Bruno Retailleau

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Bruno Retailleau
Bruno Retailleau en 2014.
Bruno Retailleau en 2014.
Fonctions
Président du conseil régional des
Pays de la Loire

(1 an, 9 mois et 12 jours)
Élection
Prédécesseur Jacques Auxiette
Successeur François Pinte (intérim)
Christelle Morançais
Président du groupe UMP puis Les Républicains au Sénat
En fonction depuis le
(3 ans, 1 mois et 14 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Jean-Claude Gaudin
Sénateur français
En fonction depuis le
(13 ans, 1 mois et 15 jours)
Élection 26 septembre 2004
Réélection 28 septembre 2014
Circonscription Vendée
Groupe politique RASNAG (2004-2011)
UMP (2011-2015)
LR (depuis 2015)
Président du conseil général de la Vendée

(4 ans, 4 mois et 3 jours)
Prédécesseur Philippe de Villiers
Successeur Yves Auvinet (président du conseil départemental)
Député français

(2 ans, 6 mois et 17 jours)
Circonscription 4e de la Vendée
Prédécesseur Philippe de Villiers
Successeur Philippe de Villiers
Conseiller général de la Vendée
élu dans le canton de Mortagne-sur-Sèvre

(26 ans, 5 mois et 30 jours)
Prédécesseur Gérard Brosset
Successeur Cécile Barreau et Guillaume Jean (conseillers départementaux)
Biographie
Nom de naissance Bruno Daniel Marie Paul Retailleau
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Cholet (Maine-et-Loire)[1]
Nationalité Française
Parti politique MPF (1994-2010)
UMP (2012-2015)
LR (depuis 2015)
Diplômé de IEP de Paris
Profession Dirigeant de société
Religion Catholicisme romain[2]

Bruno Retailleau, né le à Cholet (Maine-et-Loire), est un homme politique français.

Membre du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, il est député de 1994 à 1997 et président du conseil général de la Vendée de 2010 à 2015. Après avoir quitté le MPF, il adhère à l'Union pour un mouvement populaire (UMP), puis est élu sénateur dans le département de la Vendée et préside le groupe UMP puis Les Républicains (LR) au Sénat depuis 2014. Il est également président du conseil régional des Pays de la Loire de 2015 à 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et débuts[modifier | modifier le code]

Il naît le à Cholet (Maine-et-Loire)[1],[3]. Il étudie au lycée Saint-Gabriel de Saint-Laurent-sur-Sèvre, dans le département de la Vendée[4].

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (Service public, 1985)[5], il est proche de Philippe de Villiers, qui lui confie la mise en scène du spectacle de la « Cinéscénie » du Puy du Fou[6], la direction générale adjointe de la radio locale Alouette[7] (1985-1987), puis celle de l'école de communication Sciencescom[8] (1987-1994). Il préside un temps la SA du Grand Parcours du Puy du Fou, qui gère le parc d'attractions associé à la Cinéscénie.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Cadre du MPF et premiers mandats[modifier | modifier le code]

Il est membre du bureau du Mouvement pour la France (MPF), dont il est vice-président. Ce parti est très implanté dans la Vendée, dont le fondateur et président du MPF, Philippe de Villiers, préside le conseil général.

Suppléant de Philippe de Villiers lors des élections législatives de 1993, il devient député à la suite de la démission de celui-ci. Il détient ce mandat jusqu'aux élections législatives de 1997, lors desquelles Philippe de Villiers décide de revenir siéger à l'Assemblée nationale.

Élu sénateur dans la Vendée le 26 septembre 2004, Bruno Retailleau est, au Sénat, membre de plusieurs groupes d'études sénatoriaux (Artisanat et services, Littoral et mer, Économie agricole alimentaire, Élevage, Énergie, Médias et nouvelles technologies, Postes et communications électroniques), et préside la commission du dividende numérique[9]. Il est secrétaire de la mission temporaire sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales mises en place par le Sénat en octobre 2008[10]. En septembre 2009, le Premier ministre, François Fillon, lui confie une mission temporaire portant sur les mesures qui permettraient d’augmenter le nombre des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France et d’accroître leur contribution à la réindustrialisation du pays[11]. Il préside la mission d'information sur les conséquences de la tempête Xynthia[12].

Son nom est cité en janvier 2009 pour entrer au gouvernement comme secrétaire d'État à l'économie numérique[13], mais le président du MPF, Philippe de Villiers, s'y oppose, voyant dans la proposition faite à son bras droit par le Premier ministre un débauchage susceptible de nuire à sa campagne des élections européennes[14].

À la suite de la démission de Philippe de Villiers de la présidence du conseil général de la Vendée et de son retrait de la vie politique, le , Bruno Retailleau assure l'intérim de la présidence du conseil général en sa qualité de premier vice-président[15]. Le 30 novembre suivant, il est élu président du conseil général avec 25 voix sur 31[16]. Il est réélu le après le renouvellement partiel de l’assemblée départementale [17].

