Montfavet

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L'église N.D. du Bon Repos sur la place.

Montfavet est un « quartier » de la commune d'Avignon dans le département français du Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le terme de « quartier » ne doit pas occulter que Montfavet est en fait constitué d'un véritable noyau villageois indépendant situé à 5 km de l'agglomération avignonnaise.

Ses habitants sont appelés les Montfavétains.

Montfavet compte près de 14 000 habitants et constitue un territoire administratif particulier pour Avignon avec un maire-adjoint spécial qui lui est réservé. Le quartier dispose en outre de son propre code postal (84 140).

Il abrite notamment un hôpital psychiatrique situé sur la colline du domaine de Montdevergues, l'Agroparc avignonnais ainsi que l'aéroport d'Avignon - Provence.

Géographie[modifier | modifier le code]

Transports en communs[modifier | modifier le code]

Le quartier dispose d'une gare SNCF.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Renaissance[modifier | modifier le code]

Période moderne[modifier | modifier le code]

À la Révolution française, Montfavet fut temporairement érigé en commune. Elle fut de nouveau attachée à Avignon peu avant 1794.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, une association très active, « Montfavet Commune Libre », s'est battue pour l'érection de ce quartier en une véritable commune indépendante d'Avignon. Malgré le soutien d'une large partie de la population et des procédures judiciaires favorables (avis favorable du Conseil d'État), le projet n'a jamais abouti.[réf. nécessaire]

Dans les années 1950, Montfavet fait l'actualité avec l'affaire du Christ de Montfavet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Recherche et Industrie[modifier | modifier le code]

De nombreuses entreprises et centres de recherche comme l'INRA ou encore l'Agroparc sont implantés sur Montfavet. On trouve aussi sur ce dernier le Laboratoire Informatique d'Avignon, l'IUT et le CERI (ancien IUP) de l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse.

  • Nombreuses zones commerciales et industrielles ;
  • Aéroport d'Avignon (vols nationaux et européens).

Agriculture[modifier | modifier le code]

Autrefois le territoire était très agricole grâce à des terres riches irriguées par des canaux et les nappes phréatiques de la Durance située en bordure sud du territoire.

Le foin de Montfavet est particulièrement réputé pour sa qualité, et vendu dans la France entière ; chaque année on célèbre encore la Fête des Foins[1].

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Le couvent et l'église Notre-Dame de Bon Repos (XIVe s.)[modifier | modifier le code]

Le cardinal Bertrand de Montfavès
Nef de l'église Notre-Dame de Bon-Repos

L'histoire de Montfavet est étroitement liée à la construction au lieu-dit "Bon Repos", dans les années 1343-1347, du monastère fondé par le Cardinal Bertrand de Montfavet, originaire du diocèse de Cahors et neveu du pape Jean XXII[2]. Le nom de ce cardinal est aujourd'hui celui de la principale rue de l'agglomération (cours Cardinal Bertrand de Montfavet) mais il est surtout à l'origine du nom de ce quartier avignonnais. C'est en effet autour du monastère et de son église que vont peu à peu s'agglomérer au fil des siècles les exploitations et habitations qui constitueront le cœur du noyau villageois montfavétain.

Le monastère lui-même prit le nom de son fondateur, mort en 1343 sans avoir pu voir l'ouvrage achevé par les maçons Bertrand et Pierre Folcoaud d'Avignon. Le cardinal sera inhumé sous une dalle, devant l'autel même, en 1343 et, si cette tombe a aujourd'hui disparu, il subsiste encore dans une chapelle voisine celle de Pierre de Cohorn, un noble Suédois exilé dont l'inscription datée de 1486 raconte une peu banale odyssée. Cette dalle funéraire, "découverte" au XVIII° dans des conditions rocambolesques à la Tour d'Espagne voisine, est aujourd'hui reconnue comme un faux moderne[3].

Au monastère est accolée son église, Notre-Dame de Bon Repos. Isolés en campagne, l'ensemble architectural a été fortifié et compris entre deux puissantes tours carrées, crénelées mais sans machicoulis. On peut reconnaître encore, à l'intérieur des bâtiments, la salle capitulaire, le réfectoire, le chauffoir ainsi que l'emplacement des cuisines.

Le couvent de Montfavet dépendit d'abord de l'abbaye Saint-Ruf, avant d'être transformé en bénéfice au début du XVe siècle puis d'être uni à l'Œuvre du pont d'Avignon (1452), pour finalement accueillir, en 1613, quelques religieux Récollets. En 1759, ceux-ci furent remplacés par des Capucins [4].

Notre Dame de Bon Repos est aujourd'hui classée monument historique. Elle abrite une Vierge à l'Enfant en pierre dite Notre-Dame du Bon Repos datant du XIVe siècle.

La Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

Dernier vestige du monastère de Sainte-Praxède fondé vers 1346, elle est visible à quelques centaines de mètres au nord de l'église. Son fondateur, Pedro Gomez de Barrosso, colégat de Bertrand de Montfavet, était surnommé le cardinal d'Espagne.

  • Monastère Sainte-Claire, fondé en 1941, abrite une communauté de clarisses.
  • Le centre hospitalier. L'ordonnance royale du 21 septembre 1839 autorisa la Maison de Santé à acquérir la principale partie du domaine agricole de Montdevergues, d'abord pour y installer des convalescents. Les trente premiers malades hommes arrivèrent en 1844, pour prendre place dans la ferme réaménagée. Cet asile a notamment eu comme patiente Camille Claudel. Au cours des trente années qu'elle y passa, elle connut les périodes les plus difficiles de l'histoire de l'hôpital — la période de surpopulation (2000 patients en 1937), la Première Guerre mondiale, mais surtout la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle elle décède : les restrictions mais aussi la politique du régime de Vichy provoquèrent pénuries et malnutrition dans les hôpitaux psychiatriques et entraînèrent de nombreux décès.

Personnalités de Montfavet[modifier | modifier le code]

Distillerie d'absinthe Jules Pernod à Montfavet
Mémorial Camille Claudel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] http://www.avignon.fr/medias/news_1216973392_1.pdf
  2. GIRARD (Joseph), Évocation du Vieil Avignon, Paris, 1958, Les Éditions de Minuit, pp. 358-361.
  3. Les faits relatés ne se raccordent à rien de connu dans l'histoire de Suède, et les détails de l'inscription comme de l'armure sont aberrants. Cf Henry-Paul EYDOUX, "Monuments méconnus, Tome III (Provence 1ère série), Perrin 1977, et en dernier lieu Hervé de CHRISTEN, L'énigme de la pierre tombale de Pierre de Cohorn..., Mémoires de l'Académie de Vaucluse, 2005, p63-80
  4. Girard (Joseph), op. cit., p. 359.

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43° 56′ 08″ N 4° 52′ 25″ E / 43.93556, 4.87361