Marchiennes

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Marchiennes
Image illustrative de l'article Marchiennes
Blason de Marchiennes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Douai
Canton Marchiennes
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Ostrevent
Maire
Mandat
Claude Merly
2014-2020
Code postal 59870
Code commune 59375
Démographie
Gentilé Marchiennois, Marchiennoise
Population
municipale
4 729 hab. (2011)
Densité 221 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 32″ N 3° 16′ 59″ E / 50.4088888889, 3.28305555556 ()50° 24′ 32″ Nord 3° 16′ 59″ Est / 50.4088888889, 3.28305555556 ()  
Altitude Min. 15 m – Max. 21 m
Superficie 21,44 km2
Localisation

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Marchiennes
Cartulaire de 1603 du Duc Charles de Croÿ représentant Marchiennes

Marchiennes est une commune française, située en Flandre romane, dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Marchiennois et Marchiennoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Marchiennes se situe sur la Scarpe, rivière de 112 kilomètres qui se jette dans le fleuve l'Escaut.

Elle possède sur son territoire la belle forêt domaniale de Marchiennes d'environ 800 hectares composée entre autres de pins sylvestres et de chênes. Elle accueille plus de 110 000 visiteurs par an.

Dans le département du Nord, Marchiennes est un poumon vert qui occupe une position centrale, car à proximité des autoroutes A1 etA23, Marchiennes, à 20 minutes de Lille et de Tournai, 15 minutes de Douai et Valenciennes, 2 heures de Paris et 1h de Bruxelles.

Marchiennes est au cœur du Parc naturel régional Scarpe-Escaut, le « cœur de nature », élément important de la trame verte régionale concentré de sites naturels de grande valeur écologique, couvrant 4 forêts domaniales dont la forêt domaniale de Marchiennes, les plaines alluviales de la Scarpe et de l'Escaut. Suite au drainage agricole périphérique et au surcreusement d'un fossé de drainage périphérique, cette forêt autrefois très humide souffre d'une baisse de la nappe qui en période de sécheresse menace les chênes et les amphibiens. La pose de palplanches sur les fossés de drainages intérieurs à la forêt n'ayant pas apporté les résultats escomptés.

Plusieurs hameaux sont rattachés à Marchiennes :

Elpret est un hameau situé à l'est de la commune et est traversé par la D39 qui relie Warlaing à Rosult. La rue principale d'Elpret est la rue du Hameau qui est en fait la D39. Quelques pâtés de maison s'y construisent car la zone est très attractive : en effet, la forêt domaniale de Marchiennes est tout de suite au nord d'Elpret.

Sec Marais est un hameau situé au nord de la commune et est traversé par la D957 qui relie Somain à Orchies. La rue principale de Sec Marais est la route départementale dite "Route Nationale". C'est un hameau qui a connu une forte expansion par sa proximité de l'autoroute A23Orchies) et à la lisière de la forêt domaniale de Marchiennes.

Le Catellet est un hameau situé à l'ouest de la commune en direction de Flines-lez-Raches.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marchiennes
Bouvignies
5 km
Beuvry-la-Forêt
6 km
Tilloy-lez-Marchiennes
5 km
Flines-lez-Raches
8 km
Marchiennes Warlaing
6 km
Vred
5 km
Lallaing
8 km
Rieulay
4 km
Wandignies-Hamage
4 km

Toponymie[modifier | modifier le code]

Marsenne en flamand[2].

Marchiennes fut, encore au début du XIXe siècle, séparé en Marchiennes Ville et Marchiennes Campagne. La Scarpe formait la séparation.

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Abbaye de Marchiennes[modifier | modifier le code]

Marchiennes est riche d'un beau patrimoine historique dont témoignent encore les vestiges d'une tuilerie romaine sur la base de loisirs des Evoiche (tuile et brique). De plus par interprétation, on peut apparenter le nom de la ville à la Villa de Marcius, les vestiges d'une abbaye fondée en 630 par Adalbaud, comte de Douai. Sainte Rictrude, son épouse, aristocrate d'Aquitaine, créa en 643 un monastère double comprenant une communauté de femmes et une autre d'hommes. Leur fille, sainte Adalsinde (fêtée le 25 décembre), fut l'une des abbesses de la communauté des moniales.

