la septième fois le titre en battant le Colombien Alejandro Falla en deux sets très bataillés mais maîtrisés lors des tie-breaks (7-62, 7-63) et brandit ainsi le 79e trophée de sa carrière[208].

Au tournoi de Wimbledon, il ne perd aucun set au cours de ses 4 premiers matchs : il domine au premier tour l'Italien trentenaire Paolo Lorenzi (6-1, 6-1, 6-3), au 2e tour le Luxembourgeois Gilles Müller (6-3, 7-5, 6-3), au 3e le Colombien Santiago Giraldo (6-3, 6-1, 6-3) et, en huitièmes de finale[209], il prend sa revanche sur l'Espagnol Tommy Robredo, son bourreau de l'US Open 2013 (6-1, 6-4, 6-4). En 1/4 de finale, il bat son compatriote Stanislas Wawrinka, au terme d'un match intense et pour lequel Wawrinka a écarté 4 balles de match dans le dernier set. Mais, à la 5e balle de match, Roger envoie un smash imparable et gagne en 4 sets (3-6, 7-65, 6-4, 6-4)[210]. Roger décroche son ticket pour sa 9e finale à Wimbledon en réalisant un match tout en maîtrise en éliminant le Canadien Milos Raonic (6-4, 6-4, 6-4)[211]. En finale, il retrouve le Serbe Novak Djokovic et joue pour son 8e titre à Wimbledon. Il s'incline en 5 sets après une finale somptueuse (6-7, 6-4, 7-6, 5-7, 6-4). À la suite de ce beau parcours, il redevient no 3 mondial aux dépens de son compatriote Stanislas Wawrinka.

Début août, Roger Federer entame la tournée nord-américaine avec le Masters de Toronto. Il y atteint la finale après avoir battu successivement Peter Polansky (6-2, 6-0), Marin Čilić (7-6, 6-7, 6-4), David Ferrer (6-3, 4-6, 6-3) et Feliciano López (6-3, 6-4). Il perd néanmoins en finale contre le Français Jo-Wilfried Tsonga sur le score de 7-5, 7-63. Passant à côté de son match en effectuant 37 fautes directes, le Suisse est battu pour la cinquième fois en finale d'un tournoi cette saison[212].

Il enchaîne directement avec le Masters de Cincinnati où il bat au deuxième tour le Canadien Vasek Pospisil sur le score de 7-6, 5-7, 6-2 et en huitième de finale Gaël Monfils (6-4, 4-6, 6-3). En quart de finale, il bat facilement Andy Murray (7-5, 6-3) puis Milos Raonic (6-2, 6-3). Il rejoint en finale David Ferrer contre qui il n'a jamais perdu. Il s'impose en trois sets (6-3, 1-6, 6-2), remportant ainsi son 80e titre ATP et son 22e Masters 1000 (6e dans l'Ohio).

À l'US Open, il remporte ses 1er et 2e tours en 3 manches face à des joueurs australiens : Marinko Matosevic (6-3, 6-4, 7-64) puis Samuel Groth (6-4, 6-4, 6-4). Au 3e tour, il effectue un match en deux temps contre l'Espagnol Marcel Granollers : ce dernier parvient à prendre l'ascendant sur le Suisse à la première manche, avant une interruption du match à cause de la pluie. À la reprise, Federer s'impose en déroulant son jeu sur les trois sets suivants (4-6, 6-1, 6-1, 6-1)[213]. En huitièmes de finale, il domine un autre Espagnol, Roberto Bautista-Agut (6-4, 6-3, 6-2)[214]. En quarts de finale, face à Gaël Monfils, il est mené deux sets à zéro, avant de remporter le match en cinq manches en sauvant deux balles de match sur son service dans le 4e set (4-6, 3-6, 6-4, 7-5, 6-2)[215]. Il est cependant éliminé en demi-finale sur le score de (6-3, 6-4, 6-4) par le Croate Marin Čilić[216], lequel remporte ensuite l'US Open.

Lors des demi-finales de Coupe Davis, Federer parvient à qualifier son équipe en finale en remportant ses 2 matchs en simple tous deux en 3 sets. Il bat pour cela Simone Bolelli et Fabio Fognini[217].

Tout comme Nadal l'a fait à Cincinnati en 2013, Federer a donc atteint la finale de tous les majeurs : les 9 Master 1000, les 4 Grands Chelems, le Masters, les Jeux olympiques et la Coupe Davis. Ce qui constitue un nouveau record dans le palmarès déjà impressionnant du Suisse. Federer et Nadal sont les 2 seuls joueurs de l'histoire à avoir accompli cet exploit. Djokovic s'en rapproche puisqu'il ne lui manque plus que la finale des Jeux olympiques à disputer.

Au Masters 1000 de Shanghai, Roger Federer débute au deuxième tour face à l'Argentin Leonardo Mayer. Il sauve cinq balles de match et, après un suspense insoutenable, s'impose en trois sets très disputés (7-5, 3-6, 7-67). Cette victoire lui assure ainsi la place de no 2 mondial[218] aux dépens de l'Espagnol Rafael Nadal qui a été éliminé dès son entrée en lice. En huitièmes de finale, il bat aisément l'Espagnol Roberto Bautista-Agut sur le score de (6-4, 6-2). En quart de finale, il se défait du Français Julien Benneteau après un premier set très accroché (7-64, 6-0). En demi-finales, il domine le Serbe n° 1 mondial Novak Djokovic (6-4, 6-4) pour leur 36e affrontement. En finale, il s'impose contre le Français Gilles Simon au terme d'un match assez serré (7-66, 7-62) pour ainsi s'offrir son 81e titre et son 23e Masters 1000[219].

De retour dans sa ville natale pour le tournoi de Bâle, Federer donne une leçon de tennis au Luxembourgeois Gilles Müller (6-2, 6-1) au premier tour en à peine 45 minutes de jeu, puis élimine au second tour l'Ouzbèke Denis Istomin dans un match en deux temps (3-6, 6-3, 6-4). En quart de finale il élimine comme l'an passé le Bulgare Grigor Dimitrov en 7-64, 6-2[220].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Roger Federer au Masters d'Indian Wells en 2008.

Roger Federer détient, le 12 octobre 2014, 81 titres en simple et 8 en double messieurs. C'est en 2001, lors du tournoi de Milan, qu'il obtient son premier trophée. Il a depuis gagné tous les tournois du Grand Chelem, sur cinq surfaces différentes, pour un total de dix-sept succès (de Wimbledon en 2003 à Wimbledon en 2012). Il a donc réalisé trois petit Chelem (en 2004, 2006 et 2007) et le Grand Chelem en carrière. Il est le seul joueur à avoir remporté six Masters Cup (2003, 2004, 2006, 2007, 2010 et 2011) et détient ving-trois Masters 1000. Il a enfin décroché une médaille d'or en double aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, associé à Stanislas Wawrinka, et une médaille d'argent en simple aux Jeux olympiques de Londres en 2012[47].

