Équipe de Suisse de football

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe de Suisse de football féminin.

Drapeau : Suisse Équipe de Suisse

Écusson de l' Équipe de Suisse
Généralités
Confédération UEFA
Emblème Croix suisse
Couleurs rouge et blanc
Surnom La « Nati »
Stade principal Stade de Suisse
Parc Saint-Jacques
Classement FIFA 8e (10 avril 2014)
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Allemagne Ottmar Hitzfeld
Capitaine Gökhan Inler
Plus sélectionné Heinz Hermann (117 sélections)
Meilleur buteur Alexander Frei (42 buts)

Rencontres officielles historiques

Premier match 12 février 1905 (France, 0-1)
Plus large victoire 9-0, Lituanie (25 mai 1924)
Plus large défaite 0-9, Hongrie (29 octobre 1911)

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 10
Quart de finale en 1934, 1938 et 1954
Championnat d'Europe Phases finales : 3
1er tour en 1996, 2004 et 2008
Jeux olympiques Médaille d'argent en 1924

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Coupe du monde 2014

L'équipe de Suisse de football (Schweizer Fussballnationalmannschaft en allemand, Nazionale di calcio della Svizzera en italien, Squadra naziunala da ballape da la Svizra en romanche) est la sélection de joueurs de football suisses sous l'égide de l'Association suisse de football. Surnommée la « Nati » (abréviation de Nationalmannschaft), elle représente le pays lors des compétitions continentales et internationales. Après la création de l'Association suisse de football en 1895, l'équipe suisse dispute la première rencontre de son histoire en 1905 face à la France. Elle compte à son palmarès une médaille d'argent obtenue lors des Jeux olympiques d'été de 1924, et participe à sa dixième phase finale de Coupe du monde en 2014. La sélection a atteint les quarts de finale de ce tournoi en 1934, 1938 et 1954.

Les Suisses disputent leurs rencontres à domicile au Stade de Suisse, stade de 32 000 places situé à Berne, ou au Parc Saint-Jacques de Bâle, d'une capacité de 36 000 places. Troisièmes du premier classement FIFA en août 1993, ils ont terminé l'année 2013 au 8e rang mondial. L'Allemand Ottmar Hitzfeld, entraîneur de l'équipe depuis 2008, sera remplacé par Vladimir Petković après la Coupe du monde de 2014.

Histoire[modifier | modifier le code]

Genèse de l'équipe nationale (1905-1918)[modifier | modifier le code]

Des élèves anglais de pensionnats introduisent le football en Suisse en 1855 et de nombreux clubs amateurs sont ensuite fondés dans le pays. L'Association suisse de football (ASF) est créée le 7 avril 1895 à Olten[1] et des matchs internationaux entre clubs de Suisse et des pays frontaliers ont lieu dès le milieu des années 1890. La première sélection de suisse bat une équipe du Sud de l'Allemagne par trois buts à un le 4 décembre 1898. La moitié de l'équipe suisse est alors constituée d'étrangers vivant en Suisse, pour la plupart britanniques[2]. Plusieurs autres matchs de ce type sont organisés ; la Suisse perd par exemple contre l'Autriche sur le score de 4-0 le 8 avril 1901.

Le premier match officiel de l'équipe suisse, joué contre la France le 12 février 1905.

L'équipe nationale suisse joue son premier match officiel contre l'équipe de France le à Paris. La Suisse perd sur le score de 1-0 devant 5 000 spectateurs. Le match retour, perdu sur le score de 1-2, ne peut se jouer que trois ans plus tard à Genève à cause des problèmes financiers de l'ASF. Adolf Frenken du FC Winterthour marque le premier but de l'équipe suisse[3]. Les Suisses obtiennent leur première victoire le 5 avril 1908 en battant l'équipe d'Allemagne, qui joue son premier match, sur le score de 5-3 à Bâle. L'équipe enregistre ensuite ses deux plus larges défaites sur le même score de 9-0, l'un contre l'Angleterre à domicile le et l'autre contre la Hongrie à Budapest le . L'Association suisse prévoit d'envoyer une équipe aux Jeux olympiques d'été de 1912 à Stockholm, mais ce projet de ne concrétise pas à cause d'un manque d'argent[4].

Après le début de la Première Guerre mondiale, le football est beaucoup moins présent en Suisse. Plus de la moitié des terrains sont transformés en terrains agricoles et de nombreux clubs cessent leurs activités car les joueurs doivent faire leur service militaire. L'ASF convainc progressivement les autorités militaires, d'abord sceptiques, que le football peut entretenir la condition physique des militaires en service. Le jeu reprend dès 1916 ; de nombreux matchs sont organisés au sein de l'armée, ce qui contribue à la popularisation du football. Cinq matchs internationaux peuvent être organisés : deux à domicile contre l'Autriche et trois à l'extérieur contre l'Italie, l'Autriche et la Hongrie[5].

Une médaille olympique et deux Coupes du monde (1918–1945)[modifier | modifier le code]

Le premier match de l'après-guerre est joué le 29 février 1920 contre la France. Le 27 juin 1920, les Suisses jouent un match très politisé contre l'Allemagne à Zurich : ils ont ignoré l'interdiction de matchs internationaux infligée par la FIFA aux perdants de la guerre. La France menace alors de boycotter les matchs contre la Suisse et des manifestations ont lieu en Belgique et en Angleterre. L'association régionale de la Suisse romande interdit à ses membres d'y participer. Cette partie controversée se termine par une victoire suisse sur le score de 4-1. L'ASF a décidé en août 1919 de participer aux Jeux olympiques d'été de 1920 à Anvers, mais elle annule son inscription une semaine avant le début du tournoi. En plus du manque d'argent, elle craint une scission de la fédération selon la frontière linguistique à la suite du match contre l'Allemagne[6].

Dix-sept joueurs se rendent à Paris en train pour participer aux Jeux olympiques d'été de 1924. S'attendant à une élimination rapide, l'ASF achète un billet de train valable seulement pour dix jours. Pour la première fois, trois entraîneurs sont engagés par l'ASF : les Britanniques Teddy Duckworth et Jimmy Hogan ainsi que le Hongrois Izidor Kürschner. Lors du seul match du tour préliminaire, les Suisses obtiennent la victoire la plus large de leur histoire en battant la Lituanie sur le score de 9-0. Après un match nul (1-1) contre la Tchécoslovaquie, le match est rejoué et les Suisses s'imposent sur le score de 1-0. Ils battent l'Italie en quart de finale (2-1) et le journal « Sport » lance une collecte de fonds pour prendre en charge les coûts supplémentaires engendrés par l'hébergement. L'équipe suisse surprend en demi-finale en battant les Suédois, favoris du tournoi, sur le score de 2-1. Elle perd en finale contre l'Uruguay et obtient la médaille d'argent ainsi que le titre non officiel de champion d'Europe[7].

