Coupe du monde de rugby à XV

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Coupe du monde de rugby à XV

Description de cette image, également commentée ci-après

Trophée actuel de la Coupe du monde

Généralités
Création 1987
Organisateur(s) IRB
Type / Format Coupe du monde
Périodicité 4 ans
Nations 20 qualifiés[note 1]
(94 partants[note 2])
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (2)
Plus titré(s) Drapeau : Australie Australie (2)
Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud (2)
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (2)
Meilleur marqueur Drapeau : Nouvelle-Zélande Jonah Lomu (15)
Meilleur réalisateur Drapeau : Angleterre Jonny Wilkinson (249)
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pour la compétition à venir voir :
Coupe du monde 2015

La Coupe du monde de rugby à XV est une compétition internationale de rugby à XV qui se déroule ordinairement tous les quatre ans. Cette compétition, créée en 1987 est ouverte à toutes les fédérations reconnues par l'International Rugby Board (IRB). La première édition se déroule en 1987 en Nouvelle-Zélande et en Australie, dont l'équipe nationale de Nouvelle-Zélande sort vainqueur.

Seules quatre nations figurent au palmarès de la Coupe du monde. L'Australie, l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande détiennent le record d'éditions remportées, avec deux succès. L'Angleterre a gagné l'épreuve une fois.

Le trophée récompensant le vainqueur de cette compétition est appelé William Webb Ellis Trophy, en hommage à William Webb Ellis qui, selon la légende, aurait inventé le rugby en 1823.

Le pays organisateur de la Coupe du monde est désigné par l'IRB. La dernière édition de la Coupe du monde s'est déroulée en Nouvelle-Zélande du 9 septembre au 23 octobre 2011. L'Angleterre a été désignée pour accueillir l'édition suivante en 2015 et le Japon pour l'édition 2019.

Historique[modifier | modifier le code]

Origine de la compétition[modifier | modifier le code]

Dès 1947, Alfred Eluère, alors président de la Fédération française de rugby (FFR), émet l'idée d'une grande compétition regroupant les équipes des hémisphères Nord et Sud. Cette idée est rejetée par l’IRB qui la juge « farfelue »[1]. Elle est reprise à la fin des années 1970 par un autre président de la FFR, Albert Ferrasse, mais elle n'est toujours pas suivie.

Le Tournoi des cinq nations est alors la seule compétition de rugby à XV qui oppose plus de deux grandes nations du rugby à XV, elle est disputée uniquement par les meilleures équipes européennes : les nations de Grande-Bretagne, l'Irlande et la France. Si l'on excepte les tournois de rugby disputés pendant les Jeux olympiques d'été de 1900 à 1924, il n'existait pas de grande compétition internationale mettant aux prises les nations des hémisphères nord et sud. Le Tri-nations, qui est disputé par les trois meilleures équipes de l'hémisphère sud, n'a vu le jour qu'en 1996.

L’IRB repousse l’idée d’organiser une coupe du monde en 1983, essentiellement pour éviter que cette compétition devienne une opération commerciale et mette fin à l'amateurisme. L'Australie fait une proposition d'organisation en juin 1983, suivie quelques mois plus tard par la Nouvelle-Zélande en mars 1984. À la suite de ces deux propositions, l'IRB demande qu'une étude de faisabilité soit faite. Cette étude débute le 1er décembre 1984[2].

L’opposition à la création de la coupe du monde venait des fédérations de rugby britanniques qui craignaient qu’elle mette un terme à l'amateurisme[2]. L'organisation d'une coupe du monde peut conduire en effet à une plus grande popularité du rugby, à plus d'échanges avec les nations de l'hémisphère Sud, à l'attraction de nombreux commanditaires et donc des moyens financiers beaucoup plus importants. Les craintes des fédérations britanniques se sont d'ailleurs avérées puisque le rugby à XV est devenu un sport professionnel en 1995[3].

En mars 1985, à Paris, l’IRB décide que le premier tournoi sera organisé conjointement par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, durant les mois de mai et de juin 1987. L'organisation est partagée entre les deux pays car d'une part la Nouvelle-Zélande n'a pas les infrastructures suffisantes pour organiser seule la compétition, et d'autre part cette alliance est nécessaire pour que le projet soit approuvé. Le vote décisif en faveur de l’organisation de la coupe du monde de rugby est fourni par l'Afrique du Sud, bien que ce pays ne soit pas en mesure de participer, compte tenu de la politique d'apartheid qu'il pratique à cette époque.

