Sarrigné

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Sarrigné
Sarrigné
Le centre-bourg de Sarrigné.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Angers
Intercommunalité Angers Loire Métropole
Maire
Mandat
Sébastien Bodusseau
2020-2026
Code postal 49800
Code commune 49326
Démographie
Gentilé Sarrignéen, Sarrignéenne
Population
municipale
812 hab. (2019 en diminution de 0,85 % par rapport à 2013)
Densité 271 hab./km2
Population
agglomération
25 658 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 09″ nord, 0° 23′ 02″ ouest
Altitude 56 m
Min. 22 m
Max. 57 m
Superficie km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Loire-Authion
(banlieue)
Aire d'attraction Angers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Angers-7
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.sarrigne.fr/

Sarrigné est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sarrigné est situé en limite du Baugeois (25,8 km de Baugé-en-Anjou), à l'est du centre d'Angers (19 km, à 20 minutes en voiture), et à 4 km du Plessis-Grammoire (ouest), à 5,3 km de Corné (sud-est), à 7,4 km de Pellouailles-les-Vignes (nord-ouest), à 5,3 km de Bauné (est) et à 9,4 km d'Andard (sud).

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

En dépendent, les lieux-dits : les Baugères, la Bédaudière, Beuzin (ou Bezain), le Bois-Jarry, le Bourg, la Brosse, le Buron, les Cures, les Dublières, l'Etang, la Gagnerie, le Grand-Clos, les Grandes-Derries, la Monpasière, le Moulin-Neuf, les Noues, les Oulas, la Paillette, la Perchaudière, le Petit-Bois, les Renardières, le Tertre, la Tuffière, la Varenne, le Pré, la Perchaudière-Sud, les Patissambons, les Plantes, le Mortier des Argoyaux, Pré de l'Epinay, le Bois Bougrand, Grand Champ, la Metairie de Mussee.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de près de 3 km2 (297 hectares), dont 22 hectares en prés, 12 hectares en jardins et 37 hectares en bois et son altitude varie de 22 à 57 mètres.

Sarrigné se situe sur l'unité paysagère du Plateau du Baugeois[1]. Le terrain crétacé et le grès se montrent à l'est de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de l’Étang.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 637 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Marcé », sur la commune de Marcé, mise en service en 1999[8] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 703,2 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Le Mans », sur la commune du Mans, dans le département de la Sarthe, mise en service en 1944 et à 71 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[12], à 12 °C pour 1981-2010[13], puis à 12,5 °C pour 1991-2020[14].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La D 116 (Plessis-Grammoire / Bauné) traverse la commune dans sa partie centrale et le bourg d'ouest en est. Le bourg de Sarrigné s'est développé le long des principales voies de communication.

L’autoroute A11 dite l'Océane traverse la partie nord du territoire de Sarrigné.

Les différentes voies de la commune sont : rue des Caves, allée des Cerisiers, allée de la Fontaine, rue Gaudin, allée Jouan, rue des Moulins, rue de la Paillette, allée du Peyrelleur, rue Saint-Jean (rue principale), rue du Tertre, chemin de la Tuffière, rue de la Vallée. À ces voies se rajoutent des hameaux et des lotissements privés comme le Village du château construit en 1982 et comprenant quinze maisons.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les bus, par la ligne suburbaine n°30, et par des circuits scolaires (Venaiserie 1, direction collège La Venaiserie ; Mounier 2, direction collège Jean-Lurçat, lycée Mounier et lycée Saint-Aubin-La-Salle). Il existe également un circuit avec les communes voisines : IRIGOTaxi 3, avec des liaisons possibles entre Briollay, Soucelles, Villevêque, Pellouailles-les-Vignes, Sarrigné, Le Plessis-Grammoire et Saint-Sylvain-d'Anjou.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sarrigné est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Loire-Authion, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[18] et 2 019 en diminution de 0,85 % par rapport à 2 013 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angers dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 81 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (73 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41 %), zones urbanisées (20,2 %), forêts (14 %), zones agricoles hétérogènes (12,8 %), prairies (11,9 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes anciennes du nom : Sarrigneium en 1200, Capella de Sarrigneio en 1320[25], Sarigné en 1793, et Sarrigné en 1801[26],[Note 7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le Dr Gruet indique la découverte d'une hache en pierre polie.

