Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston
| Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston | |
| Création | |
|---|---|
| Disparition | |
| Activité | Industrie électrique (d)[1] |
| Filiales | Société Industrielle Générale de Moteurs d'Aviaton (d)[2] |
| Partenaires | Ducretet Thomson |
| Société suivante | Alstom et Thomson-Brandt |
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La Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston, devenue la Compagnie française Thomson-Houston (CFTH) est une entreprise créée à Paris le comme filiale française de General Electric, en association avec la Compagnie des compteurs[3], pour construire et exploiter des unités de production et de transport d'électricité et des réseaux de tramways électriques[4].
Elle applique entre autres dans la construction des lignes et du matériel roulant de tramways, les techniques issues des brevets américains dont elle possède les droits d'exploitation.
Historique
[modifier | modifier le code]Origines
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En 1882, les ingénieurs Elihu Thomson et Edwin J. Houston créent la Thomson-Houston Electric Company (THEC) aux États-Unis. En 1885, la compagnie développe une filiale, la Thomson-Houston International Electric Company, dont l'objectif est de vendre des systèmes d'éclairage électrique dans le monde entier[5]. Elle cède dès 1891 la licence de son compteur électrique à une entreprise française, la Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériels d'Usines à Gaz, renommée Compagnie des compteurs. De son côté, la THEC fusionne en 1892 avec la compagnie de Thomas Edison, la Edison General Electric Company, pour former General Electric Company (GEC). La même année, une filiale est ouverte en France. En 1893, la Compagnie des compteurs forme avec GE la Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston, dont le nom est abrégé en Compagnie française Thomson-Houston (CFTH), pour exploiter en France les brevets de Thomson-Houston Electric dans le domaine de la production et du transport de l'électricité[6]. L'entreprise est dirigée par Émile Mercet, représentant de la banque Perier, l'actionnaire principal. Elle élargit ses activités au secteur prometteur du tramway et plus largement de la traction électrique.
Envol et expansion
[modifier | modifier le code]En 1909, la société continue à se diversifier dans des domaines, alors annexes, des transports, tels que la signalisation ferroviaire, la téléphonie et prend, à cet effet, le contrôle des Ateliers Postel-Vinay, de la Compagnie d'électricité Thomson-Houston de la Méditerranée, et de la Compagnie française des accumulateurs électriques Union (IODAC)[7].
En 1918, la CFTH absorbe la Société l'éclairage électrique, puis l'année suivante, elle signe le un Principal Agreement clarifiant les rapports entre la CFTH et GEC. En 1921, la CFTH et la Compagnie générale d'électricité (CGE) forme une société commune, La Compagnie des Lampes, connue pour sa marque Mazda. L'installation des services centraux de la CFTH occupe l'immeuble parisien du 173 boulevard Haussmann à partir de 1922.
Restructurations et fusions
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Entre 1925 et 1931, la CFTH traverse d'importante séries de restructurations avec notamment la création d'une filiale financière, la Société financière électrique (1925) et une société de crédit à la consommation, le Crédit électrique qui deviendra le Crédit électrique et gazier (CREG).
Sa filiale, la Compagnie des téléphones Thomson-Houston (CTTH) est cédée à ITT en 1926. La CFTH transfert également des activités lourdes dans une filiale commune fondée en 1928 avec la Société alsacienne de constructions mécaniques, nommée Als-Thom pour « ALSacienne-THOMson » (qui deviendra ultérieurement Alstom). En 1930, elle opère la filialisation de ses activités de radiologie dans la Compagnie générale de radiologie (CGR). En 1931, ses activités lampes sont logées dans une filiale commune avec Philips pour créer les Fabriques réunies de lampes électriques (FRLE). Puis, elle acte son partenariat avec la société anonyme Ducretet & Cie dirigée par Ernest Roger qui conduit à la création de la société Ducretet Thomson pour la fabrication en grande série d'appareils de TSF sous la marque « La Voix du Monde ».
La société Union pour l'industrie et l'électricité est mise en place en par la société financière du groupe d'Ernest Mercier et celle du groupe Thomson-Houston Electric Company[8].
Nationalisation
[modifier | modifier le code]La CFTH est nationalisée en 1936 par le gouvernement Léon Blum.
Durant l'Occupation, en , la firme adopte le nom définitif de Compagnie française Thomson-Houston.
Après la Libération et le début des Trente Glorieuses, la CFTH se lance dans la production d'électronique professionnelle (émetteurs-récepteurs radio, transmission hyperfréquences, radars), d'électronique grand public (postes de radio, électrophones) et d’électroménager (réfrigérateurs).
En 1958, la CFTH rachète à Pathé-Marconi sa branche radio-télévision (La Voix de son Maître-Marconi) et son usine de Thonon-les-Bains.
La société disparaît en 1966 à la suite d'une fusion avec Hotchkiss-Brandt pour former la société Thomson-Houston-Hotchkiss-Brandt, qui sera renommée par la suite Thomson-Brandt.
En 1968, la Compagnie générale de télégraphie sans fil (CSF) récupère les activités électroniques de Thomson-Brandt pour former Thomson-CSF.
Réseaux de tramways électrifiés par la compagnie
[modifier | modifier le code]- Tramway du Havre
- Tramway de Nice et du littoral
- Compagnie générale parisienne de tramways
- Société des tramways algérois
- Tramways de Tours
- Chemins de fer nogentais
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Pressearchiv 20. Jahrhundert (organisation), consulté le .
- ↑ Pressearchiv 20. Jahrhundert (organisation), consulté le .
- ↑ Quynh Delaunay et Jacques Marseille, Société industrielle et travail domestique : l’électroménager en France, XIXe – XXe siècle, L’Harmattan, , 443 p. (ISBN 978-2-7475-3997-5, lire en ligne), p. 370.
- ↑ Larroque, Dominique, « L'expansion des tramways urbains en France avant la Première Guerre Mondiale », Histoire, économie & société, Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 9, no 1, , p. 135–168 (DOI 10.3406/hes.1990.1570, lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ William J. Hausman et al. (dir.), Global Electrification: Multinational Enterprise and International Finance in the History of Light and Power, 1878-2007, Cambridge Studies in the Emergence of Global Enterprise / Cambridge University Press, 2009.
- ↑ Michel Périn, « Naissance dans le XVe d’une multinationale, la Thomson », Vaugirard-Grenelle, Paris, Société historique et archéologique de Paris XVe, no 4, (résumé).
- ↑ « Compagnie française Thomson-Houston », sur idref.fr (consulté le ).
- ↑ Le capitalisme familial : Logiques et trajectoires, Journées d'études de Besançon du 17 janvier 2002", par Jean-Claude Daumas, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2004, p. 127, [lire en ligne].
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Baumard Raphaël (dir.), Valentin Dolgotworoff et Elsa Vignier, Compagnie française Thomson-Houston (et autres compagnies réunies en dans Thomson-CSF) : -, Roubaix, Archives nationales du monde du travail, 2018-2019 (présentation en ligne, lire en ligne [PDF]).