Dans les tournois du Grand Chelem[modifier | modifier le code]

Victoires (17)[modifier | modifier le code]

Année Tournoi Adversaire en finale Score
2003 Wimbledon Drapeau : Australie Mark Philippoussis 7-6, 6-2, 7-6
2004 Open d'Australie Drapeau : Russie Marat Safin 7-6, 6-4, 6-3
2004 Wimbledon (2) Drapeau : États-Unis Andy Roddick 4-6, 7-5, 7-6, 6-4
2004 US Open Drapeau : Australie Lleyton Hewitt 6-0, 7-6, 6-0
2005 Wimbledon (3) Drapeau : États-Unis Andy Roddick 6-2, 7-6, 6-4
2005 US Open (2) Drapeau : États-Unis Andre Agassi 6-3, 2-6, 7-6, 6-1
2006 Open d'Australie (2) Drapeau : Chypre Márcos Baghdatís 5-7, 7-5, 6-0, 6-2
2006 Wimbledon (4) Drapeau : Espagne Rafael Nadal 6-0, 7-6, 6-7, 6-3
2006 US Open (3) Drapeau : États-Unis Andy Roddick 6-2, 4-6, 7-5, 6-1
2007 Open d'Australie (3) Drapeau : Chili Fernando González 7-6, 6-4, 6-4
2007 Wimbledon (5) Drapeau : Espagne Rafael Nadal 7-6, 4-6, 7-6, 2-6, 6-2
2007 US Open (4) Drapeau : Serbie Novak Djokovic 7-6, 7-6, 6-4
2008 US Open (5) Drapeau : Royaume-Uni Andy Murray 6-2, 7-5, 6-2
2009 Roland-Garros Drapeau : Suède Robin Söderling 6-1, 7-6, 6-4
2009 Wimbledon (6) Drapeau : États-Unis Andy Roddick 5-7, 7-6, 7-6, 3-6, 16-14
2010 Open d'Australie (4) Drapeau : Royaume-Uni Andy Murray 6-3, 6-4, 7-6
2012 Wimbledon (7) Drapeau : Royaume-Uni Andy Murray 4-6, 7-5, 6-3, 6-4

Finales (8)[modifier | modifier le code]

Année Tournoi Adversaire en finale Score
2006 Roland-Garros Drapeau : Espagne Rafael Nadal 6-1, 1-6, 4-6, 64-7
2007 Roland-Garros (2) Drapeau : Espagne Rafael Nadal 3-6, 6-4, 3-6, 4-6
2008 Roland-Garros (3) Drapeau : Espagne Rafael Nadal 1-6, 3-6, 0-6
2008 Wimbledon Drapeau : Espagne Rafael Nadal 4-6, 4-6, 7-65, 7-68, 7-9
2009 Open d'Australie Drapeau : Espagne Rafael Nadal 5-7, 6-3, 63-7, 6-3, 2-6
2009 US Open Drapeau : Argentine Juan Martín del Potro 6-3, 65-7, 6-4, 64-7, 2-6
2011 Roland-Garros (4) Drapeau : Espagne Rafael Nadal 5-7, 63-7, 7-5, 1-6
2014 Wimbledon (2) Drapeau : Serbie Novak Djokovic 7-67, 4-6, 64-7, 7-5, 4-6

Parcours dans les tournois majeurs[modifier | modifier le code]

Parcours en Grand Chelem, au Masters et aux Jeux olympiques
Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Open d'Australie - 3T 3T 1/8 1/8 V 1/2 V V 1/2 F V 1/2 1/2 1/2 1/2
Roland-Garros 1T 1/8 1/4 1T 1T 3T 1/2 F F F V 1/4 F 1/2 1/4 1/8
Wimbledon 1T 1T 1/4 1T V V V V V F V 1/4 1/4 V 2T F
US Open - 3T 1/8 1/8 1/8 V V V V V F 1/2 1/2 1/4 1/8 1/2
Masters Cup - - - 1/2 V V F V V RR 1/2 V V F 1/2
JO - 4e - - - 2T - - - 1/4 - - - médaille d'argent, Jeux olympiques - -

Dans les tournois du Grand Chelem[modifier | modifier le code]

En simple[modifier | modifier le code]

Année Open d'Australie Roland-Garros Wimbledon US Open
1999 1er tour (1/64) Drapeau : Australie P. Rafter 1er tour (1/64) Drapeau : République tchèque J. Novák
2000 3e tour (1/16) Drapeau : France A. Clément 1/8 de finale Drapeau : Espagne À. Corretja 1er tour (1/64) Drapeau : Russie I. Kafelnikov 3e tour (1/16) Drapeau : Espagne J.C. Ferrero
2001 3e tour (1/16) Drapeau : France A. Clément 1/4 de finale Drapeau : Espagne À. Corretja 1/4 de finale Drapeau : Royaume-Uni T. Henman 1/8 de finale Drapeau : États-Unis A. Agassi
2002 1/8 de finale Drapeau : Allemagne T. Haas 1er tour (1/64) Drapeau : Maroc H. Arazi 1er tour (1/64) Drapeau : Croatie M. Ančić 1/8 de finale Drapeau : Biélorussie M. Mirnyi
2003 1/8 de finale Drapeau : Argentine D. Nalbandian 1er tour (1/64) Drapeau : Pérou L. Horna Victoire Drapeau : Australie M. Philippoussis 1/8 de finale Drapeau : Argentine D. Nalbandian
2004 Victoire Drapeau : Russie M. Safin 3e tour (1/16) Drapeau : Brésil G. Kuerten Victoire Drapeau : États-Unis A. Roddick Victoire Drapeau : Australie L. Hewitt
2005 1/2 finale Drapeau : Russie M. Safin 1/2 finale Drapeau : Espagne R. Nadal Victoire Drapeau : États-Unis A. Roddick Victoire Drapeau : États-Unis A. Agassi
2006 Victoire Drapeau : Chypre M. Baghdatís Finale Drapeau : Espagne R. Nadal Victoire Drapeau : Espagne R. Nadal Victoire Drapeau : États-Unis A. Roddick
2007 Victoire Drapeau : Chili F. González Finale Drapeau : Espagne R. Nadal Victoire Drapeau : Espagne R. Nadal Victoire Drapeau : Serbie N. Djokovic
2008 1/2 finale Drapeau : Serbie N. Djokovic Finale Drapeau : Espagne R. Nadal Finale Drapeau : Espagne R. Nadal Victoire Drapeau : Royaume-Uni A. Murray
2009 Finale Drapeau : Espagne R. Nadal Victoire Drapeau : Suède R. Söderling Victoire Drapeau : États-Unis A. Roddick Finale Drapeau : Argentine J.M. del Potro
2010 Victoire Drapeau : Royaume-Uni A. Murray 1/4 de finale Drapeau : Suède R. Söderling 1/4 de finale Drapeau : République tchèque T. Berdych 1/2 finale Drapeau : Serbie N. Djokovic
2011 1/2 finale Drapeau : Serbie N. Djokovic Finale Drapeau : Espagne R. Nadal 1/4 de finale Drapeau : France J-W. Tsonga 1/2 finale Drapeau : Serbie N. Djokovic
2012 1/2 finale Drapeau : Espagne R. Nadal 1/2 finale Drapeau : Serbie N. Djokovic Victoire Drapeau : Royaume-Uni A. Murray 1/4 de finale Drapeau : République tchèque T. Berdych
2013 1/2 finale Drapeau : Royaume-Uni A. Murray 1/4 de finale Drapeau : France J-W. Tsonga 2e tour (1/32) Drapeau : Ukraine S. Stakhovsky 1/8 de finale Drapeau : Espagne T. Robredo
2014 1/2 finale Drapeau : Espagne R. Nadal 1/8 de finale Drapeau : Lettonie E. Gulbis Finale Drapeau : Serbie N. Djokovic 1/2 finale Drapeau : Croatie M. Čilić
  • À droite du résultat se trouve le nom de l'ultime adversaire.