Un terrassement effectué à l'emplacement de la salle des fêtes a permis de retrouver un souterrain aménagé médiéval ; la fouille a aussi conduit à la mise à jour de tombes gallo-romaines en pleine terre.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La terre, appartient primitivement aux Aménard, seigneurs de Daon, advint par le mariage de Jeanne A. à René de Fontaines, son fils, dont la fille Louise l'apporta, avec Bouillé-Ménard, Chivré et la Roche à Jacques de Bueil, 1468.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En est seigneur René de Montortier, 1525, sieur de la Verrine, avocat à Angers, époux d'Antoinette Fleuriot, échevin d'Angers 1529 ; René de la Roussière, 1539-1553 ; Françoise de Montallais, veuve de Jean de Bueil, 157 1; Anne de Bueil, femme de Jean d'Acigné, 1587-1618, veuve en 1621 ; Honorat d'Acigné 1626, comte de Grandbois dont l'épouse, Jeanne Jacqueline de Laval meurt le  ; Gaspard de Daillon du Lude, baron de Briançon, évêque d'Albi, 1688 ; et les seigneurs de Briançon jusqu'à la Révolution ; le dernier seigneur de Sarrigné fut Charles-François Lefebvre, marquis de l'Aubrière.

Le manoir, avec maison forte et pont-levis, joignait l'église et le chemin de Corné. Bail est consenti pour sept ans, le , de "la maison nommée le Château", par le marquis de Laubrière à Jean Daburon, closier. Cette maison dite le Château, avec jardin, cour, fossés, 147 boisselées de terre et 6 quartiers de vigne sera lors de la Révolution mise sous séquestre national sur Charles Lefebvre, comte de Méral, fils du marquis de Laubrière.

La mesure seigneuriale comptait le double de celle des Ponts-de-Cé.

La paroisse dépendait de l'Archidiaconé d'Angers, de l'archiprêtré d'Andard, de l’élection, des aides, du grenier à sel et du district d'Angers, en 1787.

La Révolution[modifier | modifier le code]

L'assemblée électorale pour les États Généraux se tint le devant Louis Thuau, syndic municipal. Le cahier de doléances est publié par Le Moy.

Le curé, Alexandre Beaufils, ne voulant pas avoir à prêter serment à la Constitution civile du clergé, démissionne et se retire à La Flèche. Son vicaire, Louis-Marie Bascher, refuse le serment ; il sera guillotiné à Angers le .

Le temporel de la cure est vendu le à Ant. Chouteau et Jacq.-René Bougère d'Angers et la cure elle-même le 12 messidor an IV à Alexandre Beaufils, de La Flèche. Le presbytère fut acquis par l'ancien curé, Alexandre Beaufils, et revendu par lui à la commune le .

Le culte constitutionnel fut exercé par Jacques-Étienne-François Péteul du Boulay, installé le , qui abdiqua toute fonction ecclésiastique le 21 ventôse an II mais reprit son poste et fut maintenu au Concordat.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Un différend opposa pendant une grande partie de l'année 1822 Bernard de Courtigis, maire de la commune, des membres de son conseil d'une part, à M. Houdet, curé de la paroisse et des habitants, d'autre part. Cette querelle de personnes divisa la population de Sarrigné, et motiva la visite de l'évêque d'Angers qui trancha en faveur du desservant, et obtint la suspension, puis la révocation du maire par arrêté du ministre de l'Intérieur en date du .

Électrification de la commune en 1925.

Adduction d'eau potable en 1977.

