Sylvie Vartan

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Sylvie Vartan

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Sylvie Vartan en 2009.

Informations générales
Nom de naissance Sylvie George Vartan
Naissance 15 août 1944 (70 ans)
Iskretz, Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Activité principale Chanteuse
Genre musical Variété française
Années actives Depuis 1961
Labels Sony Music - RCA-Columbia
Site officiel Site officiel

Sylvie Vartan (Силви Вартан en bulgare) est une chanteuse française d'origine bulgare née le 15 août 1944 à Iskretz (Bulgarie) d'un père bulgare d'origine arménienne et d'une mère d'origine hongroise.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'enfance[modifier | modifier le code]

Sylvie George Vartan[Note 1] naît à Iskretz, un village situé dans la chaîne du Grand Balkan (centre de la Bulgarie)[Note 2]. Lorsque l'armée soviétique entre en Bulgarie, quelques mois après la naissance de Sylvie, la famille perd sa maison (réquisitionnée) et s'installe à Sofia. Son père, Georges[Note 3] (1912-1970), est le fils du directeur de la Compagnie d’électricité, filiale d’une société française, et est lui-même attaché de presse à l'ambassade de France en Bulgarie. En 1936, il épouse Ilona Mayer (9 décembre 1914 - 26 juin 2007), fille de Rudolf Mayer, un architecte hongrois installé à Sofia avec sa famille. Leur premier enfant, Edmond dit Eddie, naît le 5 septembre 1937 (il est décédé à Paris le 19 juin 2001).

Sylvie (à l'âge de six ans), joue son premier rôle au cinéma. Elle est une modeste écolière dans un film tourné par un ami de la famille sur l'époque où la Bulgarie vivait sous le joug ottoman. Plus tard, Sylvie Vartan déclarera que cette expérience lui donna le goût du monde artistique et du spectacle[1].

La vie en Bulgarie devient de plus en plus difficile et la famille décide d'émigrer au début des années 1950. C'est le grand-père de Sylvie, Robert, un francophile convaincu, qui leur conseille de partir pour Paris[2]. Le temps d'obtenir les visas nécessaires, et Sylvie arrive à Paris en décembre 1952 avec ses parents et son frère Eddie.

L'adaptation est difficile. Contrairement à leur père, artiste contrarié qui devient comptable chez un tripier des Halles, les enfants ne parlent pas le français. Mais le désir de réussir socialement est tel qu'ils font leurs études dans de très bons lycées parisiens : le lycée Hélène-Boucher pour Sylvie, le lycée Louis-le-Grand pour Eddie[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sœur d'Eddie Vartan, la chanteuse est la tante de l'acteur Michael Vartan, fils de son frère.

Elle épouse à Loconville (Oise), Johnny Hallyday, le 12 avril 1965[3], avec qui elle aura le 14 août 1966 un fils David Hallyday.

Le 11 avril 1968 alors qu'elle se dirige vers Paris avec une amie à bord de son Osi jaune sur une départementale des Yvelines à hauteur de Bois-d'Arcy, elle est percutée par une fourgonnette 404 qui quitte brusquement sa trajectoire. Sylvie est emmenée en ambulance à l'hôpital de Versailles, blessée au menton, au cou et a un bras cassé, mais sa passagère, Mercedes, marraine de David, est tuée sur le coup et le conducteur de la camionnette est grièvement blessé.

Le 20 février 1970, Sylvie et Johnny sont victimes d'un accident de la route sur la RN 83 à l'entrée du village de Roppe. Alors qu'ils se rendent à un gala à Belfort, la Citroën DS 21 que conduit Johnny à vive allure dérape dans un virage à gauche sur une route verglacée et plonge dans le fossé. Johnny en sort avec le nez cassé, mais Sylvie est grièvement blessée. Défigurée ayant heurtée le pare brise, elle décide de partir pour les États-Unis où, durant six mois, elle subit plusieurs opérations par l'un des meilleurs chirurgiens esthétiques du pays. Il lui rend son visage au bout de longues et multiples interventions[4].

Après un mariage en dents de scie, ponctué de nombreuses collaborations artistiques (émissions de télé, de radios, des duos à succès et de plusieurs tournées communes), le couple divorce en novembre 1980.

