Musée des Beaux-Arts d'Angers

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Musée des Beaux-Arts d'Angers
Image dans Infobox.
Le musée des Beaux-Arts dans le Logis Barrault.
Informations générales
Type
Ouverture
Visiteurs par an
97 920 (2004)
83 768 (2005
74 163 (2006)
72 705 (2007)[1]
71 722 (2008)
81 985 (2009)
88 898 (2010)
86 676 (2011)
70 738 (2012)
68 621 (2013)
80 921 (2014)
80 804 (2015)
81 701 (2016)
72 437 (2017)
92 125 (2018)
Site web
Collections
Collections
Peinture
Sculpture
Dessin
Objet d'art
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
14 rue du musée
49100 Angers
Coordonnées
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Le musée des Beaux-Arts d'Angers est un musée d'art situé à Angers, dans un ancien hôtel particulier, le logis Barrault, place Saint-Éloi à proximité de la cité historique d'Angers. Il fait partie du complexe Toussaint qui comprend le jardin des beaux-arts, la galerie David d'Angers et la bibliothèque municipale. Il présente une collection d'œuvres d'arts acquise au fil des siècles sur une surface totale de 7 000 m2.

Grâce aux récentes restaurations le site concilie l'histoire et la création, la muséographie la plus moderne et le confort de visite.

Le musée est administré par la mairie d'Angers[2], est classé contrôlé par le ministère de la Culture[3], et a été classé par le Journal des arts meilleur musée du Grand Ouest et dixième musée de France (hors Paris) en 2010[4].

Historique[modifier | modifier le code]

À l’issue de la Révolution française, le Directoire fonde les Écoles centrales et celle de Maine-et-Loire est transférée en 1797 dans l'hôtel particulier du Logis Barrault[5],[6].

En , le muséum de l’École centrale de Maine-et-Loire ouvre ses portes, sur le modèle du musée du Louvre.

En 1803, les Écoles centrales sont supprimées, mais sur la volonté de la municipalité d’Angers le muséum de peinture est préservé, le cabinet d’histoire naturelle et la bibliothèque municipale y ouvrent en 1805. Le musée est alors considéré comme « l’un des plus riches dépôts qui se soit conservé dans tous les départements voisins, et après celui de Paris, ce serait l’un des plus beaux de la France ». Le musée devient donc musée municipal en 1805[2].

Les deux siècles qui suivent marquent un tournant pour le musée qui connaît un manque crucial d’espace et une importante vétusté, ce qui n'empêche pas le musée de s’enrichir régulièrement de legs et de dons prestigieux, dont ceux de Pierre-Jean David dit David d'Angers.

En 1839, on inaugure la galerie David d'Angers dans l’ancien réfectoire du musée, qui y restera jusqu’en 1984.

En 1859, Lancelot Théodore Turpin de Crissé enrichit les collections du musée par un important legs : antiquités égyptiennes, grecques et romaines, bronzes antiques, vases grecs, verreries, émaux et faïences, plusieurs dessins, nombreux tableaux dont ceux de Jean Auguste Dominique Ingres (Paolo et Francesca), et quelques Primitifs dont un triptyque de l'école d'Avignon. Il avait constitué une collection reflétant les goûts éclectiques de la Restauration, estimée pour une valeur totale de près d’un million de francs de l'époque.

En 1861, le peintre Guillaume Bodinier offre à la ville l’hôtel Pincé (le musée Pincé) pour abriter les objets de la collection Turpin de Crissé en l'honneur du donateur Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782-1859).

La galerie Beaurepaire est inaugurée en 1887. Construite perpendiculairement à la galerie David d’Angers et conçue par l’architecte de la ville Charles Demoget, les œuvres présentées sont entre autres La Danse de Charles-Adolphe Gumery, La Mort de Priam de Pierre-Narcisse Guérin.

En 1915, le Comte Etienne de Saint-Genys lègue[7] sa collection à la ville d’Angers poursuivant ainsi l'œuvre d'enrichissement des collections initiée par son grand-oncle, Lancelot Théodore Turpin de Crissé.

Au début du XXe siècle, des projets d’agrandissement voient le jour. Une nouvelle entrée pour le public fait son apparition, pour rendre le musée plus visible. Mais le projet avorte.

En 1944, le musée est sinistré par la guerre[8] et entre, deux ans plus tard, dans la liste des musées de province classés. À partir de 1949, le musée est sommairement réorganisé, et rouvre ses portes en 1950. Les conservateurs doivent alors s’adapter aux contraintes des lieux sans pouvoir vraiment valoriser les collections.