Après cette très bonne performance, le niveau de l'équipe nationale baisse considérablement. Elle ne joue qu'un match aux Jeux olympiques d'été de 1928 à Amsterdam : elle est éliminée après une défaite contre l'Allemagne par quatre buts à zéro. Les résultats ne sont pas meilleurs à la Coupe internationale, prédécesseur du Championnat d'Europe, où la Suisse se classe dernière lors de chacune des six éditions. Léopold Kielholz est cependant le meilleur buteur de l'édition 1933-1935 à égalité avec le Hongrois György Sárosi. Comme de nombreuses autres nations européennes, la Suisse ne participe pas à la première Coupe du monde qui a lieu en 1930 en Uruguay pour des raisons de coûts[8].

Les Suisses obtiennent leur qualification pour la Coupe du monde de 1934 en Italie sur le tapis vert. Les deux matchs nuls contre la Yougoslavie et la Roumanie n'auraient en effet pas suffi, mais les Roumains ont aligné un joueur non sélectionnable et la victoire est accordée à la Suisse. Avant la phase finale, un conflit éclate entre l'ASF et le Servette FC. Le club genevois craint que ses joueurs se blessent pendant les matchs internationaux et demande une compensation financière à l'ASF. Ce n'est qu'après des menaces de cette dernière que le club libère ses joueurs, une semaine avant le début de la Coupe du monde. Avec l'entraîneur Heinrich Müller, les Suisses gagnent leur huitième de finale contre les Pays-Bas sur le score de 3-2. Il perdent ensuite contre les futurs vice-champions du monde tchécoslovaques par deux buts à trois[9].

L'assemblée des délégués de l'ASF décide en 1931 de créer une ligue professionnelle, mais celle-ci ne répond pas aux attentes élevées. De nombreux joueurs de l'équipe nationale sont attirés par des contrats lucratifs à l'étranger, en particulier en première division française. L'intérêt des spectateurs reste modéré et l'objectif principal, une augmentation du niveau de l'équipe nationale, n'est pas atteint. Entre 1934 et 1938, elle ne remporte que le quart de ses rencontres internationales. Des fonctionnaires influents estiment que le sport professionnel est à l'origine des problèmes et idéalisent l'époque amateur. En 1937, les salaires sont si bas que les joueurs doivent exercer un autre métier pour vivre. Le sport professionnel est interdit par le président de l'ASF Robert Zumbühl en 1943[10].

L'Autrichien Karl Rappan, devenu entraîneur en septembre 1937, modifiera significativement le football suisse pour les 25 années suivantes. Son mandat est divisé en quatre périodes (1937–1938, 1942–1949, 1952–1954, 1960–1963). Controversé à cause de son appartenance au Parti nazi, il met en place un système défensif venant d'Europe centrale qui sera connu sous le nom de « verrou suisse ». Mélange entre la défense de zone et la défense individuelle, il permet aux Suisses de rivaliser avec des équipes plus cotées. Rappan développe ensuite le catenaccio en ajoutant le poste de libéro[11].

Les Suisses jouent un match unique contre le Portugal à Milan pour se qualifier pour la Coupe du monde 1938 en France ; ils le remportent sur le score de 2-1. Au premier tour de la phase finale, la Suisse rencontre l'équipe de l'Empire allemand, qui a annexé l'Autriche trois mois plus tôt. Le match se termine par une égalité (1-1) et il est rejoué cinq jours plus tard. Le deuxième match reste comme l'un des plus remarquables de l'histoire du football suisse. L'équipe allemande, qui est en fait une fusion des deux demi-finalistes de 1934, l'Allemagne et l'Autriche, est considérée comme la favorite du tournoi. Elle mène par deux buts à zéro à la 40e minute, mais encaisse quatre buts par la suite pour perdre sur le score de 2-4. La victoire contre l'Allemagne est célébrée avec beaucoup d'enthousiasme au pays. Les Suisses jouent leur quart de finale trois jours plus tard contre la Hongrie, mais il le perdent sur le score de 0-2[12],[13].

Après la victoire contre l’Allemagne, les footballeurs sont vus comme des modèles. De nombreux journaux les comparent aux héros de l’histoire suisse. Par exemple, la Gazette de Lausanne écrit que « les onze petits Suisses […] ont lutté comme à Saint-Jacques et ont remporté une victoire qui retentira longtemps sous les murs de Paris »[14]. Le football devient ainsi un élément de la défense spirituelle, mouvement politique et culturel visant à préserver les valeurs fondamentales démocratiques et culturelles de la Suisse de l’influence de ses voisins totalitaires, le verrou suisse étant perçu comme un symbole de l’affirmation du pays[15].

À l’exception de la phase de mobilisation, le championnat suisse est maintenu pendant la Seconde Guerre mondiale. Les joueurs n'ont aucun problème à prendre congé de leur club pour effectuer leur service militaire. Le général Henri Guisan tient particulièrement à ce que le football reste actif dans le pays[16]. L'équipe nationale joue seize matchs pendant la guerre, dont onze contre les forces de l'Axe et leurs alliés. Les matchs à domicile sont mis en scène comme des événements nationaux et le général Guisan assiste à certains d'entre eux. La population suisse n'a aucune sympathie pour les puissances de l'Axe et particulièrement l'Empire allemand, mais les matchs permettent aux hommes politiques de maintenir l'image de neutralité absolue de la Suisse. Le 20 avril 1941, anniversaire d'Adolf Hitler, les Suisses battent les Allemands à Berne sur le score de 2-1[17].

Quatre Coupes du monde dont une à domicile (1945–1966)[modifier | modifier le code]

Le premier match de l'après-guerre est gagné 1-0 le 21 mai 1945 contre le Portugal. Les Suisses reçoivent les Italiens le 11 novembre 1945 à Zurich (4-4) et leur permettent ainsi de réintégrer le football international. Après deux victoires contre le Luxembourg, les Suisses se qualifient pour la Coupe du monde de 1950. L'ASF engage l'ancien joueur Franco Andreoli comme entraîneur pour la phase finale au Brésil. C'est la première fois que l'équipe suisse sort du continent européen. Les dix-neuf joueurs s'envolent de Kloten et arrivent à Rio de Janeiro après deux escales à Lisbonne et Dakar. Ils perdent leur premier match contre la Yougoslavie sur le score de 0-3. Les Suisses affrontent ensuite la Seleção brésilienne, grande favorite du tournoi. Ils surprennent en obtenant un match nul (2-2) grâce à la technique du verrou suisse et à deux buts de Jacques Fatton. Une victoire 2-1 contre le Mexique ne suffit pas pour se qualifier pour le tour final, qui réunit les vainqueurs de chaque groupe[18],[19].

