Masny

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Masny
Image illustrative de l'article Masny
Blason de Masny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Douai
Canton Douai-Sud
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Ostrevent
Maire
Mandat
Paulette Gauthiez
2014-2020
Code postal 59176
Code commune 59390
Démographie
Gentilé Masnysiens
Population
municipale
4 268 hab. (2011)
Densité 599 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 57″ N 3° 12′ 08″ E / 50.3491666667, 3.20222222222 ()50° 20′ 57″ Nord 3° 12′ 08″ Est / 50.3491666667, 3.20222222222 ()  
Altitude Min. 18 m – Max. 58 m
Superficie 7,12 km2
Localisation

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Masny

Masny est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais. La Compagnie des mines d'Aniche y a ouvert la fosse Vuillemin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Masny
Montigny-en-Ostrevent Pecquencourt
Loffre Masny Écaillon
Lewarde Erchin Monchecourt Auberchicourt

Histoire[modifier | modifier le code]

Masny est un village comptant environ 4 500 habitants. Il s'y passe souvent des fêtes et des marchés.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Hautmont (Nord).svg

Les armes de Masny se blasonnent ainsi : "D'or à trois chevrons de sable."

Cartulaire du duc Charles de Croÿ[modifier | modifier le code]

Cartulaire masny.JPG

Il s'agit de peintures topographiques à la demande du duc Charles de Croÿ

  • Généralités :
  1. Date : probablement 1603
  2. Saison : été
  3. Cartouche: Masnil
  4. Orientation de la vue : du sud
  • Premier plan :
  1. Chemin : En bas route de Douai à Bouchain à gauche chemin vers le village
  2. Personnages : allant vers Bouchain un piéton, un cavalier, un chien et deux piétons vers le village
  • Deuxième plan :
  1. Le village en habitat groupé
  2. Une douzaine de bâtisses aux toits 2 pans
  3. L'église à flèche élancée domine sur la gauche
  4. Une autre imposante bâtisse est située sur la droite, il s’agit d’une tour terminée par une terrasse, c’est le château construit en 1337 par Wauthier de Masny
  • Troisième plan :

À gauche, un moulin puis silhouette d’un village sur une crête

Wauthier de Masny[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Wauthier de Masny.

Masny est un village qui doit sa renommée à certains de ses seigneurs du Moyen Âge. La première apparition du nom de Masny remonte en 1175. En effet, un Henry de Masny, ou Mauny comme les Anglais diront bien plus tard, était déjà chevalier et seigneur du village. Il y aura quelques années plus tard, une Alix de Masny qui épousera Wilbold d'Auberchicourt à la fin du XIIe siècle.

Il n'existe pas encore de généalogie de cette famille, mais un Jean dit le Borgne de Masny avait épousé Jeanne de Jenlaing, il tua un chevalier gascon au cours d'un tournoi près de Cambrai en 1269[1]. Il participa aussi au grand tournoi de Mons offert par le comte de Hainaut.

Ce Jean de Masny eut quatre fils. L'aîné, appelé Gilles, fut seigneur de Masny et de Jenlaing et portait comme arme d'or à trois chevrons de sable ; ce sont les armes des comtes Baudouin IV et Baudouin V de Hainaut. Le cri de guerre de la famille de Masny était « Hainaut Ancien ! ». Le deuxième fils s'appelait Guillaume, le troisième Wauthier, et le dernier Thierry. Un de ces quatre frères chercha le corps de son père, Jean dit le Borgne assassiné alors qu'il allait se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il le trouva sous une dalle de marche à La Réole et le fit ensevelir à Valenciennes.

Lorsque Philippa de Hainaut, fille de Guillaume Ier de Hainaut se rendit en Angleterre pour être présentée à son mari Édouard III d'Angleterre, elle était accompagnée d'une nombreuse suite composée d'hommes d'armes, de serviteurs et de pages. Parmi ces pages, figurait notre Wauthier. Après la cérémonie officielle, tous ces preux chevaliers et écuyers retournèrent en Hainaut sauf Wauthier qui resta au service de la reine d'Angleterre. Troisième fils de famille, il n'avait aucune raison particulière de retourner et peut être allait-il faire fortune. Nous étions en 1330 et le jeune homme avait toute la vie devant lui pour s'enrichir.

Il commença tôt car en 1331, il accompagne Édouard Baillol pour conquérir des territoires en Écosse et se distingue à la bataille de Dupplin Moor. Plus tard, il fera prisonnier Jan Crabbe, pirate flamand, mercenaire de Robert Bruce et le revendra à Edouard III pour 1 000 £. En récompense des services rendus, il est fait chevalier et reçoit de nombreux titres. En 1337, il est nommé amiral de la flotte du nord. Sa première grande victoire, il l'obtient dans l'estuaire de l'Escaut où il fait prisonnier le fils bâtard du comte de Flandre qu'il vend au roi pour la somme de 8 000 £, les autres prisonniers lui rapporteront 11 000 £.

Lors du débarquement des Anglais sur le continent en 1339, les troupes passant par le comté de Hainaut montent leur camp entre la Flamengerie et La Capelle. Ils savent l'armée française à proximité et pour les empêcher de dormir, Wauthier et ses hommes les harcèlent toutes les nuits, pénètrent dans les campements et tuent. L'armée de France lèvera le camp et se repliera.

