Stade de France

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Stade de France
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Stade de catégorie 4 UEFA
Stade de catégorie 4 UEFA
Généralités
Adresse Zac du Cornillon Nord
93200 Saint-Denis, Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 55′ 28″ N 2° 21′ 36″ E / 48.924444, 2.3648° 55′ 28″ Nord 2° 21′ 36″ Est / 48.924444, 2.36  
Construction et ouverture
Début construction 2 juin 1995
Ouverture 28 janvier 1998
Architecte Michel Macary
Aymeric Zublena
Michel Regembal
Claude Costantini
Coût de construction 364 millions €[1]
Utilisation
Clubs résidents
Équipe de France de football
Équipe de France de rugby à XV
Propriétaire État français
Administration Consortium Stade de France (jusqu'en 2025)
Équipement
Surface Pelouse naturelle
Capacité Football et rugby à XV : 81 338
Athlétisme : 75 000
Spectacles : plus de 90 000 selon configuration
Affluence
record
81 100 spectateurs
France - Angleterre (Rugby à XV) 20 mars 2010

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Stade de France

Géolocalisation sur la carte : Paris et la petite couronne

(Voir situation sur carte : Paris et la petite couronne)
Stade de France

Le stade de France est le plus grand stade français avec 81 338 places en configuration football/rugby. Il se situe dans le quartier de la Plaine Saint-Denis à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris. Il est l'œuvre des architectes Jules Benarrous, Michel Macary, Aymeric Zublena, Michel Regembal et Claude Costantini. L'architecture de ce stade s'inspire du Worldport de la compagnie américaine Pan Am qui se situe à l'aéroport international John-F.-Kennedy de New York.

Il est inauguré le 28 janvier 1998 par Jacques Chirac, président de la République, lors du match de football France - Espagne. Construit pour les besoins de la Coupe du Monde de football en France afin de remplacer le Parc des Princes jugé trop petit, il a également été conçu pour accueillir différents événements sportifs : football, rugby, athlétisme, courses automobiles. Il peut également abriter des concerts, des grands spectacles et des animations (rêve de neige et la plage au stade). Sa capacité évolue entre 70 000 (athlétisme) et 81 338 places (football, rugby, concerts et spectacles) grâce à des tribunes basses rétractables.

Il a porté provisoirement le nom de stade de France – Paris 2012 (car il aurait été le stade olympique de Paris 2012) jusqu'à la désignation de Londres pour les Jeux olympiques d'été de 2012.

À ce jour, c'est le seul stade au monde à avoir accueilli une finale de Coupe du monde de football et une finale de Coupe du monde de rugby.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien logo, en vigueur entre sa création et le 28 juillet 2008

Le 2 juillet 1992, la Fédération internationale de football association (FIFA) choisit la France pour organiser la Coupe du monde de football de 1998[2]. En contrepartie, la France s'engage à construire un stade d'une capacité de 80 000 places, assises et couvertes. Il y a plus de 70 ans que l’État n’avait pas construit de stade (stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes pour les Jeux olympiques d'été de 1924), laissant les villes opérer seules dans le domaine.

Seul l’État pouvait conduire un investissement de cette envergure. La concession est la meilleure réponse à l’importance du coût. Le principe, inédit pour la construction d’un équipement sportif, est le suivant : le concessionnaire prend à sa charge la construction et l'exploitation du stade, et obtient en échange de l'État une concession de 30 ans et une participation financière à son investissement. Ce principe, envisagé dès 1988, a eu des conséquences importantes sur le choix du site (qui devait être bien desservi et proche de Paris) et sur la polyvalence du programme (compétitions de haut niveau en football, rugby et athlétisme, spectacles et manifestations de grande envergure). Après le choix des constructeurs et la signature du permis de construire (le 30 avril 1995), il ne restait plus que 31 mois pour bâtir le stade.

Le chantier commence le 2 mai 1995 mais la pose de la première pierre a lieu le 6 septembre 1995. La construction du Stade de France a fait appel à la fois à des techniques de travaux publics (structures des gradins, haubans et ancrage du toit) et de bâtiment (locaux intérieurs, surfaces habitables sous les gradins, façades vitrées).

