Michel Platini

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Michel Platini
Michel Platini 2010.jpg
Michel Platini, président de l'UEFA, en octobre 2010 en Pologne.
Biographie
Nom Michel François Platini
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 21 juin 1955 (59 ans)
Lieu Jœuf (France)
Taille 1,79 m (5 10)
Période pro. 1972 - 1987
Poste Milieu offensif
Parcours junior
Saisons Club
1966-1972 Drapeau : France AS Jœuf
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1972-1979 Drapeau : France AS Nancy-Lorraine 214 (127)
1979-1982 Drapeau : France AS Saint-Étienne 145 0(82)
1982-1987 Drapeau : Italie Juventus FC 224 (104)
1972-1987 Total 583 (313)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1975-1976 Drapeau : France France olympique 007 00(4)
1975-1976 Drapeau : France France Espoirs 003 00(0)
1976-1987 Drapeau : France France 072 0(41)
1988 Drapeau : Koweït Koweït 001 00(0)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1988-1992 Drapeau : France France 16v 8n 5d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Michel Platini (né le 21 juin 1955 à Jœuf dans la Meurthe-et-Moselle en Lorraine) est un joueur de football international français, qui évoluait au poste de milieu de terrain, avant d'ensuite devenir entraîneur puis dirigeant.

Meneur de jeu emblématique de l'AS Nancy-Lorraine, de la Juventus FC et de l'équipe de France, auteur de 356 buts durant sa carrière, il est considéré comme un des meilleurs joueurs de football de l'histoire[1]. Le magazine France Football le désigne meilleur footballeur français du XXe siècle, devant Zinédine Zidane et Raymond Kopa[2], tandis que la Juventus l'a élu meilleur Bianconero[3] de tous les temps. Il est le premier footballeur à remporter le Ballon d'or trois fois consécutivement[4]. Il fait partie de l'équipe mondiale du XXe siècle.

Il est depuis le 26 janvier 2007 le président de l'UEFA, succédant ainsi à Lennart Johansson. Il fut également sélectionneur de l'équipe de France de football de 1988 à 1992 et coorganisateur avec Fernand Sastre de la Coupe du monde de football de 1998 en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Le père de Michel, Aldo Platini, est un fils d'immigré italien (originaire de Novare dans le Piémont[5]) venu s'installer en Lorraine après la Première Guerre mondiale[6]. Aldo, puis Michel, naissent en Lorraine, à Jœuf. Aldo est un joueur de football amateur qui n'ose pas franchir le pas du professionnalisme, préférant épouser une carrière plus stable de professeur de mathématiques[7]. Il reste toutefois très proche des terrains, devenant même entraîneur de l'équipe de division 3 de l'AS Nancy-Lorraine. La mère de Michel, Anna Platini née Piccinelli, est la fille du patron du Café des sportifs situé à Joeuf[8]. Ces racines italiennes marquent Michel Platini dès son enfance, influant sur sa carrière sportive et son choix de jouer pour la Juventus FC[9].

Aldo laisse beaucoup de liberté à son fils dans sa progression. Michel apprend ainsi l'art du dribble dans la rue. C'est l'antithèse des joueurs passés par les centres de formation, alors tout juste naissants en France. Il fait ses classes au petit club local de l'AS Jœuf, où il signe sa première licence en pupille (10 septembre 1966). Aldo éclaire toutefois Michel très tôt sur quelques notions simples mais primordiales, l'anticipation au premier chef. Il faut déjà savoir à qui l'on va passer la balle avant de la recevoir. Il travaille aussi énormément la technique du coup franc direct.

Michel échoue totalement lors de la finale du concours du jeune footballeur en 1969, mais parvient à se faire remarquer à l'occasion d'un match de Coupe Gambardella. Il n'a que seize ans, et brille déjà de mille feux au sein de la formation junior de l'AS Jœuf qui affronte les juniors du FC Metz. Convoqué au stage de présélection du club messin, Platini, blessé, ne peut pas y participer. L'entraîneur messin change alors de club et Michel Platini est rayé des listes. Il retrouve son équipe de Jœuf en Promotion d'Honneur.

Le FC Metz invite à nouveau Michel Platini à un stage de présélection, mais le test de capacité respiratoire tourne mal. Après pas moins de dix essais au spiromètre, Michel s'évanouit. Le verdict du médecin est sans appel : capacité respiratoire très faible, insuffisance cardiaque. Platini ne jouera donc pas pour le FC Metz. Il rejoint alors l'équipe réserve de l'AS Nancy-Lorraine en septembre 1972 et fait la connaissance de Jean-Michel Moutier, jeune portier de la réserve, qui devient rapidement son ami.

Platini à Nancy (1972-1979)[modifier | modifier le code]

Dès ses débuts sous les couleurs de l'AS Nancy-Lorraine, Platini fait parler la poudre : il marque trois buts face à l'ASCA Wittelsheim en division 3 avec la réserve. Multipliant les sorties de ce type, Michel se retrouve rapidement aux portes de l'équipe fanion. Son premier contact avec l'élite est pourtant pénible. Il est remplaçant face à l'US Valenciennes-Anzin et assiste impuissant, du banc de touche, à une véritable émeute en tribune. Il est atteint par plusieurs projectiles et des crachats... Quelques jours plus tard, il est "descendu" par un défenseur strasbourgeois à l'occasion d'un match de réserve : double fracture de la malléole de la jambe droite. Cette délicate saison s'achève cependant bien, grâce à ses grands débuts en Division 1. Platini est aligné d'entrée face au Nîmes Olympique au stade Marcel Picot le 2 mai 1973.

