Éric Di Meco

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Éric Di Meco
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Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance 7 septembre 1963 (51 ans)
Lieu Avignon (France)
Taille 1,82 m (6 0)
Période pro. 1981-1998
Poste Défenseur
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1981-1994 Drapeau de la France Marseille 277 (13)
1986-1987 Drapeau de la France AS Nancy-Lorraine 030 0(1)
1987-1988 Drapeau de la France FC Martigues 031 0(2)
1994-1998 Drapeau de la France AS Monaco 078 0(1)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1989-1996 Drapeau : France France 023 0(0)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Éric Di Meco est un ancien footballeur français né le 7 septembre 1963 à Avignon (France) qui évoluait au poste d'arrière gauche.

Il est aujourd'hui chroniqueur sportif dans le Super Moscato Show sur RMC et commentateur de matchs de football sur beIN Sports en compagnie de Christophe Josse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts de carrière d'un « minot »[modifier | modifier le code]

Cet Avignonnais d'origine Italienne (Lanciano dans les Abruzzes) est issu du centre de formation de l'Olympique de Marseille. Pur gaucher, Di Meco qui évolue en tant qu'ailier gauche ou milieu gauche débute à l'OM dans les années 1980 qui voient les Phocéens relégués en deuxième division en 1980. La saison 1980-1981 est la saison noire du club, placé en liquidation judiciaire en avril 1981. Tous les joueurs et le personnel sont mis au chômage. En deuxième division, la direction du club décide de mener une politique de promotion des jeunes en intégrant dans l'équipe première les « Minots », vainqueurs de la coupe Gambardella deux ans plus tôt, où figurent notamment Éric Di Meco avec José Anigo, Jean-Charles De Bono, Christian Caminiti ou Marc Lévy. Ces jeunes évitent la relégation en troisième division en ne perdant aucune des six dernières rencontres de la saison, battant même Montpellier nouveau promu (3-1)[1].

Après deux saisons où les Minots frôlent la montée (ils terminent troisièmes puis quatrièmes), le président Jean Carrieu recompose en 1983 une équipe avec les recrues Žarko Olarević, Saar Boubacar et François Bracci, et le club retrouve sa place dans l'élite au terme d'une saison prolifique en buts[2].

Toutefois Di Meco peine à franchir un palier nécessaire et a du mal à être complètement titulaire. Afin de gagner du temps de jeu, il sera prêté à Nancy puis à Martigues. C'est pendant son prêt à l'ASNL qu'il se reconvertira en arrière gauche grâce à la géniale intuition d'Arsène Wenger, l'entraineur nancéien de l'époque.

Les belles années marseillaises (1986-1994)[modifier | modifier le code]

En 1986, son retour à Marseille coïncide avec l'arrivée de l'homme d'affaires Bernard Tapie qui prend les rênes du club avec une ferme intention : remporter la Coupe d'Europe[3].

À son arrivée, Tapie engage Karl-Heinz Förster, qui avait disputé deux coupes du monde au sein de l'équipe d'Allemagne, et Alain Giresse, arraché aux rivaux bordelais. Année après année, l'équipe est modifiée et améliorée de façon à être plus performante.

Di Meco devient ainsi le seul joueur issu du centre de formation marseillais, au milieu d'une équipe de stars recrutées par Bernard Tapie tels que Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Klaus Allofs, Enzo Francescoli, Abedi Pelé, Didier Deschamps, Basile Boli, Marcel Desailly, Rudi Völler, Jocelyn Angloma, Carlos Mozer, Franck Sauzée, Bernard Casoni ou Éric Cantona.

Malgré les nombreux changements d'équipe-type et d'entraîneurs, Eric Di Meco s'impose comme un titulaire indiscutable à son nouveau poste de latéral gauche. Après avoir été le dauphin des Girondins de Bordeaux en 1987, l'OM remporte quatre championnats de France de 1989 à 1992, et une coupe de France (1989). Cette coupe de France, qui offre un doublé à l'OM, est marquée par une finale de légende durant laquelle Jean-Pierre Papin inscrit un triplé crucifiant l'AS Monaco (victoire finale 4-3)[4]. Les Monégasques obtiennent leur revanche en 1991 (défaite 1 but à 0). Dans ces années 1990, le principal concurrent et rival de l'Olympique de Marseille est le Paris Saint-Germain, lors des rencontres PSG-OM, Di Meco se distingue par sa hargne sur le terrain et ses tacles assassins à l'encontre de David Ginola.

En Europe, le club atteint les demi-finales de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l'Ajax Amsterdam de Dennis Bergkamp, puis les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1990 face au Benfica Lisbonne ; les Olympiens remportent le match aller de la demi-finale 2-1, et le score du match retour est de 0-0 quand le Lisboète Vata marque un but de la main validé par l'arbitre[5]. En 1991, le club échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Étoile rouge de Belgrade aux tirs aux buts (5-3)[6], après avoir notamment éliminé en 1/4 de finale le Milan AC, double tenant du titre.