En 1977, la ville entrevoit le projet de réaménagement du Musée des Beaux-Arts. En 1980, il est décidé dans un premier temps de déménager la bibliothèque municipale, et d’autre part, de transférer la galerie David d’Angers de l’espace du grand séminaire à l’église de l'abbaye Toussaint d'Angers.

En 1984, François Mitterrand inaugure la nouvelle galerie David d'Angers[9].

En 1998, la ville approuve le projet scientifique et culturel présenté par Patrick Le Nouëne, alors directeur et conservateur en chef des musées d’Angers.

Le château de Villevêque, administré par les musées d'Angers.

Entre 1999 et 2004[8], d'importants travaux de rénovation, de transformation et d’agrandissement sont orchestrés par deux architectes de renom, Gabor Mester de Parajd, architecte en chef des Monuments historiques, et Antoine Stinco architecte muséographe.
Gabor Mester de Parajd a déjà mené ou réalisé plusieurs grands chantiers en Maine-et-Loire, dont la cathédrale Saint-Maurice d'Angers et l’abbaye de Fontevraud. Il prend en charge la restauration du patrimoine classé du logis Barrault et des parties anciennes, dans le plus pur respect des références historiques et architecturales. « Le musée des Beaux-Arts est un enchevêtrement de styles et de constructions. Notre ambition était de valoriser l’identité de chaque époque et de mettre en harmonie l’ensemble des bâtiments. Sur les façades, nous avons voulu préserver l’authentique plutôt que d’engager une restauration neuve. Intra-muros, les différents aménagements menés à travers les siècles nous ont conduits à mener des études historiques et à réaliser de nombreux sondages. Il a fallu tenir compte des découvertes réalisées à l’occasion du chantier. Ainsi, par exemple, nous avons remis en place la loggia voûtée, l’une des particularités du logis Barrault. »
Antoine Stinco a participé à la réalisation du musée d’Art moderne et contemporain de Toulouse et la galerie nationale du Jeu de Paume à Paris. Pour le Musée des Beaux-Arts d’Angers, il se consacre à la rénovation des parties plus récentes, à la création d’espaces entièrement nouveaux. « Mon premier objectif était de mettre en scène un lieu vivant qui facilite la découverte et favorise la curiosité de différents publics. Je ne cherche pas à copier le passé en utilisant le même style architectural. Ma mission a été de créer de nouveaux espaces en rapport avec leur fonction. »

En 2003, la ville d'Angers reçoit, par legs de son dernier propriétaire et donateur, Daniel Duclaux, le château de Villevêque et son importante collection d'objets d'art qu'il contient. Parmi cette collection riche de plus de 900 œuvres, une centaine de meubles anciens, une soixantaine de livres anciens, manuscrits et incunables, des céramiques italiennes et hispano-mauresques, émaux du Limousin, 70 objets d'art, sculptures en pierre ou en bois polychrome du Moyen Âge et tapisseries des Flandres de la période Renaissance[10]. La même année, le musée-château de Villevêque est ouvert au public, et rattaché aux Musées d'Angers[11].

Les cinq musées d'Angers enregistrent 166 542 visiteurs en 2011, contre 164 764 l'année précédente[12].

En mai, l'anniversaire des musées d'Angers et la Nuit des musées réunissent près de 7 000 visiteurs[13].

En 2014, le Journal des arts classe Angers en première place de son palmarès annuel consacré aux 139 musées des villes de 20 000 à 200 000 habitants en France[14].

Vie des collections[modifier | modifier le code]

Un tableau volé au musée est retrouvé en 2007, fragment du Triomphe du peuple français au (1799) du peintre Philippe-Auguste Hennequin[15].

Le musée lance en 2013 une souscription pour l'acquisition d'un tableau de Jean-Baptiste Le Prince[16].

En outre, le musée accueille sept tableaux spoliés pendant la Seconde Guerre mondiale et qui cherchent toujours leurs propriétaires. Ainsi, l'on retrouve un tableau attribué à Sandro Botticelli (La Vierge, Saint Jean-Baptiste et un ange adorant l'Enfant Jésus) ou bien encore un sujet similaire peint par Domenico di Zanobi.

Salles d'expositions[modifier | modifier le code]

Le musée est implanté sur une surface totale de 7 000 m2[17] répartis en 2 500 m2 pour les collections permanentes, 500 m2 pour les expositions temporaires, 1 000 m2 pour les espaces d’accueil du public (halls d’accueil, passage des musées, auditorium, salle vidéo, café, boutique…), et 3 000 m2 pour les bâtiments techniques.

