Jean-Pierre Pierre-Bloch

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Jean-Pierre Pierre-Bloch
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Fonctions
Député de la 27e circonscription de Paris
3 avril 197822 mai 1981
Législature 6e (Ve République)
Groupe parlementaire UDF
Prédécesseur Louis Baillot
Successeur Lionel Jospin
Biographie
Date de naissance 29 janvier 1939 (1939-01-29) (73 ans)
Lieu de naissance Paris
Parti politique MDSF
Profession Chef de cabinet, journaliste

Jean-Pierre Pierre-Bloch, né le 29 janvier 1939 à Paris, est un homme politique et journaliste français.

[modifier] Biographie

Fils de Jean Pierre-Bloch, ancien député socialiste de l'Aisne et président de la LICA, il est un temps directeur du quotidien France-Soir (en 1985 notamment). Dans les années 1960, il est secrétaire de Johnny Hallyday[1]. Il entre en 1974 au cabinet du président par intérim Alain Poher comme chargé de mission, puis devient conseiller au ministère du Travail.

Il est élu, en mars 1978, député UDF-PSD de Paris, par 13 702 voix contre 13 132 au communiste Louis Baillot, qui l'avait remporté lors de l'élection précédente de 1973. Il est battu par Lionel Jospin en 1981.

En octobre 1987, Jean-Pierre Pierre Bloch signe, dans la revue Demain, notre 18e, un article ayant pour titre : « Le Pen nazi, raciste antisémite - par haine des juifs, il nie l'évidence. » Dans son article, il écrit à l'adresse du président du Front national : « Vous représentez le parti des néo­nazis… Pour vous, nazi, les juifs ne sont pas français. Bientôt, vous ne vous contenterez pas de vouloir renvoyer les étrangers chez eux. Vous prêcherez la solution finale ». La Cour d'appel de Paris, dans son arrêt rendu le 15 novembre 1989, note qu'« il y a lieu de constater que l'auteur de l'article a fait usage d'outrance dans l'expres­sion de sa pensée », et condamne Jean-Pierre Pierre Bloch pour diffamation (CA Paris, 11e ch., 15 novembre 1989).

En 1993, il est élu dans la 19e circonscription de Paris mais son élection est invalidée par le Conseil constitutionnel et son siège est remporté à nouveau par le socialiste Daniel Vaillant, lors d'une élection partielle. Conseiller de Paris (DL) puis UMP du 18e arrondissement, il est adjoint au maire de Paris de 1983 à 2001.

Il est le candidat de Jean Tiberi dans le 18e arrondissement de Paris aux élections municipales de 2001, arrivant troisième après les socialistes et la droite menée par Philippe Séguin.

Il est mis en examen, le 20 octobre 2001, pour « recel d’abus de biens sociaux » par le juge Édith Boizette. La société dirigée par sa femme aurait bénéficié de prêts de plusieurs dizaines de millions de francs pour des opérations immobilières[2]. Il bénéficie d'un non-lieu par le juge Renaud Van Ruymbeke[réf. nécessaire]. Le 21 décembre 2002, il est à nouveau mis en examen pour le même motif par un juge d'instruction du parquet de Nanterre[3]. La justice soupçonne l'élu du 18e arrondissement d'avoir perçu, entre 1994 et 1999, des rémunérations d'une société de Neuilly sans y avoir été employé. Il est relaxé par la cour d'appel de Versailles le 14 mars 2008.

Il rejoint en 2007 le Nouveau Centre.

Jean-Pierre Pierre-Bloch est également membre de la LICRA. Il est proche du président sénégalais Abdoulaye Wade.

[modifier] Notes et références

  1. Jacques Chancel, « Interview de Jean-Pierre Pierre-Bloch », Radioscopie, 15 mai 1979, 56 min 38 s.
  2. « Jean-Pierre Pierre-Bloch a été mis en examen pour “recel d'abus de biens sociaux” », Le Monde, 24 octobre 2000.
  3. « Jean-Pierre Pierre-Bloch mis en examen », Le Monde, 24 décembre 2002.
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