Gouvernement polonais en exil

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Gouvernement de la République de Pologne en exil
(pl) Rząd Rzeczypospolitej Polskiej na uchodźstwie

1939–1990

Drapeau
Drapeau.
Blason
Armoiries.
Hymne Mazurek Dąbrowskiego.
Informations générales
Statut Gouvernement en exil.
Capitale de jure : Varsovie
de facto : Paris (1939-1940), Angers (1940) puis Londres (1940-1990).
Langue Polonais
Histoire et événements
Invasion de la Pologne.
Chute de Varsovie.
Installation du gouvernement polonais en exil à Angers.
Installation du gouvernement polonais en exil à Londres.
Proclamation du Comité polonais de libération nationale.
Proclamation de la Troisième République de Pologne.
Dissolution.
Président de la République
(1er) 1939–1947 Władysław Raczkiewicz
(Der) 1989–1990 Ryszard Kaczorowski
Premier ministre
(1er) 1939–1943 Władysław Sikorski
(Der) 1986–1990 Edward Szczepanik

Entités précédentes :

Le gouvernement polonais en exil, officiellement nommé gouvernement de la République de Pologne en exil, est le nom donné aux instances politiques légales polonaises qui, avec le président de la République de Pologne, après la campagne de 1939, se sont établies d'abord à Angers en France, puis, après la défaite de la France en juin 1940, à Londres au Royaume-Uni, pour continuer, au nom du peuple polonais, la lutte contre l'agresseur. En vertu de la Constitution polonaise d'avril 1935, les autorités polonaises en exil se sont légalement perpétuées jusqu'au , date à laquelle le dernier président de la République en exil, Ryszard Kaczorowski, prononce leur dissolution et transmet ses pouvoirs en même temps que les insignes présidentiels de la Deuxième République de Pologne à Lech Wałęsa, premier dirigeant issu d'élections libres et démocratiques depuis la guerre.

De Varsovie à Londres (septembre 1939-juin 1940)[modifier | modifier le code]

Alors que l'armée polonaise résiste encore à l'invasion allemande, l'Armée rouge envahit, le , l'est de la Pologne et, conformément aux termes du protocole secret du pacte germano-soviétique du , annexe ces territoires à l'Union soviétique. Dans cette situation désespérée, le président et le gouvernement polonais, menacés d'être capturés, passent en Roumanie où ils sont internés, à la suite de fortes pressions allemandes et en dépit des assurances de libre-passage reçues plus tôt du gouvernement roumain (les autorités polonaises comptant alors rejoindre la France). Pour permettre la poursuite de l'action des autorités polonaises et préserver la continuité juridique de l'État polonais, le président de la République depuis 1926, Ignacy Mościcki, se résout à transmettre sa charge, en vertu de la constitution polonaise d'avril 1935[1], au profit de Władysław Raczkiewicz. Raczkiewicz nomme le général Władysław Sikorski Premier ministre. Celui-ci concentre dans ses mains l'essentiel du pouvoir exécutif et son cabinet prête serment le . Ce gouvernement légitime et le commandement suprême polonais se reconstituent en France : le Premier ministre et son gouvernement s'installent à Angers à partir du 22 novembre 1939, alors que le , le président de la République polonaise en exil, Władysław Raczkiewicz, est accueilli au château de Pignerolle, sa résidence à Saint-Barthélemy-d'Anjou près d'Angers.

Château de Pignerolle, éphémère siège du Gouvernement polonais en exil.

Sur le sol français, le gouvernement polonais met sur pied une armée polonaise forte de 85 000 hommes afin de continuer le combat aux côtés de l'allié français. Celle-ci devait être constituée de quatre divisions. Deux seulement sont complétées en mai 1940 et s'illustrent par une grande combativité en mai-juin 1940. Le , n'ayant pas accepté l'armistice du général Pétain et voulant poursuivre la lutte, le gouvernement polonais quitte la France pour la Grande-Bretagne, suivi par quelques 20 000 combattants polonais, soit seulement un quart des effectifs polonais). À ce chiffre s'ajoutent 3 500 hommes de la brigade polonaise du Levant de Beyrouth, qui passent en armes en Palestine anglaise. 15 000 autres soldats parviennent à passer à travers les lignes allemandes et à gagner la zone non occupée. Quelque 33 000 autres sont fait prisonniers en Allemagne ou internés en Suisse, faute d'appui français pour leur évacuation.