Première coupe du monde (1987)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coupe du monde de rugby à XV 1987.

Pour la première édition de la Coupe du monde de rugby à XV, la compétition se déroule en Nouvelle-Zélande ainsi qu'en Australie en 1987. Seules seize équipes sont présentes, toutes sur invitation. Elle est remportée par l’équipe de Nouvelle-Zélande qui s'imposa face à l'équipe de France en finale par 29-9[4].

La première coupe du monde européenne (1991)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coupe du monde de rugby à XV 1991.

La coupe du monde 1991 se déroule au Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, pays de Galles et Irlande) et en France. L’équipe d’Australie remporte l'édition de 1991[5] en battant l'équipe d'Angleterre, pays hôte officiel du tournoi, en finale sur le score de 12-6 au Stade de Twickenham.

La domination de l'Hémisphère Sud (1995-1999)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Coupes du monde de rugby à XV de 1995 et 1999.

Pour la première Coupe du monde en Afrique, l'équipe d'Afrique du Sud participe pour la première fois. Elle s'impose en dominant la Nouvelle-Zélande par 15-12 à l'Ellis Park Stadium. Les Springboks (surnom de l'équipe d'Afrique du Sud) deviennent après la Nouvelle-Zélande, le deuxième pays à organiser et remporter le tournoi[6].

Lors de l'édition de 1999 organisée au Royaume-Uni ainsi que quelques matchs en France, l'équipe d’Australie s'impose pour la deuxième fois de son histoire en battant au Millennium Stadium de Cardiff, l'équipe de France par 35-12. Jonah Lomu finira meilleur marqueur de ce tournoi avec 8 essais[7].

La première victoire d'une équipe de l'hémisphère Nord (2003)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coupe du monde de rugby à XV 2003.
L'Équipe anglaise parade à Londres en exhibant la coupe, après la victoire de la coupe du monde 2003

La coupe du monde 2003 se déroule en Australie et ceci pour la première fois. L'équipe d'Angleterre remporte ce tournoi au bout des prolongations sur un drop de Jonny Wilkinson, qui terminera meilleur réalisateur, sur un score de 20-17 face à l'équipe d’Australie au Telstra Stadium devant 82 957 spectateurs, ce qui est actuellement le record d'affluence pour un match de coupe du monde de rugby ainsi que pour une finale. L'Angleterre est actuellement la seule équipe de l'Hémisphère Nord à avoir remporté au moins une fois la coupe du monde. Le XV de la Rose prend également sa revanche sur les australiens qui les avaient battus en finale de leur Coupe du monde en 1991. La Nouvelle-Zélande remporta le match pour la troisième place face à l'équipe de France au Telstra Stadium également, sur le score de 40-13.

Le retour des Springboks (2007)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coupe du monde de rugby à XV 2007.

La France accueille sa première coupe du monde de rugby à XV. La France et la Nouvelle-Zélande ne réussissent pas à atteindre la finale malgré le match qui les oppose en quart de finale au Millenium Stadium de Cardiff, voyant la victoire de l'équipe de France. L'Afrique du Sud s'impose en finale face à l'Angleterre, par 15 à 6 au Stade de France. Les Pumas argentins montent sur la troisième marche du podium en battant l'équipe de France par 34 à 10.

Victoire des All Blacks à domicile (2011)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coupe du monde de rugby à XV 2011.

La coupe du monde 2011 se joue en Nouvelle-Zélande.

Les phases de poule ne révèlent pas de grosses surprises sur les nations qualifiées. En quart de finale, le Pays de Galles sort de la compétition l'Irlande (22-10). La France sort, elle, l'Angleterre (12-19). L'Australie élimine l'Afrique du Sud (11-9). Les All Blacks décrochent leur billet en battant l'Argentine (33-10). La France se qualifie pour la finale en battant de justesse le Pays de Galles (9-8). Enfin, la Nouvelle-Zélande se qualifie pour la finale en battant les Australiens (20-6).

Vingt-quatre ans après la 1re coupe du monde, la Nouvelle-Zélande rencontre donc à nouveau la France en finale et la bat cette fois avec un écart d'un point seulement (8-7).