En double[modifier | modifier le code]

Année Open d'Australie Roland-Garros Wimbledon US Open
1999 1/8 de finale
Drapeau : Australie L. Hewitt
Drapeau : Suède J. Björkman
Drapeau : Australie P. Rafter
2000 1er tour (1/32)
Drapeau : Royaume-Uni N. Broad
Drapeau : Australie D. Macpherson
Drapeau : Suède P. Nyborg
1er tour (1/32)
Drapeau : France N. Escudé
Drapeau : Canada S. Lareau
Drapeau : Canada D. Nestor
1/4 de finale
Drapeau : Australie A. Kratzmann
Drapeau : Pays-Bas P. Haarhuis
Drapeau : Australie S. Stolle
2e tour (1/16)
Drapeau : Australie A. Kratzmann
Drapeau : Australie W. Arthurs
Drapeau : République fédérale de Yougoslavie N. Zimonjić
2001 1er tour (1/32)
Drapeau : Slovaquie D. Hrbatý
Drapeau : Japon T. Shimada
Drapeau : Afrique du Sud M. Wakefield
1/8 de finale
Drapeau : Afrique du Sud W. Ferreira
Drapeau : États-Unis D. Johnson
Drapeau : États-Unis J. Palmer
2002 1/8 de finale
Drapeau : Suisse G. Bastl
Drapeau : Zimbabwe W. Black
Drapeau : Zimbabwe K. Ullyett
2003 1/8 de finale
Drapeau : Suisse Y. Allegro
Drapeau : France M. Llodra
Drapeau : France F. Santoro
2004 1er tour (1/32)
Drapeau : Suisse Y. Allegro
Drapeau : Brésil A. Sá
Drapeau : Brésil F. Saretta
  • En dessous du résultat se trouve le nom du partenaire. À droite se trouvent les noms des ultimes adversaires.

Dans les Masters 1000[modifier | modifier le code]

En simple[modifier | modifier le code]

Année Indian Wells Miami Monte-Carlo Rome Hambourg puis Madrid[221] Canada Cincinnati Stuttgart puis Madrid puis Shanghai[222] Paris
1999 - 1er tour
Drapeau : Danemark K. Carlsen
1er tour
Drapeau : États-Unis V. Spadea
- - - - - -
2000 - 2e tour
Drapeau : Argentine M. Zabaleta
1er tour
Drapeau : République tchèque J. Novák
1er tour
Drapeau : Ukraine A. Medvedev
1er tour
Drapeau : Roumanie A. Pavel
1er tour
Drapeau : Australie L. Hewitt
1er tour
Drapeau : Espagne F. Clavet
2e tour
Drapeau : Russie I. Kafelnikov
1er tour
Drapeau : Slovaquie D. Hrbatý
2001 1er tour
Drapeau : Allemagne N. Kiefer
1/4 de finale
Drapeau : Australie P. Rafter
1/4 de finale
Drapeau : France S. Grosjean
1/8 de finale
Drapeau : Afrique du Sud W. Ferreira
1er tour
Drapeau : Argentine F. Squillari
- - 2e tour
Drapeau : Afrique du Sud W. Ferreira
2e tour
Drapeau : République tchèque J. Novák
2002 1/8 de finale
Drapeau : Suède T. Enqvist
Finale
Drapeau : États-Unis A. Agassi
2e tour
Drapeau : Argentine D. Nalbandian
1er tour
Drapeau : Italie A. Gaudenzi
Victoire
Drapeau : Russie M. Safin
1er tour
Drapeau : Argentine G. Cañas
1er tour
Drapeau : Croatie I. Ljubičić
1/4 de finale
Drapeau : France F. Santoro
1/4 de finale
Drapeau : Australie L. Hewitt
2003 2e tour
Drapeau : Brésil G. Kuerten
1/4 de finale
Drapeau : Espagne A. Costa
- Finale
Drapeau : Espagne F. Mantilla
1/8 de finale
Drapeau : Australie M. Philippoussis
1/2 finale
Drapeau : États-Unis A. Roddick
2e tour
Drapeau : Argentine D. Nalbandian
1/2 finale
Drapeau : Espagne J.C. Ferrero
1/4 de finale
Drapeau : Royaume-Uni T. Henman
2004 Victoire
Drapeau : Royaume-Uni T. Henman
3e tour
Drapeau : Espagne R. Nadal
- 2e tour
Drapeau : Espagne A. Costa
Victoire
Drapeau : Argentine G. Coria
Victoire
Drapeau : États-Unis A. Roddick
1er tour
Drapeau : Slovaquie D. Hrbatý
- -
2005 Victoire
Drapeau : Australie L. Hewitt
Victoire
Drapeau : Espagne R. Nadal
1/4 de finale
Drapeau : France R. Gasquet
- Victoire
Drapeau : France R. Gasquet
- Victoire
Drapeau : États-Unis A. Roddick
- -
2006 Victoire
Drapeau : États-Unis J. Blake
Victoire
Drapeau : Croatie I. Ljubičić
Finale
Drapeau : Espagne R. Nadal
Finale
Drapeau : Espagne R. Nadal
- Victoire
Drapeau : France R. Gasquet
2e tour
Drapeau : Royaume-Uni A. Murray
Victoire
Drapeau : Chili F. González
-
2007 2e tour
Drapeau : Argentine G. Cañas
1/8 de finale
Drapeau : Argentine G. Cañas
Finale
Drapeau : Espagne R. Nadal
1/8 de finale
Drapeau : Italie F. Volandri
Victoire
Drapeau : Espagne R. Nadal
Finale
Drapeau : Serbie N. Djokovic
Victoire
Drapeau : États-Unis J. Blake
Finale
Drapeau : Argentine D. Nalbandian
1/8 de finale
Drapeau : Argentine D. Nalbandian
2008 1/2 finale
Drapeau : États-Unis M. Fish
1/4 de finale
Drapeau : États-Unis A. Roddick
Finale
Drapeau : Espagne R. Nadal
1/4 de finale
Drapeau : République tchèque R. Štěpánek
Finale
Drapeau : Espagne R. Nadal
2e tour
Drapeau : France G. Simon
1/8 de finale
Drapeau : Croatie I. Karlović
1/2 finale
Drapeau : Royaume-Uni A. Murray
1/4 de finale
Drapeau : États-Unis J. Blake
2009 1/2 finale
Drapeau : Royaume-Uni A. Murray
1/2 finale
Drapeau : Serbie N. Djokovic
1/8 de finale
Drapeau : Suisse S. Wawrinka
1/2 finale
Drapeau : Serbie N. Djokovic
Victoire
Drapeau : Espagne R. Nadal
1/4 de finale
Drapeau : France J-W. Tsonga
Victoire
Drapeau : Serbie N. Djokovic
- 2e tour
Drapeau : France J. Benneteau
2010 3e tour
Drapeau : Chypre M. Baghdatís
1/8 de finale
Drapeau : République tchèque T. Berdych
- 2e tour
Drapeau : Lettonie E. Gulbis
Finale
Drapeau : Espagne R. Nadal
Finale
Drapeau : Royaume-Uni A. Murray
Victoire
Drapeau : États-Unis M. Fish
Finale
Drapeau : Royaume-Uni A. Murray
1/2 finale
Drapeau : France G. Monfils
2011 1/2 finale
Drapeau : Serbie N. Djokovic
1/2 finale
Drapeau : Espagne R. Nadal
1/4 de finale
Drapeau : Autriche J. Melzer
1/8 de finale
Drapeau : France R. Gasquet
1/2 finale
Drapeau : Espagne R. Nadal
1/8 de finale
Drapeau : France J-W. Tsonga
1/4 de finale
Drapeau : République tchèque T. Berdych
- Victoire
Drapeau : France J-W. Tsonga
2012 Victoire
Drapeau : États-Unis J. Isner
3e tour
Drapeau : États-Unis A. Roddick
- 1/2 finale
Drapeau : Serbie N. Djokovic
Victoire
Drapeau : République tchèque T. Berdych
- Victoire
Drapeau : Serbie N. Djokovic
1/2 finale
Drapeau : Royaume-Uni A. Murray
-
2013 1/4 de finale
Drapeau : Espagne R. Nadal
- - Finale
Drapeau : Espagne R. Nadal
1/8 de finale
Drapeau : Japon K. Nishikori
- 1/4 de finale
Drapeau : Espagne R. Nadal
1/8 de finale
Drapeau : France G. Monfils
1/2 finale
Drapeau : Serbie N. Djokovic
2014 Finale
Drapeau : Serbie N. Djokovic
1/4 de finale
Drapeau : Japon K. Nishikori
Finale
Drapeau : Suisse S. Wawrinka
2e tour
Drapeau : France J. Chardy
- Finale
Drapeau : France J-W. Tsonga
Victoire
Drapeau : Espagne D. Ferrer
Victoire
Drapeau : France G. Simon
  • En dessous du résultat se trouve le nom de l'ultime adversaire.