En Pologne occupée, le Gouvernement polonais en exil suscite la création d'une Union de la lutte armée (Związek Walki Zbrojnej, ZWZ) confiée au général Stefan Rowecki qui se chargera de fédérer les nombreux mouvements de la résistance qui se forment dès les premiers jours de la guerre. Cette armée clandestine se développe, puis adopte, en février 1942, le nom d'Armée de l'intérieur (Armia Krajowa ou AK). Outre son rôle militaire, l'AK développe, sous l'autorité du Gouvernement polonais en exil, des structures civiles de l'État clandestin. L'AK constitue, à son apogée, le principal mouvement de résistance en Europe avec un effectif de plus de 400 000 personnes, fédérant l'immense majorité des résistants polonais tandis que le mouvement séparé d'obédience communiste, apparu seulement à partir de 1941, reste largement minoritaire.

Gouvernement de coalition[modifier | modifier le code]

Après la défaite française de juin 1940, le gouvernement polonais en exil s'installe à Londres. Il est reconnu par les Alliés et a pour vocation de défendre les intérêts supérieurs de la Pologne jusqu'à la fin des hostilités et la possibilité de tenue d'élections libres sur le sol national. Représentant la Pologne combattante, il cherche à apporter la plus grande contribution possible à la victoire des forces coalisées. Au sein de ce gouvernement se retrouvent les quatre principaux partis d'opposition de la période d'avant-guerre : le Parti paysan (PSL), le Parti du Travail (pl) (SP), Parti socialiste (PPS), Parti national polonais (en) (Stronnictwo Narodowe).

Contribution militaire majeure à la coalition anti-hitlérienne[modifier | modifier le code]

Le général Sikorski persuade les responsables militaires britanniques de reconstituer l'armée polonaise en Grande-Bretagne. Renforcée par l'arrivée de soldats exilés, elle est la plus grande force armée étrangère combattante alliée à la Grande-Bretagne après la défaite de la France et jusqu'à l'entrée en guerre des États-Unis en décembre 1941. Elle permettra aux Polonais de participer activement à la libération de l'Europe sur plusieurs fronts.

Les pilotes polonais de la 303e escadrille de chasse jouent un rôle capital dans la Bataille d'Angleterre.

Le 1er Corps polonais, dont la 1re Division blindée polonaise, participe, sous commandement opérationnel britannique, à la bataille de Normandie et notamment à la bataille dite de la « fermeture de la poche de Falaise » avant de poursuivre vers le Nord, la Belgique et les Pays-Bas et pénétrer en Allemagne. Sa 1re Brigade indépendante de parachutistes participe à l'opération Market Garden prématurée de septembre 1944. Son tribut est très lourd.

Après l'offensive allemande contre l'Union soviétique en juin 1941, le gouvernement polonais en exil décide de renouer les relations diplomatiques avec l'Union soviétique (accords Sikorski-Maïski). Une partie des prisonniers de guerre polonais ayant pu survivre à leur détention et déportation en URSS sont alors libérés et rejoignent l'armée polonaise en cours de constitution du général Władysław Anders. Près de 100 000 hommes (sur environ 330 000 citoyens polonais déportés) parviendront ainsi à s'extraire de la Terre inhumaine[2] pour rejoindre l'Armée polonaise de l'Ouest avant que Staline ne mette fin à cette évacuation. Ce 2e Corps polonais se bat sur tous les fronts occidentaux de la Seconde Guerre mondiale dont l'Afrique du Nord et la campagne d'Italie où elle s'illustre en particulier à la bataille du Monte Cassino en mai 1944.

L'alerte au monde sur la Shoah[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Rapport Raczyński et Shoah en Pologne.

