Armand Lanoux

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Armand Lanoux, né le à Paris XIIe, mort le à Champs-sur-Marne, est un écrivain français, lauréat du prix Goncourt 1963.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ce fils d'employé de banque arrive à Chelles avec sa famille dès 1914 . Adolescent, il sera formé au cours complémentaires de Meaux.

Il fait d’abord plusieurs métiers, instituteur, dessinateur de sujets pour boîtes de bonbons, employé de banque (c’était le métier de son père Aimé), représentant en livres de luxe, artiste peintre, journaliste...

En 1939, il est mobilisé comme officier, puis fait prisonnier[1],[2],[3]. Il est libéré en 1941, sur intervention personnelle de Jacques Doriot auprès de l'occupant allemand car il travaillait depuis 1937 dans le journal de ce dernier La Liberté. Après sa libération, il travaille pour le Gouvernement de Vichy dans le service de l'Information auprès de Paul Marion[4].

Il devient membre du comité littéraire de l’éditeur Arthème Fayard (1950), directeur de la revue À la page (1964), préside le Comité de la télévision française en 1958-1959, est nommé Secrétaire général de l’Université radiophonique et télévisuelle internationale. Membre de l’Association France-URSS, il participe à la rédaction du Code des Usages.

Il écrit dans plusieurs genres : le roman (policier, naturaliste, souvenirs comme prisonnier de guerre), l’essai (souvent sur Paris), la biographie : Bonjour Monsieur Zola, 1954 ; Maupassant le bel ami, 1967 ; Adieu la vie, adieu l’amour (sur Dorgelès), 1976, la chronique, le théâtre, la poésie (prix Guillaume-Apollinaire 1953 pour Colporteur). On lui doit aussi des textes consacrés à des artistes peintres comme Iris Raquin, Jeanne Socquet et Eduardo Pisano.

De 1957 à 1982, il séjourne plusieurs mois par an à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il est le lauréat du prix Interallié, en 1956, pour Le Commandant Watrin et du prix Goncourt, en 1963, pour Quand la mer se retire. Il devient membre de l’Académie Goncourt en 1969.

N’hésitant pas à sacrifier à l'humour, il fait à l'occasion du , la promotion de l’Annuaire du téléphone, lors d'une interview parodique réalisée par Francis Blanche[5].

En 1967, il confie au compositeur-interprète Ted Scotto le texte d’une chanson, Daniel tu cries, qui est sélectionnée pour le festival de la Rose d'Or d'Antibes la même année.

En 1970, il coécrit avec le réalisateur Marcel Cravenne le scénario du Lys dans la vallée, d’après le roman d’Honoré de Balzac. Son roman Le Berger des abeilles est ensuite porté à la télévision, en 1976, par Jean-Paul Le Chanois. En 1980, il adapte le roman de Balzac, La Peau de chagrin, à la télévision pour Michel Favart.

Il meurt à Champs-sur-Marne, ville où un collège porte ensuite son nom. Son épouse, la poétesse Catherine Tolstoï, est décédée en 2003.

Le fonds d'archives d'Armand Lanoux est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[6].

Respectant sa volonté, son journal intime tenu d'avril 1931 à février 1983 (19 volumes et plus de 5000 pages) a été confié au fonds de l'Académie Goncourt en septembre 2003 (archives municipales de la ville de Nancy) où il peut y être consulté. Également déposés les tapuscrits originaux de ses principaux ouvrages ainsi que de nombreux éléments manuscrits (bibliographie, chronologie, etc.).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chelles Contact N°5 - 1984
  2. Georges Hyvernaud, Carnets d'oflag, suivi de Lettre à une petite fille, Paris, Le Dilettante, , 249 p. (ISBN 978-2-84263-028-7, BNF 37088483)
  3. Pierre Flament La vie à l'OFLAG IID-IIB 1940-1945, Amicale IID-IIB et CNRS
  4. Rivarol, 28 novembre 1963, p.10
  5. « Culte : les actualités télérévisées, le journal du 1er avril de Francis Blanche » [vidéo], sur YouTube (consulté le ).
  6. Fonds Armand Lanoux (MSS76) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)

Liens externes[modifier | modifier le code]