L’une des caractéristiques de ce chantier fut sa rapidité d’exécution. Les 800 000 m2 de terrassement ont été effectués en cinq mois et les 180 000 m3 de béton coulés en un an. Les aménagements techniques, la pose du toit, l’installation de la tribune mobile de 25 000 places se sont également effectués en un an. En outre, 40 000 plans ont été nécessaires.

Longtemps nommée « Grand Stade », l'enceinte est baptisée « Stade de France » le 4 décembre 1995 par un jury réuni par le ministre des Sports de l'époque, Guy Drut, spécialement pour lui trouver un nom : « Le stade que la France entière attendait depuis si longtemps… s'appellera tout simplement Stade de France. »[3]. Un concours d'idées avait été lancé par le ministère des Sports, et le nom de Michel Platini fut le plus souvent cité. Le jury écarta toutefois les noms de personnes et opta pour « Stade de France »[4] après une proposition de Francis Huster[5].

Inauguration du Stade de France[modifier | modifier le code]

Le Stade est inauguré le 28 janvier 1998 lors du match de football France – Espagne, en présence de Jacques Chirac, président de la République.

Le soir du match, l'événement est présenté au journal de 20 heures de France 2 comme un événement historique[6], Daniel Bilalian déclarant que « pour la première fois de son histoire, la France possède un stade digne de son football »[6]. Le stade vient d'être inauguré quelques minutes plus tôt par le président de la République, dont la présence confère à cet événement une importance de dimension nationale. La nouvelle enceinte est comparée à une « cathédrale du sport que l'on attendait depuis presque un siècle »[6], traduisant là l'attente du football français, et les conséquences pour l'équipe de France, pour laquelle il y a désormais « un avant et un après ». Un grand stade en France s'apparentait à un rêve fantasmagorique, tel un « serpent de mer ou une chimère » selon le journaliste, le rêve est pourtant devenu réalité le 28 janvier 1998 à l'occasion d'un match amical opposant l'équipe de France à l'équipe d'Espagne. La France avait été sacré championne d'Europe en 1984 mais ne disposait toujours pas de grand stade alors que toutes les grandes nations disposaient de stades pouvant accueillir près du double de la capacité du Parc des Princes. La finale de la coupe du monde en 1982 s'était déroulée devant 90 000 personnes à Madrid.

Le Stade de France est inauguré en présence des plus illustres sportifs français, parmi lesquels Luc Alphand, Alain Prost, Jeannie Longo et Michel Platini[6], dont l'entrée dans l'arène succède à un spectacle animé par 1 200 jeunes[6] pour un coût estimé à 3 millions de francs[6]. Selon France 2, la fête rappelle la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques d'hiver de 1992[6]. Deux jeunes de Seine-Saint-Denis clôturent la cérémonie en coupant un immense drapeau français de 80 mètres de long et 4,5 mètres de larges[6], pour enfin laisser place aux acteurs du match France - Espagne.

Avec ce match inaugural, le football français passe bien dans une nouvelle dimension. Il y a un « après », la Fédération française de football rappelant que ce soir-là, « l'histoire ne faisait que commencer » [7]. Dans le journal de 20 h, on évoque l'engouement que représente cet évènement[8], et ces 79 000 personnes ayant bravé le froid « pour vivre ces instants historiques »[8]. Manolo a fait le déplacement en bon supporter de l'Espagne, mais il n'a pas voulu que son billet soit déchiré, pour que le souvenir de ce moment historique reste entier[8]. « Grandiose, immense, fabuleux » sont les trois qualificatifs les plus repris parmi le public[8].

Zinédine Zidane est le premier joueur de football à y avoir marqué un but, contre l'Espagne.

Le Stade de France accueillera également les matchs de l'équipe de France de rugby. Philippe Bernat-Salles sera le premier joueur de rugby à XV à y avoir marqué un essai, contre l'Angleterre.

Volonté politique sous-jacente[modifier | modifier le code]

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L’objectif sous-jacent était d’accueillir les Jeux olympiques[réf. nécessaire][9] car ce stade a une particularité : il est à la fois adapté aux sports collectifs (foot et rugby) et à l’athlétisme grâce à sa tribune rétractable. Dès le départ, il a été conçu comme espace multifonctionnel, pluridisciplinaire.[réf. nécessaire][9]

À partir de là, il y a eu également toute une réflexion autour des effets bénéfiques de synergie que ce stade pourrait engendrer sur l'environnement local et le tissu urbain, notamment comme locomotive pour développer le territoire dans lequel il est implanté[9],[10].