Durant la guerre et en particulier à partir de 1942, les autorités polonaises en exil, alimentées en informations de première main par la Résistance intérieure, fourniront aux gouvernements alliés et aux opinions publiques du monde libre les rapports les plus précoces et les plus précis sur l'extermination en cours des populations juives, dont le rapport Raczyński[3],[4] et appelleront, en vain, à des actions spécifiques pour mettre fin à l'extermination[5],[6]. Quelques dizaines de courriers, comme Jan Karski, Jan Nowak[7] ou Tadeusz Chciuk[8] feront des voyages, dans les deux sens, au péril de leur vie : Jan Karski et Jan Nowak, envoyés par l'AK, sont tous deux allés de Pologne à Londres, tandis que Tadeusz Chciuk a été parachuté deux fois sur la Pologne comme envoyé du gouvernement polonais en exil.

Les courriers envoyés en Pologne dans ces conditions étaient appelés Cichociemni (« Silencieux de l'Ombre »).

Articles détaillés : Jan Karski et Jan Nowak.

La rupture polono-soviétique et l'érosion de l'influence du Gouvernement sur les événements[modifier | modifier le code]

Le général Władysław Sikorski, Premier ministre de septembre 1939 à juillet 1943.

En avril 1943, la découverte du massacre de Katyń et la demande d'enquête formulée par le Gouvernement polonais auprès de la Croix Rouge offrent à Staline le prétexte pour rompre les relations diplomatiques avec le gouvernement polonais.

Le 30 juin 1943, la Gestapo arrête (puis exécute) Stefan Rowecki, le commandant en chef de l'Armia Krajowa, la résistance combattante en Pologne occupée. Le , le Premier ministre et commandant en chef Władysław Sikorski meurt à son tour dans un accident d'avion (restant jusqu'à ce jour sujet de controverse) au retour d'une inspection des troupes polonaise au Proche-Orient.

Le vice-Premier Ministre et meneur du Parti paysan, Stanisław Mikołajczyk succède à Sikorski, mais il n'a ni l'aura ni l'autorité de son prédécesseur parmi les Alliés. Il hérite surtout d'une situation où le renversement de la situation sur le front de l'Est à partir du début de 1943 (échec allemand à Stalingrad en février et bataille de Koursk en juillet 1943) contribue au renversement des alliances. Celle avec l'Union soviétique est de plus en plus recherchée par les Alliés, alors que la contribution polonaise à l'effort de guerre perd de l'importance à leurs yeux.

Dès 1943, Staline rassemble à Moscou un groupe de communistes polonais. Au sein de ce petit groupe, la militante Wanda Wasilewska joue un rôle de proue, notamment dans la création de la division polonaise de l'Armée rouge. Elle recrute parmi les Polonais qui n'ont pas réussi à s'évacuer de l'URSS avec le général Anders. En juillet 1944, alors qu'une partie des terres polonaises est en train d'être « libérée » par l'Armée rouge, ce groupe communiste se transforme en Comité polonais de libération nationale (PKWN ou Comité de Lublin) et se proclame gouvernement légitime en dépit de l'existence d'un gouvernement en exil légal et internationalement reconnu, qui siège à Londres.

Staline n'a jamais abandonné sa prétention sur les territoires polonais annexés par l'URSS en 1939, ce qui est inacceptable pour les autorités polonaises de Londres. À partir de la conférence de Téhéran en novembre 1943, le gouvernement polonais en exil ne peut plus compter sur l'appui politique des Alliés. Le Premier ministre polonais, Stanisław Mikołajczyk, en dépit de la mise en place par Staline du Comité de Lublin dominé par les communistes, espère encore pouvoir préserver l'indépendance du gouvernement polonais dans la Pologne d'après-guerre. En août 1944, la Résistance polonaise déclenche une insurrection nationale afin de libérer le pays des Allemands et d'accueillir l'Armée rouge en maître du terrain. Malgré les promesses de soutien, l'attitude soviétique contribue grandement à l'échec de ce soulèvement dont l'insurrection de Varsovie (1er août-) est la plus longue et sanglante bataille : l'Armée rouge campe l'arme aux pieds, aux portes de Varsovie, pendant toute la durée de l'Insurrection de Varsovie, et Staline interdit pendant un mois et demi l'espace aérien aux appareils anglo-saxons qui pourraient parachuter armes et équipement sur la ville, toute possibilité d'atterrissage étant du côté soviétique. Le NKVD arrête dans tout le pays des membres de la Résistance polonaise.

