Gouvernement polonais en exil

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52° 13′ N 21° 02′ E / 52.217, 21.033

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Gouvernement de la République de Pologne en exil
Rząd Rzeczypospolitej Polskiej na uchodźstwie (pl)

1939 – 1990

Drapeau Blason
Informations générales
Statut Gouvernement en exil
Capitale de jure : Varsovie
de facto : Paris (1939-1940), Angers (1940) puis Londres (1940-1990)
Langue Polonais
Histoire et événements
17 septembre 1939 Invasion de la Pologne
22 décembre 1990 Dissolution

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le gouvernement polonais en exil, officiellement nommé gouvernement de la République de Pologne en exil, est le nom donné aux instances politiques légales polonaises qui, avec le président de la République de Pologne, après la campagne de 1939, se sont établies d'abord à Angers, en France, puis à Londres, au Royaume-Uni, après la défaite de la France en juin 1940 pour continuer, au nom du peuple polonais, la lutte contre l'agresseur. En vertu de la Constitution polonaise d'avril 1935 (pl), les autorités polonaises en exil se sont légalement perpétuées jusqu'au 22 décembre 1990, date à laquelle le dernier président de la République en exil, Ryszard Kaczorowski, prononce leur dissolution et transmet ses pouvoirs en même temps que les insignes présidentiels de la Deuxième République de Pologne à Lech Wałęsa, premier dirigeant issu d'élections libres et démocratiques depuis la guerre.

De Varsovie à Londres (Septembre 1939-Juin 1940)[modifier | modifier le code]

En septembre 1939, alors que l'armée polonaise résiste encore à l'invasion allemande, l'Armée rouge envahit, le 17 septembre, l'Est de la Pologne, pour faire jouer le protocole secret du pacte germano-soviétique du 24 août 1939 qui lui attribuait ces territoires. Dans cette situation désespérée, le Président et le gouvernement polonais, menacés d'être capturés, passent en Roumanie où ils sont internés, à la suite de fortes pressions allemandes et en dépit des assurances de libre-passage reçues plus tôt du Gouvernement roumain (les autorités polonaises comptant alors rejoindre la France). Pour permettre la poursuite de l'action des autorités polonaises et préserver la continuité juridique de l'État polonais, le Président de la République (depuis 1926), Ignacy Mościcki, se résout à transmettre sa charge, en vertu de la constitution polonaise d'avril 1935[1]., au profit de Władysław Raczkiewicz. Raczkiewicz nomme comme Premier ministre le général Władysław Sikorski qui obtient l'essentiel du pouvoir exécutif et dont le cabinet prête serment le . Ce gouvernement légitime et le commandement suprême polonais, se reconstituent en France. Le gouvernement en exil sera installé à Angers du 22 novembre 1939 au 12 juin 1940. Le 20 décembre 1939, le président de la République polonaise en exil, W. Raczkiewicz, est accueilli au château de Pignerolle, sa résidence à Saint-Barthélemy-d'Anjou près d'Angers.

Château de Pignerolle, éphémère siège du Gouvernement polonais en exil.

Sur le sol français, le gouvernement polonais en exil met sur pied une armée polonaise pour continuer le combat aux côtés de l'allié français. Celle-ci devait être constituée de 4 divisions. Deux seulement seront au complet en mai 1940 et s'illustreront par une grande combativité en mai-juin 1940. Au moins 20 000 combattants Polonais de France parviendront à rejoindre le Royaume-Uni juste après l'armistice, pour continuer la lutte, mais de nombreux soldats polonais sont faits prisonniers faute d'appui français pour leur évacuation.

En Pologne occupée, le Gouvernement polonais en exil suscite la création d'une Union de la lutte armée (ZWZ) confiée au général Stefan Rowecki et ayant pour charge de fédérer les mouvements de résistance qui apparaissent immédiatement. Cette armée clandestine se développera et se distinguera avant de prendre, en février 1942, le nom d'Armée de l'intérieur (Armia Krajowa ou AK). Outre son rôle militaire, l'AK développe, sous l'autorité du Gouvernement polonais en exil, un véritable "État clandestin". L'AK sera, à son apogée, le principal mouvement de résistance en Europe avec un effectif de plus de 400 000 personnes, fédérant l'immense majorité des résistants polonais tandis que le mouvement séparé d'obédience communiste, apparu seulement à partir de 1941, reste ultra-minoritaire.