Adhésion et ascension à l'UMP[modifier | modifier le code]

Bruno Retailleau en 2010.

Le , Bruno Retailleau annonce qu'il n'est « plus sur la même longueur d'onde » que Philippe de Villiers et qu'il quitte le Mouvement pour la France, « ne se retrouvant plus » dans la stratégie du mouvement[18]. Il entretient depuis des relations tendues avec lui[19].

Bruno Retailleau adhère à l'UMP fin février 2012, devenant aussitôt membre du comité de campagne de Nicolas Sarkozy et secrétaire national du parti chargé de la compétitivité et des PME[20]. Seul candidat, il est élu à l'unanimité à la tête de la fédération UMP de la Vendée le , succédant à Louis Guédon[21].

Il est à l'initiative du « Cercle vendéen », organisation lancée le afin de capter des projets d'implantations d'entreprises, ainsi que des idées d'innovations et des perspectives de développement économique[22],[23].

Président du groupe UMP puis LR au Sénat[modifier | modifier le code]

Dpuis le 2 octobre 2014, il est président du groupe UMP au Sénat, après avoir remporté une primaire face à Roger Karoutchi[24]. Il est réélu le [25].

Il est cité comme bénéficiaire sous la forme de « remboursements de frais » dans l'affaire de détournement de fonds publics au sein du groupe UMP au Sénat[26].

Président du conseil régional des Pays de la Loire[modifier | modifier le code]

Bruno Retailleau annonce sa candidature[27] aux élections régionales de décembre 2015 dans les Pays de la Loire; où il mène une liste commune entre Les Républicains et l'UDI. Durant sa campagne, Bruno Retailleau affirme sa volonté de voir la reprise des travaux de construction de l'aéroport du Grand Ouest. Il rencontre le Premier ministre, Manuel Valls, le 15 décembre 2015, afin de s'assurer du soutien de l'État à ce projet[28] ; il explique dans les colonnes du Point qu'il est prêt à employer la force pour expulser les zadistes, qu'il qualifie de « minorité bornée et ultra-violente »[29].

Sa liste arrive en tête au premier tour, avec 33,49 % des suffrages, et l'emporte au second, avec 42,70 % (54 des 93 sièges du conseil régional), face aux listes socialiste de Christophe Clergeau (37,56 % des voix et 26 sièges) et Front national de Pascal Gannat (19,74 % des voix et 13 sièges)[30]. Le 18 décembre 2015, il est élu président du conseil régional par 54 voix sur 93 et succède ainsi au socialiste Jacques Auxiette[31].

En 2017, en raison de la nouvelle législation sur le cumul des mandats, il annonce qu'il va céder la présidence de région pour conserver son mandat de sénateur.

Fidèle de François Fillon[modifier | modifier le code]

En janvier 2013, après avoir soutenu François Fillon lors du congrès de l'UMP de novembre 2012, qui débouche sur une importante crise politique interne, il est nommé responsable du pôle projet, avec la copéiste Valérie Debord, afin d'assister Hervé Mariton[32],[33].

Il est un des premiers soutiens de François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[34] et coordonne la campagne de celui-ci à pour l'élection présidentielle de 2017. Alors que le candidat doit faire face à plusieurs défections de son camp à la suite du Penelope Gate, Bruno Retailleau fait partie, avec Jérôme Chartier et Valérie Boyer du dernier « noyau dur » de ses soutiens[35].

En mars 2017, à la suite de la publication du livre-enquête Bienvenue place Beauvau qui lève le voile sur une prétendue utilisation de la machine policière à des fins politiques sous le quinquennat de François Hollande, il porte avec d'autres ténors LR à la connaissance du Parquet national financier et au procureur de la République une douzaine de faits qui seraient délictueux[36],[37].

Après son échec à l'élection présidentielle de 2017, François Fillon transmet la présidence du mouvement Force républicaine à Bruno Retailleau. Ce club politique aurait ainsi vocation à continuer à exister en rassemblant le courant filloniste au sein des Républicains[38]. Quelques jours plus tard, il est annoncé que François Fillon aurait décidé de garder la présidence de Force républicaine à la demande du compagnon de Virginie Calmels, Jérôme Chartier qui sera battu lors des élections législatives de 2017[39]. Cependant, Bruno Retailleau reste président de Force républicaine.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié à une médecin, il est père de trois enfants[40].