Le Stade de France est situé à Saint-Denis, La Plaine Saint-Denis au nord de Paris, sur des terrains d'anciennes cokeries du Gaz de France ayant appartenu à la ville de Paris. Jacques Chirac, l'ancien maire de Paris et futur président de la République française (parti de droite), ainsi que tous les maires des communes de Seine-Saint-Denis environnantes (à l'époque, du parti communiste) ont fait poids contre le projet opposé du grand sud-est de Paris, à Melun-Sénart, défendu par des personnalités politiques proches du parti socialiste [11]. Comme il s'agissait d'un département de banlieue ayant des difficultés sociales et culturelles, avec des populations plutôt défavorisées et que la région de Plaine Saint-Denis était devenue une friche industrielle, la volonté politique était aussi d’utiliser ce stade comme élément moteur pour rénover et re-développer tout le territoire [12], [10].

C'est ce qui s'est réalisé avec un nouvel espace urbain aménagé, de la Porte de la Chapelle au stade, notamment la construction de nouvelles infrastructures (A86 et rénovation A1, métro et train), de bureaux (KIA, AFNOR, Agences de Santé, plateaux de télévision et sociétés de production), de nouveaux équipements et projets (centre commercial, TV-Cité, Cité du cinéma, Siège SFR et Orange), de centres universitaires et culturels (antenne du CNAM, IUT, CESTI, annexe Musée Arts et Métiers, Multiplex Gaumont) et de logements du secteur social ou privé et hôtels (Accor Novotel et Ibis, Adagio, Marriott Courtyard, Campanile) [13].

Le Stade de France a aussi noué différents accords avec des associations qui ont souvent un but éducatif, afin de mieux s’intégrer à son environnement. Il permet à de jeunes enfants d’avoir accès à la culture, aux loisirs, notamment avec le Secours populaire français qui, chaque année ou tous les deux ans, invite des enfants de Seine-Saint-Denis à venir partager une expérience au Stade de France. Ce qui favorise le développement culturel du territoire.[réf. nécessaire] [9]

Le coût[modifier | modifier le code]

Le coût total de réalisation du Stade de France est de 364 millions € HT dont 290 millions € HT de travaux répartis en :

– 122 millions € de gros œuvre ;
– 45 millions € de toiture ;
– 122 millions € de corps d'états secondaires (équipements, éclairage, ventilation, sonorisation, habillage, sièges, pelouse, etc.).

Moyens d'accès[modifier | modifier le code]

Bien que situé au carrefour des autoroutes A1 et A86, il est déconseillé de s'y rendre en voiture, sauf à disposer d'un parking réservé, le Stade ayant été construit avec un nombre de places de stationnement très réduit.

Transports en commun :

Architecture et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Le stade de France est construit à l'emplacement de l'ancienne usine et des gazomètres de la Société du gaz de Paris, vue ici dans les années 1920

Cette construction a eu également pour objectif de faire connaître et de développer la zone de la Plaine Saint-Denis, une ancienne friche industrielle en cours de rénovation : nouveaux quartiers résidentiels, nouvelles activités tertiaires. Le stade de France permet de donner un visage attractif à l'adresse des entreprises.

Cette zone bénéficie de la bonne desserte du stade : deux gares RER (lignes B et D), une station de métro, des correspondances de bus avec le nord, l'ouest et le centre de Paris, un carrefour autoroutier avec des accès à l'A1 et à l'A86.

Conçu avec le concours d'un logiciel de simulation de foule, le stade de France permet une évacuation pratiquement sans cohue comparée à celle de stades pourtant plus petits que lui.

L'équipe des architectes l'ayant conçu est composée de Michel Macary, Aymeric Zublena, Michel Régembal et Claude Costantini (association des agences SCAU et C.R. Architecture). La gestion en est confiée depuis le début à un consortium comprenant les groupes ayant participé à sa construction : Bouygues, GTM-entrepose, filiale de Vinci et la SGE. Aujourd'hui le consortium est la filiale de Bouygues à 33 %, et de Vinci à 67 %. L’Association internationale des ponts et charpentes (AIPC) a attribué en 2002 son prix reconnaissant la structure exceptionnelle du stade de France, « une construction d'une architecture attrayante ouverte sur la ville, d'une élégance et d'une légèreté naturelle »[14].

