Bretons

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite des Bretons sur le continent européen. Voir aussi l’article consacré aux Bretons insulaires

Bretons

Description de cette image, également commentée ci-après

1er rang : Nominoë, Tad ar VroSaint Yves, patron de la Bretagne.
2e rang : René LaennecJacques CartierAnne de Bretagne.
3e rang : ChateaubriandRobert SurcoufJules Verne.
4e rang : J. M. G. Le ClézioAlan StivellÉric Tabarly.

Populations significatives par région
Région Bretagne (France) 3 120 288 (est.) (2007)[1],[note 1]
Loire-Atlantique (France) 1 246 798 (est.) (2007)[2],[note 2]
France hors région Bretagne et Loire-Atlantique environ 1 million en Île-de-France,

70 000 au Havre

Amérique du Nord incertaine
Population totale incertaine
Autres
Régions d’origine

île de Grande-Bretagne
Bretagne

Langues

Breton, français, gallo

Religions

Catholicisme (majorité)

Ethnies liées

Celtes (principalement Corniques et Gallois, Écossais et Irlandais).

Les Bretons sont une part et une composante distincte[3] de la population française, originaire de Bretagne, une région située à l'Ouest de la France, indépendante jusqu'au XVIe siècle, où ils sont principalement implantés. Ils doivent leur nom à des groupes brittophones qui émigrèrent du sud-ouest de la Grande-Bretagne en vagues successives à partir du IIIe siècle jusqu’au VIe siècle dans l'Ouest de la péninsule Armoricaine, renommée par la suite Bretagne d’après leur nom[4].

Issu de cette émigration, le breton (brezhoneg) est parlé en Basse-Bretagne et compte actuellement environ 365 000 locuteurs, dont environ 240 000 le parlent couramment[5] ; tandis que le gallo est parlé en Haute-Bretagne. Le breton est apparenté au cornique, dont il est très proche et, dans une moindre mesure, au gallois. Le gallo est quant à lui une langue romane de la famille des langues d’oïl, mais possédant quelques similitudes de vocabulaire et de prononciation avec la langue bretonne. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, le français s'est imposé comme langue maternelle des Bretons.

La Bretagne et les Bretons sont considérés comme l’une des six nations celtiques[6]. Le nombre factuel de Bretons « de souche » en Bretagne et dans la France entière est difficile à connaître étant donné que le gouvernement français ne fait pas ce type de statistiques. La population de la Bretagne (Région Bretagne et Loire-Atlantique) est de 4 365 500 selon le recensement de janvier 2007[7].

Une forte émigration historique a engendré une diaspora bretonne à l'intérieur même des frontières françaises et dans l'outre-mer français ; celle-ci est principalement établie dans la région parisienne. De nombreuses familles bretonnes ont également émigré sur le continent américain, principalement au Canada (surtout au Québec) et aux États-Unis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des Bretons insulaires aux Bretons continentaux[modifier | modifier le code]

Établissements bretons au VIe siècle.
Article détaillé : Émigration bretonne en Armorique.
Article détaillé : Armorique au Haut Moyen Âge.
Article détaillé : Histoire de la Bretagne.

On nomme Bretons insulaires, les Bretons, qui, avant le VIe siècle, vivaient dans l'île de Bretagne.

À partir du IIIe siècle, les Romains font progressivement appel à des contingents de Bretons insulaires pour protéger les côtes gauloises et particulièrement celles de l’Armorique des raids des pirates irlandais, frisons et saxons.

Au Ve siècle, les Angles, les Jutes et les Saxons, des peuples germaniques venus du continent, contraignent les Bretons insulaires, peuple celte de la famille brittonique, à s’installer dans l’ouest (Pays de Galles) et le sud (Cornouailles) de l'île. Mais les Bretons émigrent avant tout pour fuir les raids de Gaëls, peuple celtique venus d’Irlande. Par milliers, des Bretons viennent s'installer en Armorique. Cet exode n'est pas massif mais consiste plutôt en une longue série d'infiltrations. L'ouest de l'Armorique prit ultérieurement le nom de Bretagne à cause de cette immigration continue.

Cette immigration brittonique a provoqué une re-celtisation de l'Armorique qui était peu romanisée à la chute de l'Empire Romain. La population autochtone armoricaine était cousine des arrivants bretons, le breton et le gaulois armoricain qui étaient relativement proches[8]. Les deux populations se connaissaient assez bien pour pratiquer des échanges depuis plusieurs siècles[8].

Il convient de noter que des petits groupes sont restés et d'autres se sont essaimé dans tout l’ouest de la France et que certains se sont installés jusqu'en actuelle Île-de-France.[réf. nécessaire]

À la suite de cela, on rebaptisa donc les Bretons insulaires, Bretons continentaux[réf. nécessaire].