Collections[modifier | modifier le code]

Collections permanentes[modifier | modifier le code]

Issues de nombreux dons, legs, acquisitions ou dépôts, les œuvres sont situées dans les salles historiques du musée.

900 d’entre elles sont exposées sur les 1 700 que compte le musée des Beaux-Arts. Environ 150 ont subi une restauration fondamentale pendant les travaux. Elles sont réparties selon deux parcours permanents distincts :

Le parcours « Beaux-Arts »[modifier | modifier le code]

Il présente une riche collection de peintures ponctuée d’objets d’art et de sculptures, retraçant chronologiquement les différents courants artistiques du XIVe au XXe siècles. Deux salles au premier étage, restaurées par les Monuments historiques, sont consacrées aux Primitifs du XIVe siècle (français, italiens et flamands) et aux objets d’art de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, mais aussi aux écoles du Nord des XVIe et XVIIe siècles, aux écoles françaises et italiennes des XVIe et XVIIe siècles. On trouve dans ces salles des œuvres de Segna di Bonaventura, Benvenuto Tisi, Jean Bellegambe, Jan Brueghel l'Ancien, Hendrick van Balen, Frans Franken, Jacob Jordaens (Autoportrait), Nicolaes Berchem, Jan Asselyn, Jan van Kessel, Willem van Mieris, Jacob van Ruisdael, Theodoor van Thulden, Jacob van Es, David Teniers le Jeune, Philippe de Champaigne, Charles Le Brun, Charles de La Fosse, Jacques Stella, Pierre Mignard, Antoine Coypel, Sisto Badalocchio, Pier Francesco Mola, Giovan Battista Vanni, Lorenzo Lippi (Allégorie de la simulation), Luca Giordano, Francesco Solimena, Francesco Guardi ou encore de Giambattista Tiepolo avec sa célèbre Apothéose de la maison Pisani, esquisse pour le plafond de la Villa Pisani à Stra en Vénétie.

Au deuxième étage, le visiteur découvre les œuvres du XVIIIe siècle sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, puis les grands tableaux de la première moitié du XIXe siècle. Pour le XVIIIe siècle français, point fort des collections du musée, on trouve des tableaux d'Antoine Watteau, François Desportes, Carle Van Loo, Jean Honoré Fragonard (deux esquisses, La Poursuite et La Surprise, les toiles Céphale et Procris, Jupiter, sous les traits de Diane, séduit Callisto, Corésus et Callirrhoé et une autre esquisse,La Nymphe lo et Jupiter), François Boucher, Jean-François de Troy, Noël Hallé, Nicolas Lancret, Jean-Baptiste Pater, Jean-Baptiste Chardin avec ses natures mortes magistrales, Jean-Baptiste Greuze, Hubert Robert, François-André Vincent, Jacques Louis David, Louis Lafitte et Joseph-Marie Vien. Pour la sculpture on peut admirer le célèbre buste de Voltaire par Jean-Antoine Houdon. La première moitié du XIXe siècle est représentée avec des œuvres d'Ingres, Pierre-Narcisse Guérin, Camille Corot, Ary Scheffer, Eugène Devéria, Pierre Puvis de Chavannes

Au premier étage, une grande salle est consacrée à l’art moderne du XXe siècle et à l’art contemporain. Enfin, au rez-de-chaussée, la salle Gumery présente des toiles grand format de la deuxième moitié du XIXe siècle et des sculptures. On y retrouve Pierre-Narcisse Guérin ainsi que Henri Gervex et d'autres pour les grands formats académiques du XIXe siècle, et, pour la deuxième moitié du siècle, sont présentées des œuvres d'Eugène Boudin, Johan Barthold Jongkind, Alfred Sisley, Henri Lebasque ou encore Albert Lebourg. Pour le XXe siècle, on peut citer Maurice Denis, Maxime Maufra, Louis Valtat et l'angevin Alexis Mérodack-Jeaneau ainsi que des œuvres contemporaines de François Morellet, Jean-Pierre Pincemin ou encore Daniel Tremblay.

Le parcours « Histoire d’Angers »[modifier | modifier le code]

Avec les collections de l’ancien musée d’Antiquités, aux fouilles réalisées à Angers et aux acquisitions, une galerie d’objets archéologiques et d’objets d’arts décoratifs a été créée. Elle présente, des origines aux projets d’urbanisme contemporains, le développement de la ville d’Angers.

