Triathlon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Triathlon
Description de l'image Triathlon pictogram.svg.
Fédération internationale Fédération internationale de triathlon (ITU)
Sport olympique depuis 2000
Description de l'image Tri swim bike run.jpg.

Le triathlon (prononcé\tʁi.jat.lɔ̃\, du grec τρι : trois ; αθλον : épreuve) est une discipline sportive constituée de trois épreuves d'endurance enchaînées : natation, cyclisme et course à pied. Sa forme moderne apparait aux États-Unis en 1974 et se développe depuis au travers du monde. Se pratiquant sur des distances de très courtes à très longues, le triathlon devient discipline olympique en l'an 2000 aux Jeux olympiques de Sydney en Australie sur la distance « M » (anciennement « CD ») — soit 1 500 mètres de natation, 40 kilomètres de vélo et 10 kilomètres de course à pied. Il est géré et structuré au niveau mondial par la Fédération internationale de triathlon (ITU) et un ensemble de fédérations continentales et nationales qui déclinent selon leurs spécificités les règles générales édictées par l’ITU.

Le triathlon moderne est un sport créé selon une pratique mixte où les pratiquants et pratiquantes portent le nom invariant en genre de : triathlète[N 1] et sont engagés dans la grande majorité des compétitions au sein d'une même épreuve, selon les même règles. Plusieurs sports dérivés naissent à la suite de son développement, tel le duathlon, l'aquathlon ou encore le paratriathlon, il se décline également selon des environnements différents comme pour le cross triathlon ou le triathlon d'hiver.

Pour permettre une amélioration des performances des compétiteurs, le triathlon voit son développement s’accompagner de l'évolution de matériels spécifiques à son usage, telles les combinaisons de natation dédiées au triathlon, les vélos de contre-la-montre ou les tenues « trifonctions ». Ainsi que de la diffusion d'une bibliographie sportive et scientifique sur l'entrainement ou les impacts physiques et physiologiques autour de la pratique des sports enchainés d'endurance.

Historique[modifier | modifier le code]

Le terme « triathlon » qui donne son nom à la pratique sportive moderne — natation, vélo, course à pied — a également été utilisé pour d'autres enchainements sportifs notamment pendant la première moitié du XXe siècle.

Les prémices[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, la troisième olympiade des jeux modernes qui se tiennent à Saint-Louis, dans le Missouri en 1904, comprennent une compétition d'athlétisme de trois sports. L'épreuve se compose d'un saut en longueur, d'un lancer du poids et d'une course en sprint sur 100 yards (91,44 mètres). L’épreuve en question est considéré comme un « triathlon » dans les almanachs de l'époque[1].

En France se déroulent au début du XXe siècle (entre 1902 et 1920) les premières compétitions de « triathlon ». En effet sur les bords de Marne à Joinville-le-Pont et initiée par l'École Normale de Gymnastique et des Sports de Joinville en banlieue parisienne, se dispute « les Trois Sports », nom de ces épreuves qui ont lieu les dimanches d'été ou la natation est remplacée par le canotage. La convivialité et l'esprit sportif font de ces épreuves un rendez-vous des amateurs d'efforts combinés[2].

En 1934, la course des trois sports à La Rochelle propose un des moments les plus insolites de l'année, prémices du triathlon moderne. Il s'agit de traverser le chenal à la nage soit environ 200 mètres, de parcourir dix kilomètres à bicyclette, du port de la Rochelle au parc de Laleu, quartier situé plus au nord et enfin d'avaler trois tours de piste en courant, soit 1 200 mètres sur le stade André-Barbeau[3]. Au début des années 1940 apparaissent à Poissy toujours en banlieue parisienne, des triathlons appelés « Course des Débrouillards » puis « Course des touche à tout ». Le manque d'ambition, malgré la bonne humeur, entraîne la disparition de ces épreuves[4].

Les années 1935 à 1945 voient également en France et en Suisse, l’organisation de « triathlon scolaire » sous la forme d'un concours inter-scolaire d'athlétisme comprenant une épreuve de course à pied, une de saut et une de lancer[5].

Le début du triathlon moderne[modifier | modifier le code]

Il faut attendre 1974 pour voir réapparaître aux États-Unis le premier triathlon moderne, il a été réalisé et conçu par Jack Johnstone et Don Shanahan et parrainé par le San Diego Track Club à Fiesta Island près de San Diego en Californie. Sur une distance de 8  kilomètres en course à pied, 8 kilomètres à vélo et de 450 mètres en natation[N 2] que s'affrontent des Californiens adeptes d'une culture basée sur le multi-sport et le fitness[6].

