Marchiennes
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| Marchiennes | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |
| Département | Nord | |
| Arrondissement | Douai | |
| Canton | Marchiennes (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes Cœur d'Ostrevent | |
| Maire Mandat |
Claude Merly 2008-2014 |
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| Code postal | 59870 | |
| Code commune | 59375 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Marchiennois, Marchiennoise | |
| Population municipale |
4 742 hab. (2010) | |
| Densité | 221 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 15 m – Max. 21 m | |
| Superficie | 21,44 km2 | |
| Localisation | ||
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Marchiennes est une commune française, située en Flandre romane, dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Marchiennois et Marchiennoises[1].
Sommaire |
Géographie[modifier]
Marchiennes se situe sur la Scarpe, rivière de 112 kilomètres qui se jette dans le fleuve l'Escaut.
Elle possède sur son territoire la belle forêt domaniale de Marchiennes d'environ 800 hectares composée entre autres de pins sylvestres et de chênes. Elle accueille plus de 110 000 visiteurs par an.
Dans le département du Nord, Marchiennes est un poumon vert qui occupe une position centrale, car à proximité des autoroutes A1 etA23, Marchiennes, à 20 minutes de Lille et de Tournai, 15 minutes de Douai et Valenciennes, 2 heures de Paris et 1h de Bruxelles.
Marchiennes est au cœur du Parc naturel régional Scarpe-Escaut, le « cœur de nature », élément important de la trame verte régionale concentré de sites naturels de grande valeur écologique, couvrant 4 forêts domaniales dont la forêt domaniale de Marchiennes, les plaines alluviales de la Scarpe et de l'Escaut. Suite au drainage agricole périphérique et au surcreusement d'un fossé de drainage périphérique, cette forêt autrefois très humide souffre d'une baisse de la nappe qui en période de sécheresse menace les chênes et les amphibiens. La pose de palplanches sur les fossés de drainages intérieurs à la forêt n'ayant pas apporté les résultats escomptés.
Plusieurs hameaux sont rattachés à Marchiennes :
Elpret est un hameau situé à l'est de la commune et est traversé par la D39 qui relie Warlaing à Rosult. La rue principale d'Elpret est la rue du Hameau qui est en fait la D39. Quelques pâtés de maison s'y construisent car la zone est très attractive : en effet, la forêt domaniale de Marchiennes est tout de suite au nord d'Elpret.
Sec Marais est un hameau situé au nord de la commune et est traversé par la D957 qui relie Somain à Orchies. La rue principale de Sec Marais est la route départementale dite "Route Nationale". C'est un hameau qui a connu une forte expansion par sa proximité de l'autoroute A23 (à Orchies) et à la lisière de la forêt domaniale de Marchiennes.
Le Catellet est un hameau situé à l'ouest de la commune en direction de Flines-lez-Raches.
Communes limitrophes[modifier]
Patrimoine historique[modifier]
Abbaye de Marchiennes[modifier]
Marchiennes est riche d'un beau patrimoine historique dont témoignent encore les vestiges d'une tuilerie romaine sur la base de loisirs des Evoiche (tuile et brique). De plus par interprétation, on peut apparenter le nom de la ville à la Villa de Marcius, les vestiges d'une abbaye fondée en 630 par Adalbaud, comte de Douai. Sainte Rictrude, son épouse, aristocrate d'Aquitaine, créa en 643 un monastère double comprenant une communauté de femmes et une autre d'hommes. Leur fille, sainte Adalsinde (fêtée le 25 décembre), fut l'une des abbesses de la communauté des moniales.
À la fin du Xe siècle, il ne reste aucune trace de la communauté masculine sauf quelques chanoines. En 1024, les moniales sont remplacées par des moines bénédictins. Après l'abbatiat désastreux de Fulcard de Landas (1103-1115), l'abbé Amand du Chastel prend l'initiative d'un renouveau institutionnel et artistique qui durera jusqu'à la fin du XIIe siècle et dont témoignent un chartier riche ainsi qu'une collection diverse de textes hagiographiques et historiographiques.
On pénètre sur la place de l'abbaye par deux portes monumentales d'un grand intérêt architectural, le bâtiment de l'actuel hôtel de ville et le Colombier. Le fronton de l'église Sainte Rictrude est marqué de la devise républicaine, « Liberté, Égalité, Fraternité ». Cette inscription a été ajoutée en 1905 à la séparation de l'église et de l'État sous le mandat de Félix Maton.