Caractéristiques de son jeu[modifier | modifier le code]

Roger Federer à l'US Open en 2008.

Roger Federer joue de la main droite et pratique un revers à une main, ce dernier coup étant relativement rare parmi les joueurs du circuit qui lui préfèrent en très grande majorité le revers à deux mains. Toutefois, l'Américain Pete Sampras, à qui Federer est souvent comparé, effectuait également son revers à une main, accentuant ainsi les tentations de comparaison entre les deux champions. Il possède un jeu très complet, efficace sur toutes les surfaces y compris sur terre battue. Il ne base pas son jeu sur une technique précise et sa particularité est justement d'adapter son jeu en fonction des conditions (adversaire, surface, climat, fatigue) pour pouvoir réaliser le meilleur coup possible à un moment donné[223]. Au début de sa carrière (jusqu'à 2000 environ), il pratique un véritable jeu d'attaque, faisant souvent usage du service-volée, et c'est de cette façon qu'il a remporté son premier Wimbledon. Cependant, avec l'avènement de très bons relanceurs (Rafael Nadal, David Nalbandian ou David Ferrer par exemple), l'augmentation de la puissance des raquettes, et le ralentissement progressif des surfaces, il a été obligé de diversifier son jeu pour gagner sur d'autres surfaces que sur gazon. C'est ainsi qu'il a adopté un jeu très varié.

Roger Federer au Masters de Paris-Bercy en 2008.

De l'aveu d'un de ses préparateurs, un des piliers de son jeu réside dans une exceptionnelle coordination[224], ayant pour conséquence une gestuelle tout en fluidité et décontraction, donnant cette impression singulière que Federer ne « force » jamais, d'autant plus qu'il ne crie que très rarement dans l'échange contrairement à Nadal ou Djokovic. En effet, ses frappes sont toujours très relâchées et il semble généralement très détendu durant les points. Cela lui permet de réaliser de violentes accélérations ainsi que des coups inattendus dans des positions très délicates. Il peut frapper fort en pleine course ou en reculant, ce qui lui permet de passer d'une position défensive à une position d'attaque sur un coup et de renverser des points mal engagés. Sa grande polyvalence lui permet ainsi de réaliser des coups inattendus voire acrobatiques (« smash-lob » du fond du court voire demi-volée de sa ligne de fond)[225]. Voici une analyse de son jeu point par point :

Service[modifier | modifier le code]

Au service, Roger Federer a un geste très simple et fluide qui lui permet de donner à la balle une vitesse moyenne comprise, en première balle, entre 170 km/h pour les services slicés extérieurs, et autour de 200 km/h lorsqu'il sert au centre. Il sert généralement autour de 160 km/h sur ses secondes, auxquelles il donne souvent (lorsque la surface restitue les effets) un effet « kické » (lifté). Cet effet permet à la balle de rebondir haut et de dévier légèrement de sa trajectoire après rebond. Le fait que son lancer et son geste soient identiques, quel que soit le service qu'il réalise (au centre, extérieur, lifté, slicé, au corps) le classe parmi les joueurs ayant le service le plus difficile à lire pour l'adversaire, et donc à relancer. Sans avoir la percussion qu'ont les grands serveurs en première balle, il est généralement considéré comme l'un des meilleurs serveurs du circuit pour sa capacité à varier zones et effets, avec par exemple 89% de ses jeux de service gagnés sur l'année 2012. Federer ne semble d'ailleurs jamais aussi performant dans ce secteur du jeu que lorsqu'il est mené dans un jeu ou doit écarter des balles de break. Néanmoins, sur terre battue, la balle est ralentie par la surface et son nombre de services gagnants diminue, limitant ainsi sa marge d'erreur dans les autres secteurs du jeu.