Les découvertes archéologiques anciennes et récentes révèlent les premières traces d’occupation du site au néolithique et la création de la ville gallo-romaine : Juliomagus.

Des fragments lapidaires et des éléments en bois évoquent le décor sculpté des églises et des maisons à pans de bois. La vie sociale, économique et culturelle est illustrée par une importante iconographie : portraits, vues de la ville et photographies.

Cabinet d'arts graphiques[modifier | modifier le code]

Outre les photographies et gravures, le cabinet d'arts graphiques du musée des Beaux-Arts d’Angers conserve plus de 13500 dessins ce qui en fait l'une des collections les plus riches de France[18].

Historique de la collection[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Trois fonds distincts ont été réunis : celui du Museum de l’Ecole Centrale de Maine-et-Loire, devenu depuis le musée des Beaux-Arts d'Angers, celui du musée des Antiquités, créé en 1841 et fermé en 1968, et enfin, celui du musée Turpin de Crissé, installé en 1863 à l’hôtel Pincé[19].

Le 19e siècle est le plus richement représenté, grâce notamment aux artistes angevins qui ont donné ou légué leurs œuvres aux musées d'Angers : David d’Anger, Lancelot Théodore Turpin de Crissé, Guillaume Bodinier et Jules-Eugène Lenepveu.

Des collectionneurs angevins ont également légué tout ou partie de leur collection aux musées d’Angers. Outre ses propres travaux, Lancelot Théodore Turpin de Crissé a laissé une importante collection de dessins anciens et d’œuvres d’artistes de son temps. Son petit neveu, le diplomate Etienne de Saint Genys, a poursuivi son effort d’enrichissement des collections angevines en léguant un ensemble d'environ 300 dessins anciens et modernes. Flore Bodinier, seconde épouse du peintre Guillaume Bodinier, a légué, outre les œuvres de son mari, les dessins d’autres artistes qu’il avait collectionnés. A cela s’ajoutent des œuvres provenant de la collection personnelle de David d’Angers et léguées après sa mort par son épouse et ses enfants. Enfin, les conservateurs Auguste Michel et Adrien Recouvreur ainsi que le critique d'art Henry Jouin ont légué au musée plusieurs dessins.

Le cabinet d’arts graphiques d’Angers doit beaucoup aux études d’Adrien Recouvreur et Henry de Morant qui ont été les premiers à s'y intéresser. Viviane Huchard, Patrick Le Nouëne puis Ariane James Sarazin, tour à tour directeurs des musées d'Angers, ont contribué à l’étude des différents fonds ainsi qu'à leur diffusion, en organisant notamment plusieurs expositions. La collection a par ailleursété récolée et numérisée et est accessible, via le site du musée, sur micro-musée.

16e - 18e siècles[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Si le fonds de dessins anciens du cabinet d'arts graphiques peut sembler relativement modeste par rapport aux dessins 19e siècle, qui représentent la majorité de la collection, il est néanmoins de tout premier plan quant aux artistes et aux provenances des feuilles qui y sont conservées. Certains dessins sont passés entre les mains de collectionneurs célèbres tels que Everhard Jabach, Pierre-Louis Eveillard de Liévois, Louis Antoine Crozat, Pierre-Jean Mariette ou encore Joshua Reynolds.

  • Ecole française

L'école française est richement représentée, avec notamment des œuvres de Jean Cousin Père, Etienne Delaune, Israël Henriet, Jacques Callot, Simon Vouet, François Perrier, Nicolas Chaperon, Eustache Le Sueur, Nicolas Poussin, Louis de Boullogne père, Thomas Blanchet, Pierre Puget, Antoine Coypel, Charles Parrocel, Jean Restout, Edme Bouchardon, François Boucher et Jean-Honoré Fragonard.

  • Ecoles Italiennes

Le cabinet des arts graphiques conserve près d'une centaine de feuilles allant de la Renaissance au baroque et provenant principalement des collections Turpin de Crissé et Saint-Genys. On y trouve des œuvres de Timoteo Viti, Giulio Romano, Giulio Campi, Nicola dell'Abate, Battista Franco, Pelegrino Tibaldi, Taddeo Zuccaro, Ricci di Novara, le Cavalier d'Arpin, Ottavio Mario Leoni, Giovanni Francesco Grimaldi, Pietro Testa, Domenico Piola, Luca Giordano, Francesco Solimena et Giovanni Paolo Pannini. En outre, le cabinet d'arts graphiques conserve plusieurs œuvres du Parmesan et du Guerchin ainsi que de belles copies du XVIe siècle d'œuvres de Michel Ange, Salviati et Tadeo Zuccaro .