L’installation en Armorique entraîne la création de nouveaux royaumes : Bro-Waroch, Cornouaille, Domnonée (qui s'est étendu de part et d'autre de la Manche à un moment de son histoire) ; ainsi que de nombreux pays traditionnels et culturels : Pays de Léon, Poher, Porhoët, Vannetais, etc. Les relations entre les Bretons et leurs voisins Francs, les nouveaux maîtres de la Gaule, furent conflictuelles durant le haut Moyen Âge, entre rébellion et relative soumission temporaire. Charlemagne n'arrivera pas à soumettre l'ouest breton.

Langues[modifier | modifier le code]

Signalisation bilingue dans une rue à Quimper.

L'existence de deux Bretagnes linguistiquement distinctes est attestée de bonne heure. Au XVe siècle, la chancellerie pontificale, qui demandait au clergé de parler la langue de ses ouailles, distingue la Brittania gallicana et la Brittannia britonizans[9], c'est-à-dire la Bretagne gallésante et la Bretagne bretonnante. La limite est régulière et frappe les observateurs par la netteté de son traçé : pour Gilbert Villeneuve qui parle de la Basse-Bretagne, « il n'y a absolument aucune nuance : on parle bas-breton, ou on ne le parle pas, point d'intermédiaire »[10]. Quant à l'historien Pitre-Chevalier, il n'hésitait pas en 1845 à qualifier cette frontière de « Muraille de Chine » de l'idiome breton[10]. Cette limite linguistique a fluctué depuis l'émigration bretonne en Armorique au profit du gallo, puis du français[11].et se dessine aujourd'hui comme tel : elle part à l'ouest de Plouha et au sud de Paimpol, dans les Côtes-d'Armor, elle passe ensuite par Chatelaudren, Corlay, Locminé et se termine dans la presqu'île de Rhuys, dans le Morbihan»[12]

Aujourd'hui, la langue maternelle de la majorité des Bretons est le français. D'autre part, aucun des deux parlers traditionnels de Bretagne, breton et gallo, n'ont de reconnaissance officielle, mais ils restent encore aujourd'hui utilisés au quotidien par une petite partie des Bretons, en particulier les plus âgés. Des actions sont mises en place par les pouvoirs publics pour la sauvegarde du breton, comme la signalétique bilingue, surtout présente dans l'Ouest de la péninsule, sous l'impulsion d'organismes tels que l'Office public de la langue bretonne et Stourm ar Brezhoneg. Cette signalisation français/breton ne va pas sans controverse lorsqu'elle est installée en Bretagne gallèse[13],[14]. Depuis les années 1880 jusqu'au milieu du XXe siècle, la politique scolaire des divers gouvernements français est considérée par les milieux militants comme ayant conduit à un véritable linguicide de la langue bretonne[15], en l'interdisant notamment dans les écoles, dans une optique proche de celle du Welsh Not au Pays de Galles[16]. Dans la filiation d'un arrêté vichyste du 12 décembre 1941, autorisant l'enseignement facultatif des "parlers locaux" dans les écoles primaires, la loi Deixonne du 11 janvier 1951, présentée par le député socialiste du Tarn Maurice Deixonne, mais préparée par les députés communistes bretons[17], autorise l'enseignement du breton ainsi que 3 autres langues (occitan, catalan, basque). Une circulaire du ministre de l'Éducation nationale, François Bayrou, en date du 7 avril 1995, inscrit la découverte de la langue et de la culture régionale au programme scolaire[18]. Aujourd'hui, le breton et le gallo sont enseignés dans certains collèges et lycées et des épreuves facultatives sont disponibles au baccalauréat[19]. En 1966, l'usage des prénoms bretons pour les nouveau-nés est autorisé[20].

Breton[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Breton.
Les différents tons de gris retracent le recul du breton dans les campagnes au profit du gallo, puis du français ; la partie blanche n'a jamais été majoritairement bretonnante. La limite entre la Haute et la Basse-Bretagne a peu à peu glissé vers l'Ouest au fil des siècles.

Á la fin de l’Empire romain, les bretons insulaires, fuyant les invasions de l’île de Bretagne, s’installent dans l’Ouest de l’Armorique où ils re-celtisent cette partie de la Gaule romaine faiblement romanisée[8]. D'origine celtique brittonique, le breton peut être rapproché du cornique, ainsi que dans une moindre mesure du gallois, et se classe parmi les langues celtiques insulaires. Au IXe siècle la plupart de la Bretagne était bretonnante, à l'exception notable des régions situées autour de Nantes et Rennes qui ont toujours été de langue romane. Au fil des siècles et ce dès le Moyen Âge, le breton a reculé vers l'ouest de la péninsule face au français et au gallo (voir la carte ci-contre). Au XIXe siècle, en Basse-Bretagne, Brest était presqu'entièrement étrangère au breton, les autres villes de Bretagne occidentale étant partiellement francisés[21]. Jusqu'au milieu du XXe siècle, le breton était la langue maternelle de la majorité des habitants de Basse-Bretagne. Aujourd'hui, l'Unesco classe le breton, au même titre que le gallo, comme « langue sérieusement en danger[22] ».

