Bruno Retailleau

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Bruno Retailleau
Illustration.
Bruno Retailleau en 2019.
Fonctions
Président du groupe UMP puis Les Républicains au Sénat
En fonction depuis le
(7 ans, 11 mois et 25 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Jean-Claude Gaudin
Sénateur français
En fonction depuis le
(18 ans et 1 jour)
Élection 26 septembre 2004
Réélection 28 septembre 2014
27 septembre 2020
Circonscription Vendée
Groupe politique RASNAG (2004-2011)
UMP (2011-2015)
LR (depuis 2015)
Président du conseil régional des
Pays de la Loire

(1 an, 9 mois et 12 jours)
Élection
Prédécesseur Jacques Auxiette
Successeur François Pinte (intérim)
Christelle Morançais
Président du conseil général de la Vendée

(4 ans, 4 mois et 3 jours)
Prédécesseur Philippe de Villiers
Successeur Yves Auvinet
Député français

(2 ans, 6 mois et 17 jours)
Circonscription 4e de la Vendée
Législature Xe (Cinquième République)
Prédécesseur Philippe de Villiers
Successeur Philippe de Villiers
Conseiller général de la Vendée

(26 ans, 5 mois et 30 jours)
Circonscription Canton de Mortagne-sur-Sèvre
Prédécesseur Gérard Brosset
Successeur Cécile Barreau et Guillaume Jean (conseillers départementaux)
Biographie
Nom de naissance Bruno Daniel Marie Paul Retailleau
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Cholet (France)[1]
Nationalité Française
Parti politique MPF (1994-2010)
UMP (2012-2015)
LR (depuis 2015)
Diplômé de IEP de Paris
Profession Dirigeant de société
Religion Catholicisme romain[2]

Bruno Retailleau, né le à Cholet (Maine-et-Loire), est un homme politique français. Sénateur de Vendée, il est président du Président du groupe Les Républicains au Sénat.

Membre du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, il est député de 1994 à 1997 et président du conseil général de la Vendée de 2010 à 2015. Après avoir quitté le MPF en 2010, il adhère à l'Union pour un mouvement populaire (UMP), puis est élu sénateur dans le département de la Vendée et préside le groupe UMP puis Les Républicains (LR) au Sénat depuis 2014. Il est également président du conseil régional des Pays de la Loire de 2015 à 2017. Ayant succédé à François Fillon, il préside depuis 2017 le club de réflexion politique Force républicaine.

En 2022, il est candidat à la présidence du parti Les Républicains.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Fils d'un négociant en grains[3], il naît le à Cholet (Maine-et-Loire)[1],[4]. Aîné d'une famille de 4 enfants[5], il est originaire d'un village du bocage vendéen, Saint-Malô-du-Bois, à 7 kilomètres de là où émergera le parc du Puy du Fou[6].

Passionné d'équitation, c'est en participant, comme cavalier bénévole au spectacle de « La Cinéscénie » du Puy du Fou, qu'il a été repéré par Philippe de Villiers[7],[8]. Le créateur du spectacle, qui en fait vite son second[9], lui confiera plus tard la mise en scène de la Cinéscénie pendant près de 25 ans[10],[11].

Marié à une femme médecin, il est père de trois enfants[12].

Études et formation[modifier | modifier le code]

Il étudie au lycée Saint-Gabriel de Saint-Laurent-sur-Sèvre, dans le département de la Vendée, établissement dont l’enseignement représente l’une des trois branches de la spiritualité montfortaine et mariale[13],[14].

Bruno Retailleau est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (service public, 1985)[4],[15], après une maîtrise de sciences économiques à l'Université de Nantes[4],[8].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1985, il prend la direction générale adjointe de la radio locale Alouette[16], puis, de 1987 à 1994, la direction générale de l'école de communication Sciencescom[17].

Lors de la création de la SA du Grand Parc du Puy du Fou, qui gère le parc d'attractions associé à la Cinéscénie, il en devient le président[18],[11].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Cadre du MPF et premiers mandats[modifier | modifier le code]

Bruno Retailleau est membre du bureau du Mouvement pour la France (MPF), dont il est vice-président. Ce parti est très implanté en Vendée, dont le fondateur et président du MPF, Philippe de Villiers, a longtemps présidé le conseil général.

