Ouvèze
| Ouvèze | |
L'Ouvèze dans le Vaucluse. |
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| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 123 km |
| Bassin | 2 200 km2 |
| Bassin collecteur | Rhône |
| Débit moyen | 25 m3⋅s-1 (Sorgues) |
| Régime | pluvial |
| Cours | |
| Source | source |
| · Localisation | Montauban-sur-l'Ouvèze |
| · Altitude | 826 m |
| · Coordonnées | |
| Confluence | Rhône |
| · Localisation | Sorgues, |
| · Altitude | 17 m |
| · Coordonnées | |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
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L’Ouvèze est une rivière du sud-est de la France qui coule dans les département de la Drôme et du Vaucluse. Elle est un affluent du Rhône.
L'ancien nom de Sorgue[1] a été utilisé pour la désigner.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Elle prend sa source dans la montagne de Chamouse, près de Somecure, située dans le massif des Baronnies dans le sud-est de la Drôme. Elle coule vers l'ouest en passant à Montguers, Buis-les-Baronnies, Pierrelongue, Mollans-sur-Ouvèze. Dans le Vaucluse, elle coule au nord-ouest du mont Ventoux et au nord des Dentelles de Montmirail pour passer à Vaison-la-Romaine.
Après Vaison, elle coule dans une plaine assez humide située entre Rasteau et Sorgues. L'Ouvèze rejoint le Rhône en passant à l'ouest de Sorgues face à l'île de la Barthelasse.
Elle est en partie longée par la route des Princes d'Orange.
Hydrographie [modifier]
Principaux affluents :
- le Toulourenc, entre Mollans-sur-Ouvèze et Entrechaux.
- la Seille, qui vient de Jonquières, traverse Courthézon et se jette à Bédarrides.
- les Sorgues (hors branche d'Avignon du canal de Vaucluse)
- les Sorgues de Velleron et d'Entraigues réunies à Bédarrides.
- le canal de Vaucluse et sa branche canal du Griffon, à Sorgues.
Autres affluents :
Hydrologie [modifier]
Le débit de l'Ouvèze a été observé sur une période de 30 ans (de 1972 à 2002), à Vaison-la-Romaine, pittoresque et antique cité du département de Vaucluse, située à un niveau où la taille du bassin versant est de 585 km2 sur 910, soit 65 % de la totalité du bassin de la rivière[2].
Le module de la rivière à cet endroit est de 6,07 m3/s.
L'Ouvèze présente des fluctuations saisonnières de débit assez importantes, avec des hautes eaux d'hiver et de printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau allant de 7,11 à 10,0 m3/s, de novembre à mai inclus (maximum en janvier), et des basses eaux d'été de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au niveau de 1,36 m3 au mois d'août.
Le VCN3 peut chuter jusque 0,26 m3, en cas de période quinquennale sèche.
D'autre part les crues peuvent être extrêmement importantes, voire dévastatrices. Le QIX 2 et le QIX 5 valent respectivement 159 et 266 m3/s. Le QIX 10 est de 337 m3/s. Le QIX 20, il vaut 390 m3 [3], tandis que le QIX 50 se monte à 470 m3/s.
Le débit instantané maximal enregistré a été d'environ 1 000 m3/s le 22 septembre 1992, tandis que la valeur journalière maximale était de 304 m3 le 7 janvier 1994.
Crues historiques [modifier]
Chronologie [modifier]
- 21 août 1616
- septembre 1862
- novembre 1886
- octobre 1909
- 24 septembre 1924
- 20 novembre 1951
- 22 septembre 1992
- septembre 2002
Crue du 22 septembre 1992 [modifier]
La crue du 22 septembre 1992[4] s'est déroulée durant les crues d'automne qui peuvent se produire sur les cours d'eau méditerranéens de moyenne montagne.
Cet évènement météorologique important, désigné sous le terme d'épisode méditerranéen, semble avoir été amplifié par les modes d'occupation du sol et de gestion des lits des cours d'eau. L'histoire et l'analyse géomorphologique indiquent en effet que l'Ouvèze a déjà connu des crues aussi importantes que celle du 22 septembre 1992. Elle se caractérise par sa courte durée et son intensité. En effet, en quatre heures, il est tombé selon les endroits, entre 300 mm (à Entrechaux près de Vaison-la-Romaine) et 143 mm (à Buis-les-Baronnies, dans la Drôme) et 179 mm à Vaison et 215 mm à Malaucène. De plus, il s'est écoulé à peine cinq heures entre l'inondation et l'amorce de la décrue.
Toute la nuit et durant plusieurs jours, les secouristes vont s'affairer à retrouver les victimes. Mais cette montée des eaux restera marquée à jamais par les pertes humaines : 37 décès dont 3 à Séguret ; 4 disparus (dont un corps retrouvé en novembre 1993). Les pertes matérielles se chiffrent à 500 millions de francs (soit un peu plus de 76 millions d'euros).
En littérature [modifier]
L'Ouvèze et sa vallée forment le cadre de l'action du roman de Jean Giono Que ma joie demeure.
Notes et références [modifier]
- On le retrouve dans l'ancien nom de la ville de Sorgues : Pont sur la Sorgue. En usage sur la carte agronomique de 1901 (Société d'agriculture de Vaucluse)
- Débits caractéristiques - L'Ouvèze à Vaison-la-Romaine
- Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement
- Déroulé de l’évènement sur le site internet officiel de la ville de Vaison
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Georges Truc, L'eau en Vaucluse. Origine, fonctionnement, potentiel et qualité des réservoirs aquifères, Éd. Conseil Général de Vaucluse, Avignon, 1991