Gallo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gallo.

Les habitants de Haute-Bretagne parlent traditionnellement le gallo, une langue d'oïl, qui présente cependant des éléments d'échanges avec le breton, notamment dans son vocabulaire et sa prononciation.[réf. nécessaire]

Français[modifier | modifier le code]

Article connexe : bretonnisme.

Le français s'est progressivement imposé comme la langue des Bretons pour plusieurs raisons. À la suite de la bataille de Jengland-Beslé, Nominoë, ajoute à son domaine les Marches de Bretagne, zone romane, comprenant notamment Rennes et Nantes, qui ne parlèrent jamais breton[note 3]. L’extension maximale du breton s’étend à l’ouest de ces deux villes. C’est à partir de cette zone romane que le processus de francisation de la Bretagne va démarrer. Rennes va influencer les villes bretonnantes du Nord-Ouest qui franciseront à leur tour, les campagnes avoisinantes, tandis que Nantes francise les villes bretonnantes du Sud-Ouest[11]. Le recul sera d'ailleurs plus rapide dans le Nord de la Bretagne, de Rennes vers Saint-Brieuc, que dans le Sud, de Nantes vers Vannes, car Rennes était un important carrefour de voies romaines[24]. L’installation de la cour des ducs de Bretagne en zone romane (Nantes) facilite la francisation des élites.

Dès la fin du XIIIe siècle et bien avant l'union du Duché de Bretagne au Royaume de France, l'administration ducale abandonna le latin au profit du français, sans passer par le breton. Jusqu'au XIIIe siècle, les actes administratifs et juridiques sont rédigés en latin, puis le français concurrence le latin dans les actes de la chancellerie avant de le remplacer définitivement[25]. L'historien Jean Kerhervé affirme n'avoir jamais retrouvé, au cours de ses dépouillements d'archives, un quelconque document financier en breton[26], contrairement à ce que disent d'autres[27].

Par ailleurs, aucun des derniers ducs de Bretagne ne s'exprima en breton et leurs efforts de centralisation s'appuyèrent exclusivement sur l'utilisation du français[26]. Ainsi, Charles de Blois (1341-1364) devait-il recourir aux services d'un interprète lorsqu'il devait s'adresser à ses sujets de Basse-Bretagne [26]. Toute l’attention des ducs de Bretagne est d’ailleurs tournée vers l’Anjou et le Maine où ils cherchent à étendre leur domaine, plutôt que vers l’Ouest. De sorte qu’au XVIe siècle, le recul du breton en faveur du gallo et du français est déjà bien établit le long d’une ligne allant de Binic à Guérande[11].

Après l'union du duché à la France, l’Ancien Régime, faisant peu de cas des langues locales, accepta le breton comme il était : essentiellement une langue vernaculaire et utilisée pour le culte. L'usage du français, imposé dans les cours de justice et les actes officiels par l’ordonnance de Villers-Cotterêts fut de portée symbolique, car le duché de Bretagne avait abandonné le latin pour le français comme langue administrative plus d’un siècle avant le royaume de France[28]. Ce recul multiséculaire du breton se poursuivra très progressivement jusqu’au basculement de la Basse-Bretagne vers le français dans les années 1950-1960.

Au cours du XIXe siècle, la conscription militaire et l’éducation obligatoire joue un rôle important dans la promotion du français. Durant cette période, les « patois » sont déconsidérés par la classe bourgeoise, car perçus comme un signe de ruralité et d'analphabétisme ainsi qu'un facteur d’arriération économique et culturelle. Certains individus se montrent intransigeants avec les langues régionales, tel ce sous-préfet du Finistère qui, en 1845, donna cette consigne aux instituteurs : «Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne.» Ou, en 1897, cet inspecteur d'académie du Finistère qui écrivit à l'intention des enseignants de l'école primaire : «Un principe qui ne saurait jamais fléchir : pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation. Il faut faire la guerre à ce «charabia.»[29]. Mais le service militaire et la politique scolaire n'expliquent pas tout, les bretonnants passèrent petit à petit au français principalement pour les raisons suivantes :

  • l’attrait de la culture française[30] ;
  • le discrédit qu'a connu le mouvement breton auprès des Bretons, à la suite de sa collaboration avec l'Allemagne au cours de la Seconde Guerre mondiale[31] ;
  • l’idée que les opportunités de travail et la promotion sociale (par ex. pour les emplois administratifs et militaires) passent par la maîtrise du français ;
  • le chemin de fer a considérablement augmenté les brassages de population (venue de touristes, exode rural vers les villes) ; avec la généralisation des congés payés, on assiste, notamment en été, au retour des émigrés de deuxième génération (nés hors de Bretagne) qui ne parlent plus breton ou le parlent mal ;
  • dans le contexte de la mondialisation en tant que brassage des peuples, l’apparition d’une langue dédiée aux échanges tend à faire disparaître les langues moins usitées. Ce fait est beaucoup plus récent que les raisons précédentes (il commence après la Seconde Guerre mondiale) mais il accentue le déclin du breton au profit du français, langue de communication de la République française avant d’en être la langue constitutionnelle (1992).