Organisation[modifier | modifier le code]

La coupe du monde de rugby à XV est organisée tous les quatre ans depuis 1987. Le choix d'une année de départ impaire permet de n'être en concurrence ni avec la coupe du monde de football ni avec les Jeux olympiques qui se déroulent les années paires.

La Rugby World Cup Limited (RWC Ltd.)[8] supervise l'organisation de la coupe du monde sous tous ses aspects : sportif, réglementaire, commercial et financier. Elle est dirigée par cinq directeurs, élus par le Conseil de l'IRB. Le choix du pays organisateur est fait, au moins quatre ans avant le déroulement du tournoi final[9], par un vote secret des membres de l'IRB.

Depuis sa création, toutes les éditions se sont déroulées dans des pays où le rugby à XV est un sport populaire, largement pratiqué : la Nouvelle-Zélande et l'Australie (1987), le Royaume-Uni (certains matchs ayant eu lieu en France), l'Angleterre étant le pays organisateur officiel (1991), l'Afrique du Sud (1995), de nouveau le Royaume-Uni avec certains matchs en France, le pays de Galles étant cette fois le pays organisateur officiel (1999), l'Australie (2003) et la France (2007), certains matchs ayant eu lieu en Écosse et au pays de Galles.

La France est le pays organisateur de l’édition 2007 qui se déroule du 7 septembre au 20 octobre. La grande majorité des rencontres se dispute en France, à l’exception de quatre matchs joués au Millennium Stadium de Cardiff (Pays de Galles) et deux à Murrayfield (Écosse)[10].

La Nouvelle-Zélande est retenue pour organiser l'édition de 2011, de préférence à l'Afrique du Sud, éliminée au premier tour du vote, et au Japon, éliminé au second. La fédération argentine donne le vote décisif qui permet à la Nouvelle-Zélande d'être organisatrice. Le manque de transparence de la procédure de vote a été critiqué à cette occasion mais la fédération néo-zélandaise nie que des arrangements aient eu lieu afin d'obtenir le soutien de l'Argentine[11].

En juillet 2009, le conseil de la fédération internationale (IRB) attribue les Coupe du monde 2015 et 2019, respectivement, à l'Angleterre et au Japon. Pour ce dernier, c'est la première fois qu'un pays asiatique accueille cet événement[12].

Déroulement de la compétition[modifier | modifier le code]

Depuis l’édition de 1991, cette compétition se déroule en deux phases : une phase de qualification et un tournoi final. Lors de l’édition de 1987, les seize équipes qualifiées ont été choisies par l’IRB et par invitation.

Phase de qualification[modifier | modifier le code]

Pays participants par zone de qualifications (coupe 2007).

Le nombre de places disputées pendant l'épreuve préliminaire de qualification est égal à 8 pour l'édition 1991, 7 en 1995, 16 en 1999, 12 en 2003 et 2007. Cette variation est liée d'une part à l'augmentation du nombre de sélections présentes au tournoi final à partir de 1999, qui passe de 16 à 20 équipes. D'autre part le nombre de qualifiés d'office a aussi varié : si les huit équipes qui ont disputé les quarts de finale de l’édition antérieure sont généralement qualifiées automatiquement pour la phase finale, l'édition 1999 n'a accordé ce droit qu'aux trois premiers de 1995 et au pays hôte et celle de 1995 l'a étendu à l'organisateur.

La limitation du nombre d'équipes qualifiées automatiquement pour l'édition de 1999 n'a en fait rien changé puisque les huit quarts de finalistes de l'édition 1995 ont participé à la coupe du monde de 1999 et sept d'entre elles sont parvenues à nouveau en quart de finale — l'exception venant de l'Irlande battue par l'Argentine en match de barrage. Ces résultats montrent la supériorité des 8 ou 9 meilleures équipes du monde et justifient que depuis l'édition de 2003 les équipes qui ont disputé les quarts de finale d'une édition soient à nouveau qualifiées pour l'édition suivante. De fait, sept des huit premiers de 1999, qualifiés d'office, sont parvenus en quarts de finale en 2003, l'Argentine constituant l'exception.

Les autres places sont disputées lors de tournois de qualifications. Pour l'édition 2007, trois places sont attribuées aux Amériques, une à l’Asie, une à l’Afrique, trois à l’Europe et deux à l’Océanie. Les deux dernières places sont attribuées par repêchage, entre les équipes les mieux placées mais non retenues d’une part en Europe et en Afrique, et d’autre part en Asie et en Océanie.