Bassin de rétention[modifier | modifier le code]

Le soubassement du stade abrite un bassin de rétention d'eau de 165 000 mètres cube, la plus forte capacité d'Europe. Construit par le Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP) et géré par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, le bassin de La Plaine se situe à la convergence de trois ensembles hydrauliques. Il est alimenté par des prises d’eau situées sur le Collecteur du Nord (CDN), sur le collecteur Saint-Denis - La Courneuve (SDLC) et sur le collecteur Pantin - La Briche (PLB). il a plusieurs fonctions :

  • un délestage des collecteurs saturés par le stockage et la régulation du débit des eaux pluviales
  • la dépollution des eaux pluviales par effet de décantation avant évacuation par le réseau unitaire vers la station d'épuration Seine Aval à Achères[15].

Le toit[modifier | modifier le code]

La pose du dernier tronçon de la toiture, 1997

Auréole flottante de 46 mètres au-dessus de la pelouse, le toit est l’un des aspects les plus remarquables du stade de France. Sa forme en ellipse symbolise l’universalité du sport. Sa surface (6 hectares) et sa masse (13 000 tonnes soit une fois et demi celle de la tour Eiffel) constituent une prouesse technique.[réf. nécessaire] Il protège les spectateurs sans couvrir l’aire de jeu. Tous les équipements d'éclairage et de sonorisation (550 projecteurs et 36 blocs de 5 enceintes acoustiques) sont logés à l'intérieur pour ne pas gêner la visibilité. La verrière teintée au centre atténue les contrastes et répartit la lumière naturelle. Elle filtre les rayonnements rouges et infrarouges mais laisse passer les bleus et les verts nécessaires à la santé du gazon.[réf. nécessaire]

Les vestiaires[modifier | modifier le code]

Le stade de France offre aux sportifs les meilleures conditions d’accueil jamais réunies en France.[non neutre] Toutes les installations, qui leur sont réservées, sont situées au niveau de la pelouse, à l’ouest, et sont directement accessibles par les bus des joueurs.[réf. nécessaire] Elles comprennent des locaux d’accueil et de contrôle, deux vestiaires de 120 m² chacun (foot et rugby), un vestiaire d’athlétisme de 400 m², deux vestiaires d’arbitres, deux chambres d’appel, deux salles d’échauffement, des bureaux pour les délégués, des locaux pour le jury, une infirmerie, des salles de contrôle antidopage. Des espaces sont également spécialement conçus pour les artistes : des loges et salons, une salle de répétition pour les musiciens, les chœurs, les figurants, une salle de stockage pour les costumes, un espace détente, des locaux pour les décors et instruments. Les vestiaires ont été pensés par Michel Platini[16].

Les tribunes[modifier | modifier le code]

Tribune basse en configuration athlétisme

Le stade de France est le plus grand stade modulable du monde.[réf. nécessaire] Il s’articule autour de trois tribunes.

La tribune basse est une tribune mobile de 25 000 places. On y accède par le niveau 1. Elle peut reculer de 15 mètres pour laisser apparaître la totalité de la piste d'athlétisme et les sautoirs. Elle conserve alors 22 000 places. Le déplacement dure 80 heures, mobilise 40 personnes 20h/24h, et s'effectue par dix éléments distincts de 700 tonnes chacun.

L’accès à la tribune intermédiaire se fait grâce à 22 passerelles et permet de se retrouver au niveau 3 où se concentrent les restaurants, les espaces d’animation, les boutiques et le poste central de sécurité.

18 escaliers monumentaux conduisent les spectateurs à la tribune supérieure qui se situe au niveau 6.

L'évacuation des 80 000 spectateurs sur le parvis s’effectue en moins de 15 minutes. Le record d'évacuation est de 7 minutes.[réf. nécessaire]

La pelouse[modifier | modifier le code]

Situé à 11 mètres au-dessous du parvis, le terrain de jeux a une superficie de 9 000 m² (120 mètres de long pour 75 mètres de large) pour une surface engazonnée de 11 000 m². Près d'un milliard de graines ont été semées pour engendrer la première pelouse, en 1997. Aujourd’hui, la pelouse d'abord cultivée dans la gazonnière d'Orléans, est livrée en rouleaux de 1,20 × 8 m. Le changement de la pelouse demande 3 jours de préparation et 5 jours de pose. Le changement s’effectue plusieurs fois par an, en fonction de la programmation du stade. Elle a été construite sur un terrain de forme bombée pour avoir une meilleure évacuation de l'eau.