Repéré par les instances parisiennes après ses premiers coups d'éclat en Coupe Gambardella, Michel Platini n'a jamais pu honorer la moindre sélection en équipe de France junior en raison de blessures. Il effectue ainsi ses grands débuts avec le maillot bleu de l'équipe de France amateurs le 26 septembre 1973. Tout semble se dérouler parfaitement, mais une nouvelle blessure, en mars 1974, remet tout en question. À Nice, Michel est victime d'une double fracture du bras gauche. Il n'est pas présent sur le terrain en fin de saison, et reste totalement impuissant quand son club est relégué en D2 au terme de la saison.

En D2, l'AS Nancy se promène et retrouve rapidement l'élite. Platini devient au cours de cette belle saison le véritable patron de l'équipe. Il marque notamment 17 buts, certains d'entre eux étant inscrits sur coup franc, dont il se fait une spécialité dès cette période. Même le grand Ivan Curkovic, gardien de l'AS Saint-Étienne, se laisse tromper deux fois en Coupe de France par ces coups francs diaboliques qui contournent le mur des défenseurs en une courbe toujours imprévisible pour aller se loger dans la lucarne du gardien, conduisant à l'élimination des « Verts » par les Nancéiens. C'est avec son ami Jean-Michel Moutier que Platini travaille ses coups francs tandis que les mannequins de mousse qui forment le mur sont déjà présents.

Les obligations militaires du soldat Platini lui font revêtir l'uniforme pendant l'été 1975. Comme tous les sportifs de haut niveau, il est affecté au bataillon de Joinville où il fait équipe avec une promotion de talent aux côtés de Maxime Bossis, Éric Pécout et Omar Sahnoun, sans oublier ses amis nancéiens Olivier Rouyer et Jean-Michel Moutier. À cette occasion, Michel défend les couleurs des équipes de France militaire, espoir et en olympique. Avec l'équipe olympique, Platini et ses coéquipiers éliminent, avec la manière, la redoutable formation de Roumanie, qui aligne pourtant son équipe A. Lors du match aller qui se tient le 3 décembre 1975 à Brest, Platini est brillant et les jeunes Français remportent la partie par 4 à 0. Platini devient alors une vedette en France. Au match retour, malgré une défaite 1-0 à Bucarest, la France se qualifie pour les JO de Montréal auxquels participe Platini.

Trois jours après cette qualification, Platini est sélectionné avec l'équipe de France A. C'est également une première pour le nouveau sélectionneur des Bleus : Michel Hidalgo.

En parallèle à ses activités militaires, Michel rejoint, le plus souvent possible, son club qui évolue désormais à nouveau en D1. Lors d'un match joué à Laval, le public mayennais chambre Platini, qui, vexé, marque trois buts. Mais hélas, la soirée se termine mal, avec une nouvelle blessure. La presse titre alors : « la saison de Platini est terminée », et annonce une nouvelle opération du ménisque. Il n'en est rien. Platini évite l'opération et retrouve les terrains deux semaines après. Ce retour tombe bien, car Nancy affronte dans la foulée l'Olympique de Marseille au Parc des Princes en demi-finale de la Coupe de France. Michel Platini signe de la tête l'unique but lorrain, mais il est contraint de quitter le terrain sur blessure. L'ASNL s'incline finalement 4-1.

Le tournoi olympique 1976 débute pour les Bleus le 19 juillet face au Mexique, balayé 4-0. Même score face au Guatemala, avec deux buts signés Platini. La phase de poule s'achève sur un match nul face à Israël ; Platini marque un but sur penalty. La France dispute alors un quart de finale face à l'Allemagne de l'Est. Cette formation est en fait l'équipe A de la RDA. Avec un arbitrage plus que douteux, les Français terminent le match à neuf et les Allemands passent le tour…

De retour de Montréal, Platini signe son premier contrat professionnel avec Nancy pour deux saisons (durant la saison 77/78, le salaire de Michel Platini est de 6 400 francs. C'est toutefois l'équipe de France qui occupe tous les esprits avec, en point de mire, la qualification au Mondial argentin. Le match décisif se tient le 16 novembre 1977 au Parc des Princes face à la Bulgarie. Platini est parfait dans son rôle de chef d'orchestre et les Bleus s'imposent 3-1. Ils disputeront la phase finale de la Coupe du monde 1978 après une attente de douze ans.

Divine surprise à l'occasion de la publication du classement du Ballon d'or fin décembre 1977 : le jeune Michel Platini pointe au troisième rang, palmarès qui intervient peu de temps avant son transfert manqué à l'Inter de Milan.