Lors de l'édition 2003 l'attribution des places en phase de qualification est similaire mais l'Europe et les Amériques avaient respectivement quatre places et deux places. Juste avant le début de la Coupe du monde 2007, l'IRB annonce une réforme de la phase de qualifications pour l'édition 2011 avec la création d’un Rugby World Trophy en 2010, une compétition qui permettra de déterminer les qualifiés venant compléter le plateau de la compétition, regroupant déjà les trois premiers de chaque poule de l'édition 2007, soit douze équipes[13].

Tournoi final[modifier | modifier le code]

Premier tour[modifier | modifier le code]

Points accordés dans le classement par poules de 2003[14]
Victoire 4
Match nul 2
Défaite serrée (7 pts ou -) 1
Essais (4 ou +) 1

Pendant le tournoi final, les sélections nationales sont généralement regroupées en poules. De quatre (1987 à 1995) puis cinq (1999) poules de quatre équipes, le premier tour est depuis 2003 organisé en quatre poules de cinq. Chaque équipe affronte une fois chacun des adversaires de sa poule, les deux équipes les mieux placées sont qualifiées pour disputer les quarts de finale[note 3].

Les règles précises dans le classement du premier tour (poules) ont varié selon les éditions : on attribue un certain nombre de points aux victoires, aux matches nuls, aux défaites serrées ainsi qu'une prime à une équipe inscrivant un certain nombre d'essais. En cas d'égalité de plusieurs équipes, plusieurs critères peuvent être utilisés : le vainqueur des matches joués entre équipes ex æquo, l'équipe possédant la plus grande différence de points et/ou d'essais, le plus grand nombre de points et/ou d'essais inscrits[14].

Second tour[modifier | modifier le code]

Détermination du vainqueur d'un match en cas d'égalité à la fin du temps réglementaire[14],[15],[16],[17].
1987 1991 1995 1999 2003 2007 2011
Comparaison
(essais, cartons)
Oui Oui Oui Oui Non Non Non
Prolongations
(2 × 10 min)
Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui
Mort subite
(1x10 min)
Non Non Non Non Oui Oui Oui
Tirs au but
(drops)
Non Non Non Non Oui Oui Oui

La suite de la compétition se déroule entre les huit meilleures équipes issues des poules et comporte trois tours à élimination directe : quarts de finale, demi-finales et finale. Celle-ci met aux prises les vainqueurs des demi-finales, les perdants disputant la « petite finale » pour la 3e place de la compétition. Les quarts de finalistes ne sont pas classés.

La détermination du vainqueur des matches en cas d'égalité à la fin du temps réglementaire a varié au cours des différents tournois. Elle a toujours comporté des prolongations ; la différence concerne le départage des équipes si les 2 × 10 minutes de temps supplémentaire conduisent à un match nul. Depuis 2003, une prolongation supplémentaire à « mort subite » puis une séance de tirs de drops en cas d'égalité persistante[14]. Si la mort subite et les tirs au but n'ont jamais été employés en coupe du monde pour départager deux équipes, deux des cinq finales ont été remportées au terme de vingt minutes des prolongations, en 1995[18] et 2003[19]. Il ne s'en fallut de peu — un drop de Jonny Wilkinson à la 100e minute — pour que la rencontre Angleterre-Australie lors de la finale de 2003 ne débouchât sur la mort subite[19]. Jusqu'en 1999, des critères de comparaison comme le nombre d'exclusions et le nombre d'essais servait à désigner le vainqueur en cas de match nul après prolongation, et le tirage au sort en cas d'égalité parfaite était prévu, sauf en finale où les ex æquo devaient partager le trophée[14],[17]. Ces dispositions n'ont toutefois jamais servi, tous les matches terminant sur une différence de points[20],[21],[22],[23].

Participation[modifier | modifier le code]

Participation à la Coupe du monde
Édition 1987 1991 1995 1999 2003 2007 2011
Total 16 33 52 65 89 94 98
Phase finale 16 16 16 20 20 20 20
Qualifiés d'office 16 8 9 4 8 8 12
Qualifiés 8 7 16 12 12 8

Pour la première édition, en 1987, 16 sélections nationales participent à la compétition. Elles représentent en majorité des membres de l’IRB. Par la suite, le nombre de participants augmente rapidement pour atteindre le nombre de 94 pour l’édition 2007 de sorte qu'un système de phase qualificative par zone géographique se met en place dès 1991. Depuis 1999, un système de repêchage est introduit lors de la phase qualificative qui oppose les premiers non qualifiés des différents continents ; le système revient à donner un nombre variable de places à chaque zone géographique en fonction de leur performance.