Les écrans géants[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de sa politique de renouvellement de ses infrastructures, le stade de France s'est doté de deux nouveaux écrans géants en septembre 2006. Ces écrans géants sont fabriqués par Sharp. D'une surface de 196 m2 chacun (l'équivalent de la taille d'un terrain de tennis), ces écrans sont les plus grands installés dans un stade en Europe[réf. nécessaire]. Les nouveaux écrans ont une surface supérieure de 58 % aux anciens écrans géants installés au stade de France en 1998 et conçus avec une technologie avancée se composent de 4 423 680 DEL (diodes électroluminescentes).

Événements[modifier | modifier le code]

Meeting Areva d'athlétisme

Le stade de France a accueilli de nombreux évènements depuis son inauguration, que ce soit des événements sportifs que des concerts que des grands spectacles (par exemple le Ben-Hur de Robert Hossein en 2006).

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Construit à l'occasion de la compétition, le stade de France est l'hôte de la finale de la coupe du monde de football 1998 le 12 juillet 1998. Le match France-Brésil est remporté 3-0 par les locaux.

Depuis 1998, les finales de la Coupe de France et de la Coupe de la Ligue de football, les matchs du Tournoi des Six Nations et la finale du championnat de France de rugby à XV s'y déroulent. Il a aussi accueilli les Championnats du monde d'athlétisme 2003 et la finale de la Ligue des champions de football en 2000 et 2006.

En 2008, le record mondial d'affluence pour un match de championnat de rugby en saison régulière est battu, avec 79 793 spectateurs pour la rencontre Stade français - Stade toulousain.

Des Compétition automobiles ont également été organisées, notamment la Race of Champions disputée sur un circuit provisoire en asphalte dessiné et conçu à l'intérieur du stade. Le Trophée Andros a également vu sa Super Finale se disputer sur un circuit ovale contenant des centaines de blocs de glace.

Le stade de France accueillera sept rencontres de l'Euro 2016, dont le match d'ouverture et la finale.

Concerts[modifier | modifier le code]

Le 25 juillet 1998, les Rolling Stones ont été les premiers à se produire en concert au Stade de France. Jean-Louis Aubert a effectué la première partie du groupe britannique et est donc le premier artiste à chanter au Stade de France.

Les 5, 6 et 11 septembre de la même année, Johnny Hallyday s'y produit en spectacle pour trois représentations devant un total de 215 215 spectateurs[17]. En 2009, les 29, 30 et 31 mai, en point d'orgue de sa tournée Tour 66, il se produit pour la seconde fois au stade de France. En 2012, sa tournée s'arrête à nouveau pour trois soirs au stade de France. Johnny Hallyday est le premier artiste à avoir donné trois représentations consécutives au stade de France, et cela à trois reprises[18]. Les Black Eyed Peas y donnent également trois concerts les 22, 24 et 25 juin 2011[19]

Les 19 et 20 juin 1999, les deux concerts de la chanteuse Céline Dion, première femme à s'être produite au stade, rassemblent 162 903 personnes[17]. Un an après Tina Turner, AC/DC se produit au stade de France le 21 juin 2001, puis le 12 juin 2009 et le 18 juin 2010. Les 9 et 10 juillet 2005, les concerts du groupe U2 réunissent 160 349 spectateurs. Le 28 juillet 2006, les Rolling Stones font leur retour à Saint-Denis, devant 62 761 personnes. Trois mois après George Michael, Le groupe britannique The Police joue ses tubes devant 157 906 spectateurs les 29 et 30 septembre 2007[20]. La tournée RFM Party 80 y fait une halte le 17 mai 2008. Madonna s'y produit deux soirs de suite le 20 et 21 septembre 2008 et rassemble 138 163 personnes[21]. Le 16 mai 2009, Kassav', groupe de musique antillais français, fête ses trente ans d'existence au stade de France devant plus de 65 000 spectateurs[22], au cours de la « Nuit créole ». Le 27 juin 2009, Depeche Mode présente son Tour Of The Universe devant 65 005 spectateurs[23].