Le 16 mai 1133, les reliques de Sainte Eusébie furent transportés à Marchiennes « où les os avaient été montrés, sains et entiers, aux fidèles, aux religieuses et aux enfants des écoles ».
Autres patrimoines[modifier]
Marchiennes fut aussi le théâtre d’un des derniers procès de sorcellerie en France qui envoya Péronne Goguillon sur le bûcher en 1679 ainsi que quatre autres femmes dont sa propre fille.
Depuis 1991, pour conjurer cette époque révolue, 30 000 personnes assistent chaque année, le premier dimanche d'octobre, aux célèbres Cucurbitades, fête de la Courge et de la Sorcellerie, fête poétique, culturelle et envoûtante.
Marchiennes est mentionné dans la première phrase de Germinal d'Émile Zola (1885), où « la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit » est évoquée. On peut évoquer également Joseph Balsamo d'Alexandre Dumas, dans lequel on évoque le siège de Marchiennes en 1712 par le Maréchal de Villars.
Il existait également une gare aujourd'hui désaffectée : voir Gare de Marchiennes.
L'église possède un orgue de François-Joseph Carlier datant de 1837. Il s'agit d'un des derniers témoins quasiment intact de la facture des Carlier.
Autrefois, l'église possédait un carillon de 37 notes. La majorité des cloches furent réquisitionnées par l'occupant en 1918.
Héraldique[modifier]
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Les armes de Marchiennes se blasonnent ainsi : "D'or à une escarboucle de sable, chargée en cœur d'un rubis de gueules." |
Administration[modifier]
Jumelage[modifier]
Royaume-Uni, Speldhurst (1998)
Démographie[modifier]
Évolution démographique[modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Marchiennes depuis cette date :

Pyramide des âges[modifier]
Économie[modifier]
Emplois, revenus et niveau de vie[modifier]
| Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006. | ||||||
| Agriculteurs | Artisans, commerçants, chefs d'entreprise |
Cadres et professions intellectuelles supérieures |
Professions intermédiaires |
Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Marchiennes | ||||||
| Zone d'emploi | ||||||
| Moyenne nationale | 2,2 % | 6,0 % | 15,4 % | 24,6 % | 28,7 % | 23,2 % |
| Répartition des emplois par secteurs d'activités en 2006. | ||||||
| Agriculture | Industrie | Construction | Commerce | Services aux entreprises |
Services aux particuliers |
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| Marchiennes | ||||||
| Zone d'emploi | ||||||
| Moyenne nationale | 3,5 % | 15,2 % | 6,4 % | 13,3 % | 13,3 % | 7,6 % |
| Sources : Insee[9] | ||||||
Fromages[modifier]
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Article détaillé : Liste des fromages du Nord-Pas-de-Calais.
Lieux et monuments[modifier]
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Lieu de naissance de personnages illustres dont Jean-Baptiste Juvénal Corbineau, né à Marchiennes le 1er août 1776, général d'empire sous Napoléon Ier qui sauva la Grande Armée lors de la retraite de Russie en découvrant le passage de la Bérézina. Avec ses deux frères, Claude-Constant et Hercule Corbineau, généraux d'empire, ils étaient appelés par Napoléon les « Trois Horaces » en référence à la mythologie romaine.
- Marchiennes est aussi le lieu de naissance en 1905 du célèbre peintre Félix Labisse, lié au mouvement surréaliste sans y adhérer, connu entre autres pour ses Femmes bleues.
- Jean Moral (1906-1999), photographe, né à Marchiennes.
- Alain Deloeuil, ancien coureur cycliste, né à Marchiennes.
- Jules Mougin (1912-2010), poète français né à Marchiennes.
Notes[modifier]
Bibliographie[modifier]
- B. Delmaire, L'histoire-polyptyque de l'abbaye de Marchiennes. Étude critique et édition, Louvain-laNeuve, 1985, 178 pages
- Gras, Daniel.- Marchiennes et Beuvry-La-Forêt.- Saint-Cyr-sur Loire : Alan Sutton, 2010. - 127 pages N° 13570.
Sources, références[modifier]
- Les gentilés de Marchiennes
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 30 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur Insee. Consulté le 13 février 2011
- Populations légales 2009 de la commune, sur Insee. Consulté le 8 janvier 2012
- Évolution et structure de la population à Marchiennes en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- Rapport statistique national sur le site de l'Insee. Consulté le 10 janvier 2010
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Liste des communes du Nord
- Réserve naturelle de la Tourbière de Vred
- Réserve naturelle régionale du Pré des Nonnettes
- Le sentier de grande randonnée, GR 121
- Compagnie des mines d'Anzin