L'identité bretonne[modifier | modifier le code]

Préhistoire de l'identité bretonne[modifier | modifier le code]

Comme le souligne Catherine Bertho dans son article « L'invention de la Bretagne : Genèse sociale d'un stéréotype » publié en 1980, jusqu'à la Révolution française « il n'y avait pas de discours cohérent et organisé sur la province et encore moins sur la région ». Dans son étude, consacrée aux représentations érudites de la Bretagne, elle constate la totale absence dans le corpus littéraire d'ouvrages dont la Bretagne serait le thème spécifique : ainsi aucune étude économique ne choisit-elle la province pour objet d'étude ; les observations à caractère ethnographique n'apparaissent que « par bribes » et jamais pour cerner une spécificité bretonne. Tout au plus peut-on noter un intérêt spécifique des historiens pour des thématiques apparentées à la relation féodale, ainsi « les antiques libertés de la province ». Avant 1800, aucun des stéréotypes qui vont fonder l'identité régionale, de la celtitude au climat pluvieux, n'est encore en place[32].

Dans la première moitié du XIXe siècle, dans le courant du nationalisme romantique qui touche l’Europe, une historiographie régionaliste voit le jour ; elle marque son intérêt pour les traditions, les chants, les légendes et les croyances populaires bretonnes. Quelques érudits, qui perçoivent l'importance ethnologique d'un monde rural en profonde mutation, battent la campagne pour compiler les traditions orales locales. Citons, par exemple, le Barzaz Breiz de La Villemarqué. La « Renaissance romantique » s'exprime, en Bretagne, essentiellement au sein d’une noblesse légitimiste, marginalisée après 1830 par la Monarchie de Juillet et se repliant sur ses terres. À la nostalgie de l'Ancien-Régime s'ajoute un esprit conservateur en ce qui concerne la religion, les traditions et les privilèges féodaux, sans pour autant croire à un retour effectif à l'Ancien Régime. Les traditions sont présentées comme préservant le peuple breton de l’irréligion et des idées nouvelles issues de la philosophie des Lumières[33].

Premier Emsav (fin du XIXe siècle jusqu'en 1914)[modifier | modifier le code]

Le premier Emsav voit l'apparition d'un autonomisme breton qui reste confidentiel. Une première normalisation des dialectes du breton a lieu durant cette période, à l'instigation d'universitaires bretons (Vallée, Perrot, Jaffrenou… ). Ce breton "KLT", rassemblant les dialectes de Cornouaille, du Léon et du Trégor, exclut le dialecte vannetais jugé trop différent.

Second Emsav (1918- 1945)[modifier | modifier le code]

C'est en 1923 que le Gwenn ha Du (ici dans sa version de 1923-1925) est créé par Morvan Marchal.

Au cours de l'entre deux-guerres, la production artistique se développe autour des Seiz Breur et voit apparaître le Gwenn ha Du (1923) et les premiers bagadoù (1932), mais les cercles nationalistes peinent à rallier des membres (le premier congrès du Parti nationaliste breton qui s'était tenu à Landerneau le comptait 25 militants[34]), alors le régionalisme breton se radicalise. En 1932, un groupuscule nationaliste fait exploser le monument commémorant l'union de la Bretagne à la France à Rennes. Autour de François Debauvais et Olier Mordrel, le mouvement breton se rapproche de l'idéologie nazie et du nationalisme ethnique. Durant la Seconde Guerre mondiale, le mouvement autonomiste organisé sombre dans son ensemble dans la collaboration avec l'occupant nazi et/ou avec le régime de Vichy[35]. Un certain nombre de militants bretons s'engageront dans les milices de la Bezen Perrot ou des Bagadoù Stourm, s'attirant ainsi l'hostilité de la population locale[36]. Au-delà de ces groupuscules, les bretons se partagent, comme le reste de la France, entre collaboration, attentisme et résistance. Il faut cependant noter que la population bretonne se distingua par la contribution importante qu'elle fournit à la Résistance intérieure et extérieure française[37].

En 1941, une nouvelle orthographe bretonne (KLTG) est créée, comprenant cette fois le dialecte vannetais. Le gouvernement de Vichy se montre conciliant à l'égard des langues régionales : les premières lois en faveur de l'enseignement de ces langues sont dues au ministre vichyssois Jérôme Carcopino. Ces lois, comme l’ensemble des mesures prises par le gouvernement de Vichy, seront abrogées à la Libération.

À la Libération, seuls 15 à 16 % des membres du PNB sont traduits devant les tribunaux pour collaboration. Cependant au sein du mouvement breton, on minimise la collaboration et on crée le mythe de l'épuration sauvage[38].