En 1973 Jack Johnstone sportif californien, coureur amateur et adepte de remise en forme, découvre et participe à la course organisée par Dave Pain depuis 1972 sur le site de Mission Bay (San Diego) en Californie. Un biathlon combinant une épreuve de course à pied de 7,2 kilomètres suivi d'une « baignade » de 250 mètres environ. Trouvant un intérêt dans ce type de pratique multi-sport, il imagine alors mettre en œuvre une compétition combinant à part égale, course à pied et natation. Il propose cette course au président du San Diego Track Club, Bill Stock, qui accepte de l'inscrire à son calendrier et lui suggère de prendre contact avec Don Shanahan qui a aussi des projets de compétitions multi-sport. Ce dernier propose d'inclure une partie vélo dans la compétition. Les deux fondateurs décident d'organiser la course sous une forme multi-sport comprenant de la natation, du vélo et course à pied sur le site de Mission Bay et le nomme « Mission Bay Triathlon »[6].

Avec une faible publicité locale, après avoir recruté le plus de bénévoles possible et convaincu d'autres sportifs « d'essayer quelque chose de nouveau », c'est à 17h45, le mercredi que commence le premier triathlon moderne. Quarante six tri-athlètes hommes et femmes prennent le départ de cette première sportive. Le temps prévu pour les premiers est de moins d'une heure et de plus de deux heures pour les derniers. Pour éclairer avec leur phares le circuit des derniers arrivants, des voitures sont positionnées le long du parcours[6].

Le sportif Bill Phillips remporte cette première en 55 min 44 s, Jack Johnstone prend la 6e place en h 2 min 18 s, Don Shanahan est le directeur de course. Judy et John Collins qui fonderont quatre ans plus tard le triathlon Ironman à Hawaï participent à l'épreuve et terminent respectivement 30e et 35e. Tous les participants franchissent la ligne d'arrivée, la dernière sportive à réaliser le premier triathlon moderne est Barbara Stalder qui clôture l’épreuve en h 34 min 51 s[6].

Le grand « Big-Bang » du triathlon vient d'Hawaï. En 1977 John Collins, Capitaine de Vaisseau vétéran de l'US Navy, propose pour trancher un débat sur les qualités sportives, d'enchaîner trois épreuves parmi les plus dures d'Hawaï : la Waikiki Rough Water Swim (3,824 km de natation), l'Around Oahu Bike Race (179  km de vélo) et le Marathon d'Honolulu (42,195  km de course à pied)[7]. Dans une phrase célèbre d'avant course, il donne un nom au vainqueur qui marque l'histoire du triathlon longue distance :

«  Whoever finishes first, we'll call him the Iron Man, (Celui qui finit premier, nous l'appellerons l'homme de fer)[8].  »

Le , quinze candidats s'élancent dans cette aventure pour le titre d'« Ironman ». Le premier à franchir la ligne d'arrivée est Gordon Haller, chauffeur de taxi de profession, passionné de sport et de fitness qui a 27 ans devient le premier Ironman en 11 h 46 min 58 s. Ils seront douze à terminer l'épreuve[9].

Développement international[modifier | modifier le code]

Franchissant l'Atlantique, cette discipline révolutionnaire conquiert l'Europe du Nord, c'est à Plzeň en Tchécoslovaquie le que se tient le premier triathlon européen, les (Pays-Bas, la Belgique, l'Allemagne de l'Ouest) en 1981 lui emboitent le pas mais la médiatisation de ces événements est quasi inexistante. Cette vague sportive s'étend à la France, plus précisément par la Côte d'Azur à Nice, ou est organisé le premier triathlon longue distance[N 3] en 1982. Les images « choc » produites par Antenne 2 [N 4] révèlent ce sport au grand public[10]. Certains inconditionnels des activités traditionnelles critiquent fortement cette nouvelle pratique et crient parfois « aux fous », mais ces sportifs vont créer de nouveaux adeptes. Le triathlon rompt avec les habitudes, l'enchaînement de ses trois composantes va à l'encontre de toute logique physiologique connue à cette époque. En fait, il sort des pratiques classiques que sont les stades et les piscines et porte une marque de fabrique qui peut paraître mythique : « made in U.S.A. », il propose tout à la fois de nouvelles valeurs sportives et de nouveaux espaces de pratique[11].

1985 voit la création de la première structure internationale du triathlon. La Fédération européenne de triathlon (ETU) est placé sous la présidence de l'Irlandais Con O’Callaghan, elle lance immédiatement les premiers championnats d'Europe de triathlon. Dès l’année suivante, les onze nations qui la compose se rencontrent à Bruxelles pour fédérer les structures nationales de chaque pays européen. Seule la France possède à cette époque une structure bien établie reconnue par les pourvoir publics et le comité national olympique, le CONADET précurseur de la Fédération française de triathlon[12].