La Suisse a soutenu l'Allemagne dans sa demande, refusée, de réintégrer la FIFA en 1948. Les trois matchs suivants entre clubs suisses et allemands sont donc critiqués par les médias étrangers, notamment aux Pays-Bas. Les Suisses échappent à la menace de suspension de la FIFA car l'ASF inflige des amendes de 500 francs aux clubs concernés jouant à domicile[20]. Après l'intégration de l'Allemagne et de la Sarre à la FIFA, il n'y a plus d'obstacles aux matchs internationaux dès 1950. La Suisse joue son premier match contre l'Allemagne depuis la fin de la guerre le 22 novembre 1950 à Stuttgart et le perd sur le score de 0-1[21].

La Suisse, soutenue par le président de l'ASF et vice-président de la FIFA Ernst Thommen, obtient l'organisation de la Coupe du monde de 1954. L'ASF réengage Karl Rappan en novembre 1952 pour préparer l'équipe nationale. Le 25 avril 1954, un match de préparation contre l'Allemagne est le premier de l'équipe nationale à être diffusé par la télévision suisse. Lors de leur premier match de la Coupe du monde, les Suisses battent l'Italie à Lausanne sur le score de 2-1. Ils perdent ensuite contre l'Angleterre à Berne par deux buts à zéro. Deuxièmes du groupe avec deux points, à égalité avec l'Italie, ils se qualifient pour les quarts de finale grâce à une victoire à Bâle sur le score de 4-1 lors du match d'appui. Lors de leur quart de finale, les Suisses et les Autrichiens établissent le record du nombre de buts marqués en un match de Coupe du monde[22]. La rencontre a lieu à Lausanne devant environ 35 000 spectateurs et par quarante degrés à l'ombre[23]. Les Suisses mènent 3-0 après 20 minutes mais, alors que le défenseur Roger Bocquet est victime d'une chute et des fortes chaleurs, ils encaissent ensuite cinq buts en un quart d'heure. Malgré un début d'insolation de leur gardien Kurt Schmied, les Autrichiens gardent leur avantage et remporte la partie sur le score de 7-5[24].

Les années suivantes sont marquées par de grandes désillusions. L'entraîneur Jacques Spagnoli manque la qualification pour la Coupe du monde de 1958 en Suède. Son successeur, l'Autrichien Willibald Hahn, n'obtient pas de meilleurs résultats. Après une défaite sur le score de 0-8 contre la Hongrie, une des plus lourdes de l'histoire de la Nati, l'ASF s'en sépare en octobre 1959[25]. Elle appelle pour la quatrième et dernière fois Karl Rappan. Après trois victoires et une défaite dans les qualifications pour la Coupe du monde de 1962 au Chili, l'équipe nationale doit jouer un match de barrage contre la Suède, vice-championne du monde en 1958 et également première du groupe. Ce dernier a lieu en novembre 1961 à Berlin et se termine par une victoire suisse sur le score de 2-1. En raison de la construction du mur trois plus tôt, le match est joué dans la partie occidentale de la ville, isolée. Lors de la phase finale, la Suisse subit trois défaites contre le Chili (1-3), l'Allemagne (1-2) et l'Italie (0-3)[26].

L'ASF engage l'Italien Alfredo Foni, champion olympique en 1936 et champion du monde en 1938, en juillet 1964. Les Suisses participent sous sa direction aux qualifications pour la Coupe du monde de 1966 en Angleterre. Après notamment une victoire 2-1 contre les Pays-Bas, ils se dirigent vers un match de barrage contre l'Irlande du Nord. Cette dernière n'obtient cependant qu'une égalité lors de son dernier match contre l'Albanie et les Suisses se qualifient directement en étant premiers de leur groupe. Lors de la phase finale, les Suisses perdent à nouveaux trois fois contre l'Allemagne de l'Ouest (0-5), l'Espagne (1-2) et l'Argentine (0-2)[27]. Un tour de ville nocturne de Jakob Kuhn, Leo Eichmann et Werner Leimgruber dans une voiture avec deux Anglaises à Sheffield attire également l'attention des médias. Foni ne les sélectionne pas pour le match contre l'Allemagne et l'ASF les suspend pour ce comportement jugé scandaleux. Les joueurs concernés accusent ensuite les dirigeants de l'association de diffamation. Ils peuvent à nouveau jouer dès 1968 après avoir retiré leur plainte[28].

Absence des grandes compétitions (1967–1989)[modifier | modifier le code]

En 1962, Karl Rappan analyse ainsi le football suisse : « Si nous ne réorganisons pas notre football d'élite – et rapidement – nous allons remporter une rencontre internationale de temps en temps avec de la chance, mais n'aurons plus notre mot à dire au niveau international »[29].

Les prédictions de Rappan s'avèrent correctes. Plusieurs raisons expliquent le fait que la Suisse s'éloigne de plus en plus de l'élite mondiale. Le verrou suisse devient inefficace au fil du temps, et une sorte de « Röstigraben » footballistique se développe le long des frontières linguistiques. Alors qu'un football athlétique basé sur la défense demandant force et discipline est privilégié en Suisse alémanique, la Romandie et dans une moindre mesure le Tessin préfèrent un système opposé, plus abouti techniquement, orienté vers l'attaque et avec beaucoup de passes courtes[30]. Entre 1967 et 1989, dix entraîneurs se succèdent sans obtenir une qualification pour la Coupe du monde ou le Championnat d'Europe[31].

L'expression « défaite honorable » est souvent utilisée pour décrire les résultats de l'équipe nationale dans les années 1970. Elle perd beaucoup de matchs, souvent avec un seul but d'écart. Les matchs nuls contre des équipes plus fortes sont fêtés comme des victoires. De plus, l'équipe nationale devient de moins en moins importante pour certains joueurs[32],[33]. Une première reprise à lieu avec l'entraîneur Paul Wolfisberg. Les Suisses obtiennent quelques très bons résultats lors des matchs amicaux, par exemple une victoire à l'extérieur contre l'équipe d'Italie, récemment sacrée championne du monde, sur le score d'un but à zéro. Les succès sont cependant rares dans les matchs décisif des qualifications pour les grandes compétitions. À la fin des années 1980, alors que Daniel Jeandupeux n'atteint pas les objectifs de l'équipe, l'ASF entreprend des réformes attendues depuis longtemps dans l'organisation de l'association et la formation des juniors[34].

Bons résultats avec Roy Hodgson puis nouveau déclin (1989–2001)[modifier | modifier le code]

L'ASF engage l'entraîneur allemand Uli Stielike en 1989. Ce dernier obtient un résultat remarquable dès ses débuts, avec une victoire contre le Brésil sur le score d'un but à zéro le 21 juin 1989. Les Suisses jouent un match amical historique le 19 décembre 1990 à Stuttgart (défaite 4-0), puisque c'est la première rencontre de l'Allemagne réunifiée[35]. Ils ne se qualifient pas pour la Coupe du monde de 1990[36]. La Suisse manque d'un point la qualification pour le Championnat d'Europe 1992 qui ne compte encore que huit équipes[35].