Troisième Emsav (1945-aujourd'hui)[modifier | modifier le code]

Porteur de la Kevrenn Alre lors du Festival interceltique de Lorient en 2009.

À la suite de la collaboration de la quasi-totalité des mouvements politiques de l'emsav[39], le militantisme politique est condamné par l'opinion bretonne. L'action militante se fera désormais dans le domaine culturel, notamment au travers de la musique bretonne par l'actualisation de thèmes musicaux traditionnels et par la création des festoù-noz, dans les années 1950[40].

Dès décembre 1946, à l’initiative des pouvoirs publics, Pierre-Jakez Hélias lançait un nouveau programme d’émissions radiophoniques en langue bretonne sur Radio Quimerc’h[41]. Parallèlement, la loi Deixonne, en 1951, permit l’enseignement de quatre langues régionales, dont le breton (mais pas le gallo), dans les écoles secondaires. Alors que des mesures viennent favoriser l'enseignement des langues régionales, l'abandon du breton et du gallo (comme des autres langues régionales françaises) par les classes populaires s'intensifie dès l'après-guerre. Poussés par un désir d’intégration à la société française et par des changements économiques importants liés, les bretonnants adoptent volontairement le français[42],[43]. Aujourd'hui, le breton et le gallo restent plus menacés que jamais, connaissant un recul constant (ces langues sont surtout parlées par les personnes âgées) et ce malgré l’augmentation de l'apprentissage de ces langues à l'école. En 2009, l'Unesco a classé le breton et le gallo comme « langue sérieusement en danger[22] ». Négative il y a 40 ans, l'image du breton est aujourd'hui positive. Un sondage de la fin des années 1990 révélait que 88 % des bas-bretons étaient attachés à la sauvegarde du breton et 80 % étaient favorable à son enseignement[44].

En 1966 naît le Front de Libération de la Bretagne, qui va commettre plus d'une centaine d'attentats jusqu'en avril 2000, en Bretagne ou dans le reste de la France, pour réclamer l'autonomie, sinon l'indépendance de la Bretagne, et faire reconnaître la culture bretonne devant l'État français. Démantelé en 1978-1979, il réapparaît peu de temps après sous le nom d'Armée Révolutionnaire Bretonne. Ses attentats n'étaient pas dirigés vers la population bretonne, et ne visaient que des dégâts matériels. L'attentat de Quévert, qui causa la mort d'une jeune femme, sonna le glas de l'organisation indépendantiste.

Sentiment d'appartenance des bretons[modifier | modifier le code]

Seuls quelques sondages permettent d'avoir une idée du sentiment d'appartenance des Bretons. Selon un sondage réalisé en 2008[45], voici comment se ventilait le sentiment d'appartenance des Bretons :

  • Se sentent autant Breton que Français : 50 %
  • Se sentent plus Breton que Français : 22,5 %
  • Se sentent plus Français que Breton : 15,4 %
  • Se sentent Français et pas Breton : 9,3 %
  • Se sentent Breton et pas Français : 1,5 %
  • Autre : 0,8 %
  • Ne savent pas : 0,5 %

Patronymes bretons[modifier | modifier le code]

La Bretagne possède ses propres noms, d'origine celtique et très distinctifs du reste de la France. Quelques exemples : Le Bris, Le Gall, Tanguy, Morvan, Prigent, Riou, Guéguen, Guivarc'h/Guivarch, Jaouen, Quilfen, Le Guen, Floc'h/Floch, Broc'h/Broch, Quemener/Kéméner, Treguer, Ségalen, Miossec, Kervellaetc.[46].

Le mouvement breton dû faire face au refus de différents gouvernements français jusqu'en dans les années 1960 de laisser les parents bretons donner des prénoms bretons à leurs enfants. Ces derniers n'étaient ainsi pas reconnus par l'État, n'avaient donc aucune existence légale, ce qui empêchait les familles "rebelles" de toucher les allocations familiales. La détermination d'un père de famille, Jean-Jacques Ar Goarnig, parvint à faire plier le gouverment français[47], [48].

Diaspora[modifier | modifier le code]

La diaspora bretonne s'est faite tout d'abord vers les régions limitrophes, la Normandie (le Havre), l'Anjou et le Maine, puis vers Paris et les régions agricoles du bassin parisien, mais aussi un peu partout en France (notamment à Toulon) ainsi qu'en Amérique (Canada et États-Unis).

Aujourd'hui, on estime la population francilienne d'origine bretonne à environ un million (soit près de 10% de la région parisienne)[49], et 70 000 au Havre (soit près de 40% de la ville)[50].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture bretonne.

Emblèmes et symboles[modifier | modifier le code]

Le Gwenn-ha-du[modifier | modifier le code]

Le Gwenn ha du dans version actuelle
Article détaillé : Drapeau de la Bretagne.

