Mercedes-Benz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mercedes et Benz (homonymie).

Mercedes-Benz

Description de cette image, également commentée ci-après

Logo de Mercedes-Benz

Création 1926
Fondateurs Drapeau : Allemagne Karl Benz
Drapeau : Allemagne Gottlieb Daimler
Personnages clés Emil Jellinek-Mercedes, Karl Benz, Gottlieb Daimler, Paul Daimler
Forme juridique Division de Daimler AG
Slogan « Le meilleur sinon rien » (« The best or nothing »,« Das Beste oder nichts »)
Siège social Drapeau d'Allemagne Stuttgart (Allemagne)
Direction Drapeau : Allemagne Dieter Zetsche (PDG)
Activité Automobile
Produits Véhicules particuliers, sportifs, utilitaires, autocars, autobus et camions
Société mère Daimler AG
Effectif 93 000 (octobre 2008)
Site web www.mercedes-benz.fr
Capitalisation 37 Milliards d'Euro
Le musée de la marque à Stuttgart

Mercedes-Benz est une marque allemande d'automobiles, de tracteurs et de camions indépendante fondée en 1926.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Gottlieb Daimler, Emil Jellinek et Carl Benz.

De 1885 à 1944[modifier | modifier le code]

En 1886, l'inventeur allemand Gottlieb Daimler invente le moteur à combustion interne avec Wilhelm Maybach à Cannstatt près de Stuttgart (Royaume de Wurtemberg) puis fonde la société Daimler Motoren Gesellschaft en 1890 avec Wilhelm Maybach (ingénieur en chef) et son fils Paul Daimler qui lui succédera après sa disparition en 1900. En 1896, G. W. Daimler entre dans l'ère de l'industrie du camion avec son premier 1,5 tonne à moteur arrière.

Carl Benz de « Benz & Cie »

En 1902, Emil Jellinek, le plus important concessionnaire d'automobile Daimler Motoren Gesellschaft de la Riviera du début du XXe siècle dépose et protège officiellement et légalement la marque commerciale « Mercedes », du surnom de sa fille alors âgée de 13 ans, et signe un « contrat d'exclusivité commerciale » pour les automobiles Daimler Motoren Gesellschaft pour l'Autriche-Hongrie, la France, la Belgique et les États-Unis. Il fait légalement modifier son nom en « Emil Jellinek-Mercedes ». Il fait construire par Paul Daimler et Wilhelm Maybach de Daimler Motoren Gesellschaft les premières Mercedes 35 HP de course et Mercedes Simplex qu'il se charge de commercialiser et entre au conseil d'administration de Daimler Motoren Gesellschaft.

En 1909, Mercedes dépose la célèbre étoile à trois pointes, pour représenter les trois voies que Gottlieb Daimler avait choisies pour ses moteurs : terre, mer et air, emblème de toutes ses voitures à partir de 1911. En 1923, un camion Daimler à moteur Diesel fut exposé à la foire de Berlin.

En 1924, Daimler Motoren Gesellschaft met ses intérêts en commun avec « Benz & Cie » de Karl Benz puis fusionne en « Mercedes-Benz AG » en 1926.

En 1931, les modèles sont désignés par le préfixe L (pour lastwagen, « camion » en français). Pendant la guerre, plus de 64 000 camions utilitaires seront produits, presque exclusivement pour les forces armées.

En 1938, le gouvernement allemand établit des restrictions et Daimler-Benz a l'autorisation de produire uniquement des camions deux essieux de 3 t, 4,5 t, et 6 tonnes.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Mercedes-Benz exploite des travailleurs soviétiques et des travailleurs français à partir de 1941. Cette force de travail devient rapidement indispensable au fonctionnement de l'entreprise, qui équipe la Luftwaffe et la machine de guerre allemande. Les conditions de travail étant très dures, des grèves ont lieu et les protestataires sont envoyés en camps de concentration. En décembre 1944, Mercedes-Benz exploite 26 958 travailleurs forcés et 4 887 prisonniers de guerre[réf. nécessaire].

Pendant la guerre, les usines de Untertürkheim sont bombardées, obligeant l'entreprise à se concentrer sur d'autres produits, dont des bicyclettes. La production d'automobiles reprend dans les usines de Sindelfingen, ayant survécu aux bombardements. À la fin de la guerre, la firme fabriquera une série de camions appelés Opel Blitz.[réf. nécessaire]

L'après Seconde Guerre mondiale ; la production de camions[modifier | modifier le code]

En 1951, la fabrication des camions mi-lourds et lourds est à nouveau autorisée et bientôt apparaissent les premiers camions à cabine avancée. Daimler-Benz acquiert les droits d'Unimog.

En 1955, Mercedes-Benz sort une nouvelle gamme nommée « LP ». Ce nom est utilisé pour démontrer le confort des camions qui ressemblait à celui des wagons Pullman. Les camions lourds sont construits à l'usine de Gaggenau qui fabrique aussi les Unimog, les mi-lourds sont produits à Mannheim. La limite de 32 tonnes avec remorque est autorisée en 1958 par le gouvernement allemand.

