Non, je ne regrette rien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fichier audio
Non je ne regrette rien, Edith Piaf (domaine public) (info)

Des difficultés  pour  écouter le fichier ? Des problèmes pour écouter le fichier ?

Non, je ne regrette rien est une chanson composée en 1956, les paroles sont de Michel Vaucaire, la musique de Charles Dumont. Elle a été enregistrée pour la première fois par Édith Piaf le 10 novembre 1960.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'interprète se souvient de son passé, du bien comme du mal et affirme, en faisant table rase du passé, à propos des ses souvenirs, de ses amours, de ses chagrins, de ses plaisirs : " Non, rien de rien, rien je ne regrette rien ", avant de conclure : " car ma vie, car mes joies, aujourd'hui, ça commence avec toi ".

À propos de la chanson[modifier | modifier le code]

Piaf a dédié son enregistrement à la Légion étrangère[1]. En effet à l'époque de l'enregistrement, la France était engagée dans la guerre d'Algérie (1954–1962). La Légion qui suivit le putsch des généraux du 23 avril 1961 contre le général de Gaulle a adopté la chanson à cette époque[2]. La chanson reste populaire à la légion. Elle a également été reprise comme hymne par les partisans de l’Algérie française[3]. Le titre fut numéro un du hit-parade français durant une semaine à partir du [4], puis est revenu en tête du hit-parade à partir du durant trois semaines[4].

Interprétations[modifier | modifier le code]

Cette chanson a aussi été reprise par de nombreux artistes dont :

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, la chanson a été associée à l'ex-Chancelier de l'Échiquier du Parti conservateur Norman Lamont qui a déclaré avoir chanté la chanson dans son bain dans la nuit où le pays s'est retiré du Mécanisme de taux de change européen en 1992 — un évènement connu sous le nom de "Vendredi noir". Plus tard Lamont a cité la chanson pour résumer sa carrière politique[5].

La chanson apparait également dans le roman Le Camp des saints et dans de nombreux films :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cooke, James J. (1990). "Alexander Harrison, Challenging de Gaulle: The O.A.S. and the Counterrevolution in Algeria, 1954–1962". The International Journal of African Historical Studies. Boston: Boston University African Studies Center.
  2. Porch, Douglas (1991). The French Foreign Legion: A Complete History. London: Macmillan. ISBN 0-333-43427-7
  3. D’après Jean-François Kahn. Piaf - Derrière le mythe. Marianne n° 511, semaine du 3 au 9 février, p 73
  4. a et b Singles numéro un en France dans les années 1960]
  5. Johnston, Philip (16 mars 2004). "It ain't over till the Home Secretary sings". The Daily Telegraph.

Liens externes[modifier | modifier le code]