Coup droit[modifier | modifier le code]

Coup droit à l'US Open en 2006.

Le coup droit de Roger Federer est généralement considéré comme son meilleur coup. En effet, celui-ci est rarement pris en défaut et permet souvent au Suisse de conclure l'échange grâce à une accélération. Sa préparation est relativement courte ce qui lui permet de frapper la balle assez tôt après le rebond, un peu à la manière d'Andre Agassi. Ce coup lui permet aussi parfois de trouver des angles importants, qui lui permettent ensuite d'avoir le court ouvert pour conclure sans trop de difficulté. Son coup droit n'est pas très rapide mais cela lui permet de commettre moins d'erreurs[226]. Il peut ainsi du fond du court avoir beaucoup de longueur tout en imprimant de l'effet lifté, ce qui lui donne de la marge lors des longs rallyes[227]. De plus, sa courte préparation lui permet d'effectuer de très bons passing-shots lorsque l'adversaire monte à la volée.

Le Suisse garde les yeux rivés sur l'endroit de l'impact avec la balle, en faisant un mouvement avec son poignet destiné à retarder la tête de raquette par rapport à la main, afin d'accélérer ensuite la balle et d'imprimer l'effet lifté[228].

Son premier coup droit (c'est-à-dire la première frappe après avoir servi) est particulièrement performant quand sa première balle passe et lui permet d'obtenir de nombreux points avec une certaine facilité. Néanmoins, quand l'échange perd quelque peu d'intensité, il lui arrive de frapper la balle avec une certaine nonchalance et de « boiser » (soit frapper avec le cadre de la raquette, et non avec le cordage) et donc de faire des erreurs non provoquées. C'est notamment le cas quand la balle adverse a beaucoup d'effet et monte très rapidement après le rebond. David Foster Wallace a décrit la vitesse incroyable, la fluidité et la force brute de ce coup droit comme étant « un grand fouet liquide »[229] tandis que John McEnroe l'a désigné comme étant « le plus grand coup de notre sport » en de nombreuses occasions.

Revers[modifier | modifier le code]

Revers à Roland-Garros en 2009.

Bien qu'ayant progressé au fil des années, le revers lifté de Federer est son coup le plus vulnérable[230]. Auparavant, il était de loin son coup le plus faible et le Suisse avait beaucoup de mal à l'utiliser pour prendre l'ascendant sur son adversaire. Il faisait donc par exemple des « décalages coup droit » afin de le tourner et de frapper la balle en coup droit. Aujourd'hui son revers s'est amélioré mais reste encore un gros point faible contre certains adversaires, comme Rafael Nadal, qui continue à le jouer systématiquement pour le pousser à la faute comme lors du Masters de Monte-Carlo 2008 où 85 % des coups de l'Espagnol étaient dirigés vers lui, provoquant de nombreuses fautes directes[231]. On peut tout de même dire que sans être son coup le plus efficace, son revers est désormais stable et régulier. Le fait qu'il soit à une main lui permet de trouver des angles impressionnants et de réaliser des coups très difficiles alors qu'il est loin de la balle. La fluidité avec laquelle il frappe ce coup n'est certainement pas étrangère au fait que Federer soit considéré comme ayant l'un des revers à une main les plus esthétiques du circuit avec Richard Gasquet ou encore Tommy Haas. Le Suisse possède par ailleurs l'un des meilleurs passings de revers de l'ATP World Tour.

Son revers coupé quant à lui a toujours été une arme très utilisée par Federer. Ce coup est particulièrement mis à profit sur surface rapide où il arrive à donner un rebond très bas à la balle. Cela lui permet de faire des changements de rythme pour gêner l'adversaire qui est alors obligé de remettre une balle haute. Ce coup est également une option dont se sert Federer pour jouer très long et ainsi relancer un échange mal engagé. Cependant, un revers coupé ne peut être vraiment considéré comme un coup d'attaque hors des surfaces rapides, et sur terre battue par exemple, celui-ci n'a que peu d'influence sur le jeu, car le rebond reste tout de même relativement haut. Néanmoins, quelle que soit la surface, le gros point fort de son revers est la facilité avec laquelle il parvient à alterner longueurs, angles et effets pour remporter le point, bien qu'il n'ait pas avec lui la même aisance ni la même régularité qu'avec son coup droit.

Volée[modifier | modifier le code]

Roger Federer effectuant une volée de revers au Masters de Monte-Carlo en 2007.

Federer a longtemps été un attaquant de type serveur-volleyeur, comme ses idoles Stefan Edberg ou Boris Becker. Néanmoins, en raison de l'efficacité de son jeu de fond de court et du ralentissement global des surfaces, il a fini par utiliser le service-volée plus comme une variation à son jeu que comme une véritable tactique à part entière. Sa bonne vision du jeu fait qu'il sait à quel moment il doit monter au filet et de quelle manière : par débordement ou par fixation par exemple, et avec toutes les variations qu'apportent les effets et les longueurs[232]. Ses réflexes, acquis durant sa jeunesse où il montait très régulièrement au filet, lui permettent parfois de renvoyer des balles quasiment hors d'atteinte ou très rapides. Son utilisation répétitive de la volée d'approche lui permet de monter contre des contreurs de fond de court tels que David Ferrer, contre qui la première volée (réalisée généralement au niveau de la ligne de carré de service) peut difficilement être suffisamment incisive pour conclure le point directement. La montée à contretemps, qu'il utilise de façon ponctuelle, lui permet aussi de varier son jeu et de gagner des points.

Physique[modifier | modifier le code]

Roger Federer renvoyant la balle.

Grâce à son jeu relâché et une bonne hygiène de vie, Roger Federer a été généralement épargné par les blessures, gagnant des matchs parfois très longs et intenses, et ce malgré des saisons longues et éprouvantes pour l'organisme. Il aurait néanmoins été touché en 2008 par une mononucléose ainsi qu'en fin d'année par une douleur dorsale récurrente l'ayant contraint à déclarer forfait au Masters de Paris-Bercy 2008[233], à l'Open de Dubaï 2009[51] puis au premier tour de Coupe Davis 2009[234]. Il explique également sa défaite à Wimbledon en 2010 par des douleurs au dos et à la jambe[235]. Il déclare forfait l'année suivante à l'Open de Halle sur gazon pour cause de douleurs à l'aine[236]. La capacité d'anticipation de Roger Federer fait de son jeu de jambes l'un des plus efficaces du circuit. À la différence de la plupart des joueurs qui font beaucoup de petits pas en s'approchant de la balle, Federer fait de grands pas amples et souples, ce qui lui permet de renvoyer des balles qui semblent trop loin, et ainsi de remporter des points mal engagés. Grâce à son jeu de jambes, il peut ainsi être souvent à temps sur les balles et les renvoyer avec plus de précision[237]. Tennis Magazine considère que son jeu de jambes est un des facteurs principaux de son jeu[238]. En un peu plus de 1000 matchs sur le circuit, son physique ne l'a jamais trahi pendant un match. Il n'a jamais abandonné une partie en cours.