Une contribution importante à la coalition anti-hitlérienne[modifier | modifier le code]

Reconnu par les Alliés, le gouvernement polonais en exil s'installe à Londres après la défaite française de juin 1940. Il a pour vocation de continuer de défendre les intérêts supérieurs de la Pologne jusqu'à la fin des hostilité et la possibilité de tenue d'élections libres sur le sol national et de développer au maximum l'apport de la Pologne combattante à la victoire finale. Y sont représentés les quatre principaux partis d'opposition de la période d'avant-guerre (Parti paysan PSL, Parti du Travail SP, Parti socialiste PPS, Parti national polonais (pl)). Le général Sikorski persuade les responsables militaires britanniques de reprendre la formation d'une Armée polonaise de l'Ouest, dont une unité motorisée, qui deviendra la 1re division blindée polonaise en février 1942, et qui permettra aux Polonais de participer activement à la libération de l'Europe. Renforcée par l'arrivée de soldats exilés, l'armée polonaise devient la plus grande force armée étrangère combattante alliée à la Grande-Bretagne après la défaite de la France et jusqu'à l'entrée en guerre des États-Unis en décembre 1941. Les pilotes polonais, en particulier, jouent un rôle capital dans la Bataille d'Angleterre.

Après l'offensive allemande contre l'Union soviétique en juin 1941, le gouvernement polonais en exil décide de renouer les relations diplomatiques avec l'Union soviétique (accords Sikorski-Maïski). Une partie des prisonniers de guerre polonais ayant pu survivre à leur détention et déportation en URSS sont alors libérés et rejoignent l'armée polonaise en cours de constitution du général Władysław Anders. Près de 100 000 hommes parviendront ainsi à s'extraire de la "Terre inhumaine"[2] pour rejoindre l'Armée polonaise de l'Ouest avant que Staline ne mette fin à cette évacuation. Cette armée est alors présente sur tous les fronts occidentaux de la Seconde Guerre mondiale dont l'Afrique du Nord et la campagne d'Italie où elle s'illustre en particulier à la bataille du Monte Cassino en mai 1944.

Par ailleurs, la 1re division blindée polonaise participera, sous commandement opérationnel britannique, à la bataille de Normandie et notamment à la bataille dite de la « fermeture de la poche de Falaise » avant de poursuivre vers le Nord, la Belgique et les Pays-Bas et pénétrer en Allemagne. La 1re Brigade indépendante de parachutistes est particulièrement exposée par le commandement allié au cours de l'opération Market Garden prématurée de septembre 1944.

Durant la guerre et en particulier à partir de 1942, les autorités polonaises en exil, alimentées en informations de première main par la Résistance intérieure, fourniront aux gouvernements alliés et aux opinions publiques du monde libre les rapports les plus précoces et les plus précis sur l'extermination en cours des populations juives[3],[4] [1]- et appelleront, en vain, à des actions spécifiques pour mettre fin à l'extermination[5],[6].

Des courriers (quelques dizaines) comme Jan Karski, Jan Nowak[7] ou Tadeusz Chciuk[8] feront des voyages, dans les deux sens, au péril de leur vie : Jan Karski et Jan Nowak, envoyés par l'AK sont tous deux allés de Pologne à Londres, tandis que Tadeusz Chciuk a été parachuté deux fois sur la Pologne comme envoyé du gouvernement polonais en exil. Les courriers envoyés en Pologne dans ces conditions étaient appelés Cichociemni (« Silencieux de l'Ombre »).

Articles détaillés : Jan Karski et Jan Nowak.

La rupture polono-soviétique et l'érosion de l'influence du Gouvernement sur les événements[modifier | modifier le code]

Le général Władysław Sikorski, Premier ministre de septembre 1939 à juillet 1943

En avril 1943, la découverte du massacre de Katyń et la demande d'enquête formulée par le Gouvernement polonais auprès de la Croix Rouge offrent à Staline le prétexte pour une rupture des relations diplomatiques avec le gouvernement polonais en exil. Le 4 juillet 1943, le Premier ministre et commandant en chef Sikorski meurt dans un accident d'avion (restant jusqu'à ce jour sujet à conjectures) au retour d'une inspection des troupes au Moyen-Orient. Le vice-Premier Ministre et leader du Parti paysan, Stanisław Mikołajczyk lui succède. Celui-ci n'a ni l'aura ni l'autorité de son prédécesseur parmi les Alliés. Il hérite surtout d'une situation où le renversement de la situation sur le front de l'Est, à partir du début de 1943 (échec allemand à Stalingrad, bataille de Koursk en juillet 1943) valorisent toujours plus pour les Alliés l'alliance avec l'Union soviétique et rendent moins cruciale la contribution polonaise à l'effort de guerre.