La première entité mondiale reconnue du triathlon est la « Triathlon Fédération International » (TFI), cohabite en son sein 22 fédérations nationales principalement européennes, sous la présidence du Hollandais Jop Van Zanten. Des luttes d'influences entre fédérations européennes et anglo-américaines dégradent la cohabitation établie dans les règles de fonctionnement, notamment au regard du système de vote favorable à l'ETU et provoque une rupture en son sein[13]. Dès lors, le Canadien Les McDonald travaille à une réduction de l’influence européenne et Juan Antonio Samaranch, président du Comité international olympique, obtient l'intégration du triathlon comme sport de démonstration aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992 mais au sein de « Union Internationale de Pentathlon Moderne et de Biathlon » (UIPMB), laissant entrevoir son accès possible au statut de sport olympique des 1996.

En février 1989, se tient à Vancouver au Canada, une assemblée informelle qui réunit chez Les Mcdonald et durant une semaine, Jean Cote, Sture Jonasson, Carl Thomas, Phil Briard et des représentants russes et asiatiques qui travaillent à l'élaboration des statuts et règlements de la future ITU (« International Triathlon Union »)[13]. Le 31 mars 1989, s'ouvre à Avignon au palais des papes le congrès fondateur de l'ITU. Après de nouvelles dissensions sur la voie à suivre pour atteindre à l'olympisme, notamment à la suite du refus de suivre la voie de UIPMB et sur les filières de développement économique et sportif du triathlon, le congrès entérine la création de la Fédération internationale de triathlon et élit son premier comité exécutif. Sans surprise Les McDonald est élu président, Jean Cote vice-président, Sture Jonasson secrétaire général et Carl Thomas trésorier. La ville d'Avignon et les instances françaises se voient confier l'organisation du 1er championnat du monde de triathlon de catégorie A[N 5],[14].

De son coté, la société Ironman continue pour sa part son développement sur le circuit très longue distance et structure un circuit international de compétitions labellisées Ironman et qualificatives pour l’épreuve historique d'Hawaï. Cette dernière devient dès lors le « championnat du monde d'Ironman »[15].

Le triathlon sport olympique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Triathlon aux Jeux olympiques.

Le refus d'adhérer en 1989 au projet de Juan Antonio Samaranch et à l'Union Internationale de Pentathlon Moderne et de Biathlon, clôture l'espoir d'un triathlon olympique pour 1992 et 1996. Le président du CIO reste un défenseur d'un triathlon sport olympique mais des obstacles techniques empêchent son accession. Le nombre de participants une quarantaine au maximum et donc le nombre de dossards qualificatifs par pays, également et comme le reconnait le président de l'ITU, les règles interdisant le drafting (aspiration-abri), régulièrement bafouées et difficiles à contrôler et pénaliser avec équité, mais qui font partie de l'histoire même du triathlon, ce dernier étant à l'origine un sport individuel. Enfin le triathlon n'attire pas suffisamment les médias[16]..

Le 3 septembre 1994, après un long travail de persuasion visant à conforter l'idée d'un triathlon olympique, avenir médiatique, économique et sportif de cette pratique récente, le triathlon obtient le statut de sport du programme olympique. En ouverture du congrès du Comité International Olympique (CIO), la future Fédération française de triathlon organise le 29 aout, le « Triathlon de Paris » aux couleurs olympique, comme une démonstration de ce sport devant les congressistes qui viennent tenir séance dans la capitale française[16].

La première épreuve de triathlon olympique a lieu en 2000 à Sydney en Australie. C'est une version « courte distance » inspirée de diverses disciplines déjà présentent au programme olympique qui est choisie comme support de la course. 1 500 mètres de natation, 40 kilomètres à vélo puis 10 kilomètres de course à pied deviennent la distance olympique et cet enchaînement 1500/40/10 est depuis appelé « DO » (Distance Olympique)[17],[N 6]. Sur cette compétition et sur toutes les compétitions fédérale élites et sur courte distance seulement, le drafting ou « aspiration-abri » est désormais autorisé.

Pratique[modifier | modifier le code]

Associant trois sports d'endurance, le triathlon associe également des milieux de pratique différents. Au fil du temps et de son développement sportif et commercial, de nombreuses formes et distances spécifiques ont été élaborées. Crée selon une pratique totalement mixte, c'est depuis l'accession du triathlon au statut de sport olympique que certaines épreuves internationales élites ont différencié les départs hommes et femmes par deux courses distinctes, les règles et les parcours restant toutefois parfaitement identiques. Sport individuel à l'origine, les règles d’interdiction d'aspiration-abri (Drafting) sur la partie cycliste ont également été abolie à cette occasion sur ce type d'épreuve fédérale, mais reste la règle sur toutes les autres compétitions.