Lors des matches de préparation pour la Coupe du monde, il convient de signaler celui disputé à Naples face à l'Italie le 8 février 1978. Platini est éblouissant devant tous les recruteurs des clubs italiens venus superviser la nouvelle petite merveille française. Platini stupéfie tout le monde en trompant deux fois, le légendaire gardien Dino Zoff, sur coup franc direct. La première tentative n'est pas validée par l'homme en noir qui n'avait pas sifflé... Zoff pense avoir évité le pire, car Platini trouve le mur lors de sa seconde tentative. Quelques minutes plus tard, nouveau coup franc aux abords de la surface italienne. Zoff prend alors bien garde de couvrir son angle droit, mais Platini le trompe par la gauche. Zoff reste pétrifié. Ses tête-à-tête avec Zoff et sa classe, au cours de cette partie retransmise par la télévision italienne, en font une vedette en Italie. Les plus grands clubs européens se battront désormais pour s'attacher ses services : le PSG et l'AS Saint-Étienne en France, la Juventus FC, l'Inter Milan et SSC Naples en Italie, le FC Barcelone et Valence CF en Espagne, Arsenal FC en Angleterre, pour n'en citer que quelques-uns.

Avant de disputer la Coupe du monde en Argentine, Platini s'offre la Coupe de France 1978 avec son club. Il signe l'unique but de la finale contre l'OGC Nice. Il reçoit, en tant que capitaine de l'ASNL, son premier trophée majeur des mains du Président de la république Valéry Giscard d'Estaing.

Quinze jours après la Coupe de France débute la Coupe du monde. Dans le même groupe que l'Italie et l'Argentine, la France est trop tendre pour espérer s'en sortir. À l'occasion de ce Mondial, Platini n'a pas grand chose à se reprocher, mais à l'amorce de la saison 1978-1979, il est pris en grippe par le public, qui le juge responsable de l'échec argentin et évolue sous les sifflets jusqu'à un certain match au stade Geoffroy-Guichard de Saint-ÉTienne. Galvanisé par les sifflets qui lui sont adressés, Platini met les bouchées doubles face aux Verts. Il dispute chaque ballon, et sur l'un des tacles qu'il tente, sa cheville se bloque : triple fracture de la malléole, qui lui fait manquer les matches de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de l'ASNL. Le contrat liant Platini et Nancy arrive à son terme en juin 1979. Le président nancéien tente alors un coup de force pour conserver son joueur, mais Platini n'apprécie pas du tout cette intervention. Il quittera le club lorrain à la fin de son contrat.

Quatre clubs se détachent alors, l'Inter Milan, le PSG, le FC Nantes et l'AS Saint-Étienne. Le joueur est proposé par Jean-Luc Lagardère, patron d'Europe 1 au FC Nantes, mais le conseil d'administration du club se prononce alors contre sa signature, en coulisse Henri Michel aurait vu d'un mauvais œil la signature d'un concurrent comme Platini à son poste [10]. Le premier juin 1979, il signe chez les Verts un contrat de trois ans pour une somme d'environ deux millions de francs.

Malgré les blessures et les sifflets, l'humour reste un des traits principaux du caractère de Michel. Deux de ses nombreux gags de sa période lorraine le démontrent. Lors des déplacements, Michel s'amusait à faire exploser un pétard à mèche dans un lieu public, puis à faire le mort, provoquant inévitablement un attroupement[réf. nécessaire]. Lors du séjour en Argentine pour la Coupe du monde, il s'amusa, comme un collégien, à vider des tubes de dentifrice dans les lits de ses coéquipiers[réf. nécessaire].

Platini chez les Verts (1979-1982)[modifier | modifier le code]

Les trois années de Michel Platini à l'AS Saint-Étienne se soldent par un bilan mitigé. L'objectif du club en recrutant Platini est de remporter une Coupe d'Europe. Mais, malgré quelques coups d'éclat en Coupe de l'UEFA, notamment contre le PSV Eindhoven laminé 6-0 à Geoffroy-Guichard en 1979 et contre Hambourg écrasé 5-0 à domicile (dont deux buts de Platini) en 1980, les Verts ne se hisseront jamais à la hauteur de leurs glorieux aînés de 1976.

Sur le plan national, Platini remporte son seul titre de Champion de France en 1981, le dernier du club stéphanois à ce jour. Il marque deux fois lors de la 38e journée face à Bordeaux (2-1). En revanche, il échoue à deux reprises en finale de la Coupe de France. Tout d'abord face au Sporting Club de Bastia, défaite 2-1 en 1981, puis l'année suivante contre le Paris Saint-Germain, malgré deux nouveaux buts, (2-2 et 6 tirs au but à 5), son dernier match avec Saint-Étienne avant son départ pour la Juventus. Il aura alors joué sous le maillot vert 146 matches pour un total de 82 buts.

Michel Platini garde de ses années dans le Forez un souvenir contrasté. Pour le meilleur, un titre de champion de France et le pic de sa carrière : Platini estime lui-même[11] que c'est en 1982 à Saint-Étienne qu'il était le plus fort individuellement. Pour le pire, outre des résultats inégaux sous le maillot vert, l'affaire de la « caisse noire » où il a perçu illégalement, comme d'autres joueurs de Saint-Étienne, une somme importante en liquide (880 000 francs)[12]. Transféré à la Juventus FC durant l'été 1982, Platini est rattrapé par cette affaire. Il est condamné à une peine de prison avec sursis, qui est par la suite amnistiée.

Durant sa période stéphanoise, il s'affirme en équipe de France, au sein de laquelle il devient sous le numéro 10 un capitaine indispensable. En 1981, Platini extirpe les Bleus de leur groupe de qualification pour la Coupe du monde 1982 grâce à un coup franc « platinien » marqué contre les Pays-Bas lors du match décisif pour la qualification.