Combat de certains habitants à travers une pétition pour obtenir l'ADSL, qui arrivera finalement le dans la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792,germinal an II Louis Thuau   Syndic de la municipalité,1788-1789
1792,germinal an II an IV,an VI Pierre Danjou    
an IV,an VI an VI,an VIII Pierre Busson   Agent municipal
an VI,an VIII 10 messidor an VIII Pierre Hamelin   Agent municipal
10 messidor an VIII 15 avril 1820 Pierre Busson    
15 avril 1820 13 novembre 1831 Charles Alex. Bénard de Courtigis   Révoqué de ses fonctions par arrêté du ministre de l'Intérieur en date du 17 septembre 1822
13 novembre 1831 septembre 1843 Sulpice Caillault    
septembre 1843 14 février 1856 René Mahon    
14 février 1856 1868 Pierre Guépin    
1868 15 mai 1892 Pierre Colas    
15 mai 1892 19 mai 1912 Joseph Bescher    
19 mai 1912 25 mai 1925 Florent Dibon    
25 mai 1925 1935 Pierre Gautreau    
1935 1945 Georges Potier    
1945 1947 Gustave Logerais    
1947 1953 Ernest Saillant    
1953 1959 Georges Manceau    
1959 1965 Marcel Colin    
1965 1983 Marcel Grosbois    
1983 1997 Joël Travais    
1997 2008 Michel Huet    
mars 2008 avril 2014 Catherine Pinon Sans étiquette Première femme maire
avril 2014 En cours
(au 24 mai 2020)
Sébastien Bodusseau[27],[28] Sans étiquette  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée à la communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole[29], elle-même membre du syndicat mixte Pays Loire-Angers[30].

Le P.L.U.I. est géré par la communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole, dont Sarrigné fait partie.

La commune adhère également au S.I.V.M. de Brain-sur-l'Authion.

Autres circonscriptions[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2014, Sarrigné fait partie du canton d'Angers-Trélazé et de l'arrondissement d'Angers[31]. Ce canton compte alors quatre communes et une fraction d'Angers. C'est l'un des quarante-et-un cantons que compte le département ; circonscriptions électorales servant à l'élection des conseillers généraux, membres du conseil général du département. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du . La commune est alors rattachée au canton d'Angers-7, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[32].

Population et société[modifier | modifier le code]

Population sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime la population était exprimée en « feux », c'est-à-dire en foyer de famille. Pour estimer le nombre d'habitants il faut appliquer un coefficient multiplicateur d'environ 5.

Évolution démographique
1688 1700 1713 1720 1725 1732 1764 1789
60 feux63 feux71 feux104 feux52 feux69 feux72 feux68 feux
(Source : Célestin Port[33])

Population depuis 1793[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[35].

En 2019, la commune comptait 812 habitants[Note 8], en diminution de 0,85 % par rapport à 2013 (Maine-et-Loire : +2,26 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
851250281310323352352305330
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
292300293301292262269263279
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
260246239208192181197182205
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
229232213481635743802817819
2018 2019 - - - - - - -
818812-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Plusieurs sections sportives existent concernant le tennis de table, la boule de fort (cercle créé en 1901) et la gymnastique. La commune compte des terrains de sports, notamment pour le football (stade Marcel-Lesourd).

Il y a aussi deux sections théâtrales, une adulte et une enfant, et une bibliothèque communale. La bibliothèque est desservie par la bibliothèque départementale de prêt. La commune possède également une salle commune de loisirs, "salle Michel-Berger", inaugurée le .

Plusieurs manifestations ont lieu dans l'année comme "Les Foulées de Sarrigné", course à pied de 10 km créée en 2005, qui attire un nombre croissant de participants de la région (851 coureurs adultes et 117 enfants en 2015).

La fête communale avait lieu lors de la Saint-Jean.

Sur la place principale du village on trouve une aire de pique-nique avec des tables, un terrain de pétanque, une fontaine et une cabine téléphonique.

La présence d'une station d'épuration par lagunage est à noter. On trouve également deux équipements pour le tri des ordures ménagères (TOM).

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 1819, une institutrice apprend à lire et à écrire aux jeunes filles. En 1821, la commune a une école et la jeune femme qui est à sa tête est interdite, pour cause d'immoralité et d'incapacité, d'enseignement sans autorisation de l'Académie. En 1857, les sœurs de Sainte-Marie-la-Forêt ouvrent une école de filles.

Une maison avec dépendances, sise au bourg de Sarrigné, avait été acquise par les époux Normand-Busson pour servir à la tenue d'une école primaire de garçons et au logement de l'instituteur ().

L'ancien bâtiment menaçant ruines, une école communale de garçons fut aménagés dans le même bâtiment que la mairie. Les travaux de construction furent adjugés le (architecte Beignet).

En 1952, la commune possédait une école publique mixte à une classe. Après accord des autorités diocésaines, la municipalité décida d'aménager une seconde classe dans un local vacant de la cure (adjudication des travaux le ). Aux deux classes primaires existantes en 1975, on y adjoignit une troisième classe en 1981. L'école maternelle avec garderie date de 1980.