Sylvie Vartan s'est remariée le 2 juin 1984 à Los Angeles avec le producteur américain Tony Scotti. Le couple a adopté une petite fille en Bulgarie : Darina (née en octobre 1997).

Par son fils David, Sylvie est grand-mère de trois petits-enfants : deux filles, Ilona (née en 1995) et Emma (née en 1997) ainsi qu'un garçon, Cameron, né en 2004.

Elle a été la meilleure amie de Carlos qui fut son secrétaire avant de s'essayer à son tour à la chanson (il débute à ses côtés, en 1967 et sur une de ses chansons 2'35 de bonheur).

Carrière[modifier | modifier le code]

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Sylvie Vartan en 1966.

Sur la proposition de son frère Eddie travaillant dans le milieu de la musique, elle rencontre Daniel Filipacchi, producteur de disques pour RCA Records et Decca, qui la fait enregistrer au printemps 1961 un duo avec Frankie Jordan Panne d'essence, à la suite du désistement de dernière minute de la chanteuse Gillian Hills[5]. Ayant quitté le lycée Hélène-Boucher deux mois avant de passer son bac pour se consacrer pleinement à ses débuts dans la chanson, ce premier succès lui permet d'entamer une carrière en solo, à la suite d'un contrat signé avec Daniel Filipacchi, un premier 45 t fin 1961, Quand le film est triste et la proposition de se produire en première partie de Gilbert Bécaud, où elle chante trois titres.
Sylvie, en 1962, fait sa deuxième tournée, avec Johnny Hallyday, dont elle assure la première partie[6]

La scène[modifier | modifier le code]

Sylvie Vartan fait ses premiers pas sur la scène de l'Olympia dès ses débuts, en 1961. Elle y gagne progressivement ses galons de vedette en s'y produisant ensuite régulièrement en 1962 et 1963 (programme Les idoles des jeunes, dont elle est la tête d'affiche).

Toujours en 1963, le 22 juin, Sylvie Vartan participe - en co-vedette avec Johnny Hallyday (autres participants : Mike Shannon et Les Chats sauvages, Richard Anthony, Danyel Gérard, les Gam's et Nicole Paquin) - au concert place de la Nation, organisé par Europe no 1 pour le premier anniversaire de Salut les copains. L'événement a un grand retentissement.

Programme des concerts à l'Olympia de 1964.

Elle est à l'affiche de l'Olympia avec Trini Lopez, Les Beatles et Pierre Vassiliu, durant trois semaines (du 16 janvier au 4 février 1964), à raison d'un, deux ou trois shows quotidiens, soit 41 apparitions en tout.

En 1967, Sylvie Vartan partage l'affiche avec Johnny Hallyday à l'Olympia, du 15 mars au 16 avril. Initialement prévu jusqu'au 4, devant l'affluence des spectateurs, le spectacle est prolongé[7]. Le tour de chant de Sylvie précède celui de Johnny. Pour le final, le couple chante en duo Je crois qu'il me rend fou, (adaptation française du succès de Ike et Tina Turner Such a fool for you, qu'Hallyday vient d'enregistrer dans une version studio). Après cet Olympia, Sylvie et Johnny entament une tournée en Amérique du Sud, où ils se produisent dans plusieurs pays.

Pour son Musicorama d'avril 1968 à l'Olympia, Sylvie Vartan se mue pour la première fois joue en meneuse de revue. Son spectacle reçoit un accueil triomphal et sera repris en décembre de la même année.

Pendant sa convalescence new-yorkaise de 1970, Sylvie suit de manière intensive les cours de Jojo Smith (le professeur de danse de Barbra Streisand). Son spectacle à l'Olympia la même année marque le début de ses shows « à l'américaine » qui constituent désormais sa marque de fabrique, que viendront confirmer ses nouveaux concerts de 1972 dans ce même music-hall.

Par la suite, la chanteuse va se produire dans des salles plus grandes, plus adaptées à ses ambitions artistiques. Sylvie Vartan chante au Palais des congrès en 1975 et en 1977 (avec à chaque fois des prolongations)[réf. nécessaire]. En 1983, elle tient la scène du Palais des congrès onze semaines durant.

