Marcé

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Marcé
Marcé
Le bourg depuis la peupleraie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Angers
Canton Angers-6
Intercommunalité C.C. Anjou Loir et Sarthe
Maire
Mandat
Patrice Daviau
2014-2020
Code postal 49140
Code commune 49188
Démographie
Gentilé Marcéen, Marcéenne
Population
municipale
843 hab. (2015 en diminution de 1,86 % par rapport à 2010)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 51″ nord, 0° 19′ 30″ ouest
Altitude 33 m
Min. 32 m
Max. 97 m
Superficie 21,09 km2
Localisation

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Marcé est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune angevine du Baugeois, Marcé se situe à l'est de Seiches-sur-le-Loir, sur la route D 109, Cheviré le Rouge - Seiches sur le Loir[1].

Topographie, relief et géologie[modifier | modifier le code]

Son territoire se trouve sur l'unité paysagère du Plateau du Baugeois[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine : le village s'inscrit dans un territoire essentiellement rural.

En 2013 on trouvait 341 logements sur la commune de Marcé, dont 89 % étaient des résidences principales, pour une moyenne sur le département de 90 %, et dont 84 % des ménages en étaient propriétaires[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

On entend parler de la Parochia (paroisse) de Marcé en 1142, et de Marceium en 1269[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

On signale comme cromlech celtique l’entassement d’une douzaine de grosses pierres près de la métairie de Rocherieux ; mais nul dolmen n’existe sur le territoire, malgré toute indication contraire. Existence inexpliquée d’antiques retranchements aux Blés et aux Fossés (remparts de terre, dénommés Fossés des Romains)[4].

Origine de Marcé[modifier | modifier le code]

Le fief paraît avoir fait partie au XVIIIe siècle et depuis de longues années du comté de Durtal. On voit résider sur la paroisse, dès les premières années du XVIIe siècle de nombreuses familles de potiers, celles des Taveau, des Roger, des Nouchet, des Chevaliers et des Godin.

Église[modifier | modifier le code]

L’église dédiée à saint Martin de Tours : la nef est lambrissée, le cœur seulement voûté en pierre (XIVe siècle), avec deux chapelles de la Vierge et de saint Gilles (XVIe siècle). Cette dernière est parée de ses croix de consécration. On y consacre les statues de saint Sébastien et de la Vierge, provenant de l’abbaye de Chaloché (situé derrière l’aéroport sur la commune de Chaumont), ainsi que les reliques de saint André, qui en furent apportées avec leur châsse d’argent, par arrêté du département du 2 février 1791, malgré les réclamations des paroissiens de Chaumont d’Anjou. Il s’agissait surtout de s’approprier la foire importante qui s’y tenait à l’abbaye le jour de la fête.
Aucun titre trouvé sur l’origine de la construction de l’église, qui datent sans doute du XIIe siècle[4].

Le presbytère occupe l’ancienne cure, reconstruite en 1778-1779, vendue nationalement le 14 messidor an IV (2 juillet 1796) et rachetée par la commune en 1819[4].

Le cimetière, au centre et dans la principale rue du bourg (actuelle place Barbel), à l’angle du chemin de la Chapelle-Saint-Laud, jusqu’en 1812, a été transféré sur un terrain acquis le 3 janvier 1813[4].

Mairie et écoles[modifier | modifier le code]

Mairie avec école de garçons, dans la maison de la Suardière, acquise le 27 juillet 1844. École de filles dans une maison acquise le 9 mars 1862[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Patrice Daviau[5] PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes Anjou Loir et Sarthe, elle-même membre du syndicat mixte Pays Loire-Angers.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie avant la Révolution[modifier | modifier le code]

  • 217 feux, 980 habitants en 1720 (un feu = une famille) ;
  • 260 feux en 1788 ;
  • 1118 habitants en 1790 ;
  • 1094 habitants en 1831 ;
  • 1091 habitants en 1841 ;
  • 1067 habitants en 1851 ;
  • 1047 habitants en 1861 ;
  • 1019 habitants en 1866 ;
  • 937 habitants en 1872[4].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2015, la commune comptait 843 habitants[Note 1], en diminution de 1,86 % par rapport à 2010 (Maine-et-Loire : +3,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0061 0591 0901 0311 0941 0791 0911 1001 067
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0261 0471 019937879876891896808
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
805814785702676701685679720
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
582547526593619637805829853
2013 2015 - - - - - - -
844843-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (49,9 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,2 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 26,8 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 13,9 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 24,8 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 26,2 %, 45 à 59 ans = 18 %, plus de 60 ans = 12,6 %).
Pyramide des âges à Marcé en 2008 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,2 
4,5 
75 à 89 ans
3,5 
9,4 
60 à 74 ans
8,9 
18,8 
45 à 59 ans
18,0 
26,8 
30 à 44 ans
26,2 
13,4 
15 à 29 ans
18,3 
27,2 
0 à 14 ans
24,8 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[11].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 72 établissements présents sur la commune à fin 2010, 31 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 6 % du secteur de l'industrie, 10 % du secteur de la construction, 46 % de celui du commerce et des services et 8 % du secteur de l'administration et de la santé[12]. Trois en plus tard, en 2013, sur 53 établissements, 25 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 12 % sur le département), 6 % du secteur de l'industrie, 9 % du secteur de la construction, 49 % de celui du commerce et des services et 11 % du secteur de l'administration et de la santé[3].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Autres bâtiments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle saint Léonard ;
  • Château et chapelle de Princé XVIe siècle ;
  • Château de la Souchardière XIXe siècle ;
  • Lavoirs XIXe siècle ;
  • Maison de maître, la Gautraie XVIe siècle ;
  • Vestiges du manoir de Singé XVe siècle ;
  • Presbytère XVIIIe siècle ;
  • Usine de chaux, le Fourneau (SC).

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (notice BnF no FRBNF34649310, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail Marcé (49), consulté le 17 septembre 2012.
  2. Département de Maine et Loire - DIREN Pays de la Loire - DDE Maine et Loire, Atlas des paysages de Maine-et-Loire, Le Polygraphe, 2003, p. 58 - Données consultables sur WikiAnjou.
  3. a et b Insee, Statistiques locales du territoire de Marcé (49188), consultées le 20 juillet 2016.
  4. a, b, c, d, e, f et g Informations sur Marcé publiées entre 1874 et 1878 par Célestin Port (archiviste de Maine et Loire) dans son livre Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire.
  5. Réélection 2014 : « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Évolution et structure de la population à Marcé en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  11. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  12. Insee, Statistiques locales du territoire de Marcé (49), consultées le 20 avril 2013.
  13. « Eglise », notice no PA00109166, base Mérimée, ministère français de la Culture.