A Moscou, Staline organise en 1943 et 1944 un groupe de Polonais communistes qu'il transforme, en juillet 1944, alors qu'une partie des terres polonaises a été "libérée" par l'Armée rouge en Comité polonais de libération nationale (ou Comité de Lublin), d’inspiration communiste, pour contrecarrer le gouvernement polonais en exil. Au sein du petit groupe de communistes polonais en Union soviétique, la militante Wanda Wasilewska joue un rôle notamment dans la création de la division polonaise de l'Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale.

Au cours de la guerre, Staline n'a pu être amené à abandonner sa prétention sur les territoires polonais annexés par l'URSS en 1939, ce que rejettent les autorités polonaises de Londres. À partir de la conférence de Téhéran (novembre 1943), le Gouvernement polonais en exil ne peut plus compter sur l'appui des Alliés anglo-américains sur ce point. Le Premier ministre polonais Mikołajczyk, en dépit de la mise en place par Staline du Comité de Lublin dominé par les communistes, espère encore pouvoir préserver l'indépendance du gouvernement polonais d'après-guerre. L'attitude soviétique (l'Armée rouge campe l'arme aux pieds, aux portes de Varsovie, pendant toute la durée de l'Insurrection de Varsovie. Staline interdit pendant un mois et demi aux appareils anglo-saxons qui pourraient parachuter armes et équipement sur la ville, toute possibilité d'atterrissage du côté soviétique) contribue grandement à l'échec de l'insurrection de Varsovie (1er août-). Des arrestations dans tout le pays de membres de la Résistance polonaise par le NKVD l'ont précédée et suivent de plus belle. En mars 1945, les autorités soviétiques organisent une réunion avec des représentants du gouvernement en exil pour le Pays et de la résistance polonaise. À peine arrivée sur place, une partie de la délégation est brutalement arrêtée et déportée à Moscou. Ses membres sont accusés, à l'occasion d'un procès public, d'avoir combattu « contre l'Union soviétique et contre les intérêts de la Pologne », et d'avoir « collaboré avec les nazis ». Les accusés seront condamnés à des peines de prison ou à l'exil. La plupart ne reviendront pas.

Mikolajczyk doit démissionner en octobre 1944 face aux tensions parmi les Polonais de Londres sur la question des futures frontières et du futur gouvernement.

À l'occasion de la conférence de Yalta, le , les frontières polonaises sont redéfinies entièrement selon les vœux de Staline, sans participation des Polonais de Londres qui protestent contre ces accords. En Pologne, le Comité de Lublin s'est constitué en gouvernement d'« union nationale ». Mikołajczyk accepte d'y participer, à l'issue de négociations (jusqu'en juin 1945) qui laissent les principaux postes aux communistes et à leurs affidés. Mikolajczyk est nommé Vice-Premier ministre et ministre de l'agriculture. Début juillet, les Alliés, dont la France du général de Gaulle commencent à retirer leur reconnaissance internationale au gouvernement polonais en exil désormais dirigé par le vieux leader socialiste Tomasz Arciszewski et en mesure simplement d'offrir ses protestations les plus solennelles. Par la suite, devant la montée de la répression dans la Pologne d'après-guerre et le trucage généralisé des élections de janvier 1947 qui donnent ainsi la victoire au bloc mené par les communistes. À l'automne 1947, Mikołajczyk devra s'enfuir de Pologne, avec l'aide de l'ambassade des États-unis, caché dans un coffre de voiture.