Élu pour la première fois en 1988, dans le canton de Mortagne-sur-Sèvre, il entre au Conseil général de Vendée[19]. Il est par la suite réélu en 1994, 2001 et 2008, à chaque fois dès le premier tour[19]. Au sein de l’exécutif départemental, il devient d’abord vice-président à l’issue du renouvellement de 1994, puis premier vice-président en 2004[19].

Entrée à l'Assemblée Nationale[modifier | modifier le code]

Suppléant de Philippe de Villiers lors des élections législatives de 1993, il devient député à la suite de la démission de celui-ci. Il détient ce mandat jusqu'aux élections législatives de 1997, lors desquelles Philippe de Villiers décide de revenir siéger à l'Assemblée nationale.

Sénateur de Vendée[modifier | modifier le code]

Élu sénateur de la Vendée le 26 septembre 2004, Bruno Retailleau est, au Sénat, membre de plusieurs groupes d'études sénatoriaux (Artisanat et services, Littoral et mer, Économie agricole alimentaire, Élevage, Énergie, Médias et nouvelles technologies, Postes et communications électroniques), et préside la commission du dividende numérique[20].

En 2005, Bruno Retailleau s'oppose à la privatisation des autoroutes, car elles vont « fragiliser l'ensemble du système de financement des infrastructures de transport en France », et « encourager la monopolisation dans ce secteur » puisqu'elles ne s'inscrivent pas dans un cadre concurrentiel et que le « gâteau » est partagé en « monopoles géographiques », ce qui revient à privatiser « la rente autoroutière » et non le « risque »[21].

En février 2008, après avoir contre le Traité de Maastricht[22], il vote également contre la ratification du Traité de Lisbonne[23] « parce qu’il reniait la parole du peuple souverain » et allait instaurer « la primauté du droit européen » sur les « normes constitutionnelles » de la France[24].

En octobre 2008, il est secrétaire de la mission temporaire sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales mise en place par le Sénat [25].

En septembre 2009, le Premier ministre, François Fillon, lui confie une mission temporaire portant sur les mesures qui permettraient d’augmenter le nombre des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France et d’accroître leur contribution à la réindustrialisation du pays[26]. Il préside la mission d'information sur les conséquences de la tempête Xynthia[27].

Intime du Premier ministre de l'époque François Fillon depuis 1998, son nom est cité en janvier 2009 pour entrer au gouvernement comme secrétaire d'État à l'économie numérique[28], mais le président du MPF, Philippe de Villiers, s'y oppose, voyant dans la proposition faite à son bras droit par le Premier ministre un débauchage susceptible de nuire à sa campagne des élections européennes[3],[29].

Président du conseil général de la Vendée[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission de Philippe de Villiers de la présidence du conseil général de la Vendée et de son retrait de la vie politique, le , Bruno Retailleau assure l'intérim de la présidence du conseil général en sa qualité de premier vice-président[30]. Le 30 novembre suivant, il est élu président du conseil général avec 25 voix sur 31[31]. Il est réélu le après le renouvellement partiel de l’assemblée départementale[32].

En 2014, Bruno Retailleau s’est opposé, au nom des « nos racines culturelles et de nos traditions populaires » à la décision du tribunal administratif de Nantes d’interdire la présence d’une crèche de Noël dans le hall du Département de la Vendée qu’il présidait alors[33],[34]. La cour administrative d’appel de Nantes annulera finalement ce jugement en 2015 et Bruno Retailleau se félicitera d’« une victoire juridique et politique »[35].

Adhésion et ascension à l'UMP[modifier | modifier le code]

Le , Bruno Retailleau annonce qu'il n'est « plus sur la même longueur d'onde » que Philippe de Villiers et qu'il quitte le Mouvement pour la France, « ne se retrouvant plus » dans la stratégie du mouvement[36]. Il entretient depuis des relations tendues avec lui[37].

Bruno Retailleau adhère à l'UMP fin février 2012, devenant aussitôt membre du comité de campagne de Nicolas Sarkozy et secrétaire national du parti chargé de la compétitivité et des PME[38]. Seul candidat, il est élu à l'unanimité à la tête de la fédération UMP de la Vendée le , succédant à Louis Guédon[39].

Il est à l'initiative du « Cercle vendéen », organisation lancée le afin d’attirer des projets d'implantations d'entreprises, ainsi que des idées d'innovations et des perspectives de développement économique[40],[41].

Président du groupe UMP puis LR au Sénat[modifier | modifier le code]

À compter du 7 octobre 2014, il est président du groupe UMP au Sénat, après avoir remporté une primaire face à Roger Karoutchi[42]. Il est réélu le [43]. Il est membre du groupe sénatorial de solidarité, de liaison et de vigilance concernant les chrétiens et les minorités au Moyen-Orient[44].

