Radio Nova

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Nova
Description de l'image Nova radio.png.
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Siège social 127, avenue Ledru-Rollin, 75011 Paris
Propriétaire Radio Nova SARL
(Nova Press)
Slogan Le Grand Mix !
Langue Français
Statut Privée thématique
Site Web http://www.novaplanet.com/radionova
Historique
Création
Diffusion
AM  Non
FM  Oui
RDS  Oui
Numérique  Non
Numérique terrestre  Oui
Satellite  Oui
ADSL  Oui
Streaming  Oui
Podcasting  Oui

Radio Nova est une radio FM musicale, fondée et dirigée entre 1981 et 2007 par Jean-François Bizot, née de la fusion de deux stations locales FM « libres », Radio Ivre et Radio Verte[1].

Histoire de la radio[modifier | modifier le code]

En 1977, pour appuyer la campagne municipale pour la ville de Paris Paris Écologie de Brice Lalonde, Radio Verte est lancée sous l'impulsion d'Antoine Lefébure et Andrew Orr[2]. D'autre part, la station « pirate » parisienne Radio Ivre créée en 1979 propose à sa collègue « libre » de réunir leurs forces autour d'une fréquence FM commune. La station Nova-Ivre est alors créée. Dès l'élection de François Mitterrand, Radio Verte et Radio Ivre sont ainsi absorbées par Radio Nova, le 25 mai 1981, sous l'égide de Jean-François Bizot avec le soutien du mensuel Actuel. En premier lieu, Nova se spécialise dans le rock alternatif, le post-punk, la new wave, la techno et la pop anglaise. La publicité arrive alors à l'antenne, modifiant la nature « libertaire et pirate » des origines. Le scénario du film L'Anniversaire (film, 2005) réalisé par Diane Kurys, n'est pas sans rappeler cet épisode[3].

À partir de 1985, Nova choisit de diffuser de la world music (originalement appelée « sono mondiale »). En 1987, elle fusionne avec Ark en Ciel FM de Bertrand Him lors de la seconde attribution de fréquence par la CNCL[4]. Vers 1988, la programmation musicale change pour devenir principalement reggae, funk et rap. Vers 1991, Nova se tourne vers l’acid-jazz et le rap français. En 1993, elle accompagne l'émergence des musiques électroniques, notamment la French touch. À partir de 1998, Radio Nova obtient des fréquences en France au-delà de Paris. En 1999, La programmation musicale est principalement chill-out, ambient, drum and bass. En 2011, la station quitte le GIE des Indés Radios dont elle était membre[5]. Radio Nova fête en 2011, le 11/11/11 à 11 heures très exactement, ses 30 ans en réalisant une émission de 30 heures animée par 30 animateurs répartis sur tous les fuseaux horaires.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Une radio découvreuse de talents et de styles musicaux[modifier | modifier le code]

Au fil de son histoire, Radio Nova, en marge de la mode musicale, où passaient les premiers freestyles de groupes comme Assassin ou NTM, a fait connaître de nouveaux courants musicaux : le hip-hop, la « sono mondiale » (ou world music), les musiques électroniques, etc. Aujourd'hui, elle revendique sa programmation comme un "grand mix".

La station a accueilli de nombreux animateurs « branchés » de la vie parisienne nocturne, et devint une sorte de pépinière pour la chaîne Canal+ : David Blot (Blot Job), Ivan Smagghe (avec son magazine musical « Test »), Erik Rug ( et son mix hebdomadaire "Waxgroove"), LucaMinchillo ( « Le Fanfaron »), Rémy Kolpa Kopoul (« Les Voyages Improbables » et « PérégriNova »), Édouard Baer (« La Grosse Boule »; « Secrets de femmes »), Frédéric Taddei (« Aujourd'hui, j'ai lu pour vous »), Jean Croc (« Cocktail Time », « le Pudding »), Ariel Wizman (« la Grosse Boule », « Cocktail Time »), Nicolas Errèra (« le Pudding »), Aline Afanoukoé (« le Novamix », « les Nuits Zébrées »), Philippe Vecchi (« le Nova Club »), Jamel Debbouze (« Le K-X », « Le Cinéma de Jamel »), Nicolas Saada (« Nova fait son cinéma »). De plus, des artistes comme Omar et Fred, Jean-Yves Lafesse, Laurent Garnier, Dj Deep, Manu Le Malin, Dee Nasty, Black Sifichi, Dj Gilb'r… furent résidents de la station. On croisait également des écrivains, Philippe Di Folco, Camille de Toledo, des journalistes ou des animateurs « inclassables » comme Henry Chapier, Patrick Thévenin, Emmanuel de Brantes, Marc-Alexandre Millanvoye

Le groupe Nova Press[modifier | modifier le code]

La station fait partie du groupe Nova Press, qui édita également un mensuel, Nova Magazine et exploite un label de disque Nova Records et la station TSF Jazz (Paris 89,9 MHz). Nova Magazine a interrompu sa parution en décembre 2004, après dix ans d'existence. Jean-François Bizot, dans le dernier édito, expliquait : « Nous, soutiens de la presse et fiers de l'être, avons vécu le grignotage de la souris. Ben oui, gratuit sur le Net, gratuit dans le métro, gratuit à la radio et qui vous en voudra de sauter au-dessus du cadavre de Gutenberg ? ».

En octobre 2014 le groupe Novapress cherche des investisseurs intéressés par Radio Nova pour ouvrir son capital. À cette date, selon son directeur Bruno Delport, le groupe est rentable mais ne dispose pas des moyens de se développer[6]. Libération serait candidat au rachat du groupe[7], en concurrence avec le groupe NRJ, NextRadioTV, Les Inrocks, Didier Quillot et Fiducial[8]. En mai 2015, c'est Matthieu Pigasse (propriétaire des Inrocks) qui entre en négociation exclusive pour racheter le groupe[9]. Il annonce, le 16 septembre 2015, avoir finalisé le rachat de Radio Nova, à titre personnel, sans coactionnaire[10].

Fooding[modifier | modifier le code]

En 1999, Nova lance avec Alexandre Cammas, entre autres, le fooding, une façon de concevoir la gastronomie, un concept qui viserait à rapprocher les milieux de la musique, la mode et les plaisirs de la bouche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thomas Gérard, [1] « A Radio Nova, la porte est ouverte » paru dans Libération,
  2. http://www.schoop.fr/histos/nova.php
  3. Lors du JT de France 3 du 21 septembre 2005, la réalisatrice et l'un des fondateurs de Radio Ivre Patrick Van Troyen, livrent leur analyse sur l'histoire de la bande FM, de Radio Nova et du film
  4. « Essais de diffusion de 9 radios à partir de la tour Eiffel », sur csa.fr, Conseil supérieur de l'audiovisuel,‎
  5. http://www.lesechos.fr/12/09/2011/LesEchos/21014-133-ECH_radio-nova-et-tsf-jazz-quittent-le-gie-les-indes-radios-pour-faire-cavalier-seul.htm
  6. « Radio Nova cherche des investisseurs », sur Ozap,‎ (consulté le 4 décembre 2014)
  7. « Restructuré, Libération se voit bien marié à Radio Nova », sur Les Échos,‎ (consulté le 4 décembre 2014)
  8. Enguérand Renault, « Bal de prétendants pour la reprise de Radio Nova », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  9. « Matthieu Pigasse en passe de racheter Radio Nova », sur Le Monde (consulté le 21 mai 2015)
  10. « Radio Nova devient la propriété de Matthieu Pigasse », sur www.lalettre.pro,‎ (consulté le 18 septembre 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]