L'hermine[modifier | modifier le code]

L'hermine héraldique est un symbole très populaire de ce qui est breton, utilisée notamment par la région Bretagne et par plusieurs marques bretonnes. L'hermine, l'animal, représente aussi, dans une moindre mesure, la Bretagne.

Les couleurs du drapeau[modifier | modifier le code]

le drapeau breton porte le nom de Gwenn ha Du (blanc et noir) Historiquement l'association de couleurs noir/blanc évoque toujours la Bretagne. chaque bande de couleurs représente les évêchés traditionnels de Bretagne le blanc (gwenn) représente les évêchés bretonnants (Kemper/Quimper pour (la) Bro Kerne/Cornouaille, St Pol de Leon/Kastell Paol pour le Bro Leon/Leon, Treguier/Lan Dreger pour le Bro Dreger/Tregor, Gwened/Vannes pour le Bro Gwened/pays vannetais) et le noir (du) représente les évêchés gallésants ou romans (Nantes pour le pays nantais, évidemment, Rennes pour le pays rennais, Saint malo pour le pays Malouin, Dol pour le pays Dolois et Lamballe pour le Penthièvre. Le Gwenn ha Du est aujourd'hui sur les nouvelles plaques minéralogiques de la région administrative "Bretagne".

Le triskell[modifier | modifier le code]

Le triskell

Accepté petit à petit comme emblème panceltique, voire comme breton, triskel (ou triskell) est devenu très populaire les années 1970 en Bretagne. De la mode de porter le triskel autour du cou, imitant Alan Stivell, ou brodé sur la manche, il s'est propagé aux marques et au tourisme bretons.

Quelques autres emblèmes et symboles[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Littérature et tradition orale[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique bretonne.

La musique est aujourd'hui l'aspect le plus visible de la culture bretonne. Elle s'est considérablement diversifiée et enrichie au cours de la seconde moitié du XXe siècle, en actualisant des thèmes traditionnels avec des sonorités d'aujourd'hui, ainsi que par apports d'instruments traditionnels écossaises ou irlandaises, comme la cornemuse écossaise (Great Highland Bagpipe).

Costumes[modifier | modifier le code]

La danse des quatre bretonnes (1888) par Paul Gauguin
Article détaillé : Costume breton.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La Bretonne, icône bretonne peinte par Hippolyte Berteaux sur une commande de la biscuiterie nantaise Lefèvre-Utile
Article détaillé : Cuisine bretonne.
Article détaillé : Boisson bretonne.

Citations[modifier | modifier le code]

À propos du néologisme français Brit(t)on:

  • « L'ethnonyme [Brittons] est utilisé pour désigner les habitants de la Grande-Bretagne de langue celtique à la fin de l'Antiquité et au début du Moyen Âge. Cette désignation, globale, présente l'avantage de distinguer les Bretons insulaires des Bretons de la Bretagne dite armoricaine, également de langue brittonique. » Françoise Le Roux et Christian-J. Guyonvarc'h[51].
  • « […] Le nom (Brittons) est employé par Jules César pour désigner l'ensemble des peuples qui habitaient l'île de Bretagne. La forme « Bretons » est une variante du même nom [Britanni] qui est employée actuellement pour les populations celtiques d'origine insulaire qui s'installèrent en Armorique après la chute de l'Empire romain » Venceslas Kruta[52].