Sylvie se met également en scène au Palais des sports en 1981 et en 1991.

Les années 1990 marquent le retour à des salles intimistes : le Casino de Paris en 1995, l'Olympia en 1996 et 1999, avant le retour au Palais des congrès en 2004 et en 2008. Sylvie s'est également produite à la Mutualité (en 2008), au Théâtre du Châtelet en 2010 et 2011 ou encore salle Pleyel, pour fêter avec un orchestre symphonique ses 50 ans de scène en novembre 2011.

En 1993 et 2009, elle participe aux shows de Johnny Hallyday, avec lequel elle chante en duo, au Parc des Princes et au Stade de France.

Que ce soit dans des grandes ou des petites salles, avec ou sans danseurs, ses spectacles bénéficient toujours de mises en scène soignées : Arthur Plasschaert en 1968, Jojo Smith en 1970, Howard Jeffrey en 1972, Claude Thompson entre 1977 et 1984, Jerry Evans en 1991, Walter Painter (en 1975 puis entre 1995 et 2004), l'ont notamment dirigée, avant son époux Tony Scotti depuis 2008.

Sylvie Vartan est toujours détentrice française du record en nombre de spectateurs l'ayant vu se produire sur les scènes du monde entier[réf. nécessaire].

À l'étranger[modifier | modifier le code]

Sylvie Vartan au festival du film de Cabourg, en 2011.

Dès 1963, Sylvie se rend régulièrement aux États-Unis, où elle enregistre à Nashville avec les musiciens et les chœurs d'Elvis Presley[précision nécessaire]. Un album en anglais enregistré à New York sort[Où ?] en 1965. Deux autres albums américains sortiront[Où ?] : I Don't Want the Night to End en 1979 et Made in USA en 1985.

Avec Johnny Hallyday, Sylvie Vartan participe, en octobre 1965, à la Royal Command Performance (en) au Palladium de Londres[Note 4], où ils chantent devant la reine d'Angleterre[8], Élisabeth II.

En 1982, sous le parrainage de Gene Kelly, elle se produit à Las Vegas. Ses concerts furent également donnés en tournée à Los Angeles en 1983 et Atlantic City en 1984.

Elle a tourné un spot pour Coca-Cola au Japon en 1985.

Sylvie Vartan a chanté en 9 langues (français, anglais, allemand, espagnol, italien, japonais, néerlandais, bulgare et portugais-brésilien) et s'est produite dans le monde entier (à l'exception de la Chine)[réf. nécessaire], que ce soit sur scène ou à la télévision. Elle a participé aux émissions américaines Hullabaloo, Shindig ou The Ed Sullivan show en 1965 et a animé pendant neuf semaines un show sur la RAI, intitulé Doppia Coppia, en 1969. Elle a renouvelé l'expérience en 1975 en animant huit émissions Punto e Basta aux côtés de Gino Bramieri. Elle a sorti deux albums en italien en 1969 et en 1975, ainsi qu'un album en espagnol en 1967.

Entre 1965 et 2008, Sylvie a présenté tous ses spectacles au Japon (fait rare pour une artiste européenne : deux albums spécifiques Live à Tokyo y ont d'ailleurs été édités en 1971 et en 1973).

En 1988, elle est invitée à chanter lors de la Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Séoul.

1990 a marqué son premier retour dans sa Bulgarie natale avec un concert, qui par sa forte portée symbolique a marqué les esprits.

En 2009, elle chante à nouveau en Bulgarie, et se produit également en Turquie.

L'une de ses chansons (Irrésistiblement) est en version PlayStation (Japon)[C'est-à-dire ?], fait rarissime pour une chanson française[réf. nécessaire].

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Sylvie Vartan.