Aujourd'hui l'école publique se nomme "Le Cèdre Bleu". 124 élèves y sont scolarisés dans 5 classes. Les locaux de l'école ont été totalement rénovés en 2000 et 2001. En 2010 en raison d'un manque d'élèves une classe va devoir fermer. En 2015, 90 élèves sont répartis en 4 classes.

Sports[modifier | modifier le code]

Les Foulées de Sarrigné, une course à pied de 10 km créée en 2005, qui attire un nombre croissant de participants de la région (851 coureurs adultes et 117 enfants en 2015). Différents niveaux de course sont au programme : 10 km à partir de 15 ans, 5 km, 1 600 m pour les moins de 13 ans et 800 m pour les moins de 10 ans. Les 10 kilomètres de Sarrigné sont reconnus en Maine-et-Loire et chaque année les 10 kilomètres mobilisent de nombreux coureurs.

Cultes[modifier | modifier le code]

Administration religieuse

Liste des curés successifs (1521-1917)
Période Identité Étiquette Qualité
1521 12 décembre 1544 Pierre Fradin   inhumé le 12 décembre 1544 dans l'église des Augustins d'Angers
12 décembre 1544 1567 Bruneau de Tartifume   donne son épitaphe
1567 1572 Jacques de Montortier   bachelier en droit canon
1572 1627 Guillaume Fradin    
1627 1629 René Chasteau    
1629 1630 Jean Esperon    
1630 1667 Jean Collebault    
1667 1685 Toussaint Dreux    
1685 1692 René Bouerre (ou Bohaire)   guéri de paralysie par l'intervention de Notre-Dame de la Réaie
1692 14 mai 1709 Jean Desmazières    
14 mai 1709 12 juillet 1730 André Marchand   meurt âgé de 52 ans
7 août 1730 1777 Urbain Delamotte    
1777 décembre 1790 Alexandre-François Beaufils    
décembre 1790 18 décembre 1821 Jacques-Étienne-François Péteul du Boulay   ancien curé constitutionnel maintenu en 1802
16 janvier 1822 28 février 1823 Jacques Houdet    
1er janvier 1826 27 mars 1830 Marie-François Mercier    
août 1830 11 novembre 1833 Pierre Chevreul    
7 janvier 1834 21 février 1847 Augustin Grandière    
12 mars 1847 25 septembre 1849 Camille Dunoyer    
25 septembre 1849 6 septembre 1891 Frédéric Haudet    
6 septembre 1891 20 janvier 1895 Pierre Aubry    
20 janvier 1895 septembre 1901 Pierre Mortier    
septembre 1901 avril 1907 Gustave Bachelier    
décembre 1912 octobre 1915 Joseph Bellanger    
octobre 1915 juin 1917 Joseph Blouin    
Les données manquantes sont à compléter.

Depuis cette date, la paroisse est desservie par le curé du Plessis-Grammoire.

Les registres paroissiaux commencent en 1621, à la mairie, et 1669 aux Archives Départementales de Maine-et-Loire.

Il existait une école de charité.

Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

À trois lieues d'Angers, terres maigres et sablonneuses, pays de tuffes, mauvais fonds, 1/3 en terres à seigle, avoine et blé noir ; quelques froment, orge, lin et chanvre; 1/3 en vignes de peu de valeur ; il y a des arbres fruitiers surtout des noyers ; ni prés ni pâtures ; 1/3 en bois et landes et terres incultes ; vendent à Angers fruits et denrées.

Une commune rurale dépourvue d'industrie dont les actifs vont travailler, dans leur très grande majorité, à l'extérieur de la commune, notamment à Angers et dans la Z.I. de Saint-Barthélémy-d'Anjou.

Professions représentées dans le village vers 1888 : Hongreurs (2), cabaretiers (4), charron (1), cordonnier (1), épiciers et tissus (3), forgerons (2), messager (1), meuniers (2), sabotier (1), propriétaires-cultivateurs (3), fermiers (6), etc.

En 1993, on recensait 3 exploitations qui pratiquaient la polyculture et l'élevage des bovins. Aujourd'hui, au niveau de l'agriculture, on compte à Sarrigné, un exploitant, mais de taille importante.

Un commerce, Le Relais de Sarrigné, fait fonction de supérette, tabac, poste, boulangerie, bar et presse (Courrier de l'Ouest et Ouest-France). Il diffuse aussi, des événements sportifs sur grand écran.