Roy Hodgson.

L’Anglais Roy Hodgson, engagé en 1992, continue le travail de reconstruction de Stielike. L’ASF signe un contrat de sponsoring avec la banque Crédit suisse en 1993. Elle s’engage à investir la moitié de son argent dans la formation pour assurer le succès de l’équipe nationale à long terme[37]. Troisièmes du premier classement FIFA en août 1993[38], les Suisses obtiennent une place à la Coupe du monde de 1994 en terminant deuxième de leur groupe derrière l'Italie. Le dernier match des qualifications, une victoire 4-0 contre l'Estonie, est joué devant les conseillers fédéraux Ruth Dreyfus et Adolf Ogi ainsi que 2,2 millions de téléspectateurs[39]. C'est la première fois depuis 28 ans que la Suisse participe à la phase finale de la Coupe du monde. Le match d'ouverture contre le pays hôte, les États-Unis, se termine sur le score de 1-1. Les Suisses battent ensuite la Roumanie par quatre buts à un. Ils se qualifient pour les huitièmes de finale malgré une défaite contre la Colombie (0-2). L'équipe suisse est éliminée après une défaite contre l'Espagne sur le score de 0-3[40].

Les Suisses sont premiers de leur groupe dans les qualifications pour le Championnat d'Europe 1996. Lors d'un match de qualification le 6 septembre 1995 à Göteborg (Suède), les joueurs suisses déploient une banderole avec le message « Stop it Chirac » pendant l'hymne national à l'initiative d'Alain Sutter et Adrian Knup. Ils protestent ainsi contre l'annonce du président français Jacques Chirac de la reprise des essais nucléaires dans l'atoll de Mururoa, dans le Pacifique sud[41]. L'UEFA interdit ensuite les actions politiques sur les terrains. L'ASF, qui a reçu un blâme de l'UEFA, renonce à sanctionner les joueurs car leur action est largement approuvée par la population et les médias[42].

Artur Jorge remplace Hodgson à la fin de son contrat. L'entraîneur portugais est critiqué dès ses débuts. Jorge provoque une polémique en ne sélectionnant pas Adrian Knup ni Alain Sutter pour le Championnat d'Europe. Le quotidien alémanique Blick publie ensuite la plus longue et la plus intense série de critiques contre un entraîneur national suisse, le traitant notamment de « fou ». La Suisse commence bien le premier Championnat d'Europe de son histoire puisqu'elle obtient un match nul (1-1) contre le pays hôte, l'Angleterre. Elle est cependant éliminée au terme du premier tour après deux défaites contre les Pays-Bas (0-2) et l'Écosse (0-1). Jorge annonce sa démission juste après[43].

La Suisse affronte des équipes considérées comme abordables lors des qualifications pour la Coupe du monde de 1998, mais le premier match avec l'entraîneur autrichien Rolf Fringer est jugé honteux. Le 31 août 1996 à Bakou, la Suisse clairement favorite perd sur le score de 0-1 contre l'Azerbaïdjan. Cette défaite inattendue a un impact négatif sur le reste de la campagne. La Suisse perd contre la Norvège, futur vainqueur du groupe, sur le score de cinq buts à zéro. C'est la plus lourde défaite de l'équipe nationale en 17 ans[44]. Le journaliste et ancien joueur Norbert Eschmann analyse ainsi les causes de ces résultats en 1997 : « Après l'ère Hodgson, il y a eu démobilisation et tâtonnement de la part des successeurs du mentor britannique, qui ont débouché sur une perte de crédibilité dans le milieu du foot et auprès du public ». Cela s'explique également par le départ à la retraite de plusieurs joueurs ayant participé à la Coupe du monde de 1994 et au Championnat d'Europe de 1996[45]. La Suisse atteint le plus mauvais rang de son histoire au classement FIFA avec une 83e place en décembre 1998[38].

Gilbert Gress remplace Fringer en mars 1998. Les Suisses manquent de très peu leur qualification pour le Championnat d'Europe 2000. Ils ont le même nombre de points et une meilleure différence de buts que les danois, deuxièmes du groupe, mais un moins bon bilan pour les confrontations directes. L'Argentin Enzo Trossero devient entraîneur de la « Nati » en août 2000, mais il ne réussit pas à qualifier l'équipe pour la Coupe du monde de football de 2002[46].

Succès avec Köbi Kuhn (2001–2008)[modifier | modifier le code]

L'équipe suisse avant un match amical contre le Brésil le 15 novembre 2006.

Jakob Kuhn, plus connu sous son surnom Köbi Kuhn, est engagé comme entraîneur en août 2001. Lui-même joueur de l'équipe nationale de 1962 à 1976, il entraînait auparavant l'équipe nationale des moins de 21 ans. Malgré des débuts difficiles[47], il obtient des bons résultats après une année. Kuhn réussit à intégrer les jeunes qu'il a lui-même entraînés et provoque un changement de génération. Les Suisses terminent les qualifications pour le Championnat de football 2004 à la première place de leur groupe, laissant notamment la Russie et l'Irlande derrière eux. Ils ne répondent cependant pas aux attentes élevées au Portugal. Après un match nul contre la Croatie (0-0), ils perdent contre l'Angleterre (0-3) et la France (1-3). Johan Vonlanthen, seul buteur suisse, devient le plus jeune buteur de l'histoire du Championnat d'Europe à l'âge de 18 ans. Il bat un record établi quatre jours plus tôt pas l'Anglais Wayne Rooney[48].

Deuxième de son groupe derrière la France, la Suisse doit jouer un barrage contre la Turquie, troisième de la Coupe du monde de 2002, pour se qualifier pour la Coupe du monde de 2006. Après une victoire 2-0 lors du match aller à Berne, l'équipe suisse perd sur le score de 2-4 à Istanbul. Les Suisses sont qualifiés car ils ont marqué à l'extérieur. Après le coup de sifflet final, des joueurs turcs agressent certains de leurs adversaires. Plusieurs Turcs ainsi que le Suisse Benjamin Huggel, qui a également été violent, reçoivent des matchs de suspension, alors que l'équipe turque doit jouer trois de ses matchs de qualification pour le Championnat d'Europe 2008 prévus à domicile à l'étranger et à huis clos[49].

Lors du tour final de la Coupe du monde, l'équipe suisse termine première de son groupe après un match nul (0-0) contre la France, future vice-championne du monde, et deux victoires contre la Corée du Sud (2-0) et le Togo (2-0). Elle est éliminée par l'Ukraine après une défaite par trois tirs aux but à zéro. La Suisse, avec son gardien Pascal Zuberbühler, est la première équipe à ne pas encaisser de but dans le temps réglementaire lors d'une phase finale de Coupe du monde. Elle est également la première à ne pas marquer lors d'une séance de tirs aux but[50].

