Fusillades d'Avrillé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fusillades d'Avrillé
Image illustrative de l'article Fusillades d'Avrillé
Vitrail de l'église d'Avrillé par Jean Clamens, 1894.

Date 12 janvier -
Lieu Avrillé
Victimes Drapeau armée vendéenne 2.jpg prisonniers de guerre vendéens et chouans, civils vendéens
Type Exécutions par fusillades
Morts 863 à 1 994[1]
Auteurs Drapeau de la France Républicains
Ordonné par Commission Parein-Félix
Guerre Guerre de Vendée
Coordonnées 47° 30′ 28″ nord, 0° 35′ 16″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

(Voir situation sur carte : Maine-et-Loire)
Fusillades d'Avrillé

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Fusillades d'Avrillé

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fusillades d'Avrillé

Les fusillades d’Avrillé désignent l’exécution de plusieurs centaines ou milliers d’hommes et de femmes fusillés par les Républicains durant la guerre de Vendée. Elles se déroulent sous la Terreur pendant la Révolution française.

Déroulement des exécutions[modifier | modifier le code]

À la suite de la défaite des Vendéens durant la Virée de Galerne, à la mise en place de la Terreur et au début des colonnes infernales, les Républicains font prisonniers des milliers de Vendéens.

À Angers, dirigée par les représentants en mission Nicolas Hentz et Adrien Francastel, les prisonniers passent en jugement sommaire devant les commissions militaires.

Les exécutions ont lieu au parc de la Haie-aux-Bonshommes à Avrillé, en Maine-et-Loire, le lieu sera par la suite rebaptisé « le Champ des Martyrs ». Au total on relève neuf fusillades, du 12 janvier au 16 avril 1794. Selon Pierre-Marie Gaborit et Nicolas Delahaye qui arrivent à un total d’environ 2 480 morts, les exécutions se déroulent ainsi[2]  :

  • Le 12 janvier : 500 victimes, principalement des hommes, paysans et artisans.
  • Le 15 janvier : 300 victimes, des hommes âgés de 18 à 65 ans.
  • Le 18 janvier : 250 victimes, parmi lesquelles beaucoup de femmes, âgées de 19 à 63 ans.
  • Le 20 janvier : 400 victimes, des hommes âgés de 17 à 65 ans.
  • Le 21 janvier : 150 victimes, hommes et femmes.
  • Le 22 janvier : 80 victimes.
  • Le 1er février : 400 victimes, principalement des femmes, âgées de 18 à 72 ans.
  • Le 10 février : 200 victimes, des hommes et des femmes, âgés de 16 à 71 ans.
  • Le 16 avril : 200 victimes, hommes et femmes.

Origine géographique des victimes[modifier | modifier le code]

Selon Pierre-Marie Gaborit et Nicolas Delahaye, l’origine géographique des victimes est la suivante[3] :

Nombre des victimes[modifier | modifier le code]

Le nombre des victimes n’est pas connu avec précision, selon l’abbé Gruget, prêtre réfractaire et contemporain des évènements, 1 994 personnes au total sont fusillées au Champ des Martyrs. D’autres auteurs allèrent jusqu’à 2 300, voire 3 000 morts. Les recherches des abbés Uzureau et Houbedine[1] ont permis l’identification de 863 victimes. En confrontant les listes nominatives des condamnés, les extraditions des prisons et les séries lacunaires, Jacques Hussenet estime qu’un nombre de 1 200 à 1 400 victimes est vraisemblable mais sans certitude[1].

Quatre-vingt-dix-neuf victimes des fusillades d’Avrillé et de la guillotine de la place du Ralliement à Angers, sont béatifiées par l’Église catholique en 1984. Ce sont les martyrs d'Angers.

Mémoire dans l'art[modifier | modifier le code]

  • Vitrail de l'église d'Avrillé par Jean Clamens.
  • Fresque de l'église Notre-Dame de la Charité, Saint-Laurent-de-la-Plaine, par Abel Pineau: La Vierge Marie emportant au ciel les âmes des trois femmes (les "trois Marie" de Saint-Laurent-de-la-Plaine) fusillées au Champ des Martyrs d'Avrillé le 1er février 1794.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! » Regards croisés sur les victimes et destructions de la guerre de Vendée, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques, , 634 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, Éditions Pays et Terroirs, , 159 p.  Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • V. Godard-Faultrier, ‘’Le Champ des Martyrs’’, Angers, 1852, 215 p.
  • S.Gruget (abbé), « Les fusillades du Champ des Martyrs », mémoire rédigé en 1816, Revue de l’Anjou, t.25-26, 1892-1893 (réédition 2003), 131 p.
  • Ch. Portais (abbé), « L’Abbé Gruget, curé de la Trinité d’Angers. Sa paroisse, son diocèse, son temps. 1751-1840 », Angers et Paris, 1896, VIII,-624 p., illustrations
  • François-Constant Uzureau (abbé), « Histoire du Champ-des-Martyrs », Angers, 1905 (réédition 1999), 227 p.
  • T-L. Houdeline (abbé), « Le Champ des Martyrs d’Avrillé », Angers, 1923, X-226 p., plans et illustrations.
  • François-Constant Uzureau, Histoire du Champ des martyrs, Angers, Impr. Siraudeau, 1905, 227 p
  • Job de Roincé, « Mémorial des Martyrs d’Avrillé », Rennes, 1979, 109 p.
  • J. de Viguerie, Ph. Evanno et D.Lambert de La Douasnerie, « Les martyrs d’Avrillé. Catholicisme et Révolution », Chambray-lès-Tours, 1983, 109 p.

Notes[modifier | modifier le code]