  • Natation : bien que les entraînements se fassent généralement en piscine, les compétitions sont organisés pour une épreuve de nage en eau libre qui peut se dérouler en mer, en lac ou étang, voire en rivière. Le départ est effectué soit de manière massive (mass-start), soit par vague successive déterminé[N 7] par l'organisation ou encore depuis 2016 sur les compétitions longues distances, par roulement (Rolling Start). Ce départ en flux continue au travers d'un portique réducteur ou démarre un chronométrage individuel permet une fluidification et un étalement de l'entrée dans l'eau des triathlètes[N 8],[18]. Des départs en contre-la-montre par équipe ou individuel existent également pour certaines épreuves sur courtes distances.
  • Cyclisme : Dans la pratique générale l'épreuve se déroule sous forme d'un effort individuel, donc exempt de l'effet d'aspiration du peloton[N 9]. Les épreuves olympiques et les grandes épreuves fédérales sur courtes distances uniquement sont exemptées de cette disposition et la partie cycliste de la course ne se déroule pas sous forme d'un contre-la-montre individuel. En pratique cela se concrétise par la formation de pelotons.
  • Course à pied : il s'agit d'une course de fond « classique » sur route ou sur chemin.
  • Transition : l'enchaînement des trois épreuves sans pause de la part des concurrents leur impose, en plus d'être performants dans chacune des disciplines, d'effectuer des transitions rapides entre deux épreuves. Les compétiteurs doivent ainsi enlever le plus rapidement possible leur combinaison de natation à la sortie de l'eau et enfiler leur casque (obligatoire) avant de sauter — au sens propre le plus souvent — sur le vélo. Ils doivent de même descendre de manière efficace de leur monture, une fois la partie cycliste achevée et enfiler le plus rapidement possible leurs chaussures de course à pied. La rapidité à effectuer les deux transitions [N 10], peut s'avérer déterminante sur des triathlons courts[19].
Les étapes du triathlon.

Types d'épreuves[modifier | modifier le code]

Les épreuves de triathlon, se déclinent selon des distances codifiées par la fédération internationale[20] et appliquées par les fédérations nationales selon des terminologies qui peuvent leurs être propre. Elles sont classifiées de la plus courte à la plus longue, des distances spécifiques pour les jeunes pratiquants existent également. La course olympique sert de standard.

Ces distances « fédérales » représentent la très grande majorité des courses organisées. Selon la configuration des parcours, un écart de plus ou moins 10% de la distance totale de référence de l'épreuve est toléré[N 11].

Classification internationale
Format Natation Cyclisme Course à pied
Équipe relais (4X) 250 à 300 m 5 à 8 km 1,5 à 2 km
Distance super sprint 250 à 500 m 6,5 à 13 km 1,7 à 3,5 km
Distance sprint 750 m 20 km 5 km
Distance standard 1 500 m 40 km 10 km
Moyenne distance 1 900 à 3 000 m 80 à 90 km 20 à 21 km
Longue distance 1 000 à 4 000 m 100 à 200 km 10 à 42 km
Classification française
Nom de la distance Natation Cyclisme Course à pied Total
Jeunes 6-9 ans 50 mètres 1 000 mètres 500  mètres 1 550  mètres
Jeunes 8-11 ans 100 mètres 2 000 mètres 1 000 mètres 3 100 mètres
Jeunes 10-13 ans 200 mètres 4 000 mètres 1 500 mètres 4 700 mètres
Jeunes 12-19ans 300 mètres 6 000 mètres 2 000 mètres 8 300 mètres
Distance XS (Découverte) 400 mètres 10 kilomètres 2,5 kilomètres 12,9 kilomètres
Distance S (Sprint) 750 mètres 20 kilomètres 5 kilomètres 25,75 kilomètres
Distance M (CD, DO ou A) 1 500 mètres 40 kilomètres 10 kilomètres 51,5 kilomètres
Distance L (MD ou B) 3 000 mètres 80 kilomètres 20 kilomètres 103 kilomètres
Distance 70.3 (half) 1 900 mètres 90 kilomètres 21,1 kilomètres 113 kilomètres
Distance XL (LD ou C) 4 000 mètres 120 kilomètres 30 kilomètres 154 kilomètres
Distance XXL ou Ironman 3 800 mètres 180 kilomètres 42,195 kilomètres 226 kilomètres

Depuis 1985 existent des compétitions de triathlon courues sur des distances supérieures (Ultra-triathlon), multiples de la distance de l'Ironman (de deux fois la distance d'un Ironman à vingt fois).

Équipements spécifiques[modifier | modifier le code]

Au cours de son évolution sportive, le triathlon voit de nombreux équipements se créer pour augmenter tant le confort que la performance des triathlètes. Ces équipements génèrent en 2016, une économie assez spécifique à la pratique de ce sport.

