Transport routier

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Le transport routier rassemble les modes de transport suivants : les véhicules particuliers, les véhicules utilitaires (légers et lourds) et les deux-roues[1].

Dans le domaine des secteurs d'activité, le transport routier est une activité réglementée de transports terrestres, qui s'exerce sur la route. Elle englobe à la fois le transport routier de personnes, le transport routier de marchandises et le déménagement. Ces activités commerciales sont exercées par les transporteurs routiers.

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

En données brutes dans le monde[2], c'est le trafic maritime qui a le plus augmenté mais, sur terre, c'est la route qui domine, avec, par exemple, 44 % des « tonnes-km » transportées en 2005 dans l'Europe des 25, soient 38 % supplémentaires de 1995 à 2005 ; c'est 73 % du fret terrestre en Europe 79 % en France).

En Europe, toujours, de 1995 à 2005, le fret par rail gagne 10 %, alors qu'en France il chute de 10 %. Sur la même période, la France est en tête de l'UE quant au nombre de « passagers-km » par rail grâce à un réseau ferré très développé (1er réseau TGV d'Europe), suivi du Royaume-Uni et de l'Irlande, pour les augmentations de « passagers-km » en train, de 1995 à 2005.

Le fret maritime gagne 34 % dans le même temps, mais avec de grandes différences selon les pays.

Le transport fluvial représente 32 % du tonnage en 2005 (en « tonnes-km »), aux Pays-Bas, 14 % en Allemagne et en Belgique, contre seulement 2.5 % en France.

La voiture individuelle domine la route avec, en 2005, 81 % des transports terrestres en Europe 83 % en France). Le taux d'engins motorisés a fortement augmenté, surtout en Grèce, Espagne et Portugal, mais on observe dans les années 2000 une augmentation moins rapide des flux de circulation automobile en Europe et en France, avec même, localement, des diminutions en ville, notamment.

Le trafic aérien européen 8 % des « voyageurs-km » en 2004), sur la même période, croît 2,5 fois plus rapidement que celui de l'automobile.

Problématique de développement durable[modifier | modifier le code]

Point de vue économique[modifier | modifier le code]

Le transport routier est fortement consommateur de produits pétroliers et pose des problèmes de coûts, à l'heure où le pétrole devient durablement cher, et où se profile une diminution de la production mondiale de pétrole (pic pétrolier). En France, la stratégie nationale de développement durable met en exergue la nécessité de dissocier la croissance économique de la demande de transports[3].

Point de vue environnemental[modifier | modifier le code]

Le transport routier, par les infrastructures maillées qu'il nécessite, est facteur de fragmentation des écosystèmes, de pollution, de dérangement, de mortalité animale (roadkill) et est, en 2008, le premier émetteur de gaz à effet de serre en France et deuxième dans l'Europe des 25.

Concernant les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre, les véhicules du secteur sont classés, en France, dans les catégories suivantes[4] :

  • véhicules particuliers diesel non-catalysés ;
  • véhicules particuliers diesel catalysés ;
  • véhicules particuliers essence non-catalysés ;
  • véhicules particuliers essence catalysés ;
  • Véhicules particuliers GPL ;
  • véhicules particuliers électriques ;
  • véhicules utilitaires légers diesel catalysés ;
  • véhicules utilitaires légers diesel non-catalysés ;
  • véhicules utilitaires légers essence catalysés ;
  • véhicules utilitaires légers essence non-catalysés ;
  • poids-lourds diesel ;
  • poids-lourds essence ;
  • poids-lourds GNV ;
  • deux-roues.

Les transports seraient responsables de 26 % des émissions de dioxyde de carbone en Europe, derrière l'agriculture (39 %) et devant l'habitat (19 %) et l'industrie (16 %).

Le transport routier reste le mode de transport le plus émetteur : en France, la route serait responsable de 92 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur.

Le transport routier est également le plus gros émetteur de polluants locaux. Des séquelles durables existent aussi (avec notamment le plomb toxique de l'essence qui n'est pas biodégradable, et qui s'est accumulé au bord des routes fréquentées des années 1960 à 1980.

Les transports sont source de 21 % du total des GES de l'UE-15 (hors transport maritime et aérien international).

Le transport maritime, routier et aérien sont ceux dont la part a le plus augmenté.

La CCNUCC estime que les gaz à effet de serre des transports devraient encore progresser (d'environ 30 % de 2007 à 2010 dans les pays industrialisés, par rapport à 1990, sauf redressement dû à la crise économico-financière ou à des actions fortes, internationales). Selon l'Agence internationale de l'énergie, les émissions des transports augmenteront de 80 % de 2005 à 2030.

En France, l'Ifen[5] montre, en , que les Français polluent plus par leurs déplacements lors de leurs loisirs et congés que les autres jours, avec 16 % des émissions annuelles de CO2 des véhicules particuliers sur le territoire national. Le Ministère de l'écologie estime, pour sa part, que les émissions de gaz à effet de serre des déplacements touristiques (tous modes confondus) des Français représentent 6 % des émissions en 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « Transport routier » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur inrest.fr, consulté le 11 juillet 2015
  2. Source : données de l'Agence européenne pour l'environnement (disponibles fin 2008)
  3. [[PDF] « Consommation d'énergie des transports et PIB » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur stats.environnement.devellopement-durable.gouv.fr, consulté le 11 juillet 2015
  4. [PDF] « Rapport national d’inventaire : Inventaire des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre en France – Séries sectorielles et analyses étendues », sur citepa.org,‎ (consulté le 12 juillet 2014), p. 10
  5. Source Ifen et Enquête nationale de la direction du Tourisme/TNS Sofres sur le Suivi de la Demande Touristique des Français (SDT)

Articles connexes[modifier | modifier le code]