Durant les trois premières éditions 16 équipes participent à la phase finale du tournoi ; ce nombre passe à 20 pour les suivantes. Sont qualifiés d'office les huit équipes ayant atteint les quarts de finale lors de la compétition précédente, à l'exception de l'édition de 1995 qui l'accorde aussi au pays hôte et celle de 1999 qui n'accorde ce privilège qu'aux trois meilleurs de 1995 et à l'hôte. Ainsi le nombre de places de qualification lors des phases qualificatives a-t-il varié de 8 et 7 en 1991 et 1995 pour 25 (voir Qualifications pour la Coupe du monde de rugby à XV 1991) et 43[24] sélections nationales candidates respectivement. Le nombre de places de qualification passe à 16 en 1999 pour 65 nations[25], puis à 12 en 2003 et 2007 pour 81[26] et 86 sélections (voir Qualifications pour la Coupe du monde de rugby à XV 2007).

Palmarès[modifier | modifier le code]

Par édition[modifier | modifier le code]

Malgré une ouverture aux différents continents et aux nouveaux venus par qualification, le bilan fait apparaître que la compétition est jusqu'ici dominée par cinq équipes, trois de l'hémisphère sud et deux européennes : l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, l'Angleterre et la France. Seules ces cinq équipes sont parvenues en finale.

Année Pays Hôte Finale Petite finale
médaille d'or, Europe Champion Score médaille d'argent, Europe Finaliste médaille de bronze, Europe Troisième Score Quatrième
1987 Drapeau : Australie Drapeau : Nouvelle-Zélande
Australie et Nouvelle-Zélande
Drapeau : Nouvelle-Zélande
Nouvelle-Zélande
29 − 9 Drapeau : France
France
Drapeau : Pays de Galles
Pays de Galles
22 − 21 Drapeau : Australie
Australie
1991 Drapeau : Angleterre
Angleterre [note 4]
Drapeau : Australie
Australie
12 − 6 Drapeau : Angleterre
Angleterre
Drapeau : Nouvelle-Zélande
Nouvelle-Zélande
13 − 6 Drapeau : Écosse
Écosse
1995 Drapeau : Afrique du Sud
Afrique du Sud
Drapeau : Afrique du Sud
Afrique du Sud
15 − 12
(a.p)
Drapeau : Nouvelle-Zélande
Nouvelle-Zélande
Drapeau : France
France
19 − 9 Drapeau : Angleterre
Angleterre
1999 Drapeau : Pays de Galles
Pays de Galles [note 5]
Drapeau : Australie
Australie
35 − 12 Drapeau : France
France
Drapeau : Afrique du Sud
Afrique du Sud
22 − 18 Drapeau : Nouvelle-Zélande
Nouvelle-Zélande
2003 Drapeau : Australie
Australie
Drapeau : Angleterre
Angleterre
20 − 17
(a.p)
Drapeau : Australie
Australie
Drapeau : Nouvelle-Zélande
Nouvelle-Zélande
40 − 13 Drapeau : France
France
2007 Drapeau : France
France [note 6]
Drapeau : Afrique du Sud
Afrique du Sud
15 − 6 Drapeau : Angleterre
Angleterre
Drapeau : Argentine
Argentine
34 − 10 Drapeau : France
France
2011 Drapeau : Nouvelle-Zélande
Nouvelle-Zélande
Drapeau : Nouvelle-Zélande
Nouvelle-Zélande
8 − 7 Drapeau : France
France
Drapeau : Australie
Australie
21 − 18 Drapeau : Pays de Galles
Pays de Galles
2015 Drapeau : Angleterre
Angleterre
2019 Drapeau : Japon
Japon

Trois autres équipes ont atteint le stade des demi-finales : le pays de Galles en 1987 et 2011, l'Écosse en 1991 et l'Argentine en 2007 ; quatre autres, soit douze au total, ont disputé un quart de finale. La Nouvelle-Zélande et la France sont les deux équipes comptant le plus de demi-finales, six en sept éditions (ces deux équipes ont été éliminées en quarts de finale des éditions 2007 pour la Nouvelle-Zélande et en 1991 pour la France).