Chansons marquantes (chronologie)[modifier | modifier le code]

  • 1961 : Panne d'essence (avec Frankie Jordan), Quand le film est triste
  • 1962 : Le Locomotion, Tous mes copains
  • 1963 : Il revient, En écoutant la pluie, I'm watching you, Si je chante
  • 1964 : La plus belle pour aller danser, Il n'a rien retrouvé, L'homme en noir
  • 1965 : Cette lettre-là, Quand tu es là
  • 1966 : Il y a deux filles en moi, Mister John B., Par amour, par pitié
  • 1967 : 2’35 de bonheur (avec Carlos), Comme un garçon
  • 1968 : Irrésistiblement, La Maritza, On a toutes besoin d'un homme, Baby Capone
  • 1969 : Zum zum zum, Le roi David, Les hommes (qui n'ont plus rien à perdre), Ballade pour une fugue
  • 1970 : Aime-moi, J'ai deux mains, j'ai deux pieds, une bouche et puis un nez, C’est bon de vous voir
  • 1971 : Loup, Parle-moi de ta vie, Dilindam, Annabel
  • 1972 : Caro Mozart, Mon père, Pour lui je reviens
  • 1973 : J'ai un problème (duo avec Johnny Hallyday), La vie c'est du cinéma, L’amour au diapason, Toi le garçon
  • 1974 : Je chante pour Swanee, Bye Bye Leroy Brown
  • 1975 : La drôle de fin, Danse-la, chante-la, Pour que je t'aime de tout mon corps
  • 1976 : Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ?, Le temps du swing, L'amour c'est comme les bateaux
  • 1977 : Petit Rainbow, Georges
  • 1978 : Disco Queen, Solitude, Je chante encore l'amour
  • 1979 : I don't want the night to end, Nicolas
  • 1980 : Tape tape (reprise de Pata, Pata de Miriam Makeba)
  • 1981 : L’amour c'est comme une cigarette (reprise de Morning Train de Sheena Easton), Orient-Express, Ça va mal, Aimer
  • 1982 : La sortie de secours, Manana tomorow
  • 1983 : La première fois qu’on s'aimera (avec Michel Sardou), Danse ta vie, Lucie, Le dimanche, Encore
  • 1984 : Des heures de désir, Hold-up au sentiment
  • 1985 : Double Exposure, One shot lover
  • 1986 : Rien à faire, Tu n'as rien compris
  • 1987 : Femme sous influence
  • 1989 : C’est fatal, Il pleut sur London
  • 1990 : Quand tu es là
  • 1992 : Qui tu es
  • 1995 : Quelqu'un qui m’ressemble
  • 1996 : Je n'aime encore que toi, Back to L.A., Quelqu’un m’attend
  • 1998 : Sensible, Darina, Les Robes, Ma vérité
  • 2004 : Ce n'est pas rien, La neige en été, Au rythme du cœur
  • 2007 : Il est 5 heures, Paris s'éveille, J'attendrai
  • 2009 : Je chante le blues, L'un part, l'autre reste, Toutes peines confondues
  • 2010 : Je me détacherai, La prisonnière, Personne, Soleil Bleu (avec Julien Doré)
  • 2011 : Je viens vers vous, On entre en scène
  • 2013 : Cheveux au vent, I like it I love it

Sylvie Vartan sur scène[modifier | modifier le code]

Sylvie Vartan à l'affiche de l'Olympia en 2010

Télévisions[modifier | modifier le code]

Sylvie Vartan a été la vedette de nombreuses émissions télévisées, la plupart signées Maritie et Gilbert Carpentier (telles Jolie poupée en 1968, un Sylvie Sacha Show en 1969, les Top à Sylvie Vartan diffusés en mai 1972, décembre 1972, juin 1973 mais aussi des émissions de Jean-Christophe Averty (1965, 1971), entre autres. Certaines étaient de véritables comédies musicales chorégraphiées « à la Demy » faisant chaque fois l'objet de disques : Je chante pour Swanee en 1974, Tout au fond des tiroirs en 1975 et Dancing Star en 1977.

En 1998, Sylvie renoue avec ce type d'émissions spéciales avec Irrésistiblement... Sylvie (sur France 2) puis Qu'est-ce qui fait rêver Sylvie ? en 2000, Au rythme du cœur en 2005 et Tout le monde l'appelle Sylvie (2010).

