Ministère des Affaires étrangères (France)

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Ministère des Affaires étrangères
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Création 1547 : secrétaire d'État aux Affaires étrangères
1789 : ministère des Affaires étrangères ou des Relations extérieures
Type Ministère français
Siège Hôtel du ministre des Affaires étrangères, 37 quai d'Orsay, Paris 7e
Coordonnées 48° 51′ 44″ N 2° 18′ 58″ E / 48.862241, 2.31602848° 51′ 44″ N 2° 18′ 58″ E / 48.862241, 2.316028
Budget 4 667 millions d’euros[1]
Effectifs 14 798 (2013)[2]
Ministre Jean-Marc Ayrault
Secrétaires d'État Harlem Désir
Matthias Fekl
André Vallini
Personnes clés Charles Gravier de Vergennes
Charles-Maurice de Talleyrand
François-René de Chateaubriand
Robert Schuman
Pierre Mendès France
Maurice Couve de Murville
Edgar Faure
Roland Dumas
Alain Juppé
Dominique de Villepin
Hubert Védrine
Laurent Fabius
Site web diplomatie.gouv.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Ministère des Affaires étrangères

Le ministère des Affaires étrangères est l’administration française chargée de mettre en œuvre la politique extérieure de la France et d’assurer les relations au sein de l’Union européenne. Il est dirigé par un ministre, membre du Gouvernement français.

Installé dans un hôtel au no 37 du quai d'Orsay, dans le 7e arrondissement de Paris, il est surnommé par métonymie « le Quai d’Orsay » ou même « le Quai ».

Jean-Marc Ayrault est le ministre des Affaires étrangères et du Développement international depuis sa nomination le . Harlem Désir, Matthias Fekl et André Vallini sont secrétaires d’État, chargés, respectivement, des affaires européennes (depuis le ), du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger (depuis le ), du développement et de la francophonie (depuis le ).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'organisation du département des Affaires étrangères du secrétariat d'État mise en place au XVIIIe siècle a perduré pendant la Révolution et s'est conservée à l'époque contemporaine, avec quelques différences. Par exemple, les consulats, qui étaient administrés par le département de la Marine, lui ont été rattachés en 1793. Le XXe siècle a vu le développement de l'administration centrale du ministère et l'émergence de services liés aux réalités nouvelles de la scène internationale tels que le service culturel du Quai d'Orsay. Sous la Ve République a été créé un ministère des Affaires européennes.

Le ministère des Affaires étrangères a aussi connu des changements de nom : il s'est appelé ministère des Relations extérieures de 1794 à 1814 ainsi que de 1981 à 1986 sous les ministériats de Claude Cheysson et de Roland Dumas.

Missions et attributions[modifier | modifier le code]

Les missions du ministère des Affaires étrangères sont[3] :

Ces attributions restent assez stables dans le temps puisque la diplomatie fait depuis toujours l'objet d'un ministère particulier.

Néanmoins, la création en 2007 d'un ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, intégré en 2010 au ministère de l'Intérieur, a transféré certaines compétences traditionnellement exercées par le MAE dans ce nouveau périmètre.

Organisation[modifier | modifier le code]

Hôtel du ministre des Affaires étrangères, au 37 quai d'Orsay (7e arrondissement de Paris). Il héberge le cabinet du ministre et une partie de l’administration[4].

Le ministère des Affaires étrangères est divisé en une administration centrale située à Paris, à Nantes (État civil des Français nés, mariés ou décédés à l'étranger) et à La Courneuve (archives diplomatiques), ainsi que des bureaux partout sur la planète (ambassades, consulats généraux, consulats, représentations permanentes, délégations, instituts français)[4].

Ministre[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Ayrault, actuel ministre des Affaires étrangères.

Dans les gouvernements Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius est ministre des Affaires étrangères, puis ministre des Affaires étrangères et du Développement international dans les gouvernements Manuel Valls jusqu’au [5],[6],[7],[8]. Depuis cette date, Jean-Marc Ayrault est le ministre des Affaires étrangères et du Développement international[9].

Dans les gouvernements Manuel Valls, trois secrétaires d’État sont placés auprès du ministre depuis le  : Fleur Pellerin puis Thomas Thévenoud puis Matthias Fekl, chargés du Commerce extérieur, de la Promotion du Tourisme et des Français de l'étranger ; Harlem Désir, chargé des Affaires européennes et Annick Girardin puis André Vallini, chargés du Développement et de la Francophonie[10],[8],[11],[9].

Le rattachement du commerce extérieur au ministère des Affaires étrangères est une spécificité de ce gouvernement[12].

Administration centrale[modifier | modifier le code]

Derrière la gare RER, les Archives diplomatiques à La Courneuve[4].
Une partie de l’administration se situe au 27 rue de la Convention dans le 15e arrondissement de Paris.[4].

L'administration centrale du ministère des Affaires étrangères comprend[13] :

  • le secrétariat général, dirigé par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères ;
  • quatre services rattachés directement au Ministre :
  • la direction générale des affaires politiques et de sécurité, composée de :
    • la direction des Nations Unies, des organisations internationales, des droits de l'homme et de la francophonie,
    • la direction des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement,
    • la direction de la coopération de sécurité et de défense,
    • la direction de l'Europe continentale,
    • la direction d'Afrique et de l'océan Indien,
    • la direction d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient,
    • la direction des Amériques et des Caraïbes,
    • la direction d'Asie et d'Océanie ;
  • la direction de l'Union européenne ;
  • la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats, composée de :
    • la direction des entreprises et de l'économie internationale,
    • la direction du développement et des biens publics mondiaux,
    • la direction de la coopération culturelle, universitaire et de la recherche,
    • la direction des programmes et du réseau ;
  • la direction générale de l'administration et de la modernisation, composée de :
    • la direction des ressources humaines,
    • la direction des affaires financières,
    • la direction des systèmes d'information,
    • la direction des immeubles et de la logistique ;
  • la direction des Français à l'étranger et de l'administration consulaire, comprenant :
    • le service des Français à l'étranger,
    • le service des conventions, des affaires civiles et de l'entraide judiciaire ;
  • la direction des affaires juridiques ;
  • la direction de la communication et de la presse ;
  • la direction des archives.

