Kees van Dongen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un peintre image illustrant néerlandais
Cet article est une ébauche concernant un peintre néerlandais.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Kees van Dongen
Kees van Dongen (1938).png

Kees van Dongen en 1938.

Naissance
Décès
(à 91 ans)
Monaco
Nom de naissance
Cornelis Théodorus Marie van Dongen
Nationalité
Activité
Mouvement

Kees Van Dongen, de son vrai nom Cornelis Théodorus Marie van Dongen, est un peintre français d'origine néerlandaise, de sensibilité libertaire dans sa jeunesse, né le 26 janvier 1877 à Delfshaven, dans la banlieue de Rotterdam (Pays-Bas) et mort, à l'âge de 91 ans, le 28 mai 1968 à Monaco.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kees van Dongen à Rotterdam-Delfshaven.


Kees van Dongen est né à Delfshaven, alors une ville de la banlieue de Rotterdam qui en est devenue un quartier, dans une famille appartenant à la classe moyenne. Il était le deuxième d'une fratrie de quatre enfants. En 1892, à l'âge de 16 ans, Kees van Dongen débute ses études à l'Académie royale des Beaux-Arts de Rotterdam, où il travaille avec J. Striening et J.G. Heyberg. Durant cette période (1892–97), van Dongen fréquente le quartier rouge du port maritime, où il dessine des scènes de marins et de prostituées.

Il fait également la connaissance d'Augusta Preitinger, comme lui étudiante en peinture à l'Académie.

D'inspiration anarchiste, il illustre en 1895 avec Jan Krulder l’édition hollandaise de l'ouvrage de Pierre Kropotkine intitulé L’Anarchie[1].

En 1897, il demeure à Paris pour plusieurs mois[1]. Il y retourne en décembre 1899 pour rejoindre Augusta Preitinger (Guus), qu’il avait rencontrée à l’Académie. Ils se marient le 11 juillet 1901.

À Paris, il rencontre Félix Fénéon, par lequel il se voit confier en 1901 un numéro de L'Assiette au beurre, Petite histoire pour petits et grands nenfants[1].

En 1904, il expose au salon des indépendants et rencontre Maurice de Vlaminck et Henri Matisse[1]. Bientôt, il commence à exposer ses œuvres à Paris, notamment l’exposition controversée de 1905 du Salon d'automne, où exposait également, entre autres, Henri Matisse. Les couleurs vives de leurs œuvres seront à l’origine du nom de ce groupe de peintres : les Fauves.

Après la Première Guerre mondiale, il s'installe près du bois de Boulogne et fréquente les milieux privilégiés[1]. Il a vécu notamment dans le palais de marbre rose du Vésinet, appartenant à la marquise Luisa Casati. (source : "Les émeraudes du prophète" de Juliette Benzoni)

Il est décoré de la Légion d'honneur en 1922. Mais ce n'est qu'en 1929 qu'il obtient la nationalité française.

Il préside le jury de Miss France 1929 et de Miss France 1939.

Il a aussi été brièvement membre du mouvement expressionniste allemand Die Brücke.

En octobre 1941, en compagnie d'autres peintres et de sculpteurs tels que Charles Despiau, Paul Belmondo, Derain, Dunoyer de Ségonzac, ou encore Vlaminck, Van Dongen acceptèrent de participer à un « voyage d’études » en Allemagne organisé par Arno Breker. Bien que la contrepartie de ce déplacement, vivement « conseillé » par le gouvernement allemand, devait être la libération d'artistes français alors prisonniers de guerre, ce voyage dans l'Allemagne nazie leur fut à tous sévèrement reproché. Ce voyage fut en outre très largement exploité par la propagande nazie.

Kees van Dongen est le frère du sculpteur Jean van Dongen.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francesc Fontbona, « Sobre l'exposició Van Dongen a Barcelona (1915) » (Butlletí de la Reial Acadèmia Catalana de Belles Arts de Sant Jordi 1990, Vol. IV-V).
  • Couturier, Elizabeth, « Van Dongen: paparazzi des Années Folles » (Historia, nº 738 - juin 2008, p. 80-83);
  • Van Dongen, Editions Paris Musées, , 256 p. (ISBN 978-2-7596-0158-5) : catalogue de l'exposition au musée d'art moderne de la ville de Paris en 2011.
  • Yolaine Guignat, Kees Van Dongen, Le Monde libertaire, no 1640, 16-22 juin 2011, texte intégral.
  • Aline Dardel, L'étude des dessins dans les journaux anarchistes de 1895 à 1914, mémoire de maîtrise, 1970, notice.
  • François Bott, Le dernier tango de Kees Van Dongen, Le cherche midi, 2014, ISBN 978-2-7491-3002-6

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Yolaine Guignat, « Kees Van Dongen », Le Monde libertaire, no 1640,‎ (lire en ligne)
  2. Jean Sutherland Boggs, "Souvenir de la Saison d'Opéra russe 1909 de Van Dongen," http://www.gallery.ca/bulletin/num11/boggs_res.html
  3. http://mfconfidential.blogspot.de/2011/03/kees-van-dongen.html
  4. (en) Présentation de l'exposition
  5. « Van Dongen : Fauve, anarchiste, mondain », sur Musée d'art moderne de la ville de Paris,‎ (consulté le 8 juillet 2011)
  6. « Van Dongen : Fauve, anarchiste, mondain », sur exponaute,‎ (consulté le 8 juillet 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]