Jean Alesi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jean Alesi

{{{alternative}}}

Jean Alesi en 2011

Date de naissance 11 juin 1964 (50 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Avignon (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Années d'activité 1989-2001
Qualité Pilote automobile
Équipe Tyrrell (1989-1990)
Ferrari (1991-1995)
Benetton (1996-1997)
Sauber (1998-1999)
Prost (2000-2001)
Jordan (2001)
Nombre de courses 201
Pole positions 2
Podiums 32
Victoires 1
Champion du monde 0

Jean Alesi, né Giovanni Alesi le 11 juin 1964 à Avignon, est un pilote de course français d'origine sicilienne. Il a notamment participé durant treize saisons au championnat du monde de Formule 1, remportant une victoire et terminant trente-deux fois sur le podium. Jean Alesi est marié à l'actrice japonaise Kumiko Gotō et a quatre enfants dont un a pour parrain le pilote automobile Alain Prost.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Passionné au début de sa carrière par le rallye plus que par la course en circuit (il est même moniteur de pilotage sur glace), il accède à la monoplace par la promotion en Renault 5. Il conquiert le titre de champion de France de Formule 3 en 1987 et deux années plus tard celui de Formule 3000 avec l'écurie Jordan, battant sur le fil son rival Érik Comas.

En 1989, il débute en Formule 1, sur le circuit Paul Ricard pour la manche française en remplacement du pilote italien Michele Alboreto, parti en raison d'une incompatibilité de sponsors au sein de l'écurie Tyrrell Racing. Alesi marque les esprits en terminant quatrième de ce tout premier Grand Prix, dont il a même brièvement occupé la seconde place à la faveur des changements de pneus.

Carrière en Formule 1[modifier | modifier le code]

1990 est sa première année complète en Formule 1, toujours chez Tyrrell Racing, une équipe loin de son lustre d'antan. Lors de sa première course aux États-Unis, profitant de l'excellent comportement de ses pneus Pirelli sur le tracé urbain de Phoenix, Alesi fait sensation en menant les trente-quatre premiers tours devant Ayrton Senna. Alesi a même l'audace de dépasser Senna quelques hectomètres seulement après une première attaque du champion brésilien. Alesi termine finalement deuxième. Il décroche une autre deuxième place, plus tard dans la saison à Monaco, se plaçant ainsi comme grand espoir de la discipline.

Très courtisé par les plus grosses écuries du moment, Alesi signe début 1990 un pré-contrat avec Williams-Renault en prévision de la saison 1991, mais voyant que l'écurie britannique, par ailleurs en pourparlers avec Ayrton Senna, tarde à lui proposer un contrat définitif, il s'engage finalement chez Ferrari. L'arrivée d'Alesi coïncide malheureusement pour lui au début d'une période de crise pour la Scuderia. Malgré des résultats décevants, il échappe néanmoins aux multiples révolutions de palais agitant l'équipe italienne en 1991 (limogeages successifs du directeur sportif Cesare Fiorio, du pilote no 1 Alain Prost et du président Piero Fusaro) en grande partie grâce à sa popularité auprès des tifosi.

Jean Alesi au Grand Prix du Canada 1995

En 1992, la situation n'est pas meilleure au sein de la Scuderia, et Alesi doit de nouveau composer avec une écurie en crise, ce que ne parvient pas à faire son réputé équipier Ivan Capelli qui perd pied au fil de la saison. L'Italien est d'ailleurs remercié après le Grand-Prix du Portugal.

À partir de 1993, sous l'impulsion de Jean Todt, la Scuderia amorce un lent retour au sommet. Mais, lors d'essais privés au début de la saison 1994, Jean est victime d'un accident sur le circuit privé de Ferrari, à Fiorano. Touché aux vertèbres cervicales, il manque le funeste Grand Prix de Saint-Marin à Imola. Il retrouve finalement son baquet à Monaco, puis, au Grand Prix d'Italie 1994, signe sa première pole position, à Monza. Il mène la course devant des tifosi en liesse avant de déchanter sur une panne mécanique.