En 2016, compte tenu du naufrage du pétrolier Erika, il contribue par la suite à faire inscrire le principe du préjudice écologique dans le code civil[3].

Fin 2019, Bruno Retailleau dépose une proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes" aux élections, en vue « d'interdire tout financement public d'un mouvement communautariste, qui ne respecterait pas les principes de souveraineté nationale et de laïcité, et de prohiber, sous le contrôle du juge administratif, les candidatures et la propagande électorale communautaristes »[45],[46].

En 2021, « la gestion de l’épidémie ayant mis en lumière un grave défaut d’humanité », il dépose une proposition de loi visant à créer un droit de visite pour les malades, les personnes âgées et handicapées qui séjournent en établissements et qui ont été condamnées à l’isolement lors de la crise sanitaire[47].

Il est cité comme bénéficiaire sous la forme de « remboursements de frais » dans l'affaire de détournement de fonds publics au sein du groupe UMP au Sénat[48].

Président du conseil régional des Pays de la Loire[modifier | modifier le code]

Bruno Retailleau annonce sa candidature[49] aux élections régionales de décembre 2015 dans les Pays de la Loire où il mène une liste commune entre Les Républicains et l'UDI. Durant sa campagne, Bruno Retailleau affirme sa volonté de voir la reprise des travaux de construction de l'aéroport du Grand Ouest. Il rencontre le Premier ministre, Manuel Valls, le 15 décembre 2015, afin de s'assurer du soutien de l'État à ce projet[50] ; il explique dans les colonnes du Point qu'il est prêt à employer la force pour expulser les zadistes, qu'il qualifie de « minorité bornée et ultra-violente »[51].

Sa liste arrive en tête au premier tour, avec 33,49 % des suffrages, et l'emporte au second, avec 42,70 % (54 des 93 sièges du conseil régional), face aux listes socialiste de Christophe Clergeau (37,56 % des voix et 26 sièges) et Front national de Pascal Gannat (19,74 % des voix et 13 sièges)[52]. Le 18 décembre 2015, il est élu président du conseil régional par 54 voix sur 93 et succède ainsi au socialiste Jacques Auxiette[53].

Dès son élection, Bruno Retailleau engage la mise en œuvre de ses engagements de campagne : augmentation des aides à l’apprentissage[54], soutien accru à la ruralité et aux PME, diminution des dépenses de fonctionnement de la Région des Pays de la Loire.

Début 2016, Bruno Retailleau dénonce la gestion de la gauche régionale qui précédemment gérait la région, après la découverte lors d'un audit, d'une dette cachée, évaluée à près d'un demi-milliard d'euros d'autorisations de programmes non budgétées[55].

En octobre 2017, en raison de la nouvelle législation sur le cumul des mandats, il démissionne et cède la présidence de région à Christelle Morançais pour conserver son mandat de sénateur.

Fidèle de François Fillon[modifier | modifier le code]

En janvier 2013, après avoir soutenu François Fillon lors du congrès de l'UMP de novembre 2012, qui débouche sur une importante crise politique interne, il est nommé responsable du pôle projet avec la copéiste Valérie Debord, afin d'assister Hervé Mariton[56],[57].

Il est un des premiers soutiens de François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[58] et coordonne la campagne de celui-ci pour l'élection présidentielle de 2017. Alors que le candidat doit faire face à plusieurs défections de son camp à la suite du Penelope Gate, Bruno Retailleau fait partie, avec Jérôme Chartier et Valérie Boyer, du « noyau dur » de ses soutiens[59].

En mars 2017, à la suite de la publication du livre-enquête Bienvenue place Beauvau qui lève le voile sur une prétendue utilisation de la machine policière à des fins politiques sous le quinquennat de François Hollande, il porte avec d'autres ténors LR à la connaissance du Parquet national financier et au procureur de la République une douzaine de faits qui seraient délictueux[60],[61].

Soutien de La Manif pour tous (il déclare souhaiter « réécrire » la loi Taubira), il est considéré, en dépit de son éloignement de Philippe de Villiers, comme un représentant de la « droite dure » par le journal Le Canard enchaîné[62] mais se revendique comme ayant un projet au « barycentre des convictions de la droite, la liberté pour l’économie, l’autorité avec l’État et un certain nombre de valeurs civilisationnelles »[63].