Détail des fonctions et mandats électifs[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au Sénat[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Présentation de Bruno Retailleau aux élections régionales de 2015 sur retailleau2015.fr
  2. Tristan Quinault-Maupoil, « Bruno Retailleau, le fidèle inoxydable de François Fillon », Le Figaro, samedi 18 / dimanche 19 mars 2017, page 6.
  3. « Bruno Retailleau », Who’s Who, fiche mise à jour le [lire en ligne].
  4. « Denys Baguenard, le directeur du lycée Saint-Gabriel, cesse ses fonctions », Ouest-France,‎ .
  5. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/bruno.retailleau85.
  6. Jean-Clément Martin et Charles Suaud, « Le Puy du Fou : L'interminable réinvention du paysan vendéen », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 93, no 1 « L’invention du passé national / Le ghetto vu de l’intérieur »,‎ , p. 21-37 (lire en ligne)
  7. Histoire de la radio locale Alouette
  8. Le site de Sciences Com'
  9. http://www.dividende-numerique.fr/
  10. http://www.senat.fr/mission_temporaire_coll_ter/index.html.
  11. Lettre de mission : http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/communiques/lettre_de_mission_communique_presse.zip
  12. http://www.senat.fr/commission/missions/xynthia/index.html
  13. Article du figaro.fr sur le remaniement, 12 janvier 2009.
  14. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/15/01011-20090115FILWWW00531-remaniement-fillon-voulait-retailleau.php.
  15. http://www.lepoint.fr/politique/philippe-de-villiers-tourne-la-page-du-conseil-general-31-10-2010-1256614_20.php
  16. « Bruno Retailleau succède à de Villiers au Conseil général de Vendée », dépêche AFP, 30 novembre 2010.
  17. « Bruno Retailleau réélu président du conseil général de la Vendée », Ouest-France, 31 mars 2011
  18. « Bruno Retailleau quitte le MPF », Ouest-France, 23 avril 2010.
  19. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/depart-de-bruno-retailleau-le-tacle-de-philippe-de-villiers-5232649
  20. a et b « Bruno Retailleau, ex-bras droit de Philippe de Villiers, rejoint l'UMP », AFP, 29 février 2012.
  21. B. Retailleau plébiscité à la tête de l'UMP - Vendée, Ouest-France, 22 décembre 2012.
  22. « Un « cercle vendéen » pour créer un réseau d’influence », Ouest-France,‎ .
  23. « À Paris, la Vendée tisse ses réseaux d’influence », Ouest-France,‎ .
  24. « Un filloniste s'empare du groupe UMP du Sénat », sur L'Express, (consulté le 2 octobre 2014)
  25. http://www.lemonde.fr/la-republique-en-marche/article/2017/09/26/francois-patriat-reelu-mardi-president-du-groupe-lrem-au-senat_5191720_5126036.html
  26. « 117 sénateurs sont soupçonnés d'avoir détourné 8 millions d'euros », lepoint.fr, 13 octobre 2017.
  27. « Découvrir Bruno Retailleau » (consulté le 22 septembre 2015)
  28. « Retailleau: « La ZAD de Notre-Dame-des-Landes est le symbole de l'affaissement de l'Etat » », sur Public Sénat (consulté le 8 janvier 2016)
  29. « Bruno Retailleau : À Notre-Dame-des-Landes, "il faudra utiliser la force" », sur Le Point, https://plus.google.com/+LePointfr (consulté le 8 janvier 2016)
  30. « Résultats régionales 2015 - Nantes », sur francetvinfo.fr (consulté le 14 décembre 2015).
  31. « Bruno Retailleau (LR) élu président de la région Pays de la Loire », sur leparisien.fr (consulté le 19 décembre 2015).
  32. Bruno Retailleau soutient Fillon, Le Figaro, 27 août 2012.
  33. Alexandre Lemarié, « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », in lemonde.fr, 15 janvier 2013.
  34. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  35. Geoffroy Clavel, « Retailleau, Boyer, Chartier... le dernier noyau dur des soutiens de François Fillon », huffingtonpost.fr, 3 mars 2017.
  36. Paule Gonzales, « «Cabinet noir» : les ténors de la droite réclament l'ouverture d'une enquête », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  37. Justine Chevalier, « "Cabinet noir": que va faire la justice de la plainte des proches de Fillon? », BFM TV,‎ (lire en ligne)
  38. « Fillon lâche Force républicaine », Paris Match, semaine du 4 au 9 mai 2017, page 27.
  39. Thibaut Pézerat, « Finalement, François Fillon va garder la présidence de Force Républicaine », marianne.net, 19 mai 2017.
  40. Mariana Grépinet, « Les révélations de la campagne », Paris Match, semaine du 20 au 26 avril 2017, pages 32-33.
  41. Sophie Huet, « Bruno Retailleau prend la tête du groupe UMP au Sénat », sur lefigaro.fr,
  42. AFP, « L'UMP s'est choisie une nouvelle équipe dirigeante », sur Lesechos.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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