Départ de triathlète en combinaison spécifique
Combinaisons de triathlètes

La natation en eau libre pose dès les débuts du triathlon moderne, de véritables problèmes. La température de l'eau parfois froide crée régulièrement des hypothermies aux compétiteurs. La combinaison de plongée est parfois utilisée, mais rigide et épaisse son efficacité thermique ne s’accompagne pas d'une efficacité de mouvement. En 1983, la jeune société « Aquaman », propose une première combinaison de natation dédiée au triathlon. Sans manche et coupée à mi-cuisse, elle est taillée dans un néoprène classique et cousue. En 1985, la société propose le premier modèle intégral, collé et cousue et met en œuvre un système de fermeture inverse pour favoriser un déshabillage plus rapide. En 1986, le fabricant japonais de néoprène, Tomizo Yamamoto, met au point un néoprène spécial pour le triathlon. De couleur noire pour favoriser la protection contre le froid, plus fin, plus souple et plus léger. L'association de ces deux technologies aboutit à la commercialisation d'un modèle qui connait de vifs succès auprès des triathlètes et qui est ensuite décliné par de nombreux autres fabricants[21],[22]. Depuis sa création, les évolutions technologiques ont permis l’amélioration du rendement dans l'eau des combinaisons, ainsi en 1995, la société Yamamoto, met au point un procédé de recouvrement du néoprène, le « Super Composite Skin (SCS) » qui augmente la glisse du nageur dans l’eau[23].

Vélo de triathlon sur un portique.jpg
Vélo de triathlon

La pratique du triathlon apporte des évolutions notables aux vélos de par sa pratique première qui relève d'un sport et d'un effort individuel. Les pionniers de la discipline accomplissent l'épreuve avec des vélos de route à la géométrie classique. Rapidement la recherche d'un rendement supérieur va favoriser l’apparition de nouvelle adaptation à ce sport. La plus notable et qui ouvre la voie à ces nouvelles techniques est l’apparition en 1985 aux États-Unis et entre les mains du futur vainqueur de l'édition annuelle de l'Ironman d'Hawaï, Scott Tinley, du premier « guidon aéro ». Celui-ci évolue considérablement en 1987, par la mise au point que font Charley French et Boone Lennon, deux sportifs de Sun Valley dans l'Idaho[N 12]. Il porte tout d'abord le nom de « guidon de triathlète » ou « guidon de triathlon ». Ce guidon permet de prendre une position plus aérodynamique sur le vélo qui reste classique, mais permet une meilleure pénétration dans l’air. Cette évolution technique fait son apparition en France en 1987, Rob Barel fait sensation lors d'une compétition avec ce nouveau guidon qui est rapidement adopté par de nombreux triathlètes[21]. Cette première évolution technologique majeure apporte un gain de temps significatif lors des compétitions, elle ouvre la voie à de nombreuses autres améliorations, jusqu’à la création de vélo spécifique au triathlon et aux courses cyclistes en contre-la-montre[24].

Organisations fédérales[modifier | modifier le code]

La Fédération internationale de triathlon (International Triathlon Union, ITU) est l'organisme mondial officiel qui gère le triathlon et la plupart de ses dérivés. Son congrès fondateur se tient le 1er avril 1989 à Avignon en France. L'ITU subordonne les cinq fédérations continentales dont dépendent toutes les fédérations nationales[25]. Ces fédérations continentales sont en 2016 :

Compétitions[modifier | modifier le code]

Depuis sa reconnaissance internationale et sa participation aux Jeux Olympiques, associé aux développements des fédérations, de nombreuses compétitions internationales ont lieu chaque année. Ces compétitions sont le plus souvent déclinées au niveau continental et national par les fédérations. Les principales compétitions mondiales organisées par l'ITU sont en 2015 les :

Règles générales[modifier | modifier le code]

L'ensemble des règles générales d'engagement et de compétitions sont édictées par la Fédération internationale de triathlon (IUT). Elles sont déclinées par les fédérations ou les confédérations régionales selon des spécificités propres aux pays ou au continent, sans qu'elles ne puissent être en contradiction avec les règlements internationaux. En 2015 l'ITU a mis à jour sa réglementation sur l’ensemble des sports enchainés dont elle a la gestion. Un document de 196 pages détaille aussi bien les règles de courses dans chaque épreuve, que la répartition des prix, les classifications de catégories de triathlètes ou paratriathlètes ou encore les critères des tenues sportives, des contrôles anti-dopage, des sanctions et pénalités, mais aussi de l’agrément de sportifs ou d'entraineurs. Ce règlement général s'applique à la plupart des compétitions organisées dans le monde[30].

Classification des compétiteurs[modifier | modifier le code]

Quelle que soit la pratique de sport enchainé géré par la fédération internationale, les athlètes sont classés dans deux statuts uniquement et identiques pour les hommes et les femmes[31] :

  • « Élites », pour les professionnels, ils peuvent concourir au niveau international dans des courses dédiées hommes et femmes ou mixtes avec un départ différé. Leurs résultats ne relèvent que d'un classement général (scrach) par genre. Les jeunes élites de moins de 23 ans concourent dans la catégorie espoir, « U23 ».
  • « Groupe d'âge », pour les amateurs qui concourent dans des compétitions mixtes et bénéficient d'un classement pas classe d'age et par genre supplémentaire, qui peut octroyer un titre honorifique. Les groupes d'âge enfants et jeunes évoluent d'une classe d'age tous les deux ans, jusqu’à la première classe adulte qui débute à 20 ans. Les classes adultes évoluent d'une classe tous les cinq ans d'âge supplémentaire et sont des classes séniors de 20 à 40 ans et vétéran au-delà de cet âge[32].