Les 11 et 12 septembre 2009, Mylène Farmer devient la première chanteuse française à se produire au stade de France : ses deux spectacles afficheront complet en moins de trois heures[24]. La plus forte affluence officielle sur deux dates au stade de France, toutes manifestations confondues, a été établie par le groupe U2 lors de son passage les 11 et 12 juillet 2009, avec deux spectacles à guichets fermés rassemblant 186 544 spectateurs, dans une configuration à 360 degrés permettant de remplir presque intégralement tribunes et pelouse [25]. Muse y fait à son tour deux concerts consécutifs les 11 et 12 juin 2010, suivi par Indochine le 26 juin, qui devient alors le premier groupe français à jouer au stade de France à guichet fermé.

U2 s'est produit une nouvelle fois au stade de France le 18 septembre 2010 dans le cadre de son 360° Tour en réunissant cette fois 96 540 personnes en un seul concert, établissant un nouveau record d'affluence[26]. La semaine suivante, Yannick Noah investit le stade. Prince s'y produit également le 30 juin 2011 pendant 2h45[27]. Metallica y fête les 20 ans du Black Album le 12 mai 2012. Les Red Hot Chili Peppers s'y sont produit pour la première fois le 30 juin 2012, suivis par Madonna s'y produisant une seconde fois dans sa carrière pour son MDNA Tour devant 62 195 spectateurs[28], suivie par Coldplay le 2 septembre 2012 devant 77 813 spectateurs [28] et Lady Gaga pour son The Born This Way Ball devant 70 617 spectateurs[28] le 22 septembre 2012.

Le 8 juin 2013, Rihanna s'y produit à l'occasion de son Diamonds World Tour. Le groupe de rock britannique Muse revient pour 2 nouvelles dates les 21 et 22 juin 2013 devant 150 936 spectateurs[28] aux côtés de Paramore et Biffy Clyro. Depeche Mode s'y produit pour la seconde fois le 15 juin 2013 devant 67 103 spectateurs[28](avec M83 en première partie). Le rappeur américain Eminem se produit pour la première fois le 22 août 2013 après son concert annulé de 2005, devant 71 542 spectateurs[28]. Roger Waters donne son concert The Wall Live le 21 septembre 2013 devant 69 119 spectateurs[28]. Bruce Springsteen s'y est produit également le 29 juin en présence du E street band, pour le Wrecking Ball Tour, devant 61 867 personnes[28]. Le rap français se produit avec l’événement Urban Peace, le premier a eu lieu le 21 septembre 2002, puis le deuxième le 4 octobre 2008, et le troisième le 28 septembre 2013[29]. Indochine s'y produira à nouveau les 27 et 28 juin 2014 pour la troisième partie de leur tournée Black City Tour. Les One Direction se produiront pour la première fois au stade de France les 20 et 21 juin 2014 dans le cadre du Where We Are Tour, devenant les plus jeunes artistes à jouer en tête d'affiche au SDF.