En 1958, Daimler-Benz AG, possède plusieurs usines en Allemagne et dans vingt-quatre autres pays. Gaggenau, reste la principale usine de camions et Mercedes-Benz réalise près de 75 % des exportations de camions allemands.

En 1963, un nouveau camion à cabine avancée est présenté au salon de Francfort. Une usine devient opérationnelle à Wörth. En 1964, la firme crée la branche nord-américaine « Mercedes of North American ». En 1965, le gouvernement allemand autorise des camions de 38 tonnes. En 1968, Daimler-Benz reprend la distribution et l'usine de camion de Krupp AG d'Essen.

En 1970, Daimler-Benz reprend Hanomag-Henschel Fahrzeugwerke, dont les usines sont situées à Cassel, Hanovre et Brême, en Allemagne. L'usine de camionnettes de la firme est une importante acquisition qui permet de combler un vide dans sa gamme de poids.

En 1973, Mercedes lance la gamme New generation, ainsi nommée en raison du style adouci de sa cabine basculante. À partir de cette date, les camions sont principalement à cabine avancée et les types à capot progressivement éliminés. Les premiers modèles sont des véhicules de travaux publics à deux ou trois essieux, deux ans plus tard suit la gamme des camions lourds.

En Argentine et au Chili, la firme est accusée d’avoir profité des dictatures Pinochet et Videla pour éliminer physiquement les syndicalistes, en plus de la dégradation des conditions de travail et la diminution des salaires[1].

En 1981, Daimler-Benz acquiert la compagnie américaine Freightliner LLC Corporation. En 1982, la firme rachète NAW, la société jointe formée par Saurer et FBW à Arbon et Wetzikon, en Suisse.

En 1990, Mercedes-Benz acquiert IFA de Ludwigsfelde dans l'ancienne RDA. En 1997, Daimler-Benz et Freightliner LLC absorbent l'usine de productions de camions lourds Ford et du modèle Cargo, ensuite renomment la nouvelle division « Sterling Trucks ».

En 1998, Daimler-Benz fusionne avec Chrysler, ce qui entraîne par la suite la transmission de nombreux éléments de Mercedes-Benz vers des modèles Chrysler.

En 2006, Mercedes-Benz, Smart et Maybach rompent les liens avec Chrysler, et Daimler redevient indépendant.

En novembre 2012, Mercedes-Benz a vendu 120 350 voitures[2].

Véhicules particuliers[modifier | modifier le code]

Modèles actuels[modifier | modifier le code]

Concession de Mercedes-Benz à Munich
  • la Citan, ludospace
  • la Classe A, berline compacte
  • la Classe B, monospace compact
  • la Classe C, berline familiale, et ses variantes break "SW" et Coupé
  • la Classe CL, coupé basé sur la Classe S
  • la Classe CLA, version tricorps de la Classe A
  • la Classe CLS, "coupé 4 portes" haut de gamme et sa variante dite "Shooting Brake"
  • la Classe E, berline routière, et ses variantes break "SW", Coupé et Cabriolet
  • le Classe G, 4x4 de luxe et modèle le plus ancien de la gamme
  • le Classe GL, grand SUV de luxe
  • le Classe GLA, SUV urbain très compact
  • le Classe GLK, SUV compact
  • le Classe M, ou Classe ML, SUV haut de gamme
  • la Classe S, limousine
  • la Classe SL, Roadster haut de gamme
  • la Classe SLK, coupé-cabirolet
  • la SLS AMG, sportive de prestige, et ses variantes Roadster, Black Series et Electric Drive (100% électrique)
  • le Classe R, grand break qui n'est plus commercialisé en Europe
  • le Viano, utilitaire

Galerie[modifier | modifier le code]

Modèles anciens[modifier | modifier le code]

Modèles de course[modifier | modifier le code]

Prototypes[modifier | modifier le code]

AMG[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mercedes-AMG.

Depuis 1999, le préparateur AMG fait partie intégrante de Mercedes-Benz. C'est l'occasion pour Mercedes-Benz de proposer alors dans sa gamme des modèles voués à la performance. Le principal concurrent de Mercedes-Benz, BMW était l'un des seuls à proposer des modèles très performants tels que les M3 et M5. AMG a revisité la quasi-totalité des modèles Mercedes-Benz afin d'en augmenter les performances. Ses modèles se retrouvent aujourd'hui confrontés aux modèles sportifs de BMW (M3, M5, M6, X6M), Audi (S4, S5, S6, S8, RS4, RS5, RS6, R8), ou encore à Ferrari ou Porsche.

AMG s'est fait connaître du grand public en fournissant depuis de nombreuses années les voitures de sécurité des épreuves de Formule 1.

AMG propose la plus large gamme automobile-sportive (+ de 500 ch) au monde[réf. nécessaire]. Des éditions encore plus sportives existent également, appelées « Black Series ».