Président de Force républicaine[modifier | modifier le code]

Après l'élection présidentielle de 2017, François Fillon transmet la présidence de Force républicaine à Bruno Retailleau[64]. Ce club politique (comptant environ 10 000 adhérents) a ainsi vocation à continuer à exister en rassemblant le courant filloniste au sein des Républicains[65].

Primaire de la droite pour l'élection présidentielle de 2022[modifier | modifier le code]

Aux côtés d'autres dirigeants de LR parmi lesquels Gérard Larcher[66], Bruno Retailleau se prononce en faveur d'une élection primaire pour désigner le candidat du parti à l'élection présidentielle de 2022, nécessaire selon lui pour éviter une élimination de la droite dès le premier tour[67]. Dès 2019, le sénateur de la Vendée n'exclut pas d'être lui-même candidat à cette élection[68], puis confirme ses intentions l'année suivante[69].

Le , quelques jours après qu'un sondage organisé sur Twitter par son homologue Pierre Charon l'a déclaré favori d'un échantillon de 20 000 internautes[70], Bruno Retailleau se déclare « candidat à une primaire à droite »[71]. Il est ainsi le premier des potentiels candidats de la droite à se présenter officiellement[72]. Le , il lance son application, baptisée « 2022 », qui permet de suivre l'actualité de sa campagne présidentielle[73]. Il renonce à sa candidature en [74].

Candidat à la présidence des Républicains[modifier | modifier le code]

Le , Bruno Retailleau se déclare candidat à la présidence du parti Les Républicains pour « bâtir ce grand parti de droite, populaire et patriote, qui manque aujourd’hui à la France »[75],[76]; l'élection du prochain président des Républicains étant prévue début décembre, lors du congrès des Républicains de 2022[77].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Questions sociétales[modifier | modifier le code]

Bruno Retailleau s’oppose au mariage entre personnes de même sexe[78]. Il estime que cette mesure « est le cheval de Troie de la PMA et de la GPA »[79]. En décembre , au sénat, il vote contre le projet de loi visant à interdire les thérapies de conversion, qui est approuvé avec 305 voix contre 28[80],[81].

En juillet 2020, Bruno Retailleau avance que la France connaîtrait le plus fort taux d'homicides en Europe, une affirmation contestée après vérification par France Info[82] et Libération[83].

Il dénonce en 2021 « les flux migratoires [qui] échappent à tout contrôle », affirmant que le bilan d'« Emmanuel Macron, c'est deux millions d'immigrés en plus »[84].

Questions sociales et économiques[modifier | modifier le code]

Il défend, en règle générale, la réduction de la dépense publique et la diminution du nombre de fonctionnaires[85].

En 2018, il estime dans un entretien accordé au journal Les Échos qu'une augmentation de la TVA aurait été « une mesure de compétitivité efficace », à la différence de l'augmentation de CSG actée par le gouvernement d'Édouard Philippe l'an précédent, et que les 20 milliards de coûts budgétaires affectés à la suppression de la taxe d'habitation « auraient été mieux utilisés à baisser le coût du travail »[86]. Il qualifie également de « désolante » la forte hausse du SMIC préconisée par son homologue au sein du parti LR Guillaume Peltier, jugeant que le « refrain antilibéral » sous-tendu par cette proposition montre l'utilité de son club de réflexion Force républicaine dans le débat public[86].

En 2019, il propose de « supprimer les aides sociales » aux femmes « récidivistes » portant le voile intégral[87]. Il se prononce par ailleurs pour le retour à la semaine de travail de 39 heures pour les salariés[88].

En décembre 2019, estimant que « le droit de grève n'est pas illimité », il propose d'instaurer un service minimum dans les transports par la réquisition si nécessaire[89].

Pour faire face à la crise économique entraînée par le confinement, il défend l'augmentation du temps de travail hebdomadaire[90], le recul de l'âge de départ à la retraite[91] et s'oppose à toute hausse d’impôt pour les plus riches[85].

Il défend en juillet 2022 un amendement visant à réduire la revalorisation du RSA prévue du fait de l'inflation[92].