Mental[modifier | modifier le code]

Roger Federer au Masters de 2008.

Alors qu'il avait auparavant tendance à « balancer » des matchs lors de rencontres qu'il sentait lui échapper, il a acquis au fil du temps plus de sérénité et fait désormais preuve d'une certaine impassibilité sur le court. Généralement très calme, il lui arrive tout de même d'exprimer sa frustration ou sa joie à certains moments, comme lors de sa victoire en double aux Jeux olympiques de Pékin 2008 ou sa défaite au Masters de Miami 2009 où il casse sa raquette[239], mais cela reste rare. Il avait au sommet de sa carrière une grande capacité à gérer les points et les matchs importants lui permettant de décrocher des victoires lors des rencontres sans forcément jouer à son meilleur niveau. En 2008, Federer connut une année en demi-teinte par rapport à ses saisons précédentes, craquant mentalement contre des joueurs très défensifs tels qu'Andy Murray, Gilles Simon ou Rafael Nadal. Certains évoquent un « complexe Nadal[240],[241],[242] », qui s'est même développé chez le Suisse, lui valant des défaites surprenantes : au Masters de Hambourg 2008 où il perd le premier set 5-7 après avoir mené 5-1, en finale de Wimbledon 2008 où il perd le 2° set 4-6 alors qu'il menait 4-1, en finale de l'Open d'Australie 2009 où il ne convertit que six balles de break sur dix-neuf, ou en finale de Roland Garros 2011 où il perd sept jeux de suite après avoir mené 5-2 dans le premier set. On note de manière générale qu'au fil du temps, le Suisse n'a plus la même facilité à tuer les fins de matchs lors des grands rendez-vous, il perd en 2010 trois matchs de Masters 1000 ainsi que la demi-finale de l'US Open en ayant eu des balles de match[243] et perd deux matchs de Grand Chelem en 2011 en ayant mené deux sets à zéro. En revanche, en 2012 il gagne en 5 sets à Wimbledon contre Julien Benneteau, alors qu'il était mené 2 sets à 0, et 6-5 au 3e set, à deux doigts de perdre le match, et donc atteint une énième place en 1/8 de finale en Grand Chelem, ou encore à l'US Open 2014 en 1/4 de finale face à Gaël Monfils où il parvient à gagner le match après être mené 2 sets à 0 et en sauvant 2 balles de match dans le 4e set[215].

Équipement et sponsors[modifier | modifier le code]

Roger Federer au Masters du Canada en 2008.

Federer jouait en 2012 avec la raquette Wilson Pro Staff Six.One 90 BLX [244]. Celle-ci est caractérisée par sa petite surface de frappe (581 cm2), par son poids relativement lourd (339 grammes non cordée) et sa mince épaisseur de profil (17 mm)[245][246],[247],[248] En juillet 2013, en marge du tournoi de Hambourg, il décide de changer de raquette en optant pour une raquette Wilson[249] maquillée en noir et au tamis plus grand. Ce changement lui permet de faire évoluer son jeu vers plus de puissance, malgré une légère perte de précision. Toutefois, il ne joue que très peu de temps avec cette raquette car il réutilise son ancienne raquette pendant le Masters de Cincinnati 2013 en août 2013.

Cependant, au niveau professionnel, la plupart des joueurs utilisent des raquettes personnalisées. Cela peut être un modèle assez proche d'un modèle de série, mais par exemple avec un équilibre différent, un poids différent (parfois 20-30 grammes), des inserts de plomb à certains points précis, etc. Parfois, il s'agit également de paintjobs, c'est-à-dire des anciens modèles repeints aux couleurs d'un modèle actuel.

La raquette réelle de Federer est donc un custom de Wilson, dont la construction diffère du modèle de série par, entre autres, un poids supérieur de 15 grammes.

La tension moyenne de sa raquette est de 22 kg pour les montants et 20,5 kg pour les travers, avec un pré-étirement machine de 20%. Cette tension est une valeur plus basse que la moyenne sur le circuit. Ces valeurs varient de +/- 3 kg en global en fonction des conditions de jeu (surface, balles, altitude, météo, session de jour ou nuit etc) et de l'adversaire rencontré. Il est un des seuls joueurs de tennis à voyager partout avec son cordeur personnel, ce qui lui permet d'avoir toujours confiance dans sa raquette et de ne pas avoir de mauvaises surprises. Son cordage est composé du Champions Choice de Wilson. À l'inverse de la majorité des joueurs pros, le Wilson Naturel Gut (en boyau naturel, diamètre de 1,30 mm) est posé dans les montants (soit les cordes verticales) et le Luxilon Big Banger Alu Power Rough (en polyester, jauge de 1,25 mm) est utilisé pour les travers (cordes horizontales)[250],[251]. Il utilise de plus des croisillons plastiques appelés « string savers » qui empêchent le frottement des cordes et augmentent leur longévité. Ceux dont il se sert sont les Elasto-Cross de Babolat[252]. Enfin, il recouvre son manche du Pro Overgrip de Wilson, un surgrip extrêmement fin et très confortable[253].

Logo de Roger Federer, figurant sur ses différents accessoires.

Il joue avec les raquettes et les accessoires de Wilson ainsi qu'avec les habits que lui prépare Nike[254]. On peut aussi noter qu'il porte généralement un bandeau Nike dans les cheveux, dont la couleur est assortie à ses vêtements. Federer possède d'ailleurs sa propre ligne de vêtements chez Nike, badgés « RF »[255].

Pour gérer ses sponsors, il s'est associé à IMG depuis le début de sa carrière professionnelle en 1998. Il la quitte un temps à la suite de la création en 2003 de la société Roger Federer Management[256], principalement gérée par ses parents et sa compagne. Il retourne chez IMG deux ans plus tard, en 2005, afin de gérer son marketing au niveau international. Celui-ci lui permet de décrocher des contrats allant de deux à cinq millions de dollars. Il a ainsi des contrats avec Rolex, qui lui demande de porter une de ses montres pendant les présentations officielles mais pas pendant les matchs.

