René Imbot

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Officier général francais 5 etoiles.svg René Imbot
Image illustrative de l'article René Imbot

Naissance
Roussillon
Décès (à 81 ans)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Légion étrangère
Grade Général d'armée
Années de service 19461988
Commandement 35e Régiment d'infanterie mécanisée
1re Brigade mécanisée
3e corps d'armée
Armée de Terre
DGSE
Distinctions Légion d'honneur
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Autres fonctions Directeur du personnel militaire de l'armée de Terre
(1980-1983)

René Imbot, né le à Roussillon (Vaucluse) et mort le à Apt (Vaucluse), était un général français.

Il fut notamment chef d'état-major de l'armée de terre, puis directeur général de la sécurité extérieure.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il fait sa scolarité à l'École militaire préparatoire d'Épinal puis à celle d'Autun et au Prytanée de La Flèche qu'il quitte en 1941.

Il entre alors en résistance dans le maquis de l'Allier.

En septembre 1944, il s'engage comme soldat au Régiment de marche de la Corrèze, avec lequel il participe aux combats dans la région de Belfort.

À la fin des combats, il réussit le concours d'entrée à l'École spéciale militaire ; il suit sa scolarité à l'école militaire de Cherchell, en Algérie.

Indochine et Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

Sa première affectation comme officier le conduit avec la 13e Demi-brigade de Légion étrangère en Indochine, où il fait deux séjours.

Promu capitaine en janvier 1952, il est affecté au 4e Régiment étranger d'infanterie au Maroc jusqu'en 1954.

Il effectue sa scolarité à l'École d'état-major puis sert de nouveau au Maroc, à l'état-major divisionnaire de Meknès, puis au commandement de la 26e division de Fès.

États-majors et commandements[modifier | modifier le code]

En 1958, il part suivre la scolarité du United States Army Command and General Staff College (cours d'état-major), l’école d’état-major de l’armée de terre américaine à Fort-Leavenworth.

À son retour en 1959, il est affecté à la « section des plans atomiques » de l’état-major du groupe d’armées du centre à Heidelberg en Allemagne.

Il y est promu chef de bataillon.

En 1964, il sort major de l'École de guerre et prend le commandement du groupe de compagnies du 51e Régiment d'Infanterie Motorisée à Beauvais.

En avril 1966, promu lieutenant-colonel, il est affecté à la direction du personnel militaire de l'Armée de Terre (DPMAT).

Colonel en 1969, il prend le commandement du 35e Régiment d'Infanterie Mécanisée de Belfort. À l'issue de son commandement, il rejoint de nouveau la DPMAT, comme chef du bureau infanterie.

En 1974, il prend le commandement de la 1re Brigade mécanisée à Saarburg, en Allemagne. Nommé général en 1975, il prend, l'année suivante, le commandement de l'École d'application de l'infanterie à Montpellier.

Général de division en 1978, il est nommé, le , adjoint du gouverneur militaire de Paris, commandant du 3e Corps d'Armée et de la 1re Région militaire.

En octobre 1980, il prend la tête de la Direction du personnel militaires de l'armée de Terre.

Général de corps d'armée en 1981, il est promu général d'armée en mars 1983.

Il est nommé Chef d'état-major de l'armée de terre (CEMAT) la même année par décision du ministre de la défense Charles Hernu. Il crée alors la FAR, Force d'action rapide, qui a pour mission d'intervenir dans des délais très courts en Europe et en Outre-mer.

En 1985, il est nommé directeur général de la sécurité extérieure par François Mitterrand, à la suite de l'affaire du Rainbow Warrior, succédant à l'amiral Lacoste. Il réorganise ce service, le modernisant et recréant le 11e régiment parachutiste de choc qui avait été dissout en 1963.

Il est connu notamment pour son allocution télévisée du où, martial, il affirme vouloir « verrouiller » le service et « couper les branches mortes » après avoir découvert « une véritable opération maligne de déstabilisation de nos services ».

Il est admis en 2esection des officiers généraux en 1988.

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Franc-maçon[1], il fonde en 2003 avec François Thual et le général Jeannou Lacaze, la Grande Loge des cultures et de la spiritualité (GLCS)[2]

Thierry Imbot[modifier | modifier le code]

Son fils aîné, Thierry Imbot, lui-même membre des services secrets, meurt d’une chute du quatrième étage de son appartement parisien le . Il suivait à Taïwan les dossiers économiques français. Il aurait pris rendez-vous avec un journaliste pour faire des révélations dans l'Affaire des frégates de Taïwan. Les investigations ont conclu à une mort accidentelle alors que Thierry Imbot fermait ses volets un soir de grand vent[3],[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GC ribbon.svg Croix de Guerre des Theatres d'Operations Exterieurs ribbon.svg Spanish Grand Cross of Military Merit Red Ribbon.png
US Legion of Merit Chief Commander ribbon.png GER Bundesverdienstkreuz 1 BVM.svg Ordre de l'Ouissam Alaouite Officier ribbon (Maroc).svg

Intitulés[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Jean Guisnel, « Le tabou des frères militaires », LePoint.fr, 22/01/2009
  2. Source : S. C., « Tentative de parité », LePoint.fr, 24/01/2008
  3. Roland-Pierre Paringaux, « Ne jamais fermer ses volets un soir de grand vent », sur www.monde-diplomatique.fr,‎ novembre 2008
  4. Karl Laske, Patricia Tourancheau, « Frégates de Taiwan: mort soudaine de Thierry Imbot », sur www.liberation.fr,‎ 12 octobre 2000
Précédé par René Imbot Suivi par
Général d'armée Jean Delaunay
CEMAT - Chef d'état-major de l'armée de terre
25 septembre 1985 au 15 novembre 1987
Général d'armée Maurice Schmitt