Santé[modifier | modifier le code]

En mars 2020, quelques jours après le début du confinement, Bruno Retailleau appelle à utiliser la chloroquine promue par le professeur Didier Raoult face à l'épidémie de Covid-19, estimant qu’« elle a un avantage, elle n'est pas chère » et que « de toute façon, qu'est-ce qu'on risque ? Les gens meurent »[93]. Quelques jours après avoir déclaré à propos du traitement à la chloroquine « peut-être faut-il simplement le prescrire en milieu hospitalier. Mais on élargit tout de suite la prescription. Et il faut que le directeur général de la Santé dise à tous les hôpitaux de France : allez-y »[93], Bruno Retailleau affirme qu'il n'a « jamais demandé sa généralisation »[94].

Jugeant en 2021 le système de santé français trop coûteux par rapport à son niveau d’efficacité, il appelle à en réduire le coût, notamment en diminuant le nombre de personnels administratifs[95].

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Selon Médiapart, une salariée du groupe UMP au Sénat depuis 6 ans, est licenciée, quelques mois après l'élection de Bruno Retailleau à la tête de ce groupe parlementaire, pour « insuffisance professionnelle »[96]. La cour d'appel de Paris établit dans un jugement le 21 novembre 2018 qu’aucune insuffisance ne pouvait être pointée dans le travail de la collaboratrice ; celle-ci perçoit 35 000 euros d’indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse[96]. En outre, elle obtient tardivement les documents de fin de contrats (attestation Pôle emploi et certificat de travail) que son ancien employeur, le groupe parlementaire, refusait de lui remettre, ce qui a retardé de plusieurs mois son inscription à Pôle emploi[96].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les entreprises de taille intermédiaire au coeur d'une nouvelle dynamique de croissance, La Documentation Française, , 170 p. (ISBN 978-2110081629).
  • Refondation, Éditions de l'Observatoire, , 288 p. (ISBN 979-1032906286).
  • Aurons-nous encore de la lumière en hiver ? - Pour une écologie du réel, Éditions de l'Observatoire, , 140 p. (ISBN 979-1032924266).

Détail des fonctions et mandats électifs[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au Sénat[modifier | modifier le code]

  • Depuis le  : sénateur, élu dans la Vendée (RASNAG de 2004 à 2011, apparenté UMP de 2011 à 2012, UMP de 2012 à 2015, LR depuis 2015).
  • Depuis le  : président du groupe UMP puis Les Républicains.