La Suisse organise le Championnat d'Europe 2008 avec l'Autriche. Après deux courtes défaites contre la République tchèque (0-1) et la Turquie (1-2), la « Nati » est éliminée du tournoi[51]. La Suisse remporte son troisième match, sans enjeu, une équipe B du Portugal sur le score de 2-0. Ce match, première victoire de l'équipe suisse dans un Championnat d'Europe, est aussi le dernier de Köbi Kuhn à la tête de l'équipe nationale[52].

L'ère Hitzfeld (2008-2014)[modifier | modifier le code]

Le match contre l'Espagne à la Coupe du Monde 2010

L'ASF engage l'Allemand Ottmar Hitzfeld, seul entraîneur à avoir remporté la Ligue des champions avec deux clubs différents, pour succéder à Köbi Kuhn[53]. Les qualifications pour la Coupe du monde de 2010 commencent mal : après un match nul (2-2) contre l'Israël à Tel Aviv[54], les Suisses perdent à domicile sur le score de 1-2 contre la modeste équipe du Luxembourg. Les résultats s'améliorent ensuite. Après huit matchs consécutifs sans défaite, l'équipe suisse se qualifie directement pour la Coupe du monde en terminant première de son groupe, avec un point d'avance sur la Grèce[55]. Les Suisses créent la surprise lors de leur premier match de la phase finale. Ils battent l'Espagne, championne d'Europe en titre et future championne du monde, sur le score de 1-0. Pourtant largement dominée, la « Nati » réussit à ne pas encaisser de but et à marquer sur un contre par Gelson Fernandes à la 52e minute. C'est la première victoire helvétique de l'histoire contre la « Roja », qui s'incline seulement pour la deuxième fois en 49 rencontres depuis 2007[56]. La Suisse ne confirme pas ce résultat. Troisième de son groupe, elle est éliminée du tournoi au terme du premier tour après une défaite contre le Chili (0-1) et match nul contre le Honduras (0-0)[57].

La Suisse ne se qualifie pas pour le Championnat d'Europe 2012. Elle est éliminée dès l'avant-dernier match, une défaite 0-2 contre le pays de Galles[58]. Elle termine troisième de son groupe avec 11 points, alors que l'Angleterre est première avec 18 points et le Monténégro deuxième avec 12 points[59]. Le 26 mai 2012, lors d'un match amical à Bâle, la Suisse bat l'Allemagne pour la première fois en 56 ans. Le match se termine sur le score de 5-3 après notamment un triplé d'Eren Derdiyok[60]. Lors d'un autre match amical, l'équipe suisse bat le Brésil pour la première fois depuis 1989 en août 2013[61].

Après huit matchs sans défaite, la Suisse obtient sa qualification pour la Coupe du monde de 2014 au Brésil en battant l'Albanie le 14 octobre 2013[62]. Elle bat ensuite la Slovénie quatre jours plus tard. Au classement final, la Suisse est première de son groupe avec 24 points alors que l'Islande est deuxième avec 17 points[63]. Grâce à ces résultats, la Suisse atteint la septième place du classement FIFA en octobre 2013 et fait partie des têtes de série pour le tirage au sort de la Coupe du monde pour la première fois de son histoire[64]. La Suisse affrontera la France, l'Équateur et le Honduras lors de la phase finale[65].

Une équipe multiculturelle[modifier | modifier le code]

À la suite des guerres en ex-Yougoslavie, la Suisse a accueilli énormément d'étrangers et certains jeunes ont été naturalisés et se sont sentis suisses et prêts à représenter et jouer pour l'équipe de Suisse qui compte beaucoup de joueurs de diverses origines. Notamment avec une population à 21 % étrangère, un des plus hauts taux d'Europe, ceci se ressent également dans l'équipe avec de nombreux joueurs aux origines turques (Inler, Derdiyok, Hakan Yakin, Murat Yakin et Kubilay Turkyilmaz), albanophones (Behrami, Dzemaili, Bunjaku, Rama, Xhaka, Shaqiri, Abdi, Mehmedi et de futurs prétendants à la sélection comme Kasami, Abrashi, Ferati ou encore Nikci), italiennes (Diego Benaglio, Tranquillo Barnetta, Marco Pascolo, Ciriaco Sforza), africaines (N'Kufo, Djourou et Emeghara), cap-verdienne (Fernandes), bosniaques et croates (Jakupovic et Gavranović), ou encore tunisiennes (Ben Khalifa).

Tenues de jeu[modifier | modifier le code]

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Tenue classique extérieur
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Tenue classique domicile

Depuis le premier match de l'équipe de Suisse en 1905, les tenues de jeu sont restées plus ou moins les mêmes. Pour les matches à domicile, la tenue contient un maillot rouge, un short blanc et des chaussettes rouges. Pour les matches à l'extérieur, un maillot blanc, un short rouge et des chaussettes blanches. De temps en temps, l'équipe nationale joue ses matches tout en rouge ou tout en blanc. Pendant les trois-quarts du XXe siècle, les maillots comportaient une croix suisse. Au début des années 1980, la croix suisse sur les maillots domicile et extérieur disparaissait pour laisser place au logo de l'association suisse de football. L'équipementier de la Nati est en ce moment Puma. En 2006, la Suisse jouait un match contre l'Autriche avec une tenue dorée. Pour la coupe du monde 2010, Puma a confectionné pour la Suisse comme tenue domicile un maillot rouge avec un col et une croix suisse, un short blanc avec une ceinture de boxeur ornée d'une croix suisse et des chaussettes rouges. Pour la tenue extérieur, un maillot blanc sans col avec une croix suisse, un short blanc avec une ceinture de boxeur ornée d'une croix suisse et des chaussettes blanches. La grande nouveauté des maillots 2010 est le retour de la croix suisse. Le maillot domicile pour 2012 ressemble fortement à celui de 2010.

Championnats du monde et championnats d'Europe[modifier | modifier le code]

Parcours en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

L’Équipe suisse s'est qualifiée à neuf reprises pour la phase finale de la Coupe du monde de football.