Le gouvernement en exil pendant le régime communiste[modifier | modifier le code]

Refusant de reconnaître le régime communiste et constatant l'absence de toute perspective pour la population d'un choix libre de ses autorités, le gouvernement polonais en exil poursuit son existence en vertu de la Constitution polonaise d'avril 1935 (pl) jamais répudiée, en dépit d'inévitables tensions internes. En 1954, l'essentiel des partis représentés à Londres et la grande majorité de l'émigration politique, préfère au président August Zaleski - qui souhaite poursuivre son mandat au-delà du terme convenu de sept ans - un « Conseil d'unité nationale » dirigé par trois responsables prestigieux : Tomasz Arciszewski, le général Władysław Anders et Edward Raczyński. La réconciliation complète de l'émigration politique ne se fera qu'après la mort de Zaleski en 1972, sur le nom de son successeur Stanislaw Ostrowski.

Dans l'intervalle, des anciens soldats et quelques proches du gouvernement en exil décideront de retourner en Pologne, comme le Premier ministre Hugon Hanke, en 1955, et son prédécesseur Stanisław Mackiewicz, en 1956 - dont le régime communiste polonais médiatise largement les retour. Mais l'essentiel des Polonais arrivés dans les Îles Britanniques au cours de la Guerre choisit d'y rester. Avec plus de 150 000 personnes au lendemain de la guerre (alors que l'émigration polonaise en Grande-Bretagne était négligeable avant-guerre comparée, par exemple, à l'importante communauté polonaise émigrée alors en France), l'émigration polonaise, consciente politiquement, de mieux en mieux formée, est porteuse d'une identité forte structurée par le rejet du régime communiste, la loyauté au Gouvernement polonais en exil, le patriotisme entretenu par de nombreuses associations, instituts et écoles.

Les années 1950 et 1960 sont marqués par un repli sur soi des autorités polonaises en exil, lié à la fracture provoquée par le Président Zaleski et l'érosion de la signification d'un gouvernement sans contact direct et pratiquement sans influence sur le pays. En revanche, au cours des années 1970 et 1980, le gouvernement et les présidents de la République en exil successifs Stanislaw Ostrowski, Edward Raczyński, Kazimierz Sabbat, Ryszard Kaczorowski approfondiront toujours plus les liens avec le mouvement d'opposition naissant en Pologne, apportant au mouvement ouvrier, aux éditions de la presse clandestine, à Solidarność, l'appui matériel et moral de l'émigration politique polonaise (création des Fonds de soutien aux ouvriers (1976), à la liberté de parole (1978) et du Fonds d'aide au pays (1979)[9]. La stature et le rôle de la fonction présidentielle se trouvent particulièrement rehaussés à l'occasion de la présidence (1979-1986) de l'ancien ambassadeur et ministre des Affaires étrangères du Gouvernement polonais en exil du temps de guerre, Edward Raczyński qui jouit d'une forte autorité morale au sein de l'émigration, d'une excellente réputation auprès de ses interlocuteurs étrangers et de notoriété également en Pologne, confortée par l'usage de la BBC-section polonaise et de Radio Free Europe qui lui ouvrent leurs ondes.

Le gouvernement polonais en exil continua ses activités jusqu'au , peu après l'élection de Lech Wałęsa à la présidence de la République après des décennies de régime communiste en Pologne. C'est alors que le président de la République en exercice, Ryszard Kaczorowski, remit, au Château royal de Varsovie, au nouveau président démocratiquement élu les insignes de la présidence de la République[10]. Ainsi était rétablie la continuité de la République et, dans les faits, reconnue rétroactivement la légitimité du gouvernement en exil. En 1992, les médailles militaires et les autres décorations décernées par ce gouvernement furent officiellement reconnues en Pologne. Les présidents de la République en exil ont réintégré avec éclat la liste officielle des chefs d'État polonais de la Deuxième République. Le dernier d'entre eux, Ryszard Kaczorowski, est décédé en 2010, à Smolensk, dans l'accident de l'avion présidentiel, en route pour une cérémonie d'hommage aux officiers polonais assassinés lors du Massacre de Katyń.

Siège de la présidence de la République en exil[modifier | modifier le code]

Après avoir été installée durant la drôle de guerre à Paris puis au château de Pignerolle, à Saint-Barthélemy-d'Anjou près d'Angers, la résidence de la présidence en exil se situait en 1940 à l'ambassade de Pologne à Londres, puis à partir de 1945 au 43 Eaton Place, Chelsea, Londres.