Sources et Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Langue bretonne
    • Didier Guyvarc'h, « Un manifeste de 1851 contre les immigrés bretons », Genèses, no 24,‎ 1996, p. 137-144 (lire en ligne) (présence de minorité bretonnante à Nantes au XIXe siècle, en augmentation à l'époque)
    • « État comparatif de la statistique de la délimitation de la langue française et de la langue bretonne dans le département du Morbihan (1800-1878) », Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, vol. IV, no 2,‎ 1891, p. 312-318 (lire en ligne)
    • Henri Sée, Ferdinand Rrunot, « Histoire de la langue française des origines à 1900, t. VII : La propagation du français en France jusqu'à la fin de l'ancien régime », Annales de Bretagne, vol. 37, no 3,‎ 1925, p. 429-430 (lire en ligne) (juste présentation d'ouvrage, mais quelques indications donnée)
    • Françoise Raison-Jourde, « L'utilisation des images dans le catéchèse catholique du XIXe siècle à Madagascar. Un réemploi de l'expérience bretonne et sa dérive », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 98, no 2,‎ 1991, p. 161-171 (lire en ligne)
    • Gwennole Le Menn, « Bilinguisme et trilinguisme en Bretagne. Les rapports entre les langues au XVIème siecle. Actes du colloque de Sommières, 14 - 17 septembre 1981 », Bulletin de l'Association d'étude sur l'humanisme, la réforme et la renaissance, vol. I, no 15,‎ 1982, p. 30-37 (lire en ligne)
    • G. Le Menn, « Le breton et son enseignement », Langue française, vol. 25, no 1 L'enseignement des "langues régionales",‎ 1975, p. 71-83 (lire en ligne)
  • Sur les migrations bretonnes :
    • Maurice Sautier, « 1964-1965. La colonie bretonne de Château-Gontier. Contribution à l'étude de l'émigration bretonne dans les régions marginales », Norois, no 54,‎ Avril-juin 1967, p. 264-273 (lire en ligne)
    • André Chédeville, « L'immigration bretonne dans le royaume de France du XIe au début du XIVe siècle », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 81, no 2,‎ 1974, p. 301-343 (lire en ligne)
    • Jean-Luc Marais, « Les Bretons, les curés, les patrons. L'immigration bretonne et l'Église à Trélazé et Angers », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 96, no 3,‎ 1989, p. 323-354 (lire en ligne)
    • Catherine Fauchet, Nathalie Hugues, « La ville noire, terre de migrations bretonnes : Trélazé, 1850-1914 », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 104, no 3,‎ 1997, p. 201-211 (lire en ligne)
  • Sur la politique :
    • Romain Pasquier, « L'Union Démocratique Bretonne ou les limites de l'expression partisane autonomiste en Bretagne », Pôle Sud, no 20,‎ 2004, p. 113-132 (lire en ligne)
    • François Chappée, « Une certaine idée de la Bretagne sous la République », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 102, no 4,‎ 1995, p. 83-108 (lire en ligne)
  • Sur les images et représentation :
    • Catherine Bertho, « L'invention de la Bretagne », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 35, no 35,‎ novembre 1980, p. 45-62 (lire en ligne)
    • Anne Gaugue, « Espaces touristiques et territoires identitaires en Bretagne », Norois, no 187,‎ 2000-3, p. 303-316 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population légale de la région Bretagne
  2. Population légale du département de la Loire-Atlantique
  3. Si l'on excepte les quelques bretonnants qui immigrèrent dans les grandes villes de l'ouest au XIXe siècle[23]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Population des régions de France en 2007 - Insee
  2. Population de la Loire-Atlantique en 2007 - Insee
  3. (en) Rachel Gilon (dir.) et Peter Demant, The Encyclopedia of the Peoples of the World : Henri Holt Reference Book, Ethnic Groups - Encyclopaedias, New York, Amiram Gonen,‎ 1993, 703 p. (ISBN 978-0-8050-2256-8), p. 124 Extrait: « Bretons (s.d. Breiz) Of the 3 million Bretons who form a distinct component of the French, c.600,000 continue to speak this old Gaelic language (…) The survival of many traditions and customs (bards remembering old songs, musical instruments, costumes, celtic mythology, and pre-Christian element in veneration of saints) may be related to Brittany's economic backwardness. »
  4. MB-soft.com La langue Bretonne
  5. Omniglot.com
  6. Hervé Abalain, Histoire de la langue bretonne, Les Universels Gisserot, p. 32.
  7. Breizh.net
  8. a, b et c Louis Élégoët, Bretagne, une histoire, CRDP de Bretagne, septembre 1998, (ISBN 2-86634-313-1), page 42, L'installation des Bretons en Armorique - Leur arrivée en Armorique. Extrait : (…) leurs coutumes et leur culture sont assez semblables ; ils parlent des langues qui, à cette époque, étaient très proches l'une de l'autre : le gaulois en Armorique, le breton en Cornouailles et au pays de Galles."
  9. Prigent Christiane, Pouvoir ducal, religion et production artistique en Basse-Bretagne de 1350 à 1575, p. 61-62
  10. a et b Fañch Broudic, À la recherche de la frontière. La limite linguistique entre Haute et Basse-Bretagne aux XIXe et XXe siècles, Brest, Ar Skol Vrezoneg, 1997
  11. a, b et c Histoire de la langue breton, Hervé Abalain