Date Tête d'affiche Titre tournée/concert Affluence
1998
25 juillet 1998 Drapeau du Royaume-Uni Rolling Stones Bridges to Babylon Tour -
5 septembre 1998 Drapeau de la France Johnny Hallyday Johnny allume le feu 215 215
6 septembre 1998
11 septembre 1998
1999
19 juin 1999 Drapeau du Canada Céline Dion Let's Talk About Love World Tour 162 903
20 juin 1999
2000
5 juillet 2000 Drapeau des États-Unis Tina Turner Twenty Four Seven Tour -
2001
21 juin 2001 Drapeau de l'Australie AC/DC Stiff Upper Lip World Tour -
2002
21 septembre 2002 Drapeau de la France Urban Peace -
2003
15 mars 2003 Nuit Celtique -
24 mai 2003 Drapeau des États-Unis Bruce Springsteen The Rising Tour
9 juillet 2003 Drapeau du Royaume-Uni Rolling Stones Licks Tour -
2004
24 juin 2004 Drapeau du Royaume-Uni Paul McCartney 2004 Summer Tour
2005
9 juillet 2005 Drapeau de l'Irlande U2 Vertigo Tour 160 349
10 juillet 2005
2006
28 juillet 2006 Drapeau du Royaume-Uni Rolling Stones A Bigger Bang Tour 62 761
2007
16 juin 2007 Drapeau du Royaume-Uni Rolling Stones A Bigger Bang Tour -
22 juin 2007 Drapeau du Royaume-Uni George Michael 25 Live -
29 septembre 2007 Drapeau du Royaume-Uni The Police The Police Reunion Tour 157 906
30 septembre 2007
2008
17 mai 2008 Drapeau de la France RFM Party 80 -
5 juillet 2008 Drapeau de la France David Guetta Unighted 2008 -
29 août 2008 Drapeau des Pays-Bas André Rieu - -
20 septembre 2008 Drapeau des États-Unis Madonna Sticky & Sweet Tour 138 163
21 septembre 2008
4 octobre 2008 Drapeau de la France Urban Peace - 47 602
2009
16 mai 2009 Drapeau de la France Kassav' - 65 000
29 mai 2009 Drapeau de la France Johnny Hallyday Tour 66
30 mai 2009
31 mai 2009
12 juin 2009 Drapeau de l'Australie AC/DC Black Ice World Tour -
27 juin 2009 Drapeau des États-Unis Depeche Mode Tour of the Universe 65 005
4 juillet 2009 Drapeau de la France David Guetta Unighted Energized -
11 juillet 2009 Drapeau de l'Irlande U2 360° tour 186 544
12 juillet 2009
11 septembre 2009 Drapeau de la France Mylène Farmer Tour 2009 de Mylène Farmer 163 457
12 septembre 2009
2010
11 juin 2010 Drapeau du Royaume-Uni Muse The Resistance Tour -
12 juin 2010 -
18 juin 2010 Drapeau de l'Australie AC/DC Black Ice World Tour -
26 juin 2010 Drapeau de la France Indochine Météor Tour
18 septembre 2010 Drapeau de l'Irlande U2 360° tour 96 540
25 septembre 2010 Drapeau de la France Yannick Noah - -
2011
11 juin 2011 Drapeau de la France Nuit africaine - 24 045
22 juin 2011 Drapeau des États-Unis Black Eyed Peas The Beginning Tour
24 juin 2011
25 juin 2011
30 juin 2011 Drapeau des États-Unis Prince -
2012
12 mai 2012 Drapeau des États-Unis Metallica 2012 European Black Album Tour -
15 juin 2012 Drapeau de la France Johnny Hallyday - -
16 juin 2012 -
17 juin 2012 -
30 juin 2012 Drapeau des États-Unis Red Hot Chili Peppers I'm With You World Tour -
14 juillet 2012 Drapeau des États-Unis Madonna MDNA Tour 62 195
2 septembre 2012 Drapeau du Royaume-Uni Coldplay Mylo Xyloto Tour 77 813
22 septembre 2012 Drapeau des États-Unis Lady Gaga Born This Way Ball 70 617
2013
8 juin 2013 Drapeau de la Barbade Rihanna Diamonds World Tour 75 841
15 juin 2013 Drapeau du Royaume-Uni Depeche Mode The Delta Machine Tour 67 103
21 juin 2013 Drapeau du Royaume-Uni Muse The 2nd Law Tour 150 936
22 juin 2013
29 juin 2013 Drapeau des États-Unis Bruce Springsteen Wrecking Ball Tour 61 867
22 août 2013 Drapeau des États-Unis Eminem - 71 542
21 septembre 2013 Drapeau du Royaume-Uni Roger Waters The Wall Live 69 119
28 septembre 2013 Drapeau de la France Urban Peace - -
2014
26 avril 2014 Drapeau des États-Unis Justin Timberlake The 20/20 Experience World Tour 57 286
13 juin 2014 Drapeau du Royaume-Uni Rolling Stones 14 on Fire 76 495
20 juin 2014 Drapeau du Royaume-Uni One Direction Where We Are Tour 114 172
21 juin 2014
27 juin 2014 Drapeau de la France Indochine Black City Tour -
28 juin 2014 -
12 septembre 2014 Drapeau des États-Unis Beyoncé & Jay-Z On The Run Tour -
13 septembre 2014 -

Le stade de France en chiffres[modifier | modifier le code]

Voici quelques chiffres concernant le stade de France[30] :