L'année suivante, Alesi en profite pour livrer quelques-unes de ses plus belles courses, souvent ternies par une malchance devenue presque proverbiale. Le chat noir se décide toutefois à l'abandonner le 11 juin 1995, jour de ses 31 ans, au Grand Prix du Canada, les soucis mécaniques de Michael Schumacher lui permettant de signer son unique victoire en Formule 1. Paradoxalement, cette saison 1995, sa plus belle en Formule 1, marque la fin de son histoire d'amour avec la Scuderia Ferrari, trop occupée à s'attirer les faveurs de Michael Schumacher, le meilleur pilote du moment.

Alesi remplace Schumacher chez Benetton Formula à partir de 1996. Benetton est alors l'écurie championne du monde en titre. Si les espoirs de voir Alesi étoffer son palmarès sont grands, il n'en est cependant rien. Aux performances décevantes des Benetton succèdent rapidement des relations de plus en plus tendues avec Flavio Briatore, le directeur sportif de l'écurie. L'année 1997, où son expérience et sa régularité lui permettent d'accrocher de beaux podiums, ne suffit pas à redresser des relations exécrables.

À partir de 1998, Alesi rejoint l'écurie suisse Sauber durant deux saisons, une équipe de milieu de grille, pour des résultats forcément moyens malgré quelques jolis coups d'éclat. Ainsi obtint-il, une nouvelle fois sous le déluge, un podium à Spa. Jusqu'au 22 avril 2012, il était le dernier pilote français à monter sur un podium. Il est supplé, en ce jour, par Romain Grosjean.

Nouveau défi en 2000 avec son arrivée au sein de l'écurie française Prost Grand Prix, dirigée par son ami et ancien coéquipier Alain Prost. Il ne marqua aucun point au cours de la saison 2000 mais réussit quelques performances mémorables en 2001, notamment à Monaco (sixième) et à Montréal (cinquième). Mais au bout de dix-huit mois très décevants, Alesi claque la porte dès la fin du Grand Prix d'Allemagne pour rejoindre l'écurie Jordan. Au terme de la saison, l'écurie Jordan ne lui propose pas de contrat de prolongation pour l'année 2002, préférant engager le pilote japonais Takuma Satō pour s'attirer les faveurs de Honda. Jean Alesi annonce alors la fin de sa carrière en Formule 1.

L'après-F1[modifier | modifier le code]

Jean Alesi en DTM, en 2006)

Son départ de la Formule 1 n'est pas pour autant synonyme de départ à la retraite. À partir de 2002, Alesi participe en effet au DTM avec Mercedes et signe plusieurs victoires. En 2006, il n'est pas retenu dans les équipes officielles Mercedes et doit disputer la saison dans le Team Persson engageant des Classe C de la saison précédente. Cela ne l'empêche pas de réaliser de belles performances et de faire jeu égal, voire mieux que certains pilotes ayant une voiture 2006. Fin 2006, Alesi annonce son départ du DTM.

Il annonce en février 2007 sa participation à un tout nouveau championnat, les Speedcar Series. Se déroulant en Asie et au Moyen-Orient, cette compétition met aux prises des stock cars inspirées de la NASCAR. Lors de la première saison Speedcar, Alesi se montre comme l'un des pilotes les plus véloces. Il remporte deux courses et frôle le titre. Pour la seconde saison, il décroche de nouveau deux victoires mais des déboires mécaniques l'écartent une nouvelle fois de la course au titre. La série Speedcar n'est finalement pas reconduite pour une troisième saison. En septembre 2007, lors du week-end de l'Excellence Automobile sur le circuit de Reims-Gueux, Jean Alesi conduit la Mercedes W196, victorieuse en 1954, cinquante-trois ans plus tôt, avec Juan Manuel Fangio à ses commandes. Il est de nouveau présent à cet événement en septembre 2008 avec la Mercedes 196 R de 1955.

En 2010, Jean Alesi arrive en Le Mans Series, au sein de l'écurie AF Corse qui aligne des Ferrari F430. En avril 2010, il dispute sa première course officielle lors des 8 heures du Paul Ricard en équipage avec Giancarlo Fisichella et Toni Vilander. Il termine sur le podium de sa catégorie. En tant que « capitaine » de l'équipe de France FFSA, il prodigue ses conseils aux jeunes espoirs du sport automobile français.