Au Mondial espagnol de 1982, les Bleus se hissent jusqu'en demi-finale contre la RFA, pour une rencontre de légende perdue à l'issue de l'épreuve des tirs au but. Paradoxalement, Michel Platini considère aujourd'hui ce match comme le plus grand souvenir de sa carrière.

Platini à la Juventus FC (1982-1987)[modifier | modifier le code]

Michel Platini en 1985 sous les couleurs de la Juventus

Platini fait ses grands débuts sous le maillot bianconero, en Coupe d'Italie contre Catane, le 18 août 1982. Quelques jours plus tard, dans cette compétition, il inscrit sa première réalisation avec la Juve contre Pescara. Enfin en septembre, sur une passe de Boniek, il marque son premier but en Série A lors de la deuxième journée contre Cesena. Mais, au sein d'une équipe comptant six champions du monde (l'Italie vient de s'imposer au Mundial), Platini connaît un début de saison délicat en raison d'un placement sur le terrain qui l'indispose, mais surtout d'une pubalgie qui le gêne jusqu'en janvier 1983. Pris en grippe par une presse spécialisée extrêmement exigeante, il est même tout proche de quitter l'Italie durant l'hiver. Il convient de préciser que l'actionnaire principal du club, Giovanni Agnelli dit « l'Avvocato », a dès le début pris conscience du potentiel énorme de sa nouvelle recrue. Plus de 20 ans après, dans un entretien accordé à l'Équipe Magazine, pour le numéro exceptionnel "100 % Platini" de juin 2008, son coéquipier de l'époque et ami le Polonais Zbigniew Boniek a apporté la confirmation de l'admiration que portait Giovanni Agnelli à son joueur vedette : « Quand Agnelli voyait Platini, il avait des frissons ».

Donc à la trêve, fort du soutien de l'Avvocato, Platini et Boniek tapent du poing sur la table et obtiennent de l'entraîneur Giovanni Trapattoni une évolution tactique de l'équipe. La seconde partie de la saison 1982-1983 est beaucoup plus intéressante pour la Vieille Dame qui termine vice-championne d'Italie (le scudetto gagné par l'AS Rome) et remporte la Coupe d'Italie 1983 contre Vérone (0-2 ; 3-0, avec deux buts de Platini en match retour). En Coupe d'Europe des Clubs Champions (C1), La Juve vole de succès en succès, mais est battue en finale par le Hambourg SV 1-0. Platini a fortement contribué à cette épopée européenne. Il marque un but à l'aller et au retour contre Hvidovre Copenhague et un autre en demi-finale contre les Polonais du Widzew Łódź. Mais c'est en quart de finale retour contre Aston Villa que Platini a réalisé son match le plus abouti. La Juventus gagne en effet 3-1 avec deux buts du Lorrain. La presse italienne connue pourtant pour sa sévérité lui décerne la note rarissime de 9/10. Le journal Tuttosport écrit même : « Platini a joué ce soir comme un extraterrestre, et nous n'exagérons pas ».

La suite de la carrière de Platini à la Juve sera une succession de trophées. Il remporte avec son club le championnat d'Italie en 1984 et 1986, la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1984 face au FC Porto, la Supercoupe de l'UEFA en 1984, la Coupe d'Europe des Clubs champions et la Coupe intercontinentale en 1985 contre l'Argentinos Juniors (2-2/6-5 tab). À cette occasion, il marque le pénalty de la victoire lors de la séance des tirs aux buts, un autre aussi durant le temps réglementaire, mais surtout un but exceptionnel (à l'entrée de la surface de réparation, il contrôle le ballon, lobe un défenseur puis enchaîne une reprise de volée qui vient se loger dans la lucarne axiale du gardien), malheureusement refusé pour un hors-jeu de position contestable. D'autre part, de 1983 à 1985, Platini termine également trois fois consécutivement meilleur buteur du championnat d'Italie. Il est reconnu comme le meilleur joueur européen en recevant à trois reprises le Ballon d'or de 1983 à 1985. « C'est un génie, un homme né pour le football », confesse son entraineur Giovanni Trapattoni. Il est la star incontestée de la Juve et les Italiens l'appelle « Le Roi Michel[13] ».

La finale européenne de 1985, disputée au Heysel contre Liverpool FC aurait dû être le sommet de sa carrière avec la Juventus. Mais le drame du Heysel constitue sans conteste le plus pénible souvenir de sa carrière. Auteur du seul but de la rencontre, Michel Platini se retrouve au centre d'une polémique médiatique dans les jours qui suivent le drame, certains lui reprochant son manque de retenue dans la célébration de la victoire. Mais Platini se défendra en soutenant que tout comme l'ensemble des joueurs de la rencontre, il avait été laissé dans l'ignorance de l'ampleur du drame. En 1987, il écrit : « Avec son cortège d'innocentes victimes, avec le visage bleui de ces martyrs, enfants ou adultes, femmes ou hommes, le Heysel doit rester gravé dans toutes les mémoires comme un symbole. À Bruxelles, dans ce maudit stade du Heysel, la mort est inscrite à jamais. (...) Le match a eu lieu, dur, mais régulier, loyal. Quelque chose comme le football tentant de se redonner une dignité » [14]. Et son fameux « geste de joie » au coup de sifflet final n'était qu'un « mouvement de rage libérateur »[15].