À la fin du Xe siècle, il ne reste aucune trace de la communauté masculine sauf quelques chanoines. En 1024, les moniales sont remplacées par des moines bénédictins. Après l'abbatiat désastreux de Fulcard de Landas (1103-1115), l'abbé Amand du Chastel prend l'initiative d'un renouveau institutionnel et artistique qui durera jusqu'à la fin du XIIe siècle et dont témoignent un chartier riche ainsi qu'une collection diverse de textes hagiographiques et historiographiques.

On pénètre sur la place de l'abbaye par deux portes monumentales d'un grand intérêt architectural, le bâtiment de l'actuel hôtel de ville et le Colombier. Le fronton de l'église Sainte-Rictrude est marqué de la devise républicaine, « Liberté, Égalité, Fraternité ». Cette inscription a été ajoutée en 1905 à la séparation de l'église et de l'État sous le mandat de Félix Maton.

Eglise Marchiennes.JPG

Le 16 mai 1133, les reliques de Sainte Eusébie furent transportés à Marchiennes « où les os avaient été montrés, sains et entiers, aux fidèles, aux religieuses et aux enfants des écoles ».

Autres patrimoines[modifier | modifier le code]

Marchiennes fut aussi le théâtre d’un des derniers procès de sorcellerie en France qui envoya Péronne Goguillon sur le bûcher en 1679 ainsi que quatre autres femmes dont sa propre fille.

Depuis 1991, pour conjurer cette époque révolue, 30 000 personnes assistent chaque année, le premier dimanche d'octobre, aux célèbres Cucurbitades, fête de la Courge et de la Sorcellerie, fête poétique, culturelle et envoûtante.

Marchiennes est mentionné dans la première phrase de Germinal d'Émile Zola (1885), où « la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit » est évoquée. On peut évoquer également Joseph Balsamo d'Alexandre Dumas, dans lequel on évoque le siège de Marchiennes en 1712 par le Maréchal de Villars.

Il existait également une gare aujourd'hui désaffectée : voir Gare de Marchiennes.

L'église possède un orgue de François-Joseph Carlier datant de 1837. Il s'agit d'un des derniers témoins quasiment intact de la facture des Carlier. Le buffet de l'orgue est inscrit et la partie instrumentale classée au titre des monuments historiques.

Autrefois, l'église possédait un carillon de 37 notes. La majorité des cloches furent réquisitionnées par l'occupant en 1918.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Marchiennes (59) Nord-France.svg

Les armes de Marchiennes se blasonnent ainsi : « D'or à une escarboucle de sable, chargée en cœur d'un rubis de gueules. »

Administration[modifier | modifier le code]

Marchiennes dans son canton et son arrondissement
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 Moise Dufour apparenté PCF  
juin 1995 Jean-Pierre Lemaire PS  
2006 Serge Gaillot RPR/UMP  
2006 en cours
(au 3 avril 2014)
Claude Merly Divers Droite Réélu pour le mandat 2014-2020[3]
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 729 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 500 2 209 2 355 2 456 2 505 2 614 2 848 2 965 3 047
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 066 3 180 3 274 3 335 3 432 3 388 3 295 3 258 3 246
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 436 3 580 3 623 3 546 3 638 3 528 3 390 3 157 3 393
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 417 3 375 3 267 3 564 4 164 4 641 4 660 4 690 4 745
2011 - - - - - - - -
4 729 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Marchiennes en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,9 
4,2 
75 à 89 ans
7,6 
9,8 
60 à 74 ans
10,8 
22,8 
45 à 59 ans
20,0 
22,0 
30 à 44 ans
23,2 
19,1 
15 à 29 ans
18,2 
22,1 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Marchiennes
Zone d'emploi
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteurs d'activités en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Marchiennes
Zone d'emploi
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[8]

Fromages[modifier | modifier le code]

Chévrerie du Cattelet de Marchiennes

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Musée de Marchiennes
Forêt domaniale de Marchiennes

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marchiennes plaque commémorative aux trois frères Corbineau

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • B. Delmaire, L'histoire-polyptyque de l'abbaye de Marchiennes. Étude critique et édition, Louvain-la-Neuve, 1985, 178 pages
  • Gras, Daniel.- Marchiennes et Beuvry-la-Forêt.- Saint-Cyr-sur-Loire : Alan Sutton, 2010. - 127 pages N° 13570.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Marchiennes
  2. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  3. « Marchiennes : Claude Merly : « L'heure est à l'action » », L'Observateur du Douaisis, no 586,‎ 3 avril 2014, p. 14
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Marchiennes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
  8. Rapport statistique national sur le site de l'Insee. Consulté le 10 janvier 2010