Étang de la Bonde

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Étang de la Bonde
L'Étang de la bonde entre Cabrières-d'Aigues et la Motte-d'Aigues
L'Étang de la bonde entre Cabrières-d'Aigues et la Motte-d'Aigues
Administration
Pays Drapeau de la France France
Département Vaucluse
Région PACA
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 42″ N 5° 30′ 24″ E / 43.7617, 5.506743° 45′ 42″ Nord 5° 30′ 24″ Est / 43.7617, 5.5067  
Type Artificiel
Superficie 30 ha
Profondeur 2 à 5 m
Hydrographie
Émissaire(s) l'Èze

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Étang de la Bonde

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

(Voir situation sur carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Étang de la Bonde

L'étang de la Bonde est un plan d'eau situé entre Cabrières-d'Aigues et la Motte-d'Aigues dans le département de Vaucluse. L'étang de la Bonde qui est le plus grand plan d'eau du Luberon est géré par la société du canal de Provence. L'eau n'est pas potable et sert pour l'irrigation.

Situation[modifier | modifier le code]

L'étang de la Bonde se situe sur le contrefort sud du massif du grand Luberon au pied du Mourre Nègre dans le bassin du sud Luberon. Situé sur les communes de Cabrières d'Aigues, la Motte d'Aigues et Sannes. L'étang se situe sur le domaine du château de la Bonde. Il est alimenté par la source du Mirail qui apparaît miraculeusement au pieds du Luberon et abreuve de nombreux petits cours d'eau affluents directs en rive droite de la Durance comme l'Eze. Néanmoins afin de conserver une cote dans le plan d'eau, la SCP (société du canal de Provence) est autorisée à transférer des eaux par pompage en provenance de la rivière Durance par l'intermédiaire de deux prises d'eau l'une située sur le canal Mixte du Sud Luberon (prise de Castellane) et l'autre sur le canal EDF (prise de la Roque). L'étang se situe dans la vallée de l'Aigues, à environ 35 km d'Aix-en-Provence[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le seigneur Fouquet d'Agoult, baron de Sault, chambellan du roi René d'Anjou, Comte de Provence, décide de créer une réserve d'eau pour le château de La Tour d'Aigues et fait construire un aqueduc au XVe siècle. L'étang ainsi constitué fut le point d'alimentation d'un réseau d'irrigation qui alimentait toute la vallée d'Aigues contribuant à l'expansion de l'agriculture.

Équipements[modifier | modifier le code]

Le plan d'eau est ouvert à la baignade toute l'année et est surveillé à partir du 1er juillet jusqu'au 31 août par un maître nageur certifié sur la plage principale côté ouest de l'étang face au camping. Grâce à un zodiac, la totalité du plan d'eau est surveillé et sécurisé. L'usage de canoë ou de petite embarcation ne sont autorisé que sur la partie longeant la plage du camping. Il faut noter que selon l'intensité des précipitations et le débit de l'Eze durant la période hivernale, l'étang voit son niveau varier de saison en saison. Il n'est pas rare que les plages soient noyées sous les eaux (2010,2013) ou au contraire que le niveau d'eau soit très bas pendant tout l'été. L'entrée du parking de cette plage est payant durant la période estivale mais on peut se garer librement vers la digue sud sur le parking du restaurant du lac. Un autre accès est possible à l'est du lac après le château. Un snack extérieur et une buvette, à côté du camping, sont ouverts en haute saison. Quatre courts de tennis sont à disposition toute l'année.

Activités[modifier | modifier le code]

Tranquille hors saison et propice aux balades à travers les pins d'Alep qui bordent l'étang, ce lieu est très fréquenté dès que les beaux jours arrivent. Hormis la baignade, on peut y pratiquer le canoë, la pêche, le pédalo et tous les jeux de plage habituels. La pratique de la planche à voile est possible mais il faut savoir que le plan d'eau est abrité du vent dominant (Mistral NO) par une colline au nord du plan d'eau (absence de location).

Traditionnellement, les riverains viennent y pique-niquer le week-end en famille à l'ombre des arbres bordant la plage ouest. D'importants travaux d'abattage et d'élagage le long des rives jouxtant le camping ont été entrepris et redonnent à cette plage des zones ensoleillées jusqu'au soir.

La pratique du naturisme est autorisée sur la rive est. Ce lieux assez couru au début des années 2000 a vu sa fréquentation disparaître suite à plusieurs aménagement le long de la rive de l'étang, mais a tendance à retrouver une population de naturistes locaux et provenant du camping voisin depuis 2010.

Location de terrain de tennis (4) toute l'année.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur la berge se trouve le château de la Bonde lié à un domaine viticole établi au XIXe siècle, où vécut Gustave Fagniez, historien, à qui appartenait l'étang, le château, et un domaine de 130 hectares. La chapelle possède un beau retable. La flèche du château remonterait au XVIe siècle.(privé, ne se visite pas)

Vente du domaine de la Bonde[modifier | modifier le code]

L'étang se situe sur le domaine de la Bonde et appartient à un propriétaire privé. Depuis le début de l'année 2014, la totalité du domaine a été mise en vente pour une somme de 7,5 millions d'euros. La jouissance de l'étang par les résidents du camping et le public, qui était tolérée jusqu'à présent, pourrait être interdite du jour au lendemain. Ce plan d'eau, qui reste le seul du sud Lubéron, attire un nombre de baigneurs très important durant la saison estivale. En premier lieu, les élus locaux et le propriétaire avaient fait part de leur intention pour trouver un compromis pour établir un partenariat privé-public dans le but de préserver l'attrait touristique du site. Les élus ont donc engagé une procédure de déclaration d'utilité publique[2]. Le propriétaire a cessé toute discussion suite à cet acte.

Une pétition s'intitulant "Pour la préservation de l’accès public à l'étang de la Bonde" est actuellement en ligne et a été lancée par l'association "Cabrières patrimoine environnement"[3].

Autres vues[modifier | modifier le code]

Vues depuis la falaise au nord de l'étang :

Vue panoramique à partir des photos précédentes

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Truc, L'eau en Vaucluse. Origine, fonctionnement, potentiel et qualité des réservoirs aquifères, Éd. Conseil Général de Vaucluse, Avignon, 1991

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références