L'état de grâce de Platini en club se répercute également en sélection nationale. En 1984, il remporte le Championnat d'Europe des nations organisé en France en marquant neuf buts (cinq du pied droit contre le Danemark, la Belgique, la Yougoslavie, le Portugal et l'Espagne, deux du gauche, deux de la tête) en seulement cinq rencontres (il réalise le triplé contre la Belgique battue 5-0 et la Yougoslavie défaite 3-2). Il débloque notamment la finale contre l'Espagne grâce à un coup franc qui trompe le portier espagnol Luis Arconada et offre ainsi à la France son premier titre majeur en football. Dans une interview à l'Équipe en 2008, l'ancien joueur yougoslave Safet Sušić dira : « mettre 3 buts dans un match ça arrive, mais marquer 9 buts en 5 matchs, il faut se rendre compte de ce que cela signifie. Van Basten et Maradona n'ont jamais fait aussi fort que le Platini de 1984 ».

Mais affaibli par une pubalgie tenace, jouant sous infiltration, Michel Platini n'est pas véritablement en mesure de justifier sa réputation de meilleur joueur du monde à l'occasion de la Coupe du monde de football 1986 au Mexique. Il se montre pourtant décisif en plusieurs occasions, notamment contre l'Italie en huitième de finale (ouverture du score) et contre le Brésil en quart de finale (égalisation). Ce but inscrit le jour de son anniversaire restera le dernier de sa carrière chez les Bleus. Après une nouvelle élimination en demi-finale contre la RFA, Michel Platini doit se contenter de la troisième place finale (il ne disputa pas les petites finales des tournois 1982 et 1986).

« J'ai joué à Nancy car c'est le club de ma ville, à Saint-Étienne car c'est le meilleur club de France, et à la Juventus car c'est le meilleur club du monde. »

— Michel Platini, 16 mai 1987[16].

Usé physiquement, Platini dispute une ultime saison à la Juventus avant de prendre sa retraite sportive le 17 mai 1987. Lors de son dernier match avec son club (qui termine deuxième du championnat) contre Brescia (victoire 3-2), près de 30 000 tifosis viennent lui dire adieu. Participant en pointillé à la campagne (infructueuse) de qualification pour l'Euro 1988, Platini honore sa dernière sélection en bleu le 29 avril 1987 contre l'Islande.

En équipe de France, de 1976 à 1987, il a marqué 41 buts en 72 sélections, ce qui restera le record chez les Bleus jusqu'en octobre 2007.

Platini depuis sa fin de carrière (1987-2007)[modifier | modifier le code]

À peine plus d'un an après sa retraite en tant que joueur, il est nommé sélectionneur de l'équipe de France de football le 1er novembre 1988. Il remplace Henri Michel, poussé dehors suite à la mauvaise entame des Bleus dans les éliminatoires de la Coupe du monde 1990. L'arrivée de Platini ne change rien et la France est absente du Mondial italien.

À la fin du mois de novembre 1988, Michel Platini se rend dans le golfe Persique où il doit assister au match d'ouverture de la coupe d'Asie des nations de football se tenant au Qatar le 2 décembre[17]. Il est convié par l'émir du Koweït au match Koweït-URSS le 27 novembre. Il dispute à l'étonnement du banc soviétique[17] les vingt premières minutes de la rencontre sous les couleurs du Koweït[18],[19]. La FIFA compte ce match comme un match officiel international[20], Platini compte donc une sélection en équipe du Koweït[21].

Les échéances survenant après la Coupe du Monde 1990 sont les éliminatoires de l'Euro 1992, organisé en Suède. Les hommes de Platini se sortent avec brio de leur groupe de qualification en remportant leurs huit matchs (victoires notamment en Espagne et en Tchécoslovaquie) et, forts d'une série record de 19 matchs sans défaite, s'affirment parmi les favoris de la compétition. Mais une série médiocre de matchs amicaux préparatoires, puis surtout l'échec à l'Euro (élimination au premier tour, pas une seule victoire) le poussent à démissionner le 2 juillet 1992 après avoir dirigé les Bleus 29 fois. Son bilan à la tête de l'équipe de France est de 16 victoires, 8 matchs nuls et 5 défaites[22].

Il est le dernier porteur de la flamme olympique aux Jeux olympiques d'hiver d'Albertville en 1992.

Coprésident du comité d'organisation du Mondial 1998 avec Fernand Sastre, puis conseiller spécial du président de la FIFA après l'élection de Joseph Blatter en 1998, il devient vice-président de la FFF en janvier 2001, et chargé depuis mars 2005 du département international.

Il était également consultant sur Canal+ lors des soirées de la Ligue des champions.

Le dirigeant : Platini, président de l'UEFA (depuis 2007)[modifier | modifier le code]

Membre du comité exécutif de l'UEFA et membre du Comité exécutif de la FIFA depuis avril 2002, il devient Président de l'UEFA le 26 janvier 2007 pour une durée de 4 ans. Il est élu à la majorité absolue au premier tour du scrutin du Congrès de Düsseldorf en Allemagne par les 52 fédérations membres de l'UEFA (1 fédération vaut 1 voix), avec 27 voix contre 23 (2 votes étant nuls). Son adversaire, le Suédois Lennart Johansson, 77 ans, était président de l'UEFA depuis 1990.