Classement selon le tour atteint[modifier | modifier le code]

Rang Équipe Éditions remportées Deuxièmes places Troisièmes places Quatrièmes places Éliminations en quarts Éliminations au premier tour
ou en barrages (1995)
Participations
1 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande médaille d'or, monde médaille d'or, monde
1987, 2011
médaille d'argent, monde
1995
médaille de bronze, monde médaille de bronze, monde
1991, 2003
1
1999
1
2007
7
2 Drapeau : Australie Australie médaille d'or, monde médaille d'or, monde
1991, 1999
médaille d'argent, monde
2003
médaille de bronze, monde
2011
1
1987
2
1995, 2007
7
3 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud médaille d'or, monde médaille d'or, monde
1995, 2007
médaille de bronze, monde
1999
2
2003, 2011
5
4 Drapeau : Angleterre Angleterre médaille d'or, monde
2003
médaille d'argent, monde médaille d'argent, monde
1991, 2007
1
1995
3
1987, 1999, 2011
7
5 Drapeau : France France médaille d'argent, monde médaille d'argent, monde médaille d'argent, monde
1987, 1999, 2011
médaille de bronze, monde
1995
2
2003, 2007
1
1991
7
6 Drapeau : Pays de Galles Galles médaille de bronze, monde
1987
1
2011
2
1999, 2003
3
1991, 1995, 2007
7
7 Drapeau : Argentine Argentine médaille de bronze, monde
2007
2
1999, 2011
4
1987, 1991, 1991, 2003
7
8 Drapeau : Écosse Écosse 1
1991
5
1987, 1995, 1999, 2003, 2007
1
2011
7
9 Drapeau : Irlande Irlande 5
1987, 1991, 1995, 2003, 2011
2
1999, 2007
7
10 Drapeau : Samoa Samoa 2
1991, 1995
4
1999, 2003, 2007, 2011
6
10 Drapeau : Fidji Fidji 2
1987, 2007
4
1991, 1999, 2003, 2011
6
12 Drapeau : Canada Canada 1
1991
6
1987, 1995, 1999, 2003, 2007,
2011
7
13 Drapeau : Italie Italie 7
1987, 1991, 1995, 1999, 2003,
2007, 2011
7
13 Drapeau : Japon Japon 7
1987, 1991, 1995, 1999, 2003,
2007, 2011
7
13 Drapeau : Roumanie Roumanie 7
1987, 1991, 1995, 1999, 2003,
2007, 2011
7
16 Drapeau : Tonga Tonga 6
1987, 1995, 1999, 2003, 2007,
2011
6
16 Drapeau : États-Unis États-Unis 6
1987, 1991, 1999, 2003, 2007,
2011
6
18 Drapeau : Namibie Namibie 4
1999, 2003, 2007, 2011
4
19 Drapeau : Géorgie Géorgie 3
2003, 2007, 2011
3
20 Drapeau : Zimbabwe Zimbabwe 2
1987, 1991
2
20 Drapeau : Uruguay Uruguay 2
1999, 2003
2
22 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 1
1995
1
22 Drapeau : Espagne Espagne 1
1999
1
22 Drapeau : Portugal Portugal 1
2007
1
22 Drapeau : Russie Russie 1
2011
1

Par nation[modifier | modifier le code]

Bilan des sélections nationales aux différentes coupes. Elles sont classées par ordre décroissant de performance (de gauche à droite). Les équipes sont comparées selon leur meilleure performance toutes éditions confondues, en cas d'égalité selon leur seconde meilleure performance, etc.
  Nouvelle-Zélande
NZL
Australie
AUS
Afrique du Sud
RSA
Angleterre
ENG
France
FRA
Pays de Galles
WAL
Argentine
ARG
Écosse
SCO
Irlande
IRE
Fiji
FJI
Samoa
WSM
Canada
CAN
Italie
ITA
Japon
JPN
Roumanie
ROU
Tonga
TON
États-Unis d'Amérique
USA
Namibia
NAM
Géorgie
GEO
Uruguay
URU
Zimbabwe
ZWE
Russie
RUS
Portugal
POR
Espagne
ESP
Côte d'Ivoire
CIV
1987[20] 1 4 [note 7] Q 2 3 P Q Q Q P P P P P P P
1991[21] 3 1 [note 7] 2 Q P P 4 Q P Q Q P P P P P
1995[22] 2 Q 1 4 3 P P Q Q Q P P P P P P
1999[23] 4 1 3 Q 2 Q Q Q B B B P P P P P P P P P
2003[27] 3 2 Q 1 4 Q P Q Q P P P P P P P P P P P
2007[28] Q Q 1 2 4 P 3 Q P Q P P P P P P P P P P
2011 1 3 Q Q 2 4 Q P Q P P P P P P P P P P P
1-4 : classement des demi-finalistes — Q : quart de finale — B : barrage pour les quarts — P : premier tour (poules) — (ec) : équipe encore en lice

