Humanités

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
 Ne doit pas être confondu avec Humanisme ou Sciences humaines.

Le terme humanités a longtemps désigné les collèges dispensant la première partie l'enseignement des arts libéraux (trivium et quadrivium, sans celui de la philosophie)[1] de la faculté des arts de l'Université. Ces collèges d'humanités étaient pourvus de trois ou quatre classes de grammaire, de deux classes d'humanité et de rhétorique. Ils correspondaient, depuis le Moyen Âge jusqu'à la Révolution française, à notre actuel enseignement secondaire, et préparaient à l'entrée dans l'une des trois autres facultés de l'Université (droit, médecine et théologie).

Par la suite, les Humanités ont continué à désigner les disciplines traitant des langues et de la littérature anciennes, c'est-à-dire essentiellement le latin et le grec ancien.

Cet article porte essentiellement sur la découverte des auteurs latins et grecs dans l'Histoire, y compris avant et après la Renaissance.

Définition, étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme humanités dérive de l'expression latine studia humanitatis, littéralement « étude de l'humanité » ou « lettres antiques ». Humanitas désigne l'« humanité » en latin.

Pendant la Renaissance, on a appelé « humanistes » ceux qui avaient une bonne connaissance de ces disciplines, tels Érasme, Thomas More, Guillaume Budé, etc.

Selon l'historien Jean Delumeau, spécialiste de la Renaissance, le mot « humanisme » n'apparaît pas en français avant la seconde moitié du XVIIIe siècle.

La langue allemande employa le mot Humanismus avant que le français ne l'adopte.

Le terme « humanisme » sera très employé à partir du XVIIIe siècle, essentiellement pour décrire le courant humaniste de la Renaissance mais aussi avec un sens plus philosophique (voir humanisme).

Article détaillé : Humanisme au XVIe siècle.

Évolution au cours de l'Histoire[modifier | modifier le code]

Époque carolingienne[modifier | modifier le code]

Renaissance ottono-cunisienne[modifier | modifier le code]

Renaissance du XIIe siècle[modifier | modifier le code]

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Pétrarque au XIVe siècle, fut un précurseur du courant humaniste de la Renaissance.

XVe siècle - XVIe siècle[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle - XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'enseignement du latin et du grec :

XIXe siècle - XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle le terme humanités désigne de manière générale l'enseignement secondaire suivi par les jeunes de 12 à 18 ans[réf. nécessaire]. Cet enseignement s'est considérablement étendu et spécialisé depuis les siècles précédents et les jeunes qui apprennent le grec et le latin deviennent rares.

En fonction de leur âge et des différents pays, les élèves peuvent ainsi opter à différents stades du cursus scolaire pour des humanités classiques ou spécialisées dans des spécialités aussi diverses que les mathématiques, les sciences exactes, les sciences humaines, les langues modernes, les techniques, les arts ou les sports (ou la combinaison de plusieurs disciplines).

La réussite des six ou sept années d'humanités donne généralement accès à l'enseignement supérieur, universitaire ou non.

Bon nombre d'établissements publics ou privés (libres confessionnels ou non-confessionnels) dispensent l'enseignement secondaire. Les établissements d'enseignement général purement intellectuels sont généralement distincts des établissements à vocation technique marquant généralement une scission entre une tradition bourgeoise et une tradition ouvrière. De nombreux pouvoirs organisateurs organisent un enseignement conforme à leurs besoins, objectifs et traditions, dont les communautés religieuses ou l'armée.

En France, l'enseignement des quatre premières années (sixième, cinquième, quatrième, troisième) est prodigué dans un collège, celui des trois dernières années dans un lycée (seconde, première, terminale). Les élèves qui manquent les cours sèchent.

En Belgique jusqu'à l'instauration de la mixité en 1974, dans l'enseignement public officiel relevant directement de l’État, les filles fréquentaient les lycées et les garçons les athénées. Dans l'enseignement libre catholique, l'instauration de la mixité fut progressive, les filles fréquentaient alors les instituts et les garçons les collèges. Dans les années 1990, la plupart des établissements publics ont été renommés sans distinction athénées. Depuis la fédéralisation de l’État belge communautarisation de certaines compétences, l'enseignement public officiel relève maintenant des Communautés linguistiques du pays (Communauté française devenue en 2011 Fédération Wallonie Bruxelles, Communauté flamande et Communauté germanophone).


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ils étaient appelés « collèges d'humanité ». Mais lorsqu'ils disposaient aussi de la classe de philosophie, ils s'appelaient « collèges de plein exercice ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]