Rencontre Espagne-Suisse pendant la Coupe du monde 2010.
Phase finale Phase qualificative
Année Stade Position J G N D BP BC Pos J G N D BP BC
Drapeau : Uruguay 1930 Non entrée
Flag of Italy (1861-1946).svg 1934 Quart de Finale 7e 2 1 0 1 5 5 1/3 2 1 1 0 4 2
Drapeau : France 1938 Quart de Finale 7e 3 1 1 1 5 5 1/2 1 1 0 0 2 1
Drapeau : Brésil 1950 Phase de groupes 6e 3 1 1 1 4 6 1/2 2 2 0 0 8 4
Drapeau de la Suisse 1954 Quart de Finale 8e 4 2 0 2 11 11
Drapeau : Suède 1958 Non qualifiée 3/3 4 0 1 3 6 11
Drapeau : Chili 1962 Phase de groupes 16e 3 0 0 3 2 8 1/3 5 4 0 1 11 10
Drapeau : Angleterre 1966 Phase de groupes 16e 3 0 0 3 1 9 1/4 6 4 1 1 7 3
Drapeau : Mexique 1970 Non qualifiée 3/4 6 2 1 3 5 8
Drapeau : Allemagne 1974 3/4 6 2 2 2 2 4
Drapeau : Argentine 1978 3/3 4 1 0 3 3 5
Drapeau : Espagne 1982 4/5 8 2 3 3 9 12
Drapeau : Mexique 1986 3/5 8 2 4 2 5 10
Drapeau : Italie 1990 4/5 8 2 1 5 10 14
Drapeau : États-Unis 1994 Huitième de finale 16e 4 1 1 2 5 7 2/6 10 6 3 1 23 6
Drapeau : France 1998 Non qualifiée 4/5 8 3 1 4 11 12
Drapeau : Corée du Sud Drapeau : Japon 2002 4/6 10 4 2 4 18 12
Drapeau : Allemagne 2006 Huitième de finale 10e 4 2 2 0 4 0 2/6 10 4 6 0 18 7
Drapeau : Afrique du Sud 2010 Phase de groupes 19e 3 1 1 1 1 1 1/6 10 6 3 1 18 8
Drapeau : Brésil 2014 Qualifiée
Drapeau : Russie 2018 À déterminer
Drapeau : Qatar 2022
Total 10/18 29 9 6 15 38 52 108 46 29 33 160 129

Parcours en championnat d'Europe[modifier | modifier le code]

L’Équipe de Suisse s'est qualifiée à trois reprises pour la phase finale du championnat d'Europe de football.

Rencontre au Stade de Genève entre la Suisse (rouge) et l'Albanie (blanc) pour la qualification à l'Euro 2004.
Phase finale Phase qualificative
Année Stade Position J G N D BP BC Pos J G N D BP BC
Drapeau : France 1960 Non inscrit
Drapeau : Espagne 1964 Non qualifiée 2/2 2 0 1 1 2 4
Drapeau : Italie 1968 3/4 6 2 1 3 17 13
Drapeau : Belgique 1972 2/4 6 4 1 1 12 5
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie 1976 4/4 6 1 1 4 5 10
Drapeau : Italie 1980 4/5 8 2 0 6 7 18
Drapeau : France 1984 2/4 6 2 2 2 7 9
Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1988 4/5 8 1 5 2 9 9
Drapeau : Suède 1992 2/5 8 4 2 2 19 7
Drapeau : Angleterre 1996 Phase de groupes 13e 3 0 1 2 1 4 1/5 8 5 2 1 15 7
Drapeau : Belgique Drapeau : Pays-Bas 2000 Non qualifiée 3/5 8 4 2 2 9 5
Drapeau : Portugal 2004 Phase de groupes 15e 3 0 1 2 1 6 1/5 8 4 3 1 15 11
Drapeau : Autriche Drapeau de la Suisse 2008 Phase de groupes 8e 3 1 0 2 3 3
Drapeau : Pologne Drapeau : Ukraine 2012 Non qualifiée 3/5 8 3 2 3 12 10
Drapeau : France 2016 À déterminer
Total 3/13 9 1 2 6 5 13 82 32 22 28 129 108

Parcours par adversaire[modifier | modifier le code]

Carte des équipes rencontrées par la Suisse[note 1].
Nombre de matchs disputés contre l'équipe de Suisse de football :
  •      De 1 à 5 matchs
  •      De 5 à 10 matchs
  •      De 10 à 20 matchs
  •      De 20 à 35 matchs
  •      De 35 à 50 matchs
  •      Au moins 50 matchs

Afrique du Sud
Albanie
Algérie
Allemagne
Allemagne de l'Est
Andorre
Angleterre
Arabie saoudite
Argentine
Arménie
Australie
Autriche
Azerbaïdjan
Belgique
Biélorussie
Bolivie
Brésil
Bulgarie
Cameroun
Canada
Chili
Chine
Chypre
Colombie
Corée du Sud
Costa Rica
Croatie
Côte d'Ivoire
Danemark
Écosse
Égypte
Espagne
États-Unis
Îles Féroé
Finlande
France
Géorgie
Grèce
Honduras
Hongrie
Irlande du Nord
Islande
Israël
Italie
Japon
Lettonie
Liechtenstein
Lituanie
Luxembourg
Malte
Maroc
Mexique
Moldavie
Pays de Galles
Pays-Bas
Pologne
Portugal
Roumanie
Russie
République tchèque
Saint-Marin
Sarre
Slovaquie
Slovénie
Suède
Tchécoslovaquie
Togo
Tunisie
Turquie
Ukraine
URSS
Uruguay
Venezuela
Yougoslavie
Zimbabwe

Parcours par année[modifier | modifier le code]

1905
1906 
1907 
1908
1909
1910
1911
1912
1913
1914
1915
1916 
1917
1918
1919 
1920
1921
1922
1923
1924
1925
1926
1927
1928
1929
1930
1931
1932
1933
1934
1935
1936
1937
1938
1939
1940
1941
1942
1943
1944 
1945
1946
1947
1948
1949
1950
1951
1952
1953
1954
1955
1956
1957
1958
1959
1960
1961
1962
1963
1964
1965
1966
1967
1968
1969
1970
1971
1972
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Supporters suisses au Stade de France en 2005.

Les sélectionneurs en italique ont assuré l'intérim.

Mise à jour le 23 mars 2013[66].