En 1340, Wauthier se trouve à la bataille de l'Écluse et participe au siège de Tournai. Le comte de Hainaut lui offrira la seigneurie de Wasmes. Il reçoit l'héritage de son frère Gilles décédé, il est alors seigneur de Masny et de Jenlaing. En 1342, il délivre Jeanne de Montfort, deuxième épouse de Jean de Montfort (1294-1345) assiégée dans sa forteresse de Hennebont, avec 50 archers, 50 hommes de pied et 12 chevaliers. Il se sert de ce château comme base de repli et investi Vannes avec l'aide de Robert d'Artois. Il défend Aiguillon contre Jean de Nomandie qui abandonnera le siège mais qui lors de son repli sur Paris se verra attaquer par les gens de Mauny. C'est lors de ces attaques qu'il demande à un chevalier prisonnier du nom de Grimouton de Chambly de solliciter pour lui un sauf-conduit contre sa liberté afin de rejoindre Édouard III d'Angleterre qui assiégeait Calais. C'est le duc Jean, fils du roi futur Jean II de France, qui le rédigea et le lui fera remettre.

En traversant Orléans, Wauthier se fait arrêter, conduire devant le roi Philippe VI de France à Paris et jeté en prison. Lorsque Jean, duc de Normandie apprit cela il entra dans une violente colère et exigea qu'il délivra immédiatement le prisonnier. Le roi de France s'exécuta et relâcha Wauthier sur les bords de la Garonne. Les hommes qui l'accompagnaient restèrent en prison mais furent délivrés le 20 septembre 1346 par le comte de Derby. Il secourut encore la comtesse de Montfort en arrivant par mer avec 120 voiles portant 300 hommes et 2000 archers le 20 mai 1342. Notre homme fut nommé par Édouard III, premier baron de Mauny et fait chevalier de l'ordre de la jarretière (brevet 46). Il se maria avec la duchesse Marguerite de Norfolk, cousine du roi, et ce contre l'avis d'Édouard III, et il mourut à Londres le 15 janvier 1372 à l'âge de 67 ans. Ils eurent ensembles deux enfants : un fils Thomas qui décéda la même année que celle de sa naissance et une fille, Jeanne de Masny qui épousa John Hasting, 2e comte de Pembroke[2], il eut aussi 2 filles naturelles qui devinrent religieuses. Mais ses frères se distinguèrent aussi pendant le début de cette guerre dite de cent ans, sous les ordres de Jean de Beaumont, frère du comte de Hainaut.

Voilà pourquoi en Angleterre au Moyen Âge, on connaissait le village de Masny.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Masny dans son canton et son arrondissement
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Claude Schäfer    
mars 2008 en cours
(au 3 juillet 2014)
Paulette Gauthiez PS Réélue pour le mandat 2014-2020[3]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 268 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
623 674 816 850 892 874 907 916 829
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
870 925 951 1 017 1 089 1 094 1 042 1 077 1 150
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 220 1 331 1 465 1 442 2 280 2 325 2 803 2 827 3 692
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 158 4 554 4 303 4 485 4 688 4 571 4 497 4 481 4 268
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Masny en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
5,7 
75 à 89 ans
8,8 
10,7 
60 à 74 ans
13,0 
20,1 
45 à 59 ans
19,6 
20,3 
30 à 44 ans
18,5 
21,2 
15 à 29 ans
19,2 
21,8 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fosse Vuillemin[modifier | modifier le code]

Fosse Vuillemin en 1914.

La reconversion de l'ancien carreau de la fosse Vuillemin de quatre hectares est lancée en 2007 par la plantation d'un arbre pour aboutir en une surface commerciale dont l'ouverture a eu lieu en mars 2008.

L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église

Le château[modifier | modifier le code]

  • 1337 : édifié dit-on par le fameux chevalier Wauthier de Mauny[8]
  • À la Révolution française, il était en ruine, la tour survécut jusqu’en 1830.
  • Ne subsiste aujourd’hui au lieu dit « La Tour » que le tour d’eau et une motte. Ces vestiges ont été décrits par le capucin Le Carlier 1730 puis les dessins et relevés de l’ingénieur militaire du Roy Louis XIV Claude Masse

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Le site gillesdubois.blogspot.com.
  2. Source : Le site answers.com
  3. Dorothée Delomez, « Les juges confirment l’élection de P. Gauthiez : L’élection municipale a été houleuse, mais sauf avis du Conseil d’Etat, elle ne devrait pas être invalidée. Le tribunal administratif a rejeté le recours qui avait été formé », L'Observateur du Douaisis, no 599,‎ 3 juillet 2014, p. 25
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Masny en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
  8. Page 619 - Statistique Archéologique du département du Nord - seconde partie-Lirairies, Quarré à Lille ; Leleu à Lille et A.Durand 7 Rue Cujas à Paris-archivé au Harvard College Library numérisé par Google Livres
  9. Page 620-Statistique Archéologique du département du Nord -seconde partie-Librairies, Quarré à Lille ; Leleu à Lille et A. Durand 7 rue Cujas à Paris-archivé au Harvard College Library numérisé par Google Livres