C'est la télévision qui a offert à Sylvie ses plus beaux duos avec Georges Brassens, Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Mireille Darc, Sacha Distel, Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Henri Salvador, Mireille Mathieu, Marie-Paule Belle, Gérard Lenorman, Philippe Lavil, Nathalie Baye, Richard Cocciante, Arielle Dombasle, Roch Voisine, Liane Foly, Carlos, Jean-Jacques Debout, Chantal Goya, Paul Anka, Johnny Mathis, Petula Clark, Michel Sardou, George Chakiris, David Hallyday, Patricia Kaas, Alain Souchon, Isabelle Boulay, Francis Cabrel, Axelle Red, Étienne Daho, Françoise Hardy, Bonnie Tyler, Catherine Ringer, Amel Bent, Nolwenn Leroy, etc.

La télévision lui a consacré plusieurs portraits : les plus notables sont Sylvissima en 1970, le film de François Reichenbach (Mon amie Sylvie en 1972), le documentaire Sylvie sa vie sur Canal+ en 1994, Les lumières du Music-Hall sur la 5 en 1998, Entre l’ombre et la lumière sur France 3 en 2005 et Nepoznatite (ou Reflections) réalisé par Georgi Toshev pour la télévision bulgare (TVB) en 2009.

Un film de télévision lui étant consacré, intitulé Tout le monde l'appelle Sylvie, est diffusé le 21 septembre 2010 sur France 3. L'émission se déroule sur un paquebot de croisière, et y sont interprétées, entre autres, ses chansons La plus belle pour aller danser, La Maritza, Mon Père, L'amour c'est comme une cigarette, Je chante pour Swanee, Quand tu es là (en duo avec Étienne Daho). Figurent également au générique : Françoise Hardy, Chantal Lauby, Laurent Gerra, Serge Lama, Dave, Jean-Jacques Debout, son fils David Hallyday, ainsi que de nombreux artistes de la nouvelle génération : Amel Bent, Sofia Essaïdi, Chris Garneau, Camélia Jordana, Mathilde et Marie-Amélie Seigner, Micky Green... L'émission se termine sur une interprétation par Sylvie Vartan de L'Albatros de Charles Baudelaire.

Pour la télévision, Sylvie a, au cours de diverses émissions, joué des extraits de pièces de théâtre, avec comme partenaires : Paul Meurisse, Lise Delamare (de la Comédie-Française), Jean-Claude Brialy ou encore Pierre Palmade.

L'actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Durant les années 1960, Sylvie Vartan tourne dans plusieurs films musicaux et quelques comédies. Elle apparaît en chanteuse de cabaret se muant en infirmière dans le film fantastique Malpertuis de Harry Kümel en 1972, mais c'est Jean-Claude Brisseau qui, avec L'Ange noir en 1994, lui offre un véritable premier rôle de cinéma.

En 2013, elle fait son retour au cinéma dans une comédie réalisée par Tonie Marshall.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Nota : Sylvie Vartan aurait été pressentie pour jouer dans : Les Parapluies de Cherbourg (Jacques Demy), Pierrot le fou (Jean-Luc Godard), La Vie de château (Jean-Paul Rappeneau) et plus récemment dans Le bonheur est dans le pré (Étienne Chatiliez)[réf. souhaitée].

Téléfilm[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Vartan beauty book (en collaboration avec Nadine Corbasson et Martine Sicard), Éditions no 1, 1985.
  • Entre l'ombre et la lumière, Éditions France Loisir, 2004.
  • Mot à mot, Collection Abécédaires, Le Cherche Midi, 2012

Récompenses et hommages[modifier | modifier le code]

Elle a été à la tête d'une entreprise de prêt-à-porter Créations Sylvie Vartan entre 1965 et 1970 et d'écoles de danse à Paris et Tokyo Sylvie Vartan Studios de 1981 à 1988. Les Créations Sylvie Vartan, ce sont des collaborateurs comme Carlos, Claude Pierre-Bloch (agent de Johnny Hallyday et, plus tard, Michel Sardou), la styliste Emmanuelle Khanh et Jacques Rozenker à la production, le tout managé par Roland Berda, le père de Claude Berda.

