Bruno Retailleau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bruno Retailleau
Image illustrative de l'article Bruno Retailleau
Fonctions
Président du conseil régional des
Pays de la Loire
En fonction depuis le
(6 mois et 27 jours)
Élection
Prédécesseur Jacques Auxiette
Président du groupe
Les Républicains du Sénat
En fonction depuis le
(1 an 9 mois et 13 jours)
Prédécesseur Jean-Claude Gaudin
Sénateur de la Vendée
En fonction depuis le
(11 ans 9 mois et 14 jours)
Élection 26 septembre 2004
Réélection 28 septembre 2014
Président du conseil général de la Vendée

(4 ans 4 mois et 3 jours)
Prédécesseur Philippe de Villiers
Successeur Yves Auvinet (président du conseil départemental)
Député de la 4e circonscription de la Vendée

(2 ans 6 mois et 17 jours)
Prédécesseur Philippe de Villiers
Successeur Philippe de Villiers
Conseiller général de la Vendée
élu dans le canton de Mortagne-sur-Sèvre

(26 ans 5 mois et 30 jours)
Prédécesseur Gérard Brosset
Successeur Cécile Barreau et Guillaume Jean (conseillers départementaux)
Biographie
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Cholet (Maine-et-Loire)[1]
Nationalité Française
Parti politique MPF (1994-2010)
UMP (2012-2015)
Les Républicains (depuis 2015)
Diplômé de IEP de Paris
Profession Dirigeant de société
Religion Catholicisme romain

Bruno Retailleau, né le à Cholet (Maine-et-Loire)[1], dirigeant de société de profession, est un homme politique français. Sénateur de la Vendée et ancien président du conseil général de la Vendée, il est actuellement président du groupe Les Républicains au Sénat et président du conseil régional des Pays de la Loire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie au lycée Saint-Gabriel, dans la commune de Saint-Laurent-sur-Sèvre en Vendée[réf. nécessaire]. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, il est proche de Philippe de Villiers, qui lui confie la mise en scène du spectacle de la « Cinéscénie » du Puy du Fou[2], la direction générale adjointe de la radio locale Alouette[3] (1985-1987), puis celle de l'école de communication Sciencescom[4] (1987-1994). Il préside un temps la SA du Grand Parcours du Puy du Fou, qui gère le parc d'attractions associé à la Cinéscénie.

Membre du bureau du Mouvement pour la France, dont il est vice-président, il est élu sénateur de la Vendée le 26 septembre 2004.

Il est membre de plusieurs groupes d'études sénatoriaux (Artisanat et services, Littoral et mer, Économie agricole alimentaire, Élevage, Énergie, Médias et nouvelles technologies, Postes et communications électroniques), et il préside la Commission du dividende numérique[5].

Bruno Retailleau a été secrétaire de la Mission temporaire sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales mises en place par le Sénat en octobre 2008[6]. En septembre 2009, le Premier ministre François Fillon lui a confié une mission temporaire portant sur les mesures qui permettraient d’augmenter le nombre des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France et d’accroître leur contribution à la réindustrialisation du pays[7]. Il préside la mission d'information sur les conséquences de la tempête Xynthia[8].

Son nom a été cité en janvier 2009 pour entrer au Gouvernement comme secrétaire d'État à l'économie numérique[9], mais le président du MPF Philippe de Villiers s'y est opposé et a empêché cette promotion, voyant dans la proposition faite à son bras droit par le Premier ministre un débauchage susceptible de nuire à sa campagne des élections européennes[10].

Bruno Retailleau lors du colloque de l'ARCEP, Neutralité de l’internet et des réseaux, en avril 2010

Le , Bruno Retailleau annonce qu'il n'est « plus sur la même longueur d'onde » que Philippe de Villiers et qu'il quitte le Mouvement pour la France, « ne se retrouvant plus » dans la stratégie du mouvement[11].

À la suite de la démission de Philippe de Villiers de la présidence du conseil général de la Vendée, le , Bruno Retailleau assure l'intérim en sa qualité de premier vice-président[12]. Le 30 novembre suivant, il est élu président du conseil général avec 25 voix sur 31[13]. Il est réélu le après le renouvellement partiel de l’assemblée départementale [14].

Fin février 2012, Bruno Retailleau adhère à l'UMP et devient aussitôt membre du comité de campagne de Nicolas Sarkozy et secrétaire national du parti chargé de la compétitivité et des PME[15].

Bruno Retailleau est à l'initiative du « Cercle vendéen », lancé le 27 juin 2011. Cette organisation a pour but d'établir un réseau d'influence efficace afin de capter des projets d'implantations d'entreprises, ainsi que des idées d'innovations et des perspectives de développement économique.