Depuis 2006, son équipementier Wilson lui paie deux millions de dollars par an pour utiliser ses raquettes à la suite d'un contrat négocié par IMG, mais à la condition qu'il termine l'année no 1 mondial. Cependant, lors de la perte de cette place en 2008, Wilson se ravise et prolonge tout de même le contrat[257]. En 2007, il remplace David Beckham pour les publicités Gillette dans lesquelles il apparaît aux côtés de Thierry Henry et Tiger Woods[258],[259]. En plus d'un contrat avec Jura jusqu'en 2016[260],[261], il compte en outre des contrats de sponsoring avec Emmi, ou encore Mercedes-Benz[262].

Federer dans le monde du tennis[modifier | modifier le code]

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Roger Federer au Masters du Canada 2008 avec son « sparring-partner » Peter Polansky.

Roger Federer a rejoint le Old Boys Tennis Club dans sa ville natale, Bâle, à l'âge de huit ans. Son premier entraîneur était Seppli Kacovsky, qui était l'entraîneur principal du club. Il n'a donc à cette époque pas encore d'entraîneur exclusif. Cinq années plus tard, en 1994, il rejoint le Centre national suisse de tennis à Écublens en suisse romande et quitte alors la maison familiale[263]. Cependant, entre 1991 et 1994, Peter Carter donne des cours particuliers hebdomadaires à Federer. Quelques années plus tard, en 1997, il retrouve Peter Carter dans un centre de formation à Bienne, qui sera son entraîneur attitré jusqu'à ce que Federer passe professionnel.

Une fois sur le circuit pro, il choisit l'ancien joueur suédois Peter Lundgren, qu'il avait rencontré à Bienne, pour entraîneur. Il le consultait d'ailleurs régulièrement quand il était avec Peter Carter. En décembre 2003, l'année de sa première victoire à Wimbledon, il se sépare de son entraîneur avec qui il était depuis cinq ans. Il déclare alors qu'il n'a pas l'intention dans l'immédiat d'avoir un nouvel entraîneur.

En 2005, il décide de retrouver un entraîneur. Il choisit Tony Roche, ancien champion australien de tennis qui a mené Patrick Rafter et Ivan Lendl vers la place de no 1 mondial. Ce dernier l'a aidé à raison de quelques semaines par an pour les grandes occasions, notamment les Grand Chelem et les Masters 1000. Deux ans plus tard, le 13 mai 2007, ils décident d'un accord commun de ne plus collaborer.

Le Suisse continue alors sans entraîneur une nouvelle fois. Il alterne des périodes de consultations ponctuelles d'entraîneurs avec des périodes où il s'en passe. Il fit ainsi appel en 2008 à l'Espagnol José Higueras, spécialiste de la terre battue qui avait notamment mené Michael Chang alors âgé de dix-sept ans au titre de Roland-Garros en 1989, afin de l'aider à conquérir le dernier tournoi du Grand Chelem qui lui manque : le tournoi de Roland-Garros. Il finit cependant l'année sans entraîneur.

En 2009, il engage finalement Darren Cahill mais ils décident conjointement, après seulement deux semaines, de ne plus collaborer[264]. Il est donc à ce moment-là sans entraîneur. Son « équipe » est cependant composée de Severin Lüthi (entraîneur de l'équipe suisse de Coupe Davis), d'Yves Allegro (joueur suisse), ainsi que de Pierre Paganini, son préparateur physique[265], qui l'accompagnent régulièrement lors de ses déplacements sur les tournois mais il n'a pas d'entraîneur attitré.

Le 26 juillet 2010, il annonce sur son site internet qu'il fait équipe avec Paul Annacone, l'ancien entraîneur de Pete Sampras. À l'origine, cette collaboration ne devait être qu'un test[126]. Cependant, Federer finit par engager officiellement Annacone. Ce dernier quitte même son poste à la Fédération anglaise pour se consacrer entièrement à l'entraînement du Suisse[266]. Le 12 octobre 2013, Federer enchaine les contre performances c'est alors qu'il annonce également sur son site sa séparation d'Annacone après trois ans de collaboration[267].

Le 27 décembre 2013, Federer annonce sur sa page Facebook sa collaboration avec l'ancien no 1 mondial Stefan Edberg qui sera à ses côtés durant le début de la saison 2014[268].

Confrontations avec ses principaux adversaires[modifier | modifier le code]

Rafael Nadal et Roger Federer au tournoi de Wimbledon en 2006.

Au cours de sa carrière, Roger Federer a rencontré plusieurs adversaires de manière récurrente. Il a plus particulièrement entretenu une rivalité avec Rafael Nadal ; celle-ci est souvent jugée comme la plus importante des années 2000.

Ci-dessous sont répertoriés les résultats de différentes rivalités que Federer a entretenues (voir l'article détaillé pour davantage d'adversaires). Classement par pourcentage de victoires. Entre parenthèses, le meilleur classement de la carrière du joueur.

Records personnels[modifier | modifier le code]

Roger Federer à l'US Open en 2007.

Roger Federer a au fil de sa carrière établi de nombreux records dans le monde du tennis. Parmi les plus significatifs, on peut citer ses dix-sept titres du Grand Chelem, ses dix finales consécutives, vingt-trois demi-finales consécutives et trente-six quarts de finale consécutifs atteints dans ces tournois (série interrompue, pour les quarts de finale, avec Wimbledon 2013), ou encore ses trois petits Chelems réalisés en 2004, 2006 et 2007.

C'est en outre le seul joueur à avoir remporté cinq fois d'affilée deux tournois du Grand Chelem (le tournoi de Wimbledon et l'US Open), et il détient le record de victoires consécutives sur gazon et sur dur.

Le 8 juillet 2012, il remporte pour la septième fois le tournoi de Wimbledon (finale contre Andy Murray) et égale le record de Pete Sampras (mais sur une période de dix ans contre huit pour l'Américain).

Le 5 août 2012, il remporte la médaille d'argent aux Jeux Olympiques de Londres, battu par Andy Murray. Il n'avait jamais remporté de médaille olympique en simple. Cette médaille lui permet de réaliser un « Grand Chelem Argenté » en carrière.

Le lundi 15 octobre 2012, il atteint les 300 semaines en tant que numéro 1 mondial.

En dehors des courts[modifier | modifier le code]

Personnalité[modifier | modifier le code]

S'il souffrait étant plus jeune d'un tempérament parfois excessif[22], lui faisant perdre des matchs contre des adversaires techniquement moins forts, Roger Federer est devenu impassible sur le court et ne laisse transparaître que peu d'émotions, une attitude qui n'est pas sans rappeler celle du Suédois Björn Borg[22]. Néanmoins, depuis 2008, dans certains matchs, à Wimbledon, à l'Open d'Australie ou au Masters de Miami, Federer a laissé davantage transparaître ses sentiments. Il consacre beaucoup de temps aux journalistes avec qui il s'exprime volontiers que ce soit en allemand, suisse allemand, français ou anglais.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Roger Federer est marié depuis le 11 avril 2009 à l'ancienne joueuse de tennis suisse d'origine slovaque Miroslava « Mirka » Vavrinec[276],[277], qu'il a rencontrée lors des Jeux olympiques de Sydney en 2000[1]. Ils ont joué ensemble lors de la Hopman Cup 2002 et elle est également son manager. Ils ont eu des jumelles en date du 24 juillet 2009: Charlene Riva et Myla Rose Federer. Le 27 décembre 2013, Roger Federer annonce que sa femme, Mirka Federer est enceinte de leur 3ème enfant[278]. Le 6 mai 2014 naissent deux nouveaux jumeaux, des garçons cette fois, que les parents nomment Leo et Lenny.