Par continents représentés dans le tournoi final[modifier | modifier le code]

Meilleur résultat par pays en coupe du monde de rugby à XV.
Participation par continent
Édition 1987 1991 1995 1999 2003 2007 2011
Afrique 1 1 2 2 2 2 2
Amérique 3 3 2 4 4 3 3
Asie 1 1 1 1 1 1 1
Europe 7 7 7 8 8 9 9
Océanie 4 4 4 5 5 5 5
Total 16 16 16 20 20 20 20

Le règlement de qualification de la Coupe du monde assure que tous les continents sont représentés dans le tournoi final en raison de la phase de qualification par zone géographique. Depuis la première édition de 1987 jouée entre 16 nations invitées, chaque Coupe du monde a vu au moins un pays gagner une première qualification à la compétition :

Vingt-cinq équipes sont parvenues au moins une fois dans le tournoi final d'une des éditions.

Records et statistiques[modifier | modifier le code]

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Les statistiques personnelles données par le site officiel concernent principalement le nombre de points inscrits et la manière de les marquer (essais, transformations, drops et pénalités)[29]. Elles reflètent à la fois le talent individuel d'un certain type de joueurs (par exemple buteurs) et le travail collectif conduisant aux occasions de marquer.

Le Néo-zélandais Jonah Lomu est le meilleur marqueur d'essais de la coupe du monde avec 15 réalisations et est aussi un des meilleurs joueurs des éditions 1995 et 1999, mais malgré ses excellentes performances il n'est pas champion du monde[30]. Lors de l'édition 2007, le Sud-africain Bryan Habana le rejoint au palmarès des meilleurs marqueurs d'essai au cours d'un tournoi.

Parmi les sept meilleurs marqueurs d'essais au cours d'une édition (avec 7 à 8 essais inscrits), cinq sont néo-zélandais[31]. A contrario, le classement individuel en termes de points marqués au cours d'une édition montre un panel plus ouvert avec six nationalités différentes (Nouvelle-Zélande, Angleterre, France, Écosse, Argentine, Australie)[31], avec des joueurs aux profils similaires : des buteurs, cinq des sept jouant au poste de demi d'ouverture[32].

Le bilan en termes d'essais est un indicateur du jeu particulièrement offensif de la Nouvelle-Zélande dans les différentes coupes du monde même si la sélection n'a remporté qu'une seule fois la coupe Webb Ellis. A contrario, les Australiens, dont aucun joueur ne figure dans les cinq premiers marqueurs d'essais ou de points, ont gagné deux fois le tournoi.

Jonny Wilkinson est le joueur ayant marqué le plus de points en Coupe du monde avec 277 points inscrits sur quatre tournois (1999, 2003, 2007 et 2011).

Les sept meilleurs marqueurs en termes de points et d'essais au cours de l'ensemble des matches d'un tournoi final de Coupe du monde[31]
Essais Joueur Équipe Année Points Joueur Équipe Année
8 Bryan Habana Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 2007 126 Grant Fox Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1987
8 Jonah Lomu Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1999 113 Jonny Wilkinson Drapeau : Angleterre Angleterre 2003
7 Marc Ellis Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1995 112 Thierry Lacroix Drapeau : France France 1995
7 Doug Howlett Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003 105 Percy Montgomery Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud 2007
7 Jonah Lomu Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1995 103 Gavin Hastings Drapeau : Écosse Écosse 1995
7 Drew Mitchell Drapeau : Australie Australie 2007 102 Frédéric Michalak Drapeau : France France 2003
7 Mils Muliaina Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003 101 Gonzalo Quesada Drapeau : Argentine Argentine 1999


Les statistiques individuelles précédentes sont souvent ramenées au nombre d'essais ou de points par match pour compenser le nombre de rencontres disputées, qui varie de trois à sept, en fonction du format de l'édition et du niveau de la compétition atteint. On remarque que, si le classement est modifié, ce sont les mêmes joueurs qui apparaissent parmi les cinq premiers[note 8].