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Sur 26 établissements présents sur la commune à fin 2010, 15 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), aucun du secteur de l'industrie, 4 % du secteur de la construction, 65 % de celui du commerce et des services et 15 % du secteur de l'administration et de la santé[37]. Fin 2015, sur les 27 établissements actifs, 7 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour 11 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 7 % du secteur de la construction, 59 % de celui du commerce et des services et 19 % du secteur de l'administration et de la santé[38].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Outre un logis seigneurial ayant servi de cure au siècle dernier, le bourg comprend plusieurs maisons du XVIIIe siècle.

Les maisons anciennes sont construites avec le tuffeau qui constitue une partie du sous-sol de la commune, ainsi parcourut de nombreux souterrains et d'un ruisseau : l'Étang.

L'ancien cimetière avait été vendu aux enchères pour en employer le produit à l'acquisition d'un nouveau cimetière (décret impérial du ).Le monument aux morts a été érigé dans le cimetière communal (délibération du conseil municipal en date du ). (Guerre 1914-1918 : 14 morts).

La mairie actuelle a été bâtie par adjudication en date du , sous la direction de l'architecte Beignet. En 1991, les façades de la mairie ont été entièrement rénovées. Précédemment, la mairie - avec l'école des garçons - était installée dans un immeuble des époux Normand-Busson, acquis par la commune, le , moyennant 3000 F. Cet immeuble fut aliéné le .

Église Notre-Dame : datant du XIe siècle. Reconstruite en 1350, pour les besoins de la population. Elle conserve son chœur à chevet plat du XIIe siècle. La nef, de même style, a été reconstruite, ainsi que le clocher-porche sans flèche, par l'architecte Beignet en 1874. Elle ne comporte pas de transept. L'église n'était jusqu'au XIVe siècle, qu'une simple chapelle, fondée de quatre messes par semaine à la présentation alternative de l'abbé de la Boissière et des curés d'Andard et de Bauné. A l'entour vivaient 120 étagers, forcés, pour les offices religieux et pour les baptêmes, mariages ou sépultures, de se rendre aux églises de Bauné ou d'Andard. À la demande des présentateurs et sous la réserve de leurs droits respectifs, l'évêque Hugues Odart érigea la chapelle en église paroissiale par ordonnance du .

Le presbytère avait été acquis par la commune de l'abbé Beaufils, ancien curé de la paroisse (autorisation royale en date du ), le , moyennant 5 000 F. Les travaux d'appropriation furent adjugés le . Il fut aliéné aux enchères publiques en 1908 : l'immeuble étant vacant depuis , à la suite du départ du desservant.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. 4 (S-Z), Angers, H. Siraudeau & Cie, , 2e éd. (1re éd. 1878) (notice BnF no FRBNF35857376), p. 288-289.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Département de Maine et Loire - DIREN Pays de la Loire - DDE Maine et Loire, Atlas des paysages de Maine-et-Loire, Le Polygraphe Éditeur, 2003, p. 58 à 71 — Données consultables sur WikiAnjou.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Pays de la Loire », sur pays-de-la-loire.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Marcé - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Sarrigné et Marcé », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Marcé - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Sarrigné et Le Mans », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Unité urbaine 2020 de Loire-Authion », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  19. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  20. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  21. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  23. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  24. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  25. Célestin Port 1996, p. 288.
  26. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Ouest-France, Sébastien Bodusseau, nouveau maire, et ses adjoints, article du 7 avril 2014.
  28. « Sarrigné. Sébastien Bodusseau élu maire à l’unanimité », sur Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
  29. Insee, Composition de l'EPCI d'Angers Loire Métropole (244900015), consulté le 15 novembre 2012.
  30. Préfecture de Maine-et-Loire, Arrêté DRCL no 879 du 13 décembre 2011, RAA spécial du 21 décembre 2011.
  31. Insee, Code officiel géographique, Fiche de la commune de Sarrigné, consultée le 15 mars 2015.
  32. Légifrance, Décret no 2014-259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire.
  33. Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, 1876
  34. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  35. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  37. Insee, Statistiques locales du territoire de Sarrigné (49), consultées le 26 mai 2013.
  38. « Dossier complet - Commune de Sarrigné (49326) », sur Insee, (consulté le ).