Icône des années soixante, Sylvie Vartan est devenue au fil des années, l'une des artistes les plus appréciée du public français et qui à l'international cumula bien des succès. Son autobiographie sortie en 2004 qui fut écoulée à plus de 250 000 exemplaires. Pour ses 60 ans, le musée Galliera à Paris lui a consacré une exposition de près de six mois.

Selon Jean-Marie Périer, photographe des années 1960-70, Sylvie Vartan et Johnny Hallyday représentent à eux deux la réussite artistique parfaite de la chanson française et le couple le plus représentatif de ces années extrêmement prolifiques musicalement dans le monde du rock international. Sylvie et Johnny ont en effet durant cette période enregistré de nombreux titres à Nashville avec les musiciens et choristes d'Elvis Presley notamment. Le 17 décembre 1970, au Théâtre Marigny, Sylvie Vartan reçoit le Triomphe des Variétés des mains des producteurs Jacques et Jean-Paul Rouland. La profession a distingué Sylvie à l'occasion de la 25e Nuit du cinéma où les autres Triomphes ont été décernés à Lino Ventura, Patrick Macnee et Linda Thorson (cette cérémonie était alors à la fois l'équivalent de la Nuit des Césars et des Victoires de la musique). En novembre 1975, lors d'une émission télévisée de Guy Lux, elle a reçu le Fauteuil d'or pour avoir fait venir 115 000 spectateurs en 1 mois au Palais des congrès et ce, à guichets fermés.

Une compilation de titres rocks, grands succès et titres moins connus, est sortie en Angleterre (label RPM - 2009). Parmi les musiciens avec qui Sylvie Vartan a travaillé, citons : Mick Jones - fondadeur, en 1976, du groupe Foreigner - et Tommy Brown qui lui ont écrit - souvent en collaboration - toute une série de titres.

Elle a été promue officier de la Légion d'honneur le 1er janvier 2009[9], ainsi que commandeur des Arts et des Lettres ]en 1985, et de l'officier de l'ordre national du Mérite en 1987. Elle a été promue officier dans l'ordre national du Mérite en 2006. Elle a été faite distinguée de l'ordre du Cavalier de Madara (distinction bulgare) en 1996, de la Stara Plamina (équivalent de la Légion d'honneur bulgare) en 2004. Elle a été nommée « Ambassadrice de cœur » à l'OMS en 2005. Promue le 1er janvier 2009 officier de la Légion d'honneur, les insignes lui en sont remis par le président Nicolas Sarkozy le 25 mai 2010. Elle a été promue, le 14 décembre 2011, commandeur des Arts et des Lettres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit du vrai nom de Sylvie, voir l'interview accordée à son Webmaster en 2009 : [1]
  2. Pour l'enfance de l'artiste, voir Les années 1950 sur le site officiel de la chanteuse
  3. Vartanian, la date où son nom de famille aurait été abrégé en Vartan est incertaine, mais probablement au tout début des années 1940, avant la naissance de Sylvie. Au 20 heures de France 2, le 6 octobre 2013, elle déclare que son nom de famille n'est pas Vartanian et que Vartan serait plutôt un prénom.
  4. Pour plus de détail sur cette salle, voir : http://en.wikipedia.org/wiki/London_Palladium

Citations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sylvie Vartan Si je chante, (livre - 1981), p. 22, édition Filipacchi Édition no 1
  2. a et b Jean-Dominique Brierre, Mathieu Fantoni, Johnny Hallyday. Histoire d'une vie, Fayard,‎ 2009, 434 p.
  3. Mariage de Jean-Philippe Léo Smet et Sylvie George Vartan
  4. Johnny Hallyday mille et... une vie, Rémi Bouet, Sala Éditions, p. 78
  5. Sylvie Vartan Si je chante, (livre - 1981), p. 40, édition Filipacchi Édition no 1
  6. Sylvie Vartan Si je chante, (livre - 1981), p. 46, édition Filipacchi Édition no 1
  7. Jean-François Brieu, livre Johnny intégrale live 2003, p. 75
  8. François Jouffa Johnny Story, p. 79, ed. 1979
  9. La Légion d'honneur du Nouvel An, Le Figaro, 1er janvier 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]