À la suite de tensions parmi les Polonais de Londres sur la question des futures frontières et du futur gouvernement, Mikołajczyk est contraint de démissionner en octobre 1944.

Le , à la conférence de Yalta, les frontières polonaises sont redéfinies entièrement selon les vœux de Staline, sans participation des Polonais de Londres qui ne peuvent que protester contre ces accords.

En mars 1945, les autorités soviétiques proposent une réunion de réconciliation avec des représentants du gouvernement en exil et de la résistance au pays pour discuter conjointement de l'avenir de l'État polonais. À peine arrivée sur place, une partie de la délégation est brutalement arrêtée et déportée à Moscou. Ils sont ensuite accusés à l'occasion d'un procès public, dit « procès des seize », d'avoir combattu « contre l'Union soviétique et contre les intérêts de la Pologne » et d'avoir « collaboré avec les nazis ». Les accusés sont tous condamnés à des peines de prison ou à l'exil. La plupart n'en reviendront pas.

En Pologne, le Comité de Lublin crée un gouvernement d'« union nationale ». Mikołajczyk accepte d'y participer, à l'issue de négociations qui durent jusqu'en juin 1945 et laissent les principaux postes aux communistes et à leurs affidés. Mikołajczyk est nommé vice-Premier ministre et ministre de l'Agriculture.

Début juillet 1945, les Alliés, dont la France du général de Gaulle la première, commencent à retirer leur reconnaissance internationale au gouvernement polonais exilé à Londres, dirigé désormais par le vieux meneur socialiste Tomasz Arciszewski. Ce dernier ne peut donc qu'offrir ses protestations des plus solennelles.

Par la suite, devant la montée de la répression dans la Pologne d'après-guerre et le trucage généralisé des élections de janvier 1947 qui donnent ainsi la victoire au bloc mené par les communistes, Mikołajczyk s'enfuit de Pologne avec l'aide de l'ambassade des États-Unis à l'automne 1947, caché dans un coffre de voiture.

Le gouvernement en exil pendant le régime communiste[modifier | modifier le code]

Refusant de reconnaître le régime communiste et constatant l'absence de toute perspective pour la population d'un choix libre de ses autorités, le gouvernement polonais en exil poursuit son existence en vertu de la Constitution polonaise d'avril 1935 jamais répudiée, en dépit d'inévitables tensions internes. En 1954, l'essentiel des partis représentés à Londres et la grande majorité de l'émigration politique préfèrent au président August Zaleski — qui souhaite poursuivre son mandat au-delà du terme convenu de sept ans — un « Conseil d'unité nationale » dirigé par trois responsables prestigieux : Tomasz Arciszewski, le général Władysław Anders et Edward Raczyński. La réconciliation complète de l'émigration politique ne se fera qu'après la mort de Zaleski en 1972, sur le nom de son successeur Stanislaw Ostrowski.

Dans l'intervalle, d'anciens soldats et quelques proches du gouvernement en exil décideront de retourner en Pologne, comme le Premier ministre Hugon Hanke, en 1955, et son prédécesseur Stanisław Mackiewicz, en 1956 — dont le régime communiste polonais médiatise largement les retours. Mais l'essentiel des Polonais arrivés dans les Îles Britanniques au cours de la Guerre choisit d'y rester. Avec plus de 150 000 personnes au lendemain de la guerre (tandis que l'émigration polonaise en Grande-Bretagne était négligeable avant-guerre comparée, par exemple, à l'importante communauté polonaise émigrée alors en France), l'émigration polonaise, consciente politiquement, de mieux en mieux formée, est porteuse d'une identité forte structurée par le rejet du régime communiste, la loyauté au gouvernement polonais en exil, le patriotisme entretenu par de nombreuses associations, instituts et écoles.