L'AC Milan de Frank Rijkaard, Marco van Basten et Jean-Pierre Papin est encore défait par l'Olympique de Marseille, cette fois en finale de la Ligue des champions à Munich (1-0), le 26 mai 1993 d'un but de la tête de Basile Boli[7]. Il s'agit de la première victoire d'un club français en Coupe d'Europe.

Suite à l'affaire OM-VA, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l’OM. L’UEFA exclut Marseille des compétitions européennes de la saison 1993-1994 (Ligue des champions et Supercoupe de l'UEFA), et la FIFA retire à l'OM le droit de jouer la Coupe intercontinentale. Marseille finit deuxième du championnat en 1994, avec l’émergence de Sonny Anderson, mais le conseil fédéral rétrograde l’OM en deuxième division. Di Meco quitte alors son club de cœur en étant l'unique joueur à avoir gagné tous les titres olympiens durant la période Tapie entachée malheureusement par des suspicions de dopage. Notamment lorsqu'avec Bruno Germain, Di Meco ne se présente pas à un contrôle anti-dopage, remplacés par Philippe Thys et Jean-Pierre Papin : l'OM explique avoir mal lu les numéros de joueurs, la commission de la Ligue condamne le club à des amendes pour négligence, le club étant présumé innocent[8].

Fin de carrière à Monaco (1994-1998)[modifier | modifier le code]

En 1994, il rejoint l'AS Monaco avec Sonny Anderson où il retrouve Arsene Wenger. Suite à un mauvais départ lors de la saison 1994-1995 et une défaite 0-2 contre l'OGC Nice à domicile, Arsène Wenger est remercié. Wenger est alors remplacé par le duo Jean-Luc Ettori - Jean Petit puis Gérard Banide.

Lors de l'intersaison 1995, Jean Tigana (ancien coéquipier de Di Meco à l'OM), fort d'une 2e place avec Lyon, prend les commandes du club monégasque. Deux autres ex-coéquipiers d'Eric Di Meco à Marseille : Basile Boli et Fabien Barthez rejoignent aussi Monaco. Après un départ poussif durant les matchs aller et une élimination prématurée en Coupe de l'UEFA contre Leeds, les rouges et blancs, quasiment invincibles lors des matchs retour, terminent à la 3e place du classement 1995-1996.

Lors de sa troisième année (1996-1997), Eric Di Meco est repositionné dans l'axe avec Franck Dumas après les départs de Lilian Thuram et de Basile Boli. Mais rapidement, il perd sa place au profit de Martin Djetou. Avec un effectif de qualité composé de joueurs tels que Sonny Anderson, Franck Dumas, Sylvain Legwinski, Fabien Barthez, Thierry Henry, Victor Ikpeba, Emmanuel Petit, Ali Benarbia, ou encore Enzo Scifo, il remporte son 5e titre de champion personnel.

En 1998, une grave blessure au genou le contraint à mettre un terme à sa carrière. Monaco réussit cette année-là à atteindre les demi-finales de la Ligue des champions battue par la Juventus de Didier Deschamps et Zinédine Zidane après avoir éliminé Manchester United et termine une nouvelle fois sur le podium du championnat (3e) après avoir terminée en tête à mi-championnat.

L'équipe de France (1989-1996)[modifier | modifier le code]

Le style caractéristique d'Eric Di Meco basé sur un engagement continu, une agressivité exacerbée et des tacles légendaires lui permettent d'être appelé par Michel Platini en équipe de France dès 1989. Mais son style plus que rugueux, souvent à la limite du carton rouge, ne lui permet pas de s'imposer chez les Bleus. Absent de l'aventure de l'Euro 1992, il est également ignoré par Gérard Houllier sur la période 1992-1993.

À la surprise générale, il est pourtant rappelé par Aimé Jacquet dès sa prise de fonction en 1994. À plus de 30 ans, Di Meco va alors devenir l'un des hommes de base de Jacquet, qui apprécie son engagement physique et sa précieuse expérience du haut niveau. Il se voit même confier le brassard de capitaine à deux reprises, notamment à l'occasion du fameux Roumanie-France d'octobre 1995. Mais à l'Euro 1996 qu'il aborde pourtant en position de titulaire, Di Meco va être détrôné dès le premier tour par sa jeune doublure Bixente Lizarazu, ce qui le conduit à annoncer sa retraite internationale à l'issue du tournoi, avec la satisfaction d'être resté invaincu sous le maillot bleu tout au long de ses 23 sélections.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Retour à l'OM[modifier | modifier le code]

En février 2000, Eric Di Meco revient à l'OM, en tant que manager sportif du club. En pleine saison 1999-2000, qui se conclut par une piètre 15e place qui sauve Marseille de la relegation pour 2 buts. L'entraîneur Bernard Casoni est écarté, il se sent alors trahi par Di Meco. À l'intersaison, Eric Di Meco participe à l'arrivée du nouvel entraineur Abel Braga et des deux recrues brésiliennes Marcelinho et Adriano. Mais en novembre 2000, après un début de saison raté, l'actionnaire Robert Louis-Dreyfus décide de limoger Eric Di Meco avec Marcel Dib qui était directeur sportif et Abel Braga qui suivra quelques jours à peine après la démission du président Yves Marchand.