Postes diplomatiques et consulaires[modifier | modifier le code]

Pour mener les missions qui lui incombent, le ministère des Affaires étrangères dispose de l'ensemble du réseau diplomatique et consulaire français, qui englobe presque 400 représentations diplomatiques de la France (163 ambassades et 92 consulats généraux et consulats[14]). Ce réseau est le troisième du monde pour ce qui est du nombre de représentations, après ceux des États-Unis et de la Chine.

En 2016, le ministère est qualifié d'« institution à la dérive » par le journaliste Vincent Jauvert, qui, dans un livre, La face cachée du Quai d’Orsay, enquête sur un ministère à la dérive (éd. Laffont, 2016), dénonce plusieurs cas de détournement de fonds publics passés sous silence[15].

Effectifs[modifier | modifier le code]

En janvier 2015, les effectifs du ministère des Affaires étrangères sont de 14 275 agents dont :

  • 5 868 agents fonctionnaires titulaires et CDI (e 5 565 fonctionnaires et 303 CDI) ;
  • 2 807 agents contractuels ;
  • 4 941 agents de droit local ;
  • 659 militaires.

76 % des agents servent à l'étranger contre 24 % en administration centrale (21 % à Paris et 3 % à Nantes).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 2016, les autorisations de paiement des crédits dont dispose le ministre sont, selon le décret no 2015-1801 du 29 décembre 2015 portant répartition des crédits et découverts autorisés par la loi no 2015-1785 du 29 décembre 2015 de finances pour 2016 :
    • 3 070 494 280 € pour la mission « Action extérieure de l'État » ;
    • 1 597 058 341 € pour le programme « Solidarité à l'égard des pays en développement » de la mission « Aide publique au développement ».
  2. [PDF] Effectifs 2013 du ministère sur le site www.performance-publique.gouv.fr.
  3. Missions et organisations du ministère des Affaires étrangères sur son site officiel.
  4. a, b, c et d « Adresses du ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI) à Paris et à Nantes », sur www.diplomatie.gouv.fr.
  5. Décret du 16 mai 2012 relatif à la composition du Gouvernement.
  6. Décret du 21 juin 2012 relatif à la composition du Gouvernement.
  7. Décret du 2 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement.
  8. a et b Décret du 26 août 2014 relatif à la composition du Gouvernement.
  9. a et b Décrets du 11 février 2016 relatifs à la composition du Gouvernement.
  10. Décret du 9 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement.
  11. Décret du 4 septembre 2014 relatif à la composition du Gouvernement.
  12. Anne Eveno et Cédric Pietralunga, « Et le premier couac oppose… Bercy au Quai d'Orsay », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  13. Décret no 2012-1511.
  14. « Le ministère et son réseau », sur diplomatie.gouv.fr.
  15. Anne-Laëtitia Béraud, « La face cachée du Quai d'Orsay : affaires juteuses et entre-soi », sur 20minutes.fr, 20 minutes (consulté le 8 avril 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Barbiche, Les Institutions de la monarchie française à l'époque moderne, Presses universitaires de France (PUF), coll. « Quadrige », 2012 (chap. XII : le département des affaires étrangères).
  • Georges Dethan :
    • « Le Quai d'Orsay de 1870 à 1914 », dans Opinion publique et politique extérieure en Europe. I. 1870-1915. Actes du Colloque de Rome (13-16 février 1980), Rome, Publications de l'École française de Rome, 1981, p. 169-175, [lire en ligne].
    • « Le Quai d'Orsay de 1914 à 1939 », dans Opinion publique et politique extérieure en Europe. II. 1915-1940. Actes du Colloque de Rome (16-20 février 1981), Rome, Publications de l'École française de Rome, 1984, p. 157-163, [lire en ligne].
    • « Le Quai d'Orsay de 1945 à 1981 », dans Opinion publique et politique extérieure en Europe. III. 1940-1981. Actes du colloque de Rome (17-20 février 1982), Rome, Publications de l'École française de Rome, 1985, p. 193-200, [lire en ligne].
  • Pierre-Jean Rémy, Trésors et secrets du Quai d'Orsay : Une histoire inédite de la diplomatie française, Jean-Claude Lattès, 2001.
  • Franck Renaud, Les Diplomates : Derrière la façade des ambassades de France, Nouveau Monde Éditions, 2010.
  • Abel Lanzac (scénario) et Christophe Blain (scénario, dessin), Quai d'Orsay : Chroniques diplomatiques, t. 1, Dargaud,‎ , 104 p. (ISBN 2205061321), Abel Lanzac (scénario) et Christophe Blain (scénario, dessin), Quai d'Orsay : Chroniques diplomatiques, t. 2, Dargaud,‎ , 104 p. (ISBN 220506679X)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Décrets d'attribution[modifier | modifier le code]

Décrets d'organisation[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]