Sélectionneur Période Matchs Gagnés Nuls Perdus Gagnés %
Drapeau de la Suisse François J. Dégerine 1905-1909 5 1 0 4 20.0
Drapeau de la Suisse Commission des arbitres 1910-1923 45 11 10 24 24.4
Drapeau : Angleterre Teddy Duckworth (Jeux olympiques 1924) 1924 9 7 1 1 77.8
Drapeau de la Suisse Commission technique 1924-1934 65 12 11 42 18.5
Drapeau de la Suisse Henry Müller (Mondial 1934) 1934 2 1 0 1 50.0
Drapeau de la Suisse Commission technique 1934-1937 25 6 3 16 24.0
Drapeau : Autriche Karl Rappan 1937-1938 13 4 4 5 30.8
Drapeau de la Suisse Commission technique 1938-1941 16 7 2 7 43.7
Drapeau : Autriche Karl Rappan 1942-1949 35 14 4 19 40.0
Drapeau de la Suisse William Baumgartner
Drapeau de la Suisse Franco Andreoli
Drapeau de la Suisse Severino Minelli
1950 3 0 1 2 0.0
Drapeau de la Suisse Franco Andreoli (Mondial 1950) 1950 3 1 1 1 33.3
Drapeau de la Suisse William Baumgartner
Drapeau de la Suisse Gaston Tschirren
Drapeau de la Suisse Leopold Kielholz
1950-1953 17 4 2 13 23.5
Drapeau : Autriche Karl Rappan 1953-1954 9 4 2 3 44.4
Drapeau de la Suisse Hans Rüegsegger 1954 2 0 1 1 0.0
Drapeau de la Suisse Jacques Spagnoli 1955-1958 21 2 6 13 9.5
Drapeau : Autriche Willibald Hahn 1958-1959 6 1 0 5 16.7
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Branko Sekulic
Drapeau de la Suisse Hans Rüegsegger
1960 1 0 0 1 0.0
Drapeau : Autriche Karl Rappan 1960-1963 20 7 2 11 35.0
Drapeau : Tchécoslovaquie Georges Sobotka 1964 3 1 0 2 33.3
Sélectionneur Période Matchs Gagnés Nuls Perdus Gagnés %
Drapeau : Italie Alfredo Foni 1964-1967 18 4 3 11 22.2
Drapeau de la Suisse Erwin Ballabio 1967 2 1 0 1 50.0
Drapeau : Italie Alfredo Foni 1967 4 1 2 1 25.0
Drapeau de la Suisse Erwin Ballabio 1968-1969 12 3 2 7 25.0
Drapeau de la Suisse René Hüssy 1970 2 1 0 1 50.0
Drapeau de la Suisse Louis Maurer 1970-1971 10 5 2 3 50.0
Drapeau de la Suisse Bruno Michaud 1972-1973 7 1 5 1 14.3
Drapeau de la Suisse René Hüssy 1973-1976 24 5 4 15 20.8
Drapeau de la Suisse Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Miroslav Blažević 1976 2 0 0 2 0.0
Drapeau de la Suisse Roger Vonlanthen 1977-1979 15 4 1 10 26.7
Drapeau de la Suisse Léo Walker 1979-1980 16 4 1 11 25.0
Drapeau de la Suisse Paul Wolfisberg 1981-1985 51 17 20 14 33.3
Drapeau de la Suisse Daniel Jeandupeux 1986-1989 28 7 8 13 38.9
Drapeau de la Suisse Paul Wolfisberg 1989 1 0 0 1 0.0
Drapeau : Allemagne Uli Stielike 1989-1991 25 13 5 7 52.0
Drapeau : Angleterre Roy Hodgson 1992-1995 41 21 10 10 51.2
Drapeau : Portugal Artur Jorge 1996 7 1 2 4 14.3
Drapeau : Autriche Rolf Fringer 1996-1997 11 4 1 6 36.4
Drapeau de la Suisse Drapeau : France Gilbert Gress 1998-1999 18 6 6 6 33.3
Drapeau de la Suisse Hans-Peter Zaugg 2000 4 1 2 1 25.0
Drapeau : Argentine Enzo Trossero 2000-2001 11 3 4 4 27.3
Drapeau de la Suisse Jakob Kuhn 2001-2008 73 32 18 23 43.8
Drapeau : Allemagne Ottmar Hitzfeld 2008- 55 26 18 11 47.27

L'équipe d'aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Voici la liste de joueurs qui ont été sélectionnés pour le match amical contre la Croatie le 5 mars 2014 à Saint-Gall.

Sélections et buts actualisés le 5 mars 2014.

Pos Nom Date de naissance Sélections Buts Club
1 GB Diego Benaglio (30 ans) 55 0 Drapeau : Allemagne VfL Wolfsbourg
21 GB Yann Sommer (25 ans) 5 0 Drapeau de la Suisse FC Bâle
2 DF Stephan Lichtsteiner (30 ans) 61 4 Drapeau : Italie Juventus
3 DF Michael Lang (23 ans) 5 1 Drapeau : Suisse Grasshopper Club Zurich
4 DF Philippe Senderos (29 ans) 52 5 Drapeau : Espagne Valence CF
5 DF Steve Von Bergen (30 ans) 40 0 Drapeau : Suisse Young Boys
13 DF Ricardo Rodriguez (21 ans) 19 0 Drapeau : Allemagne VfL Wolfsbourg
20 DF Johan Djourou (27 ans) 43 1 Drapeau : Allemagne Hambourg SV
6 ML Pirmin Schwegler (27 ans) 14 0 Drapeau : Allemagne Eintracht Francfort
7 ML Tranquillo Barnetta (28 ans) 73 10 Drapeau : Allemagne Eintracht Francfort
8 ML Gökhan Inler Capitaine (29 ans) 71 6 Drapeau : Italie Naples
10 ML Granit Xhaka (21 ans) 24 4 Drapeau : Allemagne Borussia Mönchengladbach
11 ML Valon Behrami (28 ans) 46 2 Drapeau : Italie Naples
14 ML Valentin Stocker (25 ans) 22 3 Drapeau de la Suisse FC Bâle
15 ML Blerim Džemaili (28 ans) 32 1 Drapeau : Italie Naples
16 ML Gelson Fernandes (27 ans) 46 2 Drapeau : Allemagne SC Fribourg
23 ML Xherdan Shaqiri (22 ans) 31 8 Drapeau : Allemagne Bayern Munich
9 AT Haris Seferović (22 ans) 9 1 Drapeau : Espagne Real Sociedad
17 AT Mario Gavranović (24 ans) 10 4 Drapeau de la Suisse FC Zurich
18 AT Admir Mehmedi (23 ans) 19 1 Drapeau : Allemagne SC Fribourg
19 AT Josip Drmić (21 ans) 5 2 Drapeau : Allemagne 1. FC Nuremberg

Appelés récemment[modifier | modifier le code]

Les joueurs suivants ont également été appelés en équipe par le sélectionneur durant les 12 derniers mois et restent toujours sélectionnables.

Les joueurs qui comportent ce signe Injury icon 2.svg, sont blessés.

Pos. Nom Date de naissance Sélec. Buts Club Dernier appel
GB Marco Wölfli Injury icon 2.svg (31 ans) 11 0 Drapeau de la Suisse Young Boys v. Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud, 15 novembre 2013
DF Reto Ziegler Injury icon 2.svg (28 ans) 34 1 Drapeau : Italie Sassuolo v. Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud, 15 novembre 2013
DF Fabian Lustenberger (25 ans) 1 0 Drapeau : Allemagne Hertha Berlin v. Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud, 15 novembre 2013
DF Fabian Schär Injury icon 2.svg (22 ans) 5 3 Drapeau : Suisse FC Bâle v. Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud, 15 novembre 2013
DF Timm Klose (25 ans) 8 0 Drapeau : Allemagne VfL Wolfsbourg v. Drapeau : Norvège Norvège, 10 septembre 2013
ML Pajtim Kasami (21 ans) 2 1 Drapeau : Angleterre Fulham v. Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud, 15 novembre 2013
ML Steven Zuber (22 ans) 0 0 Drapeau : Russie CSKA Moscou v. Drapeau : Norvège Norvège, 10 septembre 2013
AT Eren Derdiyok (25 ans) 46 8 Drapeau : Allemagne Bayer Leverkusen v. Drapeau : Slovénie Slovénie, 15 octobre 2013
AT Innocent Emeghara (24 ans) 9 0 Drapeau : Italie AS Livourne v. Drapeau : Chypre Chypre, 8 juin 2013

Encadrement technique[modifier | modifier le code]

Au 28 février 2014[67].