Les années 1950 et 1960 sont marquées par un repli sur soi des autorités polonaises en exil, lié à la fracture provoquée par le Président Zaleski et l'érosion de la signification d'un gouvernement sans contact direct et pratiquement sans influence sur le pays. En revanche, au cours des années 1970 et 1980, le gouvernement et les présidents de la République en exil successifs Stanislaw Ostrowski, Edward Raczyński, Kazimierz Sabbat, Ryszard Kaczorowski approfondiront toujours plus les liens avec le mouvement d'opposition naissant en Pologne, apportant au mouvement ouvrier, aux éditions de la presse clandestine, à Solidarność, l'appui matériel et moral de l'émigration politique polonaise (création des Fonds de soutien aux ouvriers en 1976 et à la liberté de parole en 1978, et du Fonds d'aide au pays en 1979[9] La stature et le rôle de la fonction présidentielle se trouvent particulièrement rehaussés à l'occasion de la présidence (1979-1986) de l'ancien ambassadeur et ministre des Affaires étrangères du gouvernement polonais en exil du temps de guerre Edward Raczyński, qui jouit d'une forte autorité morale au sein de l'émigration, d'une excellente réputation auprès de ses interlocuteurs étrangers et de notoriété également en Pologne, confortée par l'usage de la BBC-section polonaise et de Radio Free Europe qui lui ouvrent leurs ondes.

Le gouvernement polonais en exil continue ses activités jusqu'au , peu après l'élection de Lech Wałęsa à la présidence de la République, après des décennies de régime communiste en Pologne. C'est alors que le président de la République en exercice, Ryszard Kaczorowski, au Château royal de Varsovie, remet au nouveau président démocratiquement élu les insignes de la présidence de la République[10]. Ainsi est rétablie la continuité de la République et, dans les faits, reconnue rétroactivement la légitimité du gouvernement en exil. En 1992, les médailles militaires et les autres décorations décernées par ce gouvernement sont officiellement reconnues en Pologne. Les présidents de la République en exil réintègrent avec éclat la liste officielle des chefs d'État polonais de la Deuxième République. Le dernier d'entre eux, Ryszard Kaczorowski, décède en 2010 à Smolensk, dans l'accident de l'avion présidentiel, en route pour une cérémonie d'hommage aux officiers polonais assassinés lors du Massacre de Katyń.

Sièges de la présidence de la République polonaise en exil[modifier | modifier le code]

Durant la « drôle de guerre » la résidence de la présidence en exil est d'abord installée de 1939 à 1940 à l'ambassade de Pologne en France (à l'hôtel Danube, no 58 de la rue Jacob à Paris 6e), puis au château de Pignerolle, à Saint-Barthélemy-d'Anjou près d'Angers. En 1940, il est à nouveau contraint de fuir, à l'ambassade de Pologne à Londres (en), puis à partir de 1945 au 43 Eaton Place, Chelsea, Londres.

Présidents[modifier | modifier le code]

Ryszard Kaczorowski (1919-2010), dernier président du gouvernement polonais en exil (1989-1990).

Premiers ministres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ignacy Mościcki (1867-1946), site du gouvernement Polonais.
  2. Ouvrage de Józef Czapski, officier polonais rescapé du massacre des officiers polonais par le NKVD en mars-avril 1940 et publié en 1978 en France.
  3. (en) Edward Raczyński (ministre des Affaires étrangères), The mass extermination of Jews in German occupied Poland : Note addressed to the Governments of the United Nations on December 10th 1942 [« L'Extermination des Juifs en Pologne sous occupation allemande »] (note), ministère polonais des Affaires étrangères (en), , publiée ensuite, le , par le même Ministère, sous forme d'une brochure à l'attention du grand public (lire en ligne, sur Ministère des affaires étrangères de Pologne ; transcription, sur Project InPosterum).
  4. (en) « Churchill and the Holocaust: The Possible and Impossible », conférence de Sir Martin Gilbert (historien britannique) à la ICS 25th Anniversary International Conference U.S. Holocaust Memorial Museum, Washington, le (consultable en ligne).
  5. (en) Martin Gilbert, Auschwitz and the Allies, Pimlico edition, 1981, p. 96 :