Seul candidat, il est élu à la tête de l'UMP - Vendée avec 100 % des suffrages le . Il succède ainsi à Louis Guédon[16].

En janvier 2013, après avoir soutenu François Fillon lors du congrès de l'UMP de novembre 2012, qui a débouché sur une importante crise politique interne, il est nommé responsable du pôle projet, avec la copéiste Valérie Debord, afin d'assister Hervé Mariton[17],[18].

Il est, depuis le 2 octobre 2014, président du groupe UMP au Sénat, après avoir remporté une primaire face à Roger Karoutchi[19].

Bruno Retailleau annonce sa candidature[20] aux élections régionales de décembre 2015 dans les Pays de la Loire où il mène une liste commune entre Les Républicains et l'UDI. Celle-ci, arrivée en tête au premier tour avec 33,49 % des suffrages, remporte définitivement les élections au second tour avec 42,70 % (54 des 93 sièges du conseil régional), face aux candidats socialiste Christophe Clergeau (37,56 % des voix et 26 sièges) et Front national Pascal Gannat (19,74 % des voix et 13 sièges)[21]. Le 18 décembre 2015, il est élu président du conseil régional par 54 voix sur 93 et succède ainsi au socialiste Jacques Auxiette[22].

Il soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[23].

Positions[modifier | modifier le code]

Durant sa campagne, Bruno Retailleau avait affirmé sa volonté de voir la reprise des travaux de construction de l'aéroport du Grand Ouest. Il a rencontré Manuel Valls le 15 décembre, s'assurant du soutien de l'État à ce projet[24]. Il explique dans les colonnes du Point qu'il est prêt à employer la force pour expulser les zadistes, qu'il qualifie de « minorité bornée et ultra-violente »[25].

Détail des fonctions et mandats électifs[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Sénat[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Présentation de Bruno Retailleau aux élections régionales de 2015 sur retailleau2015.fr
  2. Jean-Clément Martin et Charles Suaud, « Le Puy du Fou : L'interminable réinvention du paysan vendéen », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 93, no 1 « L’invention du passé national / Le ghetto vu de l’intérieur »,‎ , p. 21-37 (lire en ligne)
  3. Histoire de la radio locale Alouette
  4. Le site de Sciences Com'
  5. http://www.dividende-numerique.fr/
  6. http://www.senat.fr/mission_temporaire_coll_ter/index.html.
  7. Lettre de mission : http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/communiques/lettre_de_mission_communique_presse.zip
  8. http://www.senat.fr/commission/missions/xynthia/index.html
  9. Article du figaro.fr sur le remaniement, 12/01/2009
  10. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/15/01011-20090115FILWWW00531-remaniement-fillon-voulait-retailleau.php
  11. « Bruno Retailleau quitte le MPF », Ouest-France, 23 avril 2010.
  12. http://www.lepoint.fr/politique/philippe-de-villiers-tourne-la-page-du-conseil-general-31-10-2010-1256614_20.php
  13. « Bruno Retailleau succède à de Villiers au Conseil général de Vendée », dépêche AFP, 30 novembre 2010.
  14. « Bruno Retailleau réélu président du conseil général de la Vendée », Ouest-France, 31 mars 2011
  15. a et b « Bruno Retailleau, ex-bras droit de Philippe de Villiers, rejoint l'UMP », AFP, 29 février 2012.
  16. B. Retailleau plébiscité à la tête de l'UMP - Vendée, Ouest-France, 22 décembre 2012.
  17. Bruno Retailleau soutient Fillon, Le Figaro, 27 août 2012.
  18. Alexandre Lemarié, « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », in lemonde.fr, 15 janvier 2013.
  19. « Un filloniste s'empare du groupe UMP du Sénat », sur L'Express,‎ (consulté le 2 octobre 2014)
  20. « Découvrir Bruno Retailleau » (consulté le 22 septembre 2015)
  21. « Résultats régionales 2015 - Nantes », sur francetvinfo.fr (consulté le 14 décembre 2015).
  22. « Bruno Retailleau (LR) élu président de la région Pays de la Loire », sur leparisien.fr (consulté le 19 décembre 2015).
  23. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  24. « Retailleau: « La ZAD de Notre-Dame-des-Landes est le symbole de l'affaissement de l'Etat » », sur Public Sénat (consulté le 8 janvier 2016)
  25. (fr) « Bruno Retailleau : À Notre-Dame-des-Landes, "il faudra utiliser la force" », sur Le Point, https://plus.google.com/+LePointfr (consulté le 8 janvier 2016)
  26. Sophie Huet, « Bruno Retailleau prend la tête du groupe UMP au Sénat », sur lefigaro.fr,‎
  27. AFP, « L'UMP s'est choisie une nouvelle équipe dirigeante », sur Lesechos.fr,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]