Poste Nom Nationalité
Sélectionneur Ottmar Hitzfeld Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Sélectionneur adjoint Michel Pont Drapeau de la Suisse Suisse
Entraîneur des gardiens Patrick Foletti Drapeau de la Suisse Suisse
Directeur sportif Philipp Ebneter Drapeau de la Suisse Suisse
Médecin Roland Grossen Drapeau de la Suisse Suisse
Physiothérapeute Christian Meissgeier Drapeau de la Suisse Suisse
Physiothérapeute Stephan Meyer Drapeau de la Suisse Suisse

Records individuels[modifier | modifier le code]

Chiffres au 15 août 2012.[68]

Joueurs les plus capés

# Joueurs Carrière Sélections Buts
1. Heinz Hermann 1978–1991 118 15
2. Alain Geiger 1980–1996 112 2
3. Stéphane Chapuisat 1989–2004 103 21
4. Johann Vogel 1995–2007 94 2
5. Hakan Yakın 2000–2011 87 20
6. Alexander Frei 2001–2011 84 42
7. Patrick Müller 1998–2008 81 3
8 Severino Minelli 1930–1943 80 0
André Egli 1979–1994 80 10
10. Ciriaco Sforza 1991–2001 79 6

Meilleurs buteurs

# Joueurs Carrière Sélections Buts
1. Alexander Frei 2001–2011 84 42
2. Kubilay Türkyılmaz 1988–2001 62 34
Max Abegglen 1922–1937 68 34
4. André Abegglen 1927–1943 52 29
Jacques Fatton 1946–1955 53 29
6. Adrian Knup 1989–1996 49 26
7. Josef Hügi 1951–1961 34 23
8. Charles Antenen 1948–1962 56 22
9. Lauro Amadò 1935–1948 54 21
Stéphane Chapuisat 1989–2004 103 21

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Carte à jour le 3 décembre 2012 après le match contre la Tunisie, les matchs de la RFA et de l'Allemagne sont cumulés

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Football », Dictionnaire historique de la Suisse,‎ 1er mai 2007 (consulté le 22 mars 2014)
  2. Jung 2006, p. 25–26
  3. Jung 2006, p. 25–29
  4. Jung 2006, p. 29–30
  5. Jung 2006, p. 33–34
  6. Jung 2006, p. 35–36
  7. Jung 2006, p. 36–38
  8. Jung 2006, p. 40
  9. Jung 2006, p. 41–43
  10. Jung 2006, p. 44–50
  11. Jung 2006, p. 119–121
  12. Jung 2006, p. 63–66
  13. Eric Maggiori, « RIP le catenaccio italien », [So Foot]],‎ 28 juin 2012 (consulté le 5 avril 2014)
  14. F., « L'équipe de Suisse en grande forme a battu celle d'Allemagne par4 buts à 2 », Gazette de Lausanne,‎ 10 juin 1938, p. 6 (lire en ligne)
  15. Jung 2006, p. 70–73
  16. Jung 2006, p. 79
  17. Jung 2006, p. 81–83
  18. Jung 2006, p. 105–106
  19. Ducret 1994, p. 142-143
  20. (de) Werner Skrentny, Nachkriegspremiere: Eine Bresche in die Mauer, Göttingen, Die Werkstatt, coll. « Die Geschichte der Fußball-Nationalmannschaft »,‎ 2004, 130 p. (ISBN 3-89533-443-X)
  21. Jung 2006, p. 102–104
  22. Jung 2006, p. 111–118
  23. (de) « WM 54: „Hitzeschlacht von Lausanne“ – Rekorde für die Ewigkeit », sur transfermarkt.de,‎ 9 juillet 2012 (consulté le 28 mars 2014)
  24. Ducret 1994, p. 158
  25. Jung 2006, p. 129
  26. Jung 2006, p. 134–138
  27. Jung 2006, p. 142
  28. (de) Marius Egger, « Köbi Kuhn und die Sheffield-Girls », 20 Minuten,‎ 25 juin 2010 (lire en ligne)
  29. {{Article}} : paramètre « titre » manquant, Sport,‎ 12 juillet 1962
  30. Jung 2006, p. 140
  31. (en) « List of Coaches », RSSSF (consulté le 5 avril 2014)
  32. Jung 2006, p. 175–176
  33. Jung 2006, p. 180–181
  34. Jung 2006, p. 189–199
  35. a et b Jung 2006, p. 206–208
  36. Jung 2006, p. 188
  37. Jung 2006, p. 214
  38. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Historique_de_la_Suisse_au_classement_FIFA.
  39. Ducret 1994, p. 318
  40. Jung 2006, p. 208–213
  41. Visentini Daniel, « Stop it Chirac », Tribune de Genève,‎ 19 mars 2008 (lire en ligne)
  42. Jung 2006, p. 216–217
  43. Jung 2006, p. 218–221
  44. Jung 2006, p. 222–224
  45. Yves Terrani, « La «Nati» n'est pas un ténor du football mondial. Et ne le sera sans doute jamais », Nouveau quotidien,‎ 4 septembre 1997, p. 31 (lire en ligne)
  46. Jung 2006, p. 225–236
  47. Jung 2006, p. 247–250
  48. Jung 2006, p. 251–255
  49. Jung 2006, p. 264–272
  50. Jung 2006, p. 275–286
  51. Mathias Froidevaux, « La Suisse éliminée de «son» Euro », Swissinfo,‎ 12 juin 2008 (consulté le 30 mars 2014)
  52. « Le football suisse change d'ère », Swissinfo,‎ 16 juin 2008 (consulté le 30 mars 2014)
  53. « Ottmar Hitzfeld succède à Köbi Kuhn », Swissinfo,‎ 19 février 2008 (consulté le 30 mars 2014)
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  55. Daniel Burkhalter, « La Nati qualifiée pour la Coupe du monde ! », Radio télévision suisse,‎ 15 octobre 2009 (consulté le 30 mars 2014)
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  60. Vincent Duchesne, « L’Allemagne prend l’eau en Suisse », Le Figaro,‎ 26 mai 2012 (lire en ligne)
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jacques Ducret, Le livre d’or du football suisse, Editions L'Age d'homme,‎ 1994, 370 p. (ISBN 2-8251-0602-X, présentation en ligne)
  • (de) Beat Jung, Christian Koller, Fabian Brändle, Jürg Ackermann et Thomas Knellwolf, Die Nati : Die Geschichte der Schweizer Fussball-Nationalmannschaft, Verlag Die Werkstatt,‎ 2006, 416 p. (ISBN 3895335320, présentation en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]