Politique[modifier | modifier le code]

Suite à l'échec à l'Olympique de Marseille, il s'écarte du monde du football. Lui qui était déjà conseiller municipal depuis 1995, s'investit dans la politique en devenant adjoint aux sports à la mairie de Marseille de 2001 à 2007. Il organise, aide et suit les manifestations à l'attention des jeunes de la ville de Marseille.

Chroniqueur radio[modifier | modifier le code]

Depuis octobre 2007, il entame une carrière de chroniqueur sportif (pas seulement football) dans le Moscato Show présentée par Vincent Moscato du lundi au vendredi entre 18h et 20h sur RMC.

En 2008 et en 2009, Éric Di Meco tente de récupérer le titre de champion de France 1993 non attribué pour cause de scandale de l'affaire OM-VA, en contactant la LFP, la FFF et le Ministère des Sports.

Suite à l'incarcération de Rolland Courbis, de septembre 2009 à février 2010, Éric Di Méco assure l'interim en devenant l'animateur du 20h-22h (Intégrale Foot Made In Di Meco) et également chroniqueur dans l'After Foot et dans Les Paris RMC[9].

Lors de la Coupe du monde 2010, il coanime avec Luis Fernandez, Jérôme Rothen et Jérôme Sillon, Le Grand Show de 18h à 20h, en direct de l'Adidas Store sur les Champs-Élysées à Paris.

Depuis 2012, il fait partie de l'équipe des Grandes Gueules du sport (généralement le samedi) et intervient de manière régulière dans l'émission After Foot.

En octobre 2011, il présente des propos qualifiés par certains[Qui ?] d'"apologie du harcèlement sexuel" dans le Moscato Show[10].

Chroniqueur télé[modifier | modifier le code]

Début 2009, il se fait remarquer par M6 pour rejoindre l'équipe de 100 % Foot, présentée par Vincent Couëffé, aux côtés de Pierre Ménès et Dominique Grimault et puis Vikash Dhorasoo, Julien Cazarre et Vincent Duluc. En décembre 2011, l'émission est supprimée de la grille des programmes de M6.

Il fut aussi consultant sur la chaîne officielle de l'Olympique de Marseille : OM TV. Dans le Talk-Show, émission mensuelle présentée par Sébastien Pietri avec Jean-Marc Ferreri et Jean-Charles De Bono. Puis dans Le match en question d'août 2009 à octobre 2009, chaque semaine toujours présentée par Sébastien Pietri avec Laurie Samama et Dominique Grimault.

En 2012, il devient consultant pour la chaîne sportive beIN Sports . Il commente, avec Christophe Josse, les matchs de Ligue 1 et de Ligue des champions. Durant la coupe du monde 2014 qui se déroule au Brésil, il commente les grandes rencontres de la compétition en compagnie de son fidèle acolyte Christophe Josse.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • DVD, Les Légendes de l'OM, 2011, Éditions France Télévisions Distribution
    • Éric Di Meco, itinéraire d'un mînot gaté, film d'Antony Fayada, 26 minutes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Saison 1980-1981 de l'OM », sur www.om4ever.com (consulté le 11 novembre 2008)
  2. (fr) « Saison 1983-1984 de l'OM », sur www.om4ever.com (consulté le 11 novembre 2008)
  3. (fr) France Football, no 2078 du 4 février 1986, Interview de Bernard Tapie
  4. Collectif, Coupe de France : la folle épopée, Paris, L'Équipe,‎ 2007, 431 p. (ISBN 978-2-915535-62-4), p. 405
  5. Collectif, 50 ans de coupes d'Europe, Issy-les-Moulineaux, L'Équipe,‎ 2005, 384 p. (ISBN 978-2-9519605-9-6, OCLC 420497433), p. 136-137
  6. Alain Pécheral, op.cit., « Annexe V - L'OM et l'Europe », p. 415
  7. Collectif, 50 ans de coupes d'Europe, Issy-les-Moulineaux, L'Équipe,‎ 2005, 382 p. (ISBN 978-2-9519605-9-6, OCLC 420497433), p. 253
  8. Alain Pécheral, op.cit., « Un doublé et des affaires... », p. 271
  9. (fr) Di Meco remplace Coach Courbis RMC Sport
  10. Apologie du harcelement sexuel sur RMC ? acrimed.org