Paratriathlon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paratriathlon.
un triathlète handisport sur son vélo à main lors d'un triathlon
Paratriathlète sur Ironman de Kona (Hawaï) en 2007.

Le paratriathlon est une variante du triathlon pour les athlètes ayant un handicap physique. Le sport est régi par la Fédération internationale de triathlon (ITU) et a été accepté par le Comité international paralympique comme sport paralympique à compter des Jeux paralympiques d'été de 2016 qui se tiennent à Rio de Janeiro, Brésil[33].

La présence de triathlètes handicapés sur les compétitions de triathlon au plus haut niveau est effective depuis de nombreuses années. L'Australien John Maclean est parmi les plus célèbres, en 1997 à l'aide d'un vélo adapté et d'un fauteuil roulant il devient le premier triathlète handicapé à franchir la ligne d'arrivée du championnat du monde d'Ironman à Kona (Hawaï) en 12 h 21 min 30 s[34].

Autres sports enchaînés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Épreuves sportives combinées.

Ils existent d'autre pratiques sportives de sport enchaînés dérivées du triathlon ou de ses méthodes d'entrainement. Les plus connues, gérées par les fédérations de triathlon sont par exemple le :

  • Duathlon : associant course à pied, vélo de route, puis encore course à pied.
  • Aquathlon : associant natation (généralement en bassin) et course à pied.
  • Cross triathlon[N 13] : associant natation, VTT hors route et Trail.
  • Cross duathlon : combine deux épreuves de course à pied qui encadre une épreuve de VTT sur des circuits hors routes.
  • Triathlon d'hiver : association, course à pied, VTT et ski de fond ou dans sa version S3 associant course en raquette, patinage de vitesse et ski de fond.

Ultra-triathlon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ultra-triathlon.

L'ultra-triathlon est une sous-discipline du triathlon qui se pratique sur de très longues distances, multiples de celles de l'Ironman. Il regroupe toutes les épreuves consistant à effectuer x fois ces distances selon une pratique chronométrée egalement. La discipline est encadrée par l'Association internationale d'ultra-triathlon (IUTA) et ses règlements généraux ne relèvent pas de la Fédération internationale de triathlon (ITU). En 1985 naît le Double Ironman à Huntsville aux États-Unis et en 1988 le Triple Ironman voit le jour avec le Défi mondial de l'endurance à Fontanil-Cornillon (France)[35].

Organisations privées[modifier | modifier le code]

Plusieurs sociétés privées commerciales ou associatives d’événements sportifs, organisent des épreuves de triathlon ou de duathlon dans le monde. Certaines épreuves peuvent servir de support à des titres décernés par les fédérations internationales ou nationales.

  • La World Triathlon Corporation (W.T.C) est une société privée d’événement sportif, détentrice du nom « Ironman ». C'est sous son contrôle que sont organisées les courses pouvant arborer ce nom[36]. Elle organise un circuit de compétitions internationales qualificatif pour le championnat du monde d'Ironman qu'elle organise tous les ans à Kailua-Kona, dans l'archipel d'Hawaï aux États-Unis. Cependant, seules les marques Ironman et « Triathlon Ironman » sont déposées et propriétés de la WTC[36]. Ainsi, tout organisateur de course peut proposer les distances Ironman tout en choisissant pour son épreuve un autre nom. C'est ainsi que des courses célèbres comme le triathlon d'Embrun (en France) ou le Challenge Roth (en Allemagne) se courent sur la distance Ironman sans en avoir le label. Depuis 2006, la WTC organise également un circuit et un championnat du monde d'Ironman 70.3, où les distances sont la moitié de celles de l'Ironman.
  • Team Unlimited est une société privée organisatrice du circuit de cross triathlon Xterra et du championnat du monde du même nom. Selon le même principe que le circuit Ironman, le circuit qualificatif donne accès à une finale qui se déroule à Maui sur l'ile d'Hawaï et octroie le titre de « champion du monde de Xterra »[37].
  • Team Challenge, créée en 2002 à Roth, est une société européenne privée qui organise les étapes du circuit Challenge family qui regroupe trente-et-une compétitions sur distances XL et XXL dans dix-sept pays. Certaines courses comme le Challenge Roth servent depuis plusieurs années de support à des compétitions du championnat du monde longue distance de la fédération internationale de triathlon[38]. En 2014, elle s'est associé avec la marque américaine d'organisation de triathlon Révolution 3 (Rev3) crée en 2008, pour étendre son réseau d'organisation sur le territoire américain[39].
  • L'International Association Powerman organise le circuit international Powerman Duathlon dont l'étape de Zofingue (en Suisse) sert régulièrement de support à la fédération internationale pour l’organisation du championnat du monde longue distance de duathlon[40].

