Immeuble de rapport

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Façade d'un immeuble de rapport du boulevard de Magenta à Paris

L'immeuble de rapport, également appelé hôtel de rapport, maison de rapport ou immeuble à loyer, est un type architectural apparu au XVIIIe siècle, mais s'étant développée de manière plus caractéristique et étendue au XIXe siècle.

À Paris, l'immeuble de rapport se répand à partir du règne de Louis XVI. Pendant la Restauration et la période haussmannienne, de vastes terrains sont lotis par des investisseurs qui y construisent ce type d'immeubles.

Il est ainsi nommé en cela qu'il rapporte un retour sur investissement au propriétaire.

Description[modifier | modifier le code]

C'est un immeuble divisé en plusieurs logements loués par un ou plusieurs propriétaires. Sa construction résulte d'une opération immobilière. Il est conçu comme un placement par le propriétaire. Un immeuble existant peut aussi être transformé en immeuble de rapport.

L'immeuble de rapport étant un investissement financier, la parcelle est exploitée au maximum de ce que le règlement d'urbanisme lui permet.

L'essor de la copropriété et de la promotion immobilière a mis fin à l'immeuble de rapport comme modèle économique dominant dans la construction, au cours du XXe siècle.

Paris[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, à Paris, il fait ainsi entre cinq et sept étages, selon la largeur de la voie qu'il borde et l'époque de sa construction. Les immeubles de rapport se développent de la manière suivante :

  • le rez-de-chaussée accueille un commerce s'il est sur un boulevard, un appartement ou une loge de gardien s'il est sur une rue résidentielle,
  • le premier étage est en entresol,
  • le deuxième étage bénéficie d'une hauteur sous plafond plus importante et généralement d'un balcon,
  • les troisième et quatrième étages sont généralement de hauteur moindre, et identiques entre eux,
  • le cinquième étage est également pourvu d'un balcon,
  • le sixième étage est souvent le dernier, plus bas de plafond et en soupente, il accueille généralement les chambres de bonne.

Si les types de façades se répètent, on voit cependant se développer des éléments de décors, sous la forme de moulures en plâtre (encadrement de baies, balustrades, portes d'entrée) ou de sculptures en pierre, et d'éléments en fonte (garde-corps des balcons).

Lyon[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Loyer, Paris XIXe siècle : l'immeuble et la rue, Paris, Hazan (ISBN 2850253561)
  • Loïc Bonneval et François Robert, L'immeuble de rapport, l'immobilier entre gestion et spéculation, Lyon 1860-1990, Presses Universitaires de Rennes,‎ 2013 (ISBN 9782753521704)