  • 3 millions d'euros de bénéfices en 2011
  • 4,6 millions d'euros de billetterie (record) pour un match des Bleus (France-Irlande, 1-1, le 18 novembre 2009)
  • Sixième au classement des lieux d'Île-de-France les plus prisés sur Facebook en 2012
  • 8 minutes, le temps suffisant pour que 80 000 spectateurs quittent les tribunes
  • 17 hectares, la superficie du stade de France dont 4,5 pour le parvis
  • 250 évènements d'entreprises organisés dans les salons du stade de France annuellement
  • 320 mètres, la longueur du stade pour 280 de largeur et 35 de hauteur depuis le parvis (46 m de hauteur au total)[31].
  • 13 000 tonnes, le poids du toit du stade
  • Plus de 1300 stadiers mobilisés pour chaque match
  • 35 000, le nombre d'emplois créés dans le quartier du stade de France
  • 52 000, le nombre de places vendues en deux heures pour le concert de Metallica, le 12 mai 2012
  • 80 056, record d'affluence à l'occasion de la finale de Coupe de France entre Rennes et Guingamp (1-2), le 9 mai 2009
  • 100 000, le nombre de personnes qui effectue une visite guidée par an
  • 170, le nombre de loges réparties autour du stade

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un coût de 364 millions d'euros, à moitié payé par le contribuable
  2. Site officiel du Stade de France
  3. Le Stade de France, no 8 des « Trésors de l'Île-de-France », Paris, Éditions Fabbri / Le Parisien, 2005, p. 17
  4. France Football du 28 novembre 1995 no 2590, p. 15
  5. Les Pieds dans le plat (émission de radio) podcast du 11 juillet 2014 Modèle:15mn30
  6. a, b, c, d, e, f, g et h « Journal télévisé de 20 H par Daniel Bilalian », France 2, 28 janvier 1998.
  7. « Inauguration du stade de France : quatre ans déjà ! », fff.fr, 28 janvier 2002.
  8. a, b, c et d « Journal de 20H », France 2, 28 janvier 1998.
  9. a, b, c et d http://www.lafabriquedelacite.com/intervention/les-stades-moteurs-de-developpement-et-de-regeneration-urbaine
  10. a et b Marie-Hélène Bacqué, Le Stade de France à Saint-Denis : grands équipements et développement urbain, Article mentionné en bibliographie.
  11. [1]
  12. [2]
  13. La Plaine Saint-Denis
  14. Plaque exposée au musée du stade de France
  15. « Bassin de rétention des eaux pluviales du Stade de France », tourisme93.com (consulté le 24 septembre 2014)
  16. http://www.linternaute.com/sport/foot/photo/double-anniversaire-pour-le-stade-de-france/michel-platini.shtml
  17. a et b Robert Hossein, le conquérant, La Croix, 25/09/2006
  18. http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/johnny_hallyday_la_rock_n_roll_attitude_pour_toujours_267306 - consulté le 22 juin 2013.
  19. Trois concerts au stade de France : l'exploit des Black Eyed Peas, L'Express du 22 juin 2011. Consulté le 15 mai 2012.
  20. (en) [PDF] 2007 Top 100 International Boxoffice, pollstarpro.com
  21. http://www.billboard.biz/bbbiz/images/pdf/Top_25_Concert_Boxscores.pdf
  22. MUSIQUE. Kassav’ fête ses trente ans au stade de France, la1ere.fr, 15 mai 2009
  23. http://www.pollstarpro.com/SpecialFeatures2009/2009YearEndTop100IntlBoxoffice.pdf
  24. Mylène Farmer fait le plein au stade de France, Le Point du 2 avril 2008. Consulté le 3 avril 2008.
  25. (en) U2 Tops This Week's Hot Tours List, billboard.com, 18 juillet 2009
  26. http://www.pollstarpro.com/files/Charts2010/2010YearEndTop100InternationalBoxoffice.pdf
  27. http://www.enjoymusic.fr/prince-au-stade-de-france/ enjoymusic.fr
  28. a, b, c, d, e, f, g et h http://www.billboard.biz/bbbiz/charts/currentboxscore.jsp
  29. http://accueil.stadefrance.com/fr/customers/ticket/urban-peace-3
  30. France Football du 22 janvier 2013 no 3485, p. 28-29
  31. Site officiel ville de Saint Denis

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Hélène Bacqué, « Le Stade de France à Saint-Denis : Grands équipements et développement urbain », Les annales de la recherche urbaine, no 79 « Sports en ville »,‎ mars 1998, p. 126-133 (lire en ligne)
  • Gilles Tanguy, « Carton rouge pour le Stade de France », Capital, no 252,‎ septembre 2012, p. 50-51.