Science et triathlon[modifier | modifier le code]

Le triathlon fait l'objet d'études physiologiques et physiques ou encore sociologique, plusieurs ouvrages et études sont éditées sur ces sujets.

Conceptualisé en 2009 par la présidente Marisol Casado et les membres du Comité international olympique dans le but de favoriser les recherches sur le triathlon et au regard de la jeunesse d'un sport qui expérimente régulièrement de nouveaux formats et pratiques. La fédération internationale met en place des cycles de conférences sur un rythme biannuel. Elle installe ces cycles dans le but de mettre en exergue les dernières découvertes scientifiques et technologiques qui permettent de faire progresser les programmes de formation et d'entrainement dans le triathlon. L'accent étant particulièrement porté sur les niveaux élites et leurs environnement sportif et médicale[41].

En 2011 , La première conférence se tient à l'Université d'Alicante en Espagne et réunit des scientifiques dans le domaine du sport. Animé par un comité scientifique, des conférenciers sont invités à présenter les dernières études et évolutions sur le triathlon[42].

En 2015, la 2e édition se tient à Paris en France et propose comme thème central « Objectif pour Rio, préparation pour Tokyo...et après » (« Peaking for Rio, preparing for Tokyo...and beyond »), d'autres thèmes sont également développés au cours de la conférence, comme l'entraînement spécifique au triathlon de haut niveau, le paratriathlon ou encore la gestion de la formation des triathlètes[42].

