Siège d'Angers

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Siège d'Angers
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Le château d'Angers

Informations générales
Date 3 et 4 décembre 1793
Lieu Angers
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Royal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
Louis Thévenet
Jean-Pierre Boucret
Michel de Beaupuy
Jean Bouin de Marigny
Henri de La Rochejaquelein
Jean-Nicolas Stofflet
Forces en présence
4 000 à 6 000 hommes
57 canons
~ 20 000 hommes
plusieurs canons
Pertes
400 morts ou blessés 300 à 800 morts
3 canons

Guerre de Vendée

Coordonnées 47° 28′ 25″ nord, 0° 33′ 15″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

(Voir situation sur carte : Maine-et-Loire)
Siège d'Angers

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(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Siège d'Angers

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Siège d'Angers

Le siège d'Angers se déroula lors de la guerre de Vendée.

Prélude[modifier | modifier le code]

Repoussés à Granville, les Vendéens ne songeaient plus qu'à regagner le sud de la Loire, grâce à leur victoire à la bataille de Dol la route était libre. Le 23 novembre, l'état-major vendéen se réunit à Antrain. Le général en chef Henri de La Rochejaquelein proposa de marcher sur Rennes où l'armée républicaine en déroute s'était réfugiée, afin d'achever sa destruction et de soulever la Bretagne, l'armée pourrait ensuite attaquer Nantes pour rentrer en Vendée en effectuant une jonction avec l'armée de Charette. Stofflet en revanche voulait rentrer par la route la plus courte, donc d'attaquer Angers. Quant à Talmont il voulait réattaquer Granville, la garnison de la ville avait été réduite et les Anglais semblaient plus disposés à intervenir. Ce fut ce dernier plan qui fut retenu par l'état-major, mais les soldats vendéens, lorsqu’ils apprirent ce plan, refusèrent d'obéir et appliquèrent le plan de Stofflet, les généraux furent forcés de suivre.

L'armée se mit donc en route en direction d'Angers. Cependant, si les Vendéens n'étaient plus guère inquiétés par les troupes républicaines, trop occupées à réorganiser leurs forces, ils étaient ravagés par les maladies (la dysenterie, le typhus et le choléra), dues à la famine car ils avaient désormais des difficultés à se ravitailler et à se protéger du froid de l'hiver qui approchait.

La bataille[modifier | modifier le code]

Angers était défendue par 4 000 (voire 6000) soldats républicains commandés par les généraux Louis Thévenet, dit Danican et Jean-Pierre Boucret. Le général Michel de Beaupuy, qui se remettait de ses blessures subies à la bataille d'Entrammes, était également dans la place. Bien que pas totalement guéri, il entendait bien participer à la bataille. Sur les remparts et dans les tours, 57 canons sont aptes au combat, trois des principales portes ont été murées et des fossés ont été creusés.

Le 3 décembre les Vendéens passèrent à l'attaque, mais l'assaut ne fut pas mieux planifié qu'à Granville, les assaillants se répandirent dans les faubourgs abandonnés par les républicains mais, dépourvus de matériel de siège, ils n'avaient aucun moyen de franchir les remparts.

Pendant toute la journée du 3, l'artillerie vendéenne de Bernard de Marigny ne cessa de tirer sur les portes de la ville mais sans grand succès.

Le 4, les Vendéens tentèrent un nouvel assaut, ils étaient sur le point d'emporter la porte Cupif lorsque les troupes républicaines commandées par le général Jean Fortuné Boüin de Marigny arrivèrent en renfort. L'armée vendéenne commence à manquer de munitions, notamment de boulets, et le moral de ses troupes influa grandement sur la qualité de ses assauts sans succès. Ces troupes étaient l'avant-garde de l'Armée de l'Ouest, leur arrivée provoqua la panique des Vendéens qui levèrent le siège et se replièrent vers le nord-est, en direction du Mans.

Malgré sa victoire, le général Jean Fortuné Boüin de Marigny fut tué à la fin de la bataille, touché par un boulet de canon, à Durtal.

Après la bataille, sur ordre du représentant Francastel, les têtes des Vendéens et des Chouans tués pendant le combat furent coupées pour être exposées sur les remparts, il semble cependant que ce dernier point ne fut pas appliqué.

Pitre-Chevalier écrivit également que les sans-culottes, sur l'ordre de Levasseur « firent une procession lustrale, et brûlèrent l'encens de la patrie pour purifier leurs murs du contact royaliste ».

Sources[modifier | modifier le code]

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, édition de 2009, p.307-309.
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée, éditions Economica, 1994, p.111-112.
  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, éditions Economica, 2008, p.171.
  • Auguste Billaud, (1903-1970), La Guerre de Vendée, Fontenay-Le-Comte, 1972, impr. Lussaud, p.152-153.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]