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • Depuis le  : président de la fédération UMP puis Les Républicains de Vendée[97].
  • Février 2012 -  : secrétaire national de l'UMP chargé de la compétitivité et des PME[38].
  • Depuis  : délégué général adjoint au projet de l’UMP avec Valérie Debord aux côtés d'Hervé Mariton[98].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Présentation de Bruno Retailleau aux élections régionales de 2015 sur retailleau2015.fr
  2. Tristan Quinault-Maupoil, « Bruno Retailleau, le fidèle inoxydable de François Fillon », Le Figaro, samedi 18 / dimanche 19 mars 2017, page 6.
  3. a b et c Marion Mourgue, « Les confidences de Fillon à l'heure de passer le témoin à Retailleau », Le Figaro, samedi 18 / dimanche 19 novembre 2017, page 15.
  4. a b et c Biographie de « Bruno Retailleau », Who’s Who, fiche mise à jour le [lire en ligne].
  5. Jean-Louis Beaucarnot, Le tout-politique 2022, Éditions de l'Archipel, , 429 p. (ISBN 978-2809843385), Fiche de Bruno Retailleau
  6. « Les mardis de l'ESSEC accueillent Bruno Retailleau », sur lesmardis.com,
  7. Marion Mourgue, « Bruno Retailleau, passionné d'équitation », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  8. a et b Eric Lecluyse, « Pays de la Loire: Bruno Retailleau au scanner », L'Express,‎ (lire en ligne)
  9. Audrey Emery, « Régionales 2015 : la face cachée de Retailleau », Le Point,‎ (lire en ligne)
  10. Jean-Clément Martin et Charles Suaud, « Le Puy du Fou : L'interminable réinvention du paysan vendéen », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 93, no 1 « L’invention du passé national / Le ghetto vu de l’intérieur »,‎ , p. 21-37 (lire en ligne).
  11. a et b « Retailleau a été metteur en scène de la Cinéscénie », Ouest France,
  12. Mariana Grépinet, « Les révélations de la campagne », Paris Match, 20-26 avril 2017, pages 32-33.
  13. « Denys Baguenard, le directeur du lycée Saint-Gabriel, cesse ses fonctions », Ouest-France,‎ .
  14. Emmanuel Galiero, « Bruno Retailleau après l’assassinat du père Olivier Maire : “Ce drame est le produit d’un fiasco judiciaire” », sur lefigaro.fr, .
  15. « Sciences Po Alumni », sur asso.fr (consulté le )
  16. « Histoire de la radio locale Alouette », sur schoop.fr (consulté le )
  17. Le site de Sciences Com'.
  18. « Bruno Retailleau, du Puy-du-Fou, à la tête des sénateurs UMP », sur lepoint.fr (consulté le )
  19. a b et c « Portrait de Bruno Retailleau », sur politiquemania.com
  20. http://www.dividende-numerique.fr/.
  21. « Séance du 20 octobre 2005 - Développement et financement des infrastructures de transport », sur senat.fr (consulté le )
  22. « Bruno Retailleau : « Je serai candidat à la présidence des Républicains » », sur republicains.fr,
  23. Le Monde avec AFP et Reuters, « Traité européen : le Parlement autorise la ratification », sur lemonde.fr,
  24. « Séance du 7 février 2008 (compte rendu intégral des débats) », sur senat.fr,
  25. « La mission temporaire sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales - Sénat », sur senat.fr (consulté le ).
  26. Lettre de mission : http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/communiques/lettre_de_mission_communique_presse.zip
  27. « Missions d'information - [Xynthia] - Sénat », sur senat.fr (consulté le ).
  28. Article du figaro.fr sur le remaniement, 12 janvier 2009.
  29. « Remaniement : Fillon voulait Retailleau », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  30. « Philippe de Villiers quitte le conseil général de la Vendée, 22 ans après son élection », Le Point,‎ (lire en ligne)
  31. « Bruno Retailleau succède à Villiers au Conseil général de Vendée », dépêche AFP, 30 novembre 2010.
  32. « Bruno Retailleau réélu président du conseil général de la Vendée », Ouest-France, 31 mars 2011.
  33. « Crèche de Noël interdite en Vendée : le département en émoi », sur leparisien.fr,
  34. Bruno Retailleau, « Bruno Retailleau : la crèche de Noël, un «crime de lèse-laïcité» ? », sur lefigaro.fr,
  35. J.U. avec AFP, « Vendée: Finalement autorisée, la crèche de Noël fera son retour au conseil départemental », sur 20minutes.fr,
  36. « Bruno Retailleau quitte le MPF », Ouest-France, 23 avril 2010.
  37. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/depart-de-bruno-retailleau-le-tacle-de-philippe-de-villiers-5232649.
  38. a et b « Bruno Retailleau, ex-bras droit de Philippe de Villiers, rejoint l'UMP », AFP, 29 février 2012.
  39. B. Retailleau plébiscité à la tête de l'UMP - Vendée, Ouest-France, 22 décembre 2012.
  40. « Un « cercle vendéen » pour créer un réseau d’influence », Ouest-France,‎ .
  41. « À Paris, la Vendée tisse ses réseaux d’influence », Ouest-France,‎ .
  42. « Un filloniste s'empare du groupe UMP du Sénat », sur L'Express, (consulté le ).
  43. Le Monde avec AFP, « Bruno Retailleau réélu président du groupe LR au Sénat », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  44. Guyonne de Montjoue, « Bruno Retailleau, au chevet des chrétiens d'Orient », Le Figaro Magazine, semaine du 16 février 2018, page 26.
  45. AFP, « Retailleau (LR) dépose une proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes" », sur publicsenat.fr,
  46. Christine Ollivier, « Bruno Retailleau : "Ma proposition de loi pour interdire les listes communautaristes aux élections" », sur lejdd.fr,
  47. « Établissements de santé. Le sénateur Bruno Retailleau veut créer un droit de visite », sur ouest-france.fr,
  48. « 117 sénateurs sont soupçonnés d'avoir détourné 8 millions d'euros », lepoint.fr, 13 octobre 2017.
  49. « Découvrir Bruno Retailleau » (consulté le ).
  50. « Retailleau: « La ZAD de Notre-Dame-des-Landes est le symbole de l'affaissement de l'Etat » », sur Public Sénat (consulté le ).
  51. « Bruno Retailleau : À Notre-Dame-des-Landes, "il faudra utiliser la force" », sur Le Point, https://plus.google.com/+LePointfr (consulté le ).
  52. « Résultats régionales 2015 - Nantes », sur francetvinfo.fr (consulté le ).
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  56. Bruno Retailleau soutient Fillon, Le Figaro, 27 août 2012.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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