Diocèse d'Angers

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Diocèse d'Angers
(la) Dioecesis Andegavensis
Image illustrative de l'article Diocèse d'Angers
La cathédrale Saint-Maurice d'Angers.
Pays France
Église catholique
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse
Création IVe siècle
Province ecclésiastique Rennes
Siège Angers, France
Titulaire actuel Mgr Emmanuel Delmas
Langue(s) liturgique(s) français
Territoire Maine-et-Loire
Population totale 745 000
Site web http://catholique-angers.cef.fr/
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse d'Angers (en latin : Dioecesis Andegavensis) est un diocèse de l'Église catholique en France. Érigé au IVe siècle, il est le diocèse historique de l'Anjou. Depuis 1802, il couvre le département de Maine-et-Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’existence du premier évêque dans la région serait attestée en 372 : il est présent lors de l’élection de saint Martin au siège de Tours.

En 453, sous l'impulsion de "l'archevêque" de Tours, se déroule dans la capitale du diocèse le Concile d'Angers.

La cathédrale d'Angers, construite contre la muraille de la cité, est mentionnée dans un texte de 470.

Dès le VIe siècle des monastères sont implantés : Saint-Aubin, Saint-Serge, Saint-Florent.

Au Xe siècle, les évêques résistent aux interventions des puissants Comtes d'Anjou. Ces temps sont ceux de la réforme du clergé, de l’implantation de nombreux monastères (le Ronceray) et du quadrillage du territoire par de nouvelles paroisses.

Après la signature de l’Édit de Nantes, préparé à Angers par Henri IV, et la paix revenue entre les communautés chrétiennes (catholiques et protestants), l’Anjou sera un des pôles importants du protestantisme en France, avec Saumur comme place de sûreté.

Territoire[modifier | modifier le code]

En 1802, le Concordat consolide la paix religieuse. Il entérine les décisions de la Constituante qui faisait correspondre diocèse et département, paroisse et commune. C'est ainsi que le diocèse d'Angers voit son autorité s'étendre sur les paroisses des Marches d'Anjou (Champtoceaux, Liré, Landemont, Montfaucon, etc.) qui jusqu'à la Révolution française dépendaient du diocèse de Nantes. (Une seule exception, la paroisse de La Boissière-du-Doré qui fut maintenue dans le diocèse de Nantes et même rattachée au département de la Loire-Atlantique, parce que ses paroissiens avaient oublié d'envoyer des représentants, lors de la convocation des Etats généraux).

Paroisses de l'Anjou dépendantes autrefois du diocèse de Nantes. (La Boissière-du-Doré demeure toujours sous l'autorité de l'évêché de Nantes)

Lors de la création du département de Maine-et-Loire, des paroisses du diocèse d'Angers sont rattachés au département de la Mayenne[1] et de la Sarthe[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le diocèse d'Angers comptait 425 paroisses, calquées sur les communes héritées de la Constituante. En 1998, Monseigneur Jean Orchampt, alors évêque d'Angers, décide la restructuration des paroisses. Le nombre de paroisses passe de 425 à 85. Ces paroisses sont regroupées en douze doyennés au sein du département de Maine-et-Loire.

En 2007, Monseigneur Jean-Louis Bruguès promulgue la charte synodale 2007-2017 qui décline "Huit axes pour la mission" pour le diocèse d'Angers.

Mgr Emmanuel Delmas promulgue le 1er janvier 2015 une nouvelle carte du diocèse d'Angers, qui compte maintenant 62 paroisses.

Les évêques d'Angers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des évêques d'Angers.

Évêques originaires du diocèse d'Angers[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]