La conférence 2017 qui se tient à Edmonton au Canada, propose pour son 3e cycle, de traiter de la crête de performance de l’athlète pendant son cycle d'entrainement, des pathologies cardiaques liées aux activités sportives de hauts niveaux, de l’utilisation de la technologie et de l'innovation dans les plans de formation et d'entrainement. Les conférences visent à attirer de nombreuses délégations internationales composées de l'ensemble des acteurs, du sportif aux chercheurs en passant par les entraineurs, les médecins ou encore les physiothérapeutes qui travaillent habituellement avec toutes les catégories de triathlètes ou de paratriathletes[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les pays francophones du Nord de l'Amérique (Canada) usent parfois des termes de : triathlonien et triathlonienne.
  2. C'est dans cet ordre que la première compétition eu lieu.
  3. Le Triathlon international de Nice qui deviendra en 1995, l'Ironman France.
  4. Émission intitulée: « Voyage au bout de la souffrance » décembre 1992
  5. Distance M actuelle, connu sous distance olympique DO ou courte distance CD.
  6. En 2013 l’appellation de cette distance est devenue pour la France: distance « M ».
  7. Généralement par classe d'age, hommes et femme
  8. Testé par la société Ironman sur ses courses longues distances, elle commence la généralisation de ce principe de départ sur les compétitions qu'elle organise à partir de 2016
  9. Aussi appelée « aspiration abri » ou drafting
  10. Notées souvent T1 et T2.
  11. Règlement FFtri 2014, p19
  12. Les deux inventeurs, membre d'une équipe de sport d'hiver, imaginent la position d’après la position de mains et l’aérodynamisme des skieurs lors d'épreuve de descente.
  13. Connu aussi sous le nom de « Triathlon Cross » ou « Triathlon Nature ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Scott Tinley, « The French Connection », sur http://www.trihistory.com/,‎ (consulté le 11 août 2015).
  2. « Envie de différence? Vibrez triathlon » [PDF], sur http://www.croscotedazur.fr (consulté le 27 octobre 2015), p. 6.
  3. (en) Robert Mechikoff, A history and philosophy of sport and physical education: from ancient civilizations to the modern world, McGraw-Hill, (ISBN 9780073376493), p. 279.
  4. FFtri 1902-1978 2013, p. 5.
  5. « Le deuxième triathlon scolaire », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  6. a, b, c et d (en) « Story of the First Triathlon », sur triathlonhistory.com
  7. (en) TriathlonHistorian, « Famous Triathlètes: John Collins », sur triathlonfacts.com (consulté le 17 mai 2014)
  8. (en) Sal Ruibal, « Original Ironman still racing hard », sur usatoday.com,‎ (consulté le 16 mai 2014).
  9. (en) TriathlonHistorian, « Famous Triathletes: Gordon Haller », sur triathlonfacts.com,‎ (consulté le 15 mai 2014).
  10. « 30 ans de Triathlon de Nice 83-92 » [PDF], sur www.ligue-ca-triathlon.com (consulté le 19 octobre 2014).
  11. FFTri 1984-1989, p. 5.
  12. « Histoire du triathlon : 1986 », sur http://fftri.com (consulté le 11 novembre 2015).
  13. a et b FFTri 1984-1989, p. 17.
  14. « Histoire du triathlon : 1989 », sur http://fftri.com (consulté le 11 novembre 2015).
  15. 30 ans du triathlon de Nice, Ligue CA / FFTRI, , PDF.
  16. a et b « Histoire du triathlon : 1994 », sur http://fftri.com (consulté le 11 novembre 2015).
  17. « France Olympique », sur franceolympique.com.
  18. « Changement de la procédure de départ pour Ironman Nice et Aix 70.3 », sur http://www.trimes.org (consulté le 3 mars 2016).
  19. Romuald Lepers, « La 4e discipline », Trimag, no 51,‎ , p. 84.
  20. (en) « Competition rules » [PDF], sur http://www.triathlon.org,‎ (consulté le 13 novembre 2015), p. 75.
  21. a et b FFtri, Le Conadet 1984-1989 : Les Évolutions Techniques, Fédération française de triathlon, , PDF, p. 54.
  22. « Historique », sur http://www.aquamantri.com (consulté le 3 mars 2016).
  23. (en) « Yamamoto history », sur http://www.yamamoto-bio.com (consulté le 3 mars 2016).
  24. (en) Tom Demerly, « A Brief History of Triathlon Bikes: Part 1 », sur http://www.thetrishop.com,‎ (consulté le 4 mars 2016)
  25. (en) « About ITU », sur http://www.triathlon.org (consulté le 5 mars 2016).
  26. (en) « About ETU », sur http://etu.triathlon.org (consulté le 6 juin 2015).
  27. (en) « Fédérations PATCO », sur http://americas.triathlon.org (consulté le 5 mars 2016).
  28. (en) Datuk Balwant Singh Kler, « History of Asian Triathlon Confederation », sur http://astc.triathlon.org (consulté le 7 juin 2015).
  29. (en) « About ATU », sur http://atu.triathlon.org (consulté le 6 juin 2015).
  30. (en) « Règle général sportif de l'ITU » [PDF], sur http://www.triathlon.org (consulté le 13 mars 2016).
  31. (en) « Groupe d'âge », sur ITU (consulté le 18 mars 2016).
  32. « RGT FFtri » [PDF], sur fédération Française de triathlon,‎ (consulté le 18 mars 2016), p. 122.
  33. « Les paratriathlètes attendus à Copacabana en 2016 », France Comité Paralympique,‎ (consulté le 7 septembre 2014).
  34. (en) Bob Babbit, 25 Years of the Ironman Triathlon World Championship, Meyer et Meyer Sport, coll. « Ironman édition », (ISBN 978-1841261003), p. 108.
  35. (en) Chris Kostman, « France's Triple Ironman Triathlon: Multi-Sport Meets Ultra Distance », sur http://www.adventurecorps.com,‎ (consulté le 18 mars 2016).
  36. a et b (en) Pete Williams, « Iron Man calls this fight a draw », Street & Smith's Sports Group,‎ (consulté le 27 mai 2014).
  37. (en) « Xterra history », sur http://www.xterraswitzerland.ch (consulté le 20 avril 2015).
  38. (en) « ETU European Championships At Challenge Roth », sur www.triradar.com (consulté le 13 décembre 2014).
  39. « Challenge annonce son partenariat avec Rev3 », sur www.trimes.org,‎ (consulté le 12 novembre 2014).
  40. (en) Matt Baird, « ITU partners with Powerman for 2011 Long Distance Duathlon World Championships », sur http://www.220triathlon.com,‎ (consulté le 24 avril 1915).
  41. a et b « Sciences+triathlon », sur http://science.triathlon.org (consulté le 18 juillet 2016).
  42. a et b (en) « Welcome », sur http://science.triathlon.org (consulté le 5 septembre 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Triathlon.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Isabelle Mouthon, Béatrice Mouthon et Dominique Bouchet, Le triathlon, Minerva, coll. « sport », (ISBN 2830706102).
  • Didier Lehénaff, Regard d'expert sur le triathlon, Chiron, coll. « Sport pratique », (ISBN 978-2702706640)
  • Didier Lehénaff et Didier Bertrand, Le triathlon, Chiron, coll. « Sport pratique », (ISBN 978-2702706695)
  • FFtri, Retour sur le vieux continent 1902-1978 : La naissance d'un sport, Fédération française de triathlon, , PDF. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • FFtri, Retour sur le vieux continent 1978-1984 : La création du CONADET, Fédération française de triathlon, , PDF. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Romuald Lepers et Na Maffiuletti, Age and gender interactions in ultraendurance performance: insight from the triathlon, Medicine and Science in Sports and Exercise, (lire en ligne), p. 134-139.
  • (en) Romuald Lepers, Beat Knechtle et Paul Stapley, Trends in Triathlon Performance: Effects of Sex and Age, Sports Medicine, Springer Verlag, (lire en ligne), p. 851-863.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]