La Sentinelle (Nord)

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La Sentinelle
L'église était auparavant un des bâtiments de la fosse La Sentinelle de la Compagnie des mines d'Anzin. Au premier plan, le puits.
L'église était auparavant un des bâtiments de la fosse La Sentinelle de la Compagnie des mines d'Anzin. Au premier plan, le puits.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Valenciennes-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut
Maire
Mandat
Bernadette Sopo
2014-2020
Code postal 59174
Code commune 59564
Démographie
Population
municipale
3 322 hab. (2011)
Densité 854 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 21′ 00″ N 3° 29′ 20″ E / 50.35, 3.4888888888950° 21′ 00″ Nord 3° 29′ 20″ Est / 50.35, 3.48888888889  
Altitude Min. 21 m – Max. 66 m
Superficie 3,89 km2
Localisation

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La Sentinelle est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Sentinelle
Aubry-du-Hainaut Petite-Forêt
Hérin La Sentinelle Valenciennes
Prouvy Trith-Saint-Léger

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

La Sentinelle est desservie par la station Bois des Montagnes du Tramway de Valenciennes. Trois lignes de bus la relient également au centre ville de Valenciennes, à Denain, Hérin, et aux communes environnantes grâce au réseau Transvilles/Semurval.

La Sentinelle est traversée de part en part par les autoroutes A2 et A23, qui la relient directement à Lille, Bruxelles et Paris. L'échangeur entre ces deux autoroutes est situé sur le territoire de la commune. Deux sorties la desservent, la sortie 20 sur l'A2, et la sortie Valenciennes Nord, sur l'A23.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de sa dénomination provient du nom donné à un puits de mine jouant le rôle de sentinelle en cas de montée des eaux.

Commune née de la mine, La Sentinelle est un des plus remarquables témoins de l'histoire économique du Valenciennois. Jusqu'au début du XIXe siècle, son territoire, entièrement consacré à l'agriculture, appartient à Trith-Saint-Léger. Les cartes du temps n'y signalent qu'une auberge. La Compagnie des Mines d'Anzin cherche alors de nouveaux gisements de charbon vers l'ouest de sa concession. Le 8 avril 1818 est ouverte la fosse «  Sentinelle ». Son nom lui vient de sa proximité de l'étang du Vignoble alimenté par des sources souterraines. En cas de montée des eaux et de risque d'inondation, les mineurs de La Sentinelle peuvent donner l'alerte aux autres puits voisins. Des corons sont construits dès 1826 et, bientôt, le nombre d'habitants du hameau minier dépasse largement celui du bourg de Trith-Saint-Léger. La création d'une nouvelle commune est alors décidée et le 22 juin 1875 le décret no 4601 officialise la division de la commune de Trith-Saint-Léger[1]. La mairie y est construite peu après. La vie associative est très vivante dans cette population longtemps stabilisée autour de 3 000 habitants.

Le 9 novembre 1764, la Compagnie des Mines d'Anzin déplaçait ses travaux vers le sud, sur le territoire de la commune de Valenciennes en ouvrant le puits Long/Prés (Lomprez) d'un diamètre de 2,20 m. Elle fut instruite entre-temps des démarches d'une Société de recherche concurrente, connue sous le nom de Desmaisières, qui sollicita en février 1765, auprès de l'intendant du Hainaut, une permission d'exploiter du charbon sur les Seigneuries de Trith (La Sentinelle actuelle). La Compagnie d'Anzin, désireuse de supplanter cette dernière, se hâta d'extraire la houille au puits Long Près à la profondeur de 78 mètres, et d'ouvrir d'autres puits sur Trith (La Sentinelle) et deux autres sur St Waast (fosse Dutemple). C'est en 1770, au terme d'un long procès, qu'un arrangement fut enfin trouvé entre les deux sociétés rivales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut (CAPH).