  • Ecole du Nord

Parmi les chefs-d'œuvres des Ecoles du Nord conservés par le musée des Beaux-Arts d'Angers, figurent un Isaac promettant sa bénédiction à Jacob, de Rembrandt, ainsi que Deux prisonniers enchaînés de Pierre Paul Rubens, d'après Francesco Salviati. Y figure également un portrait de Rubens par Cornelis Schut. Le cabinet d'arts graphique conserve en outre des œuvres de Van Dyck, Pieter Bout, Abraham Bloemaert, Jan Van Goyen, Isaac van Ostade, Barend Fabritius, Willem van de Velde, Adrian van de Velde.

19e siècle[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Le 19e siècle est le plus richement représenté dans les collections d'Angers, en particulier grâce aux dessins de David d'Angers (plus de 3900 oeuvres)[20]. L'artiste, puis ses héritiers, ont également donné aux musée d'Angers des œuvres de sa collection personnelle, notamment des dessins de Jacques-Louis David et de Caspar-David Friedrich. Les dessins de la collection Turpin de Crissé, outre les propres travaux du peintre, ont également permis d'enrichir le fonds19e siècle avec des œuvres notamment de Gégard, Girodet, Ingres, Percier, Delacroix et Gericault. Il en va de même avec le peintre Guillaume Bodinier. Outre ses propres dessins, la collection lui doit notamment des œuvres d'Ingres et de Guérin.

Expositions[modifier | modifier le code]

Au musée des Beaux-Arts d'Angers[modifier | modifier le code]

Deux ou trois expositions temporaires par an sont présentées au musée dans la salle d'exposition temporaire comme celles des œuvres de Niki de Saint Phalle en 2004 ou de François Morellet en 2006. Certaines expositions ont lieu dans le parcours des collections permanents comme celle d'Agnès Thurnauer en 2008.

Quelques expositions

  • Cent dessins des musées d'Angers, Angers, musée des Beaux-Arts, 1978 ;
  • François Morellet 1926-2006 etc. récentes fantaisies du au  ;
  • Rétrospective Olivier Debré du au  ;
  • "Dreams are Free" de Marie-Jo Lafontaine du au  ;
  • Anthony Caro du au  ;
  • Daniel Tremblay du au [21] ;
  • Robert Malaval, rétrospective (1937-1980) du au  ;
  • La fabrique du portrait : Rodin face à ses modèles du au  ;
  • Jean-Pierre Pincemin du au  ;
  • Loriot&Mélia Vu-pas-vu du au  ;
  • Edward Baran, le chemin à l'envers en 2013[22] ;
  • Trésors enluminés des musées de France, Pays de la Loire et Centre du au .
  • La Fabrique de l'oeuvre : dessins des musées d'Angers, Angers, 2015 ;
  • Collectionner, Le désir inachevé, du au
  • Splendeurs médiévales, la collection Duclaux révélée, du au
  • Alexis Mérodack-Jeaneau, en quête de modernité, du au
  • Au temps des faluns, du 19 mai 2021 au 20 février 2022[23]
  • 1870 une guerre oubliée? Mémoire des arts en Anjou. Du 19 mai 2020 au 7 novembre 2021 [24]


Expositions temporaires d'archéologie :

  • Entrez dans l'arène ! Théâtres et amphithéâtres de l'Anjou romain du 11 avril au 21 septembre 2014
  • Gravé dans le marbre, inscriptions et graffiti romains à Angers du 2 avril au 18 septembre 2016
  • Suivez la voie, routes et ponts de l'Anjou romain du 2 juin au 16 septembre 2018

Expositions hors-les-murs[modifier | modifier le code]

  • The finest Drawings from the Museums of Angers, Londres, Heim Gallery ; Liverpool, Walker Art Gallery; Dublin, National Gallery of Ireland ; Birmingham, City Museum and Art Gallery, 1977-1978;
  • Cent dessins des musées d'Angers, Calais, musée des Beaux-Arts, 1979-1980, Rennes, musée des Beaux-Arts, 1981-1982, Les Sables-d'Olonnes, musée de l'abbaye Sainte-Croix, 1982, Nice, musée Masséna, 1982, Angers, musée des Beaux-Arts, 1990;
  • D'avril à juin 2014, le conseil général des Hauts-de-Seine présente au château du domaine départemental de Sceaux, 100 dessins provenant du musée des Beaux-Arts d'Angers[25].