Le 23 septembre 2011 à l'occasion du Grand Prix de Singapour de Formule 1, il annonce sa participation aux 500 miles d'Indianapolis en 2012 avec Lotus Cars dans le championnat IndyCar Series. Le 14 mai 2012, il obtient l'autorisation de participer aux 500 miles d'Indianapolis en passant avec succès les trois phases du programme d'essais destiné aux débutants ("Rookie Orientation Program")[1]. Après seulement onze tours de course, Alesi et Simona De Silvestro sont sanctionnés d'un drapeau noir car leurs monoplaces, les deux seules équipées d'un moteur Lotus en manque de puissance, roulent trop lentement sur l'ovale[2].

Il arrête définitivement sa carrière en décembre 2012[3].

En 2014, il devient consultant pour Canal+ à partir du Grand Prix de Malaisie.

Carrière[modifier | modifier le code]

Jean Alesi en 1999 par Studio Harcourt

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

  • 201 Grands Prix disputés, 1 victoire, 241 points marqués, 2 pole positions.
  • 16 deuxièmes places en Grand Prix (soit 7,96 %), 15 troisièmes places en Grand Prix(soit 7,46 %), 32 podiums (soit 15,92 %).
  • 4 records du tour (soit 1,99 %).
  • 87 abandons (soit 43,28 %).
  • 265 tours (1285 km) en tête.
  • 9645 tours (45296 km) parcourus.
  • Débuts en F1 : Grand Prix de France, sur le Circuit Paul Ricard, le 9 juillet 1989.
  • Dernier Grand Prix : Grand Prix du Japon, le 14 octobre 2001.
Saison Courses Écurie Points Poles positions Victoires Records du tour Podiums Tours en tête Abandons Classement
1989 8 Tyrrell Racing Organisation 8 0 0 0 0 0 3 9e
1990 15 Tyrrell Racing Organisation 13 0 0 0 2 34 6 9e
1991 16 Scuderia Ferrari SpA 21 0 0 1 3 11 9 7e
1992 16 Scuderia Ferrari SpA 18 0 0 0 2 0 10 7e
1993 16 Scuderia Ferrari 16 0 0 0 2 19 9 6e
1994 14 Scuderia Ferrari 24 1 0 0 4 18 6 5e
1995 17 Scuderia Ferrari 42 0 1 1 5 91 8 5e
1996 16 Mild Seven Benetton Renault 47 0 0 2 8 60 5 4e
1997 17 Mild Seven Benetton Renault 36 1 0 0 5 32 3 4e
1998 16 Red Bull Sauber Petronas 9 0 0 0 1 0 5 11e
1999 16 Red Bull Sauber Petronas 2 0 0 0 0 0 9 15e
2000 17 Gauloises Prost Peugeot 0 0 0 0 0 0 12 22e
2001 17 Prost Acer
B&H Jordan Honda
5 0 0 0 0 0 2 15e

Résultats aux 24 heures du Mans[modifier | modifier le code]

Année Voiture Équipe Équipiers Résultat
1989 Porsche 962C Team Schuppan Dominic Dobson / Will Roy Abandon
2010 Ferrari F430 GT AF Corse SRL Giancarlo Fisichella / Toni Vilander 16e général, 4e GT2

Hommage[modifier | modifier le code]

Le casque de Jean Alesi (blanc avec une bande noire et une bande rouge) est un hommage à Elio De Angelis, pilote italien décédé lors d'essais privés au Paul Ricard en 1986.[réf. nécessaire]

Apparition cinématographique[modifier | modifier le code]

On a pu le voir brièvement en figurant dans le film de sport automobile Driven réalisé par Renny Harlin.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Autosport International Racing Driver Award 1989 (en Formule 1, et en Formule 3000, la même année)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean participera bien aux 500 miles d'Indianapolis 2012
  2. « Alesi forcé à l'arrêt », sur L'Équipe,‎ 27 mai 2012 (consulté le 28 mai 2012)
  3. « Alesi arrête sa carrière », sur Le 10 Sport,‎ 21 décembre 2012 (consulté en 21 décembre 2012)