Présidents[modifier | modifier le code]

Ryszard Kaczorowski (1919-2010)
Dernier président du gouvernement polonais en exil (1989-1990)

Premiers ministres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ignacy Mościcki (1867-1946), Site du gouvernement Polonais
  2. Ouvrage de Joseph Czapski, officier polonais rescapé du massacre des officiers polonais par le NKVD en mars-avril 1940 et publié en 1978 en France
  3. Note du ministre des Affaires étrangères Edward Raczyński du 10 décembre 1942, « The mass extermination of Jews in German occupied Poland, Note addressed to the Governments of the United Nations on December 10th 1942 » publiée ensuite (dès le 30 décembre 1942) par le ministère polonais des Affaires étrangères à l'attention du grand public, sous forme d'une brochure (consultable ici).
  4. Churchill and the Holocaust: The Possible and Impossible, conférence de l'historien britannique Sir Martin Gilbert à "ICS 25th Anniversary International Conference U.S. Holocaust Memorial Museum, Washington, 8 November 1993" (consultable ici).
  5. Martin Gilbert, Auschwitz and the Allies, 1981 (Pimlico edition, p. 96) "Further pressure for action came from the Polish Ambassador, Count Raczynski, who, at a meeting with Anthony Eden on the morning of december 1 (1942) "drew attention", as the Foreign Office noted, "to the wholesale destruction of Jews in Poland" (..) Raczynski had two suggestions: a "warning to Laval" concerning the deportations from France, and a meeting of representatives of the occupied countries to discuss and publicize the persecution. But the Foreign Office rejected the idea of such a meeting"
  6. Walter Laqueur, The terrible secret, 1980 (Penguin edition, p. 236). "On 18 January 1943 Count Raczynski, the Polish Foreign Minister, presented the following demands at the Allied Council : a) The bombing of Germany as a reprisal for the continued extermination of the Polish Jews. b) To press Berlin to let the Jews out of the German-dominated countries, particularly Poland. c) To demand action so as to make the Allied as well as the neutral countries accept the Jews, who had succeeded or would succeed in leaving German-occupied countries. Raczynski did not advance demands for reprisals against German war prisoners and German nationals living in the Allied countries, considering them contrary to the accepted practices of international law. Anthony Eden, acting on behalf of the British Government, rejected the Polish demands and offered instead some vague promises to intervene in certain neutral countries"
  7. Courrier de Varsovie, Jan Nowak, Témoins/Gallimard, Paris 1983
  8. By parachute to Warsaw, Londres 1945, sous le pseudonyme de Marek Celt, et Courriers blancs (Biały kurierzy)
  9. http://www.encyklopedia-solidarnosci.pl/wiki/index.php?title=T02065_Fundusz_Pomocy_Krajowi_Londyn
  10. Peter D. Stachura, The Poles in Britain 1940–2000, Frank Cass, 2004 (ISBN 0-7146-8444-9), p. 45.
  11. (en) London Journal; A President, a Cabinet, but a Country Far Away, New York Times, 21 octobre 1989

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugeniusz Duraczynski, Rzad Polski na Uchodzstwie 1939-1945 (en polonais, "Le Gouvernement polonais en exil 1939-1945"), Ksiazka i Wiedza, Warszawa, 1993, 488 pages.
  • Evan McGilvray, A military Government in exile, The Polish Government in exile 1939-1945, A study of discontent, Helion and Company Ltd, 2010.
  • Peter D. Stachura Ed., The Poles in Britain 1940-2000, From betrayal to assimilation, Frank Cass, 2004
  • Yves Beauvois, Les relations franco-polonaises pendant la "drôle de guerre", L'Harmattan, 1989
  • Collectif, Le Gouvernement polonais en exil et la persécutions de Juifs en France en 1942, Le Cerf, 1997, (ISBN 9782204053723)
  • Jan Karski, The Great Powers and Poland 1919-1945, University Press of America, 1985
  • Andrzej Suchcitz, Ludwik Maik, Wojciech Rojek, Wybor dokumentow do dziejow Polskiego uchodzstwa niepodleglosciowego 1939-1991, (en polonais, "Sélection de documents sur l'oeuvre de l'émigration polonaise indépendantiste 1939-1991"), PTNO, Londres, 1997
  • Rafal Habielski, Polski Londyn, A to Polska wlasnie,
  • Collectif, Prezydenci i Rzady RP na Uchodzstwie 1939-1990 (en polonais, "Les Présidents et les Gouvernements en exil 1939-1990"), PUNO et Université Jagellone, Londres-Cracovie, 2013