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Chiffres de fréquentation 2001-2018[26]
Année Entrées gratuites Entrées payantes Total
2004 53 235 44 685 97 920
2005 58 872 24 896 83 768
2006 50 875 23 288 74 163
2007 45 369 27 336 72 705
2008 53 578 18 144 71 722
2009 62 408 19 577 81 985
2010 63 034 25 864 88 898
2011 63 477 23 199 86 676
2012 52 089 18 649 70 738
2013 49 644 18 977 68 621
2014 60 396 20 525 80 921
2015 63 112 17 692 80 804
2016 61 831 19 870 81 701
2017 54 694 17 743 72 437
2018 70 066 22 059 92 125
2019 51 433 21 717 73 150

Photos des bâtiments[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Ministère de la Culture, Veille Info Tourisme, p. 137, document du 5 août 2008, consulté le 14 août 2010
  2. a et b Mairie d'Angers - Musées d'Angers, Musée des Beaux-Arts, consulté le 11 juillet 2014
  3. Ministère de la Culture, Les musées de France - Les musées classés contrôlés, consulté le 11 juillet 2014
  4. http://www.angers.fr/actualites/detail/article/3190-le-musee-des-beaux-arts-en-haut-de-l-affiche/index.html
  5. Angers Loire Tourisme (Office de tourisme d'Angers Loire Métropole), Musée des Beaux Arts (Angers), consulté le 11 juillet 2014
  6. Institut national d'histoire de l'art (INHA), Musée des Beaux-Arts d'Angers, fiche du 6 mai 2014
  7. Testament du compte de Saint-Genys, 9 août 1915, Archives municipales, Angers
  8. a et b Libération, Angers redécouvre ses beaux-arts, article du 26 juillet 2004
  9. Mairie d'Angers, « Almanach d'Angers : 1978-1988 », sur angers.fr (consulté le ).
  10. Association 303 Arts, Recherches et Créations, Revue 303, no  101, Éditions des Pays de la Loire, juin 2008
  11. Mairie d'Angers - Musées d'Angers, Musée-Château de Villevêque, consulté le 11 juillet 2014
  12. Le Courrier de l'Ouest, La fréquentation des cinq musées de la ville en hausse, article du 23 février 2012
  13. Le Courrier de l'Ouest, Près de 7 000 personnes pour fêter les anniversaires des Musées, article du 19 mai 2014
  14. Le Courrier de l'Ouest, Le Musée des Beaux-Arts distingué par le Journal des Arts, article du 20 juin 2014
  15. Libération, Un tableau volé réapparaît, article du 21 février 2007
  16. La Tribune de l'Art, Une souscription lancée par le Musée des Beaux-Arts d’Angers, article du 19 juin 2013
  17. Le Figaro, Musée des Beaux-Arts d'Angers, consulté le 11 juillet 2014
  18. Ariane James-Sarazin, Le cabinet d'arts graphiques des musées d'Angers ou la générosité en partage, De Rubens à Delacroix, 100 dessins du musée des Beaux-Arts d'Angers, Snoeck, 2014
  19. Ariane James-Sarazin, le cabinet d'arts graphiques des musées d'Angers ou la générosité en partage, in "de Rubens à Delacroix : 100 dessins du musée des Beaux-Arts d'Angers", catalogue de l'exposition présentée au Château et au Petit Château du Domaine départemental de Sceaux du 21 mars au 29 juin 2014, pages 9 à 21.
  20. Ariane James-Sarazin, de Rubens à Delacroix, 100 dessins du musée des Beaux-Arts d'Angers, Snoeck, 2014
  21. Libération, Daniel Tremblay resplendit à Angers, article du 13 janvier 2009
  22. AngersMag Info (Ouest eMedia Presse), Au musée des Beaux-Arts, Edward Baran vous attend, article du 17 mai 2013
  23. Musées d'Angers, « Au temps des faluns - 19.05.2021 jusqu'au 20.02.2022 », sur musees.angers.fr (consulté le )
  24. Musées d'Angers, « 1870 une guerre oubliée ? Mémoire des arts en Anjou - 19.05.2020 jusqu'au 07.11.2021 », sur musees.angers.fr (consulté le )
  25. Le Courrier de l'Ouest, De Rubens à Delacroix, 100 dessins du Musée des Beaux-Arts d'Angers, article du 10 avril 2014
  26. « Fréquentation des Musées de France », sur data.culture.gouv.fr (consulté le )