Michel Petrucciani

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Michel Petrucciani

Petrucciani08.jpg
Michel Petrucciani, photo de Danilo Jans
Naissance le 28 décembre 1962 à Orange
Pays d'origine Drapeau de France France
Décès le 6 janvier 1999 (à 36 ans)
New York
Genre musical Jazz
Instruments piano
Années d'activité 1981-1999
Labels Blue Note Records, Francis Dreyfus

Michel Petrucciani, né le 28 décembre 1962 à Orange et mort le 6 janvier 1999 à New York, est un pianiste de jazz français.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Famille

Il est le fils d'Antoine Petrucciani, dit « Tony », sicilien d'origine, guitariste de jazz renommé qui a été son professeur de musique et a collaboré par la suite à plusieurs de ses albums. Antoine Petrucciani a, durant de nombreuses années, donné des cours de guitare jazz dans les écoles municipales de musique de Carnoules, Solliès-Toucas et la Londe-les-Maures. Il a aussi enseigné la guitare à Marianne James.

Les deux frères de Michel sont également musiciens : Louis, contrebassiste, et Philippe, guitariste.

[modifier] Enfance et adolescence

Durant les années 1960 et 1970, la famille Petrucciani vit d'abord dans la région d'Orange, puis à Montélimar où Antoine Petrucciani tient un magasin de musique[1].

Michel Petrucciani est handicapé dès la naissance du fait d'une ostéogenèse imparfaite (osteogenesis imperfecta), la "maladie des os de verre" (ayant la forme sévère, sa taille adulte n'atteindra que 99 cm et sera victime de fractures même pendant ses concerts). Il ne peut pas être scolarisé, mais reçoit des cours de professeurs particuliers et suit un enseignement par correspondance.

Il reçoit une formation musicale de son père (qui lui fabrique un rehausseur de pédales, comme le fera plus tard Steinway) et de Raymonde Jacquemart qui lui apprennent le piano. Ainsi, il chante les classiques du jazz à 3 ans, joue du piano à 7 ans et accompagne le trompettiste américain Clark Terry à 13 ans[2].

[modifier] Carrière

En 1981, il part aux Etats-Unis. Il enregistre avec le batteur Aldo Romano cinq albums entre 1981 et 1985[2]. En Californie, il fait la connaissance de Charles Lloyd, saxophoniste très actif dans les années 1960, alors reconverti dans les affaires. Charles Lloyd décide de se remettre à la musique et ils se produisent ensemble. Il se produit au club Village Vanguard[2]. Il est le premier artiste non américain à signer un contrat avec Blue Note chez qui il reste 7 ans avant de rejoindre Francis Dreyfus[2]. Michel Petrucciani passe plusieurs années en Californie. Il y épouse Erlinda Montaño, une Américaine indienne navajo, dont il divorce vers 1988. Il quitte alors la Californie pour New York.

Dans les années 1990, il se produit en public et fait des disques en divers lieux du monde. Son jeu est caractérisé par une exceptionnelle indépendance des mains gauche et droite et une vitesse exceptionnelle d'exécution due à un entraînement intensif et à ses grandes mains aux os légers, ce qui permet à ses doigts de rebondir très vite sur les touches[3].

Il est également compositeur, avec une préférence pour les thèmes brésiliens (Brazilian Like), souvent présents dans ses disques.

Il a eu quatre compagnes officielles dont une, Marie Laure Roperch, lui a donné un fils, Alexandre, atteint de la même maladie que son père[4].

Épuisé par son rythme de vie et de tournées[réf. nécessaire], il meurt à 36 ans d'une pneumonie à Manhattan.

Tombe de Michel Petrucciani au cimetière du Père-Lachaise avec sa dernière compagne Isabelle Mailé.

Il est inhumé à Paris, au cimetière du Père-Lachaise (division 11), à quelques mètres de Frédéric Chopin, en face de Pierre Desproges.

[modifier] Hommages

Une place portant son nom a été inaugurée en juillet 2003 par Bertrand Delanoë et décorée d'une mosaïque réalisée par l'artiste plasticien Edouard Detmer. Elle se trouve dans le 18e arrondissement au carrefour des rues Versigny, Sainte-Isaure et Duhesme.

Le 12 février 2009, la chaine de télévision Mezzo lui rend hommage, à l'occasion du 10e anniversaire de sa mort, en diffusant documentaire qui lui est consacré.

[modifier] Discographie

Voir Discographie de Michel Petrucciani.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Frédéric Goaty, Michel par Petrucciani, Editions du Layeur, 2000, 96 pp. [ISBN 2-911468-34-1]
    Texte issu d'entretiens de 1998 avec Michel Petrucciani
  • Benjamin Halay, Michel Petrucciani, Editions Didier Carpentier, 2011. Préface de Didier Lockwood et Alexandre Petrucciani.
    Benjamin Halay est pianiste et musicologue.

[modifier] Cinéma et télévision

[modifier] Article connexe

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Auparavant, le livre Michel par Petrucciani, indiquait qu'il avait un emploi dans une base aérienne, mais ne donne pas de détails.
  2. a, b, c et d http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/08/16/michel-petrucciani-99-cm-grand-du-jazz_1560115_3246.html
  3. Chronique de Jean-Marie Leau dans le Le Magazine de la santé, 15 septembre 2011
  4. Michel Petrucciani sur Ouest France, 26 août 2011
  5. Cf. Article "Petrucciani le jazz et les femmes", dans Journal du dimanche, 14 août 2011, page 22. Photographie avec Erlinda Montaño.


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