    « Further pressure for action came from the Polish Ambassador, Count Raczynski, who, at a meeting with Anthony Eden on the morning of december 1 (1942) « drew attention », as the Foreign Office noted, « to the wholesale destruction of Jews in Poland » (...) Raczynski had two suggestions : a « warning to Laval » concerning the deportations from France, and a meeting of representatives of the occupied countries to discuss and publicize the persecution. But the Foreign Office rejected the idea of such a meeting. »

  6. (en) Walter Laqueur, The terrible secret, 1980, Penguin edition, p. 236 :

    « On 18 January 1943 Count Raczynski, the Polish Foreign Minister, presented the following demands at the Allied Council : a) The bombing of Germany as a reprisal for the continued extermination of the Polish Jews. b) To press Berlin to let the Jews out of the German-dominated countries, particularly Poland. c) To demand action so as to make the Allied as well as the neutral countries accept the Jews, who had succeeded or would succeed in leaving German-occupied countries.
    Raczynski did not advance demands for reprisals against German war prisoners and German nationals living in the Allied countries, considering them contrary to the accepted practices of international law. Anthony Eden, acting on behalf of the British Government, rejected the Polish demands and offered instead some vague promises to intervene in certain neutral countries.
     »

  7. Jan Nowak, Courrier de Varsovie, Témoins/Gallimard, Paris, 1983.
  8. (en) Tadeusz Chciuk (pseudonyme de Marek Celt), By parachute to Warsaw, Londres 1945 ; et Courriers blancs (en polonais, Biali kurierzy).
  9. (pl) Marek Kunicki-Goldfinger, « Fundusz Pomocy Krajowi », sur Encyklopedia Solidarności (consulté le 8 octobre 2019).
  10. (en) Peter D. Stachura, The Poles in Britain 1940–2000, Frank Cass, 2004 (ISBN 0-7146-8444-9), p. 45.
  11. (en) « A President, a Cabinet, but a Country Far Away », London Journal,‎ (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (pl) Eugeniusz Duraczynski, Rząd polski na uchodźstwie 1939-1945 [« Le Gouvernement polonais en exil 1939-1945 »], Ksiazka i Wiedza, Warszawa, 1993, 488 pages.
  • (en) Evan McGilvray, A military Government in exile, The Polish Government in exile 1939-1945, A study of discontent, Helion and Company Ltd, 2010.
  • (en) Peter D. Stachura Ed., The Poles in Britain 1940-2000, From betrayal to assimilation, Frank Cass, 2004
  • Yves Beauvois, Les relations franco-polonaises pendant la "drôle de guerre", L'Harmattan, 1989
  • Collectif, Le Gouvernement polonais en exil et la persécution de Juifs en France en 1942, Le Cerf, 1997, (ISBN 9782204053723)
  • (en) Jan Karski, The Great Powers and Poland 1919-1945, University Press of America, 1985
  • (pl) Andrzej Suchcitz, Ludwik Maik, Wojciech Rojek, Wybór dokumentów do dziejów polskiego uchodźstwa niepodleglościoego 1939-1991 [« Sélection de documents sur l'œuvre de l'émigration polonaise indépendantiste 1939-1991 »], t. 7, Londres, PTNO (pl), coll. « Materiały do dziejów polskiego uchodźstwa niepodległościowego », , 809 p. (ISBN 9781870027663)
  • (pl) Rafal Habielski, Polski Londyn, A to Polska wlasnie
  • Collectif, Prezydenci i rządy RP na uchodźstwie 1939-1990 [« Les Présidents et les gouvernements en exil 1939-1990 »], PUNO et Université Jagellone, Londres-Cracovie, 2013