Son programme[modifier | modifier le code]

Michel Platini, président de l'UEFA, en 2009

Michel Platini a fondé son discours sur des vertus de solidarité et d’universalité avec notamment 5 points majeurs :

  • Légitimité : davantage de pouvoir au comité exécutif qui sera renforcé comme instance décisionnaire et qui s'ouvrira plus aux petites nations du football, trop souvent oubliées.
  • Solidarité : avec la continuation des programmes Hattrick et Top Executive destinés à aider les petites fédérations et une meilleure redistribution des recettes des grandes compétitions organisées par l'UEFA.
  • Universalité : le système de qualification au Championnat d'Europe des Nations (Euro) est maintenu mais un projet d'élargissement du nombre d'équipes participantes passant de 16 à 24 (pour permettre à des pays d'avoir leur chance). Dans le cadre de l'aide aux plus petites nations, Michel Platini propose aussi de limiter à 3 le nombre de clubs par nation directement qualifiés pour la Ligue des champions pour permettre à des nations rarement représentées d'avoir leur chance (projet largement critiqué par son adversaire du fait que c'est « un problème, une affaire de business » et que Platini prend trop en compte le football en oubliant le business ayant fait grandir l'UEFA).
  • Unité : avec l'élaboration d'une Charte européenne de football définissant et permettant de conserver les valeurs du football ainsi que le rapprochement entre les associations nationales, l'UEFA et la FIFA.
  • Lutte contre les fléaux du football : une volonté de combattre « le racisme, la xénophobie, les transactions financières douteuses, les paris clandestins, les dérives de la profession d'agent, le dopage ».

Michel Platini s'était prononcé en 1990 pour la vidéo[23]. Il a depuis revu ses positions pour être maintenant opposé à cette technique[24],[25].

Le football, une exception culturelle[modifier | modifier le code]

Une fois élu, Michel Platini milite pour faire du football une exception culturelle protégée des règles économiques et des contraintes légales inhérentes à l'Union européenne[26].

Défense des sélections nationales[modifier | modifier le code]

Il réaffirme la priorité des sélections nationales pour le football européen à l'occasion de la conférence de l'UEFA pour les sélectionneurs des équipes nationales européennes[27] organisée à Madrid du 20 au 22 septembre 2010.

Second mandat[modifier | modifier le code]

Unique candidat, il est réélu pour un second mandat de quatre ans lors du congrès de Paris le 22 mars 2011[28]. Dans son discours inaugural[29], il évoque plusieurs chantiers, parmi lesquels, le fair-play financier[30], l'arbitrage[31], la lutte contre la corruption[32], ou encore, la place des sélections nationales, un thème récurrent du président de l'UEFA.

Palmarès du joueur[modifier | modifier le code]

Michel Platini remporte avec son club formateur, l'AS Nancy-Lorraine, son premier titre, le championnat de France de division 2. Il gagne également avec cette équipe la Coupe de France en 1978. Il est le meilleur buteur de l'histoire de l'AS Nancy-Lorraine en division 1[33]. Avec l'AS Saint-Étienne, il est champion de France en 1981 et termine vice-champion en 1982. Il est également finaliste de la Coupe de France en 1981 et 1982. Il dispute au total neuf saisons en division 1 pour 254 matchs disputés et 139 buts inscrits[33].

Avec la Juventus FC, au niveau européen, il gagne la Coupe des clubs champions européens en 1985 terminant meilleur buteur de la compétition avec sept buts inscrits. Il est finaliste de cette coupe en 1983. Il remporte également la Coupe des Coupes en 1984, la Supercoupe de l'UEFA en 1984 et la Coupe intercontinentale en 1985. Sur le plan national, il remporte deux championnats d'Italie en 1984 et 1986 et termine vice-champion en 1983 et 1987. Il est à trois reprises meilleur buteur (capocannoniere) du championnat en 1983, 1984 et 1985. Il est également vainqueur de la Coupe d'Italie en 1983 et du Mundialito per club (it) en 1983 (it).

En équipe de France, il compte 72 sélections et porte le brassard de capitaine à 50 reprises de 1979 à 1987. Il possède jusqu'en 2007 le record du nombre de buts marqués en équipe de France avec 41 buts entre 1976 et 1987, battu depuis 2007 par Thierry Henry (51). Il termine avec les « Bleus » quatrième de la Coupe du monde 1982 puis remporte le championnat d'Europe des Nations en 1984 en étant le meilleur buteur de la compétition avec neuf buts inscrits. Vainqueur de la Coupe intercontinentale des nations (trophée Artemio Franchi) en 1985, Michel Platini termine ensuite troisième de la Coupe du monde 1986[33].