Roger Federer possède un appartement à Wollerau au bord du lac de Zurich, qui est son domicile fiscal, ainsi qu'un appartement à Dubaï dans le quartier de la marina, un complexe immobilier en Afrique du Sud et deux chalets à Valbella dans les Grisons. Il construit également une villa à Herrliberg[279]. Ses lieux de vacances favoris sont les Maldives, Dubaï et les Alpes[280],[281],[282]. Il est par ailleurs ami avec le champion de golf américain Tiger Woods[283] ainsi qu'avec la chanteuse Gwen Stefani, que l'on voit de temps en temps en compagnie de son mari dans le box Federer[284]. Catholique non pratiquant régulier, Federer a rencontré le pape Benoît XVI en marge du Masters de Rome de 2006[285]. Il a échappé au service militaire obligatoire en Suisse pour problèmes de dos. Astreint à la protection civile, il ne sera jamais formé par manque de temps et paie la taxe d'exemption militaire (due jusqu'à l'âge de 32 ans) la plus élevée de Suisse avec 450 000 CHF en 2008[286].

Engagement humanitaire[modifier | modifier le code]

Roger Federer, Serena Williams, Samantha Stosur, Novak Djokovic, Rafael Nadal et Kim Clijsters durant la collecte de fonds pour Haïti.

Roger Federer s'est beaucoup investi dans diverses actions humanitaires, notamment en faveur des enfants. En 2003, il crée la Fondation Roger Federer afin d'aider les personnes défavorisées et de promouvoir le sport dans le monde[287]. Cette fondation soutient des projets en Afrique du Sud, au Mali, en Éthiopie et encourage de jeunes athlètes en Suisse. Elle a pour slogan « I am tomorrow's future » (« Je suis le futur de demain ») et souhaite améliorer l'éducation, le sport et les loisirs là où les moyens financiers sont extrêmement limités[288].

En 2006, il est officiellement désigné comme Ambassadeur international de l'UNICEF[289]. À ce jour, il a visité le Tamil Nadu, l'une des régions de l'Inde les plus affectées par le tsunami, et l'Afrique du Sud[290]. Il est aussi apparu dans des messages de l'UNICEF afin de sensibiliser la population à propos du SIDA[291].

Enfin, il a été à l'origine de diverses initiatives humanitaires telles que L'Année internationale du sport et de l'éducation physique. Après la catastrophe du tsunami au début de l'année 2005, il a lancé plusieurs initiatives de collecte de fonds - dont l'ATP All-Star Rally for Relief en faveur de l'UNICEF[292].

En 2010, à la suite du tremblement de terre survenu à Haïti, il mobilise les vedettes du tennis mondial la veille du premier jour de l'Open d'Australie pour une après-midi de matchs d'exhibitions. Rafael Nadal, Novak Djokovic, Lleyton Hewitt, Andy Roddick, Kim Clijsters, Serena Williams et Samantha Stosur répondent présent. Cette action a ainsi permis de récolter près de 200 000 dollars australiens[293].

Au mois d'août de la même année, il organise un match caritatif qui se déroule le 21 décembre au Hallenstadion de Zurich. Son adversaire lors de cette rencontre est Rafael Nadal. Tous les fonds récoltés lors de cette exhibition baptisée « Match For Africa » sont reversés à la Fondation Roger Federer[294].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Grâce au succès médiatique de Roger Federer, de nombreux produits de différentes marques ont été réalisés en son honneur. Par exemple, pour le tournoi de Wimbledon 2006, Nike lui prépare une chemise sur laquelle figurait en guise d'une sorte de blason trois raquettes représentant les trois titres à Wimbledon qu'il avait déjà gagnés. En 2007, la chemise fut mise à jour, avec quatre raquettes[295]. Pour l'US Open 2007, Federer a expérimenté une nouvelle tenue toute en noir pour la session de nuit, sur laquelle étaient brodées ses initiales. Il a d'ailleurs réutilisé le même ensemble lors des sessions de nuit de l'Open d'Australie 2008. Nike a aussi créé une casquette avec les initiales « RF » brodées à l'avant. Le modèle existe en noir ou en rouge et, pour cette dernière version, les revenus sont versés à la Fondation Roger Federer. En 2006, le Feder-bear, un petit ourson en peluche représentant Roger Federer, apparaît. La totalité des revenus générés par la vente de cet ourson sont reversés à l'UNICEF[296]. Il existe également diverses figurines miniatures à l'effigie du joueur suisse.

Il est sponsorisé par de nombreuses marques telles que Nike, Gillette ou Rolex. De plus, il a lancé sa propre ligne de produits cosmétiques en octobre 2003, nommé RF Cosmetics[297].

Enfin, le 10 avril 2007 est émis un timbre postal à son effigie en Suisse[298]. C'est la première fois que la Suisse édite un timbre à l'effigie d'une personnalité suisse encore vivante[299].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Roger Federer a reçu de nombreux prix au cours de sa carrière, par des instances officielles (ATP) comme officieuses (médias, fondations), en vertu à la fois de ses résultats sportifs et de sa personnalité (fair-play, disponibilité envers les médias). En 2011, un sondage réalisé par le "Reputation Institute" a révélé que Roger Federer était la 2e personnalité la plus respectée au monde, derrière Nelson Mandela[300].

Pour ses résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Roger Federer embrassant le trophée lors de sa victoire à l'US Open en 2007.

L'ATP, l'instance officielle régissant l'organisation des tournois et des classements des joueurs professionnels attribue en fin d'année un certain nombre de « prix » ou « récompenses » (les ATP Awards) pour différentes performances : du joueur qui finit la saison numéro un mondial au joueur qui s'est le plus amélioré par rapport à la saison précédente, en passant par le joueur le plus fair-play.

Voici une liste des différents prix qui ont été accordés à Roger Federer en vertu de ses résultats sportifs :

Pour sa personnalité[modifier | modifier le code]

Roger Federer à Roland-Garros en 2009.

Roger Federer est reconnu par nombre de médias pour sa personnalité, son charisme, voire pour sa popularité. Il a reçu de nombreuses distinctions en cet honneur. Voici les majeures :

Notes et références[modifier | modifier le code]

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