Compétition automobile[modifier | modifier le code]

Mercedes-Benz prend part au championnat du monde de Formule 1 en motorisant les équipes McLaren et Force India, ainsi qu'au championnat DTM.

En 2009, Mercedes-Benz rachète l'écurie championne du monde en titre, Brawn GP, et s'engage sous son nom propre Mercedes Grand Prix en championnat du monde en 2010, tout en restant motoriste de Mclaren et Force India. La direction d'équipe prend la décision d'engager un duo de pilotes allemands, grâce au retour à la compétition du septuple champion du monde Michael Schumacher, qui devient équipier de Nico Rosberg.

Préparateurs/Tuning[modifier | modifier le code]

Nombres de préparateurs automobiles se sont spécialisés sur les modèles de la marque Mercedes-Benz afin de rendre ces véhicules plus performants et plus exclusifs :

Lieux de production[modifier | modifier le code]

Assemblage

Article détaillé : Mercedes Inde.

Autobus / autocars[modifier | modifier le code]

Après la fusion avec Kässbohrer Setra en 1995, la branche autobus et autocars de Mercedes est devenue EvoBus.

Bus actuels[modifier | modifier le code]

Citaro G

Autocars actuels[modifier | modifier le code]

Sprinter
  • Sprinter
  • O 560 Intouro (scolaire et ligne)
  • O 550 Integro (ligne)
  • O 550 H Integro (scolaire, ligne et excursion)
  • Nouveau Tourismo RH (excursion et ligne)
  • O 510 Tourino (tourisme et transfert)
  • O 350 Tourismo (tourisme et grand-tourisme)
  • O 580 Travego (grand-tourisme)

Anciens bus[modifier | modifier le code]

Anciens autocars[modifier | modifier le code]

  • Mercedes O 302 (1965 à 1975, 32 281 exemplaires)
    • O 302-10R
    • O 302-11R
    • O 302-12R
    • O 302-13R
  • Mercedes O 303
    • O 303-15RHD (Europol)
    • O 303-15RHS (Acropol)
    • O 303-15R (Capitol, version luxe, ou Métropol, version ligne)
  • O 345 Connecto (scolaire)
  • Mercedes O 404
    • O 404-13 RH
    • O 404-15 RH
    • O 404-10 RHD
    • O 404-15 RHD
  • 1949 : O 3500
  • 1954 : O 321 H (18 083 exemplaires)

Véhicules utilitaires légers et véhicules industriels[modifier | modifier le code]

Mercedes Vito

Véhicules actuels[modifier | modifier le code]

Mercedes-Benz est également un constructeur de véhicules utilitaires, industriels et de tracteurs agricoles :

Camions anciens[modifier | modifier le code]

en 1949 :

  • L3250
  • L3600
  • L4500

en 1955 :

  • LP315
  • LP321
  • LP322
  • LP323
  • LP327
  • LP328
  • LP333
  • LP337
  • LPS333

en 1969 :

  • LP/LPS1632
  • LP/LPS2020
  • LP/LPS2032
  • LP/LPS2232
  • MB Track

Évolution du logo[3][modifier | modifier le code]

Musée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée Mercedes-Benz de Stuttgart.

En 2006, Mercedes-Benz a ouvert un musée aux portes de son usine-mère à Stuttgart. En forme de double hélice, le bâtiment présente par ordre chronologique, depuis 1886, les 160 modèles les plus représentatifs de la marque. Parmi eux, la Blitzen-Benz avec laquelle Bob Burman décrocha en 1911 le record du monde de vitesse (228 km/h), à Daytona Beach.

Mercedes a également construit un Mercedes-Benz Center[4] à Rueil-Malmaison. Le Mercedes-Benz Center sert à la fois de concession, car il est possible d'y acheter des véhicules et d'y faire des essais, et de musée. En effet, y sont présentés en plus des modèles actuels, des modèles rares ou de collection tels que des Formule 1 de diverses époques dont une Mercedes-Benz W196 de Juan Manuel Fangio, des Classe C DTM, une 300 SL ou encore un hall vitré Maybach.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Naomi Klein (trad. Lori Saint-Martin et Paul Gagné), La Stratégie du choc : la montée d’un capitalisme du désastre [« The Shock doctrine. The rise of disaster capitalism »], Paris, Léméac/Actes Sud,‎ 2008, 669 p. (ISBN 978-2-7427-7544-6), p 136-137
  2. Mercedes : résultats en hausse en novembre sauf en Chine, Le Point, 05 décembre 2012
  3. "The true story behind the Mercedes-Benz three-pointed star"
  4. Mercedes-Benz Center Paris - Centre de vente, de découverte et d'essais

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Peter J. Davies, L'Encyclopédie mondiale des camions, Genève, éditions Manise, 2003 (ISBN 2-84198-214-9)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Une Mercedes est utilisée dans l'une des scènes-clé du film (visible sur l'affiche originale avec Richard Burton, dessinée avant sa mort)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]