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Ballon d'or : 1983, 1984 et 1985.
  • Champion des champions français par L'Équipe : 1977 et 1984.
  • Onze d'or : 1983, 1984 et 1985 (2e en 1977).
  • Joueur français de l'année par France Football : 1976 et 1977.
  • Médaillé de l'Académie des sports : 1976.
  • Prix Guy Wildenstein de l'Académie des sports : 1977.
  • Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l'Académie des sports : 1984.
  • Prix Emmanuel Rodocanachi de l'Académie des Sports avec l'ensemble de l'équipe de France, déclarée meilleure équipe française de l'année (suite à son 1er titre européen) : 1984.
  • Prix Alain Danet de l'Académie des sports : 1997 (pour sa carrière d'après joueur; seul sportif français à avoir été distingué à cinq reprises par l'Académie).
  • Meilleur joueur du championnat d'Italie Guerin : 1984.
  • Meilleur joueur du Championnat d'Europe : 1984.
  • Meilleur joueur de la Coupe intercontinentale : 1985.
  • Meilleur joueur du Mundialito des clubs (Coppa Super Clubs) : 1983.
  • World Soccer awards : 1984 et 1985.
  • Chevron awards : 1983 et 1985 (ratio buts/match).
  • Trophée d'argent du Centenaire de la League anglaise (meilleur joueur).
  • Entraîneur mondial de l'année World Soccer awards : 1991.
  • Entraîneur européen de l'année El Pais : 1991.
  • Prix Artémio Franchi : 2003.
  • Nommé au FIFA 100 (Liste des meilleurs joueurs vivants de tous les temps).
  • Légion d'honneur (le 29 avril 1985).
  • Sélection du siècle FIFA 1998
  • Joueur du siècle de la Juventus FC
  • Joueur français du siècle L'Équipe 2000
  • 2e meilleur buteur du championnat de France en 1977 (3e en 1982 avec 22 buts)
  • 6e footballeur du siècle Football Family FIFA 2000
  • 7e footballeur du siècle International Federation of Football History & Statistics
  • 8e footballeur du siècle Placar 2001
  • Élu footballeur français du siècle par France Football en 1999.
  • Élu meilleur joueur de toute l'histoire des bleus par France Football en 2004.
  • Gloire du sport.
  • Nommé dans la Dream Team FIFA[34]

Statistiques détaillées du joueur[modifier | modifier le code]

Cette section détaille les statistiques de Michel Platini lors de sa carrière de footballeur[35],[36].

Par saison[modifier | modifier le code]

Statistiques individuelles de Michel Platini
Saison Club Division Championnat Coupe nationale Europe Sélections Total
Matchs Buts Matchs Buts Comp Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts
1972-1973 AS Nancy-Lorraine
(Drapeau de la France France)
Division 1 5 2 - - - - - - - 5 2
1973-1974 21 2 3 0 - - - - - 24 2
1974-1975 Division 2 32+1[note 1] 17+0 7 13 - - - - - 40 30
1975-1976 Division 1 31 22 5 6 - - - 2 1 38 29
1976-1977 38 25 1 0 - - - 8 4 47 29
1977-1978 36 18 10 7 - - - 8 5 54 30
1978-1979 19 12 5 3 - - - 2 0 26 15
1979-1980 AS Saint-Étienne
(Drapeau de la France France)
33 16 7 5 C3 7 5 5 4 52 30
1980-1981 35 20 10 5 C3 7 4 4 3 56 32
1981-1982 36 22 8 5 C1 2 0 9 4 55 31
1982–1983 Juventus FC
(Drapeau de l'Italie Italie)
Serie A 30 16 13 7 C1 9 5 6 2 58 30
1983–1984 28 20 7 3 C2 8 2 9 12 52 37
1984–1985 30 18 7 4 C1+ SC 9+1 7+0 5 2 52 31
1985–1986 30 12 4 1 C1+ CI 6+1 3+1 11 4 52 21
1986–1987 29 2 8 1 C1 4 2 3 0 44 5
Total sélection - - - - - - - 72 41 72 41
Total France 287 156 56 44 - 16 9 - - 359 209
Total Italie 147 68 39 16 - 38 20 - - 224 104
Total carrière 434 224 95 60 - 54 29 72 41 655 354

Légende :

  • C1 = Ligue des champions
  • C2 = Coupe des coupes
  • C3 = Coupe de l'UEFA
  • CI = Coupe Intercontinentale
  • SC = Supercoupe d'Europe
  • Comp. = Compétition

Notes :

  1. Le +1 représente un match disputé pour le titre de champion de deuxième division qui opposait les 2 équipes vainqueurs de leur groupe.

Par compétition[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

  • Drapeau : Europe 30 matchs et 17 buts en Ligue des champions
  • Drapeau : Europe 8 matchs et 2 buts en Coupe des Vainqueurs de Coupes
  • Drapeau : Europe 14 matchs et 9 buts en Coupe de l'UEFA
  • Drapeau : France 254 matchs et 139 buts en Division 1
  • Drapeau : France 33 matchs et 17 buts en Division 2
  • Drapeau : Italie 147 matchs et 68 buts en Serie A

En sélection[modifier | modifier le code]

Détail des statistiques de Michel Platini en sélection[37].

  • Coupe du Monde de la FIFA : 14 matchs et 5 buts
  • Championnat d'Europe des nations : 5 matchs et 9 buts
  • 72 sélections en équipe de France A (capitaine à cinquante reprises, de 1979 à 1987), pour 41 buts entre 1976 et 1987 (les 41 buts avec les bleus constituaient un record, ce qui est d'autant plus remarquable que Platini était milieu de terrain). Il faut attendre le 17 octobre 2007 pour voir ce record battu par Thierry Henry.
  • 1 sélection en équipe FIFA : il bat le champion du monde argentin le 25 juin 1979 à Buenos Aires (avec le jeune Diego Maradona)
  • 1 sélection dans l'équipe d'Europe en 1982 (face à l'équipe FIFA)
  • 1 sélection dans l'équipe du Koweït en 1988 (face à l'équipe d'URSS)

Buts en sélection[modifier | modifier le code]

Carrière de dirigeant[modifier | modifier le code]