  12. Gwendal Chevalier, Breton et Gallo, complémentarité ou concurrence ?, Les Cahiers de Sociolinguistique, no 12, 2008, Université de Lyon
  13. Communiqué de presse du GRIB (Françoise Morvan), 4 décembre 2005 [1]
  14. Association d'opposition à la signalisation bilingue en pays gallo
  15. L'écho de Savoie : Le PDPE-ALE accuse la France de "linguicide" au Parlement européen
  16. Dans le silence de l'histoire by Jean Le Dû
  17. Article d'Olivier Moliner de l'Université Libre de Berlin, Arborescences : revue d'études françaises, no 1, mars 2011, consultable en ligne.
  18. http://www.lefigaro.fr/debats/2008/06/30/01005-20080630ARTFIG00007-les-langues-regionales-sont-elles-vraiment-menacees-.php
  19. Lire à ce sujet "Loi Deixonne et langues régionales : représentation de la nature et de la fonction de leur enseignement, Langue française, B. Gardin, 1975, Numéro 25, p. 29-36". http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/lfr_0023-8368_1975_num_25_1_6054?_Prescripts_Search_tabs1=standard&
  20. Instruction ministérielle du 12 avril 1966 (JO 3 mai 1966) relative aux principes généraux sur le choix des prénoms
  21. Fañch BROUDIC, À la recherche de la frontière : la limite linguistique entre Haute et Basse-Bretagne aux XIXe et XXe siècle Brest, Ar Skol vrezoneg – Emgleo Breiz, 1995, p. 85
  22. a et b UNESCO Atlas des langues en danger du monde, 2009.
  23. Guyvarc'h 1996, p. 139
  24. Histoire des langues celtiques, Hervé Abalain, p. 109
  25. Histoire de la langue bretonne, p. 26
  26. a, b et c Prigent Christiane, Pouvoir ducal, religion et production artistique en Basse-Bretagne de 1350 à 1575, p. 63
  27. Histoire de la Bretagne publiée sous la direction de Jean Delumeau, Privat, éditeur, 1969, p. 188
  28. Histoire de la langue bretonne,
  29. Louis Élégoët, "Bretagne, une histoire", CRDP de Bretagne, septembre 1998, (ISBN 2-86634-313-1) page 185. Extrait : En 1845, un sous-préfet du Finistère donne cette consigne aux instituteurs : «Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne.» En 1897, l'inspecteur d'académie du Finistère écrit à l'intention des enseignants de l'école primaire : «Un principe qui ne saurait jamais fléchir : pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation. Il faut faire la guerre à ce «charabia.»
  30. Louis Élégoët, "Bretagne, une histoire", CRDP de Bretagne, septembre 1998, (ISBN 2-86634-313-1), page 204, L’attrait de la culture française dans le pays bigouden à la veille de la seconde guerre mondiale.
  31. Louis Élégoët, "Bretagne, une histoire", CRDP de Bretagne, septembre 1998, (ISBN 2-86634-313-1) page 215, Le mouvement breton
  32. Bertho 1980, p. 45-47
  33. Bertho 1980, p. 49-53
  34. Michel Nicolas, Histoire du Mouvement Breton, Syros, 1982, Paris, p. 80.
  35. Michel Nicolas, Histoire du mouvement breton, Syros, 1982, p. 102 ; Alain Déniel, p. 318 ; voir aussi dans la bibliographie Bertrand Frélaut, Georges Cadiou, Françoise Morvan, Kristian Hamon.
  36. Francis Favereau, Dictionnaire du breton contemporain, p. 874, Skol Vreizh, 1992.
  37. La Bretagne : terre de Résistance [2]
  38. Ronan Calvez, La Radio en langue bretonne: Roparz Hemon et Pierre-Jakez Hélias : deux rêves de la Bretagne, Presses universitaires de Rennes, 2000, 330 pages, p. 91 (ISBN 2868475345).
  39. Selon Michel Nicolas « On doit à la vérité de dire que la quasi-totalité du Mouvement breton organisé politiquement a collaboré d’une manière ou d’une autre pendant la guerre. », Histoire du mouvement breton, Syros, 1982, p. 102.
  40. Olivier Goré, La dimension sociale d’une exception culturelle régionale. Le fest-noz en Bretagne, Rennes.[3]
  41. compte-rendu de l'ouvrage par Luc Capdevila paru dans le no 73 2002/1 de Vingtième Siècle. Revue d'histoire, p. 211-237,
  42. Fañch Broudig, La Pratique du breton de l’Ancien Régime à nos jours
  43. Louis Élégoët, "Bretagne, une histoire", CRDP de Bretagne, septembre 1998, (ISBN 2-86634-313-1), page 204, 4. Le mouvement breton - La masse de la population
  44. Louis Élégoët, "Bretagne, une histoire", CRDP de Bretagne, septembre 1998, (ISBN 2-86634-313-1), page 222, Les années 1990
  45. Sondage CNRS, TMO-Ouest. Résultats dans Ouest-France du 14-05.2009 p. 7.
  46. [4] Geneawiki - Les noms de familles Bretons
  47. Jean-Jacques Manrot-Le Goarnig (dit « Le Goarnig Kozh »), « Chapitre XXXVI : six citoyens européens de nationalité bretonne », dans Bretagne libre : saga de trois génocides intermédiaires, Pont-Aven, Éditions des États de Bretagne,‎ juillet 2006, 16,5 × 22 cm, 272 p. (ISBN 2-916579-00-1), p. 190
  48. Jean-Laurent Bras, « Goarnig Kozh a livré son dernier combat », Ouest-France,‎ 9 mai 2013 (ISSN 0999-2138, lire en ligne)
  49. http://www.leparisien.fr/paris/pres-d-un-francilien-sur-dix-est-d-origine-bretonne-25-03-2007-2007882039.php
  50. http://www.76actu.fr/ils-sont-70-000-notre-dossier-sur-les-bretons-du-havre_1126/
  51. Les Druides, page 371, éditions Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », (ISBN 2-85882-920-9)
  52. Les Celtes, Histoire et dictionnaire, page 497, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », (ISBN 2-7028-6261-6)