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1945 janvier 1955 Hippolyte Legrand    
janvier 1955 avril 1977 Marcel Choquet    
avril 1977 août 1987 Albert Herbecq    
août 1987 décembre 1999 Claude Tréfois PCF  
décembre 1999 mars 2008 Roger Blondiaux PCF  
mars 2008 en cours Bernadette Sopo PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 322 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
2 658 2 947 2 890 2 890 2 735 2 676 2 695 2 746 2 570
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 641 2 785 2 817 2 816 3 203 3 586 3 288 3 680 3 729
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
3 588 3 360 3 253 3 232 3 332 3 322 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à La Sentinelle en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,2 
5,1 
75 à 89 ans
8,5 
12,5 
60 à 74 ans
13,8 
20,6 
45 à 59 ans
20,9 
19,2 
30 à 44 ans
19,0 
20,7 
15 à 29 ans
18,2 
21,8 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage [5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 


La population est constituée de 26,3 % de jeunes de moins de 20 ans, 58,6 % d'adultes entre 20 et 64 ans, et 15,1 % de personnes âgées de 65 ans et plus, pour des taux similaires en France métropolitaine (24,8 %, 58,6 % et 16,6 %).

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Sentinelle fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage au recensement de 2006 était de 15,5 %, contre 11 % pour la population en France métropolitaine.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Barbe : ancien édifice minier, entièrement maçonné, long de 35 m, haut de 20 m, transformé par la Compagnie des mines en église dès 1852. L'autorité diocésaine lui donne alors le nom de Sainte-Barbe, patronne des mineurs. Le 18 septembre 2004, les travaux de réhabilitation de cet édifice ont été inaugurés. Notre église entrera bientôt au patrimoine minier.[Quand ?] Entièrement rénovée en 2006.
  • Les corons : le premier coron minier, dit « de l'Église » est construit dès 1826. Suivront ensuite les corons Carré et Demézières et enfin la cité Ernest.
  • « Saint-Christophe » : à l'entrée de la commune se trouve le lieu-dit « St Christophe ». Son nom a pour origine un oratoire, ou bien l'enseigne d'une auberge construite au milieu du XVIIIe siècle au carrefour de la grand-route, créée à l'époque, et du vieux chemin reliant Trith à Wallers. Le patronage du St protecteur des voyageurs se justifie amplement par l'importance du trafic routier.
  • Le puits Desmaizières, creusé en 1764 (le plus ancien sur le territoire de La Sentinelle), passa aux mains de la Compagnie d'Anzin. En contrepartie, celle-ci s'engagea à verser au Sieur Desmaizières, 300 livres par an tant qu'elle n'exploitait pas sur sa terre, 4800 livres dans le cadre de l'extraction du charbon. Le puits garda son nom ainsi que les Corons s'y rattachant.On remarquera l'orthographe du nom Desmaizières (Demézières actuel) et Long-Près (Lomprez actuel).
  • Le puits Ernest : Ouvert en 1826 sur le territoire de La Sentinelle (Hameau de Trith à cette époque), à 180 mètres au nord-est de Desmaizières et à 380 m au sud-ouest de la Réussite. Le puits Ernest, d'un diamètre de 3,80 m, traversa 50 m de morts terrains avant de rencontrer le terrain houiller à la profondeur de 80 m. Le fonçage constitua à lui seul, un record, puisqu'il avait duré moins de huit mois. L'aérage était en partie assuré par le puits Réussite et le puits Desmaizières. D'une profondeur de 387 m, le puits Ernest fut fermé en 1894, après une production totale de 617 000 tonnes. Le gisement plus profond fut repris par la fosse Réussite. C'est avec Ernest que s'achevèrent les dernières recherches dans le faisceau gras d'Anzin. L'intérêt principal de la compagnie allait en effet se déplacer vers la région de Denain, où la fosse Villars découvrit le charbon gras en 1826. Abandonnée par la police des « mines » avant 1909, une cité minière s'implanta sur l'ancien carreau de fosse (cité Ernest actuelle). Le puits fut relocalisé en 2001 par les charbonnages de France. L'origine du nom Ernest est inconnue dans les archives.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. No 4601 - Décret du Président de la République française disponible sur Gallica, dans le Bulletin des lois de la république française, XIIe série, deuxième semestre de 1875, p. 583.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à La Sentinelle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)