  • Vice-président de l'AS Nancy-Lorraine
  • Coprésident d'organisation d'une Coupe du monde
  • Vice-président de la FFF
  • Conseiller de la présidence FIFA
  • Membre du Comité exécutif de la FIFA
  • Membre du Comité exécutif de l'UEFA
  • Président de l'UEFA (élu par 27 voix contre 23 face au président sortant Lennart Johansson)

Œuvres caritatives[modifier | modifier le code]

Michel Platini est parrain membre d'honneur de l'Association européenne contre les leucodystrophies (ELA).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Tournon, Platini, le football en fête, Paris, Alta Sport, premier trimestre 1977.
  • Collectif, Michel Platini : l'album photos, Paris, PAC, décembre 1982.
  • Thierry Roland et Dominique Grimault, "PLATINI merci Michel", Paris, Carerre-Michel Lafont, juin 1987.
  • « Le stade de l'ange », entretien avec Marguerite Duras, Libération, 15 décembre 1987.
  • Michel Platini, Ma vie comme un match, 1987.
  • Jean-Philippe Leclaire, Platini, le roman d'un joueur, 1998.
  • Éric Champel, Platini président, 2007.
  • Arnaud Ramsay et Antoine Grynbaum, Président Platini, Grasset, 2014.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Bâton de Nasazzi : ce bâton est virtuellement transmis d'équipe à équipe nationale depuis 1930, date de la victoire uruguayenne lors de la 1re coupe du monde organisée dans son pays. L'équipe détentrice le « cède » à son adversaire lors d'une défaite en compétition reconnue par la FIFA. Michel Platini l'a détenu à 5 reprises.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie du joueur sur le site officiel de la FIFA
  2. (en) Century Election, rsssf.com.
  3. Bianconero est le nom donné aux joueurs de la Juve d'après les couleurs noire et blanche du maillot de l'équipe turinoise
  4. Messi égale Platini, Cruyff et van Basten, France Télévision, 09/01/2012
  5. Platini de retour sur les terres paternelles — eurosport.fr
  6. Michel Platini et Michel Tournon, Platini : ma vie comme un match, Paris, Robert Laffont, 1987, p.27, (ISBN 2221055934)
  7. Michel Platini et Michel Tournon, p.29
  8. Michel Platini et Michel Tournon, p.28
  9. « Platini et l'Italie », Stéphane Mourlane (Université de Nice), WeAreFootball
  10. Deux collectifs pour une perle rare - poteaux-carres.com
  11. Interview de Platini, L'Équipe Magazine du 10 mai 2008
  12. Du chaudron au prétoire, L'Humanité, 10 mai 1990
  13. (it) I SOPRANNOMI DEI GIOCATORI — Juworld.net
  14. Michel Platini, Ma vie comme un match, R. Laffont, p. 253.
  15. Ma vie comme un match, p. 257.
  16. (en) « Elegance and intelligence personified in blue » (consulté le 7-9-2009)
  17. a et b (ru) « КУВЕЙТ - СССР - 0:2 », sur www.rusteam.permian.ru (consulté le 26 janvier 2012)
  18. (en) « Soviets win », The Straits Times,‎ 29 novembre 1988, p. 34 (lire en ligne)
  19. (en) José Luis Pierrend, « Michel Platini - Goals in International Matches », sur www.fifa.com,‎ 21 avril 2011 (consulté le 26 janvier 2012)
  20. « Koweït: calendrier et résultats », sur fr.fifa.com (consulté le 26 janvier 2012)
  21. (en) Roberto Mamrud, « Players Appearing for Two or More Countries », sur www.fifa.com,‎ 15 juillet 2011 (consulté le 26 janvier 2012)
  22. Fiche du sélectionneur sur le site officiel de la FFF
  23. http://www.footiz.com/football/videos/38438/platini-pour-la-vido-dans-le-football-exclusif/
  24. http://www.liberation.fr/sports/0101606697-l-arbitrage-video-demagogie-et-populisme-selon-platini
  25. http://www.lefigaro.fr/sport/2009/12/05/02001-20091205ARTFIG00242-michel-platini-l-arbitrage-est-mort-.php
  26. (en) Son interview au Financial Times le 20 mai 2007 confirme la teneur de son discours d'investiture au Congrès de Düsseldorf
  27. (en) Michel Platini soutient les équipes nationales face à la pression économique des clubs et les problèmes de calendrier.
  28. Michel Platini est réélu pour un deuxième mandat de quatre ans à la présidence de l'UEFA.
  29. Discours de Michel Platini lors du XXXVe Congrès ordinaire de l'UEFA qui s'est tenu à Paris le 22 mars 2011.
  30. Exclusion prévue dès 2014 de la Ligue des champions des clubs dépensant plus qu'ils ne gagnent
  31. Mise en place d'un système à cinq arbitres au lieu de trois actuellement
  32. Pour cela, Platini évoque une collaboration avec le syndicat des joueurs, la FIFPro, ainsi qu'une coopération avec les procureurs de plusieurs pays.
  33. a, b et c « Michel Platini - Fiche de stats du joueur de football », sur pari-et-gagne.com (consulté le 22 novembre 2013)
  34. (en) FIFA DREAM TEAM: Maradona voted top player sur The Indian Express, 19 juin 2002
  35. Fiche du joueur et de l'entraîneur sur footballdatabase
  36. Fiche du joueur sur National Football Teams
  37. Fiche du joueur sur le site officiel de la FFF