Marc Goua

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Marc Goua
Illustration.
Fonctions
Maire de Trélazé

(26 ans, 6 mois et 20 jours)
Élection 18 juin 1995
Réélection 11 mars 2001
9 mars 2008
23 mars 2014
15 mars 2020
Prédécesseur Jean Bertholet
Successeur Lamine Naham
Député français

(10 ans)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
Circonscription 2e de Maine-et-Loire
Législature XIIIe et XIVe
Groupe politique SRC (2007-2016)
SER (2016-2017)
Prédécesseur Dominique Richard
Successeur Stella Dupont
Conseiller général de Maine-et-Loire

(9 ans, 3 mois et 11 jours)
Circonscription Canton d'Angers-Trélazé
Prédécesseur Hubert Grimault
Successeur Grégory Blanc
Biographie
Date de naissance (82 ans)
Lieu de naissance Le Plessis-Macé (Maine-et-Loire)
Nationalité Française
Parti politique Indépendant
Profession Banquier

Marc Goua, né le au Plessis-Macé (Maine-et-Loire), est un homme politique français et ancien maire de Trélazé.

Proche de La République en marche, il est un ancien membre du Parti socialiste. Il quitte la vie politique à la fin de l'année 2021 après le début de son jugement concernant sa gestion de sa commune et la circulation d'une vidéo intime.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marc Goua est d'abord militant associatif, puis président de la Fédération des Œuvres Laïques.

En 1995, il est élu maire de Trélazé (Maine-et-Loire), fonction qu'il conservera jusqu'en 2022. En 1998, il est également élu conseiller général du canton d'Angers-Trélazé, et de 2001 à 2007 il préside le groupe socialiste, divers gauches, et Verts au sein de l'assemblée départementale.

Le , il est élu député de la deuxième circonscription du Maine-et-Loire avec 52,2 % des voix, succédant ainsi à son rival Dominique Richard, député de 2002 à 2007.

Alors député, il perçoit des indemnités en sa qualité de membre de la commission de surveillance et de président du comité d’examen des comptes et des risques (CECR) de la Caisse des dépôts et consignations alors que l’article 4 de l’ordonnance n° 58-1210 du interdit leur cumul avec ses indemnités de député[1],[2].

Lors des élections municipales de , la liste qu'il conduit obtient 77,24 % et il est réélu maire. En 2007, il est également vice-président de la Communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole.

À la suite de la victoire de Benoît Hamon à la primaire citoyenne de 2017, il annonce son ralliement à Emmanuel Macron[3]. Touché par les règles de renouvellement mises en place par La République en marche et par la loi sur le non-cumul des mandats, il ne peut se présenter comme candidat titulaire aux élections législatives de 2017 et se présente comme candidat suppléant de Stella Dupont, qui passe elle-même de suppléante à titulaire[4].

À la suite du décès d'Henri Emmanuelli, il est désigné pour lui succéder à la présidence de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations[5].

Le 1er novembre 2021, l'organisation identitaire angevine L'Alvarium diffuse une vidéo intime qu'il reconnaît avoir envoyée à une jeune femme. Il porte plainte pour « atteinte à la vie privée »[6].

La chambre régionale des comptes des Pays de la Loire publie un rapport sévère sur la gestion de sa commune, évoquant « des comptes insincères masquant la réalité très critique de la situation financière », et émettant des réserves sur la gestion des marchés publics de la commune et certaines subventions à des associations. Il est jugé le 3 décembre 2021 pour « atteinte à la liberté d’accès ou à l’égalité des candidats dans les marchés publics », et quitte la vie publique le lendemain[6]. La décision devrait être rendue en janvier 2022.

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux
Mandats parlementaires

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Mauduit, « Caisse des dépôts: les indemnités illégales des parlementaires », sur Mediapart, (consulté le ).
  2. Laurent Mauduit, « Indemnités: l'Assemblée menace les parlementaires hors-la-loi », sur Mediapart, (consulté le ).
  3. « Primaire de la gauche : des députés PS rallient Macron dès l'annonce de victoire de Hamon », sur lci.fr, (consulté le )
  4. « Marc Goua prêt à être le suppléant de Stella Dupont sur la 2e », sur Le Courrier de l’Ouest, (consulté le )
  5. Les échos
  6. a et b « Marc Goua, ancien député PS mis en cause par la justice, quitte la vie politique », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]