Les cinq meilleurs marqueurs en termes de points et d'essais par match au cours d'un tournoi final de Coupe du monde[note 8]
Essais Joueur Équipe Année Points Joueur Équipe Année
1,40 Jonah Lomu Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1995 26,0 Gavin Hastings Drapeau : Écosse Écosse 1995
1,33 Jonah Lomu Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1999 21,0 Grant Fox Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1987
1,17 Marc Ellis Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1999 20,4 Gonzalo Quesada Drapeau : Argentine Argentine 1999
1,00 Doug Howlett Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003 18,8 Jonny Wilkinson Drapeau : Angleterre Angleterre 2003
1,00 Mils Muliaina Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003 18,7 Thierry Lacroix Drapeau : France France 1995

Statistiques collectives[modifier | modifier le code]

La performance d'une équipe est indiquée par le nombre de points marqués (ainsi que la méthode) comme indiqué par le site officiel[29], la différence entre points marqués en encaissés et le nombre de matches remportés. Ces statistiques se concentrent sur le résultat et non sur ses causes, multiples (touches, mêlées, passes, récupérations de balle, jeu au pied).

En termes de points ou d'essais marqués au cours d'une édition, les néo-zélandais dominent le haut du classement, avec trois des cinq premières places. Figurent aussi dans les cinq premiers deux autres vainqueurs de la coupe, l'Angleterre et l'Australie. (La comparaison dans le haut du classement fait intervenir des équipes ayant joué un nombre voisin de matches — six ou sept selon les éditions —, car elles sont parvenues en finale ou en petite finale.)

Les cinq meilleures équipes en termes de points et d'essais inscrits au cours de l'ensemble des matches d'une des éditions du tournoi final de Coupe du monde[29]
Nombre d'essais Équipe Année Nombre de points Équipe Année
52 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003 361 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2003
48 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2007 345 Drapeau : Australie Australie 2003
43 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1987 327 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1987
43 Drapeau : Australie Australie 2003 327 Drapeau : Angleterre Angleterre 2003
41 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1995 327 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 2007

Plus grand nombre de spectateurs[modifier | modifier le code]

Nombre spectateurs Lieu Date Match
82 957 Telstra Stadium, Sydney 22 novembre 2003 Drapeau : Australie Australie 17
Drapeau : Angleterre Angleterre 20
82 346 Telstra Stadium, Sydney 16 novembre 2003 Drapeau : France France 7
Drapeau : Angleterre Angleterre 24
82 244 Telstra Stadium, Sydney 15 novembre 2003 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 10
Drapeau : Australie Australie 22
81 350 Telstra Stadium, Sydney 10 octobre 2003 Drapeau : Australie Australie 24
Drapeau : Argentine Argentine 8
80 430 Stade de France, Saint-Denis 20 octobre 2007 Drapeau : Angleterre Angleterre 6
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 15
80 267 Stade de France, Saint-Denis 21 septembre 2007 Drapeau : France France 25
Drapeau : Irlande Irlande 3
80 283 Stade de France, Saint-Denis 13 octobre 2007 Drapeau : Angleterre Angleterre 14
Drapeau : France France 9
80 012 Telstra Stadium, Sydney 2 novembre 2003 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 53
Drapeau : Pays de Galles Galles 37
80 000 Stade de France, Saint-Denis 14 octobre 2007 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud 37
Drapeau : Argentine Argentine 13
79 700 Stade de France, Saint-Denis 14 septembre 2007 Drapeau : Angleterre Angleterre 0
Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud 36
79 312 Stade de France, Saint-Denis 7 septembre 2007 Drapeau : France France 12
Drapeau : Argentine Argentine 17
78 974 Telstra Stadium, Sydney 25 octobre 2003 Drapeau : France France 51
Drapeau : Écosse Écosse 9
76 866 Stade de France, Saint-Denis 7 octobre 2007 Drapeau : Argentine Argentine 19
Drapeau : Écosse Écosse 13
72 500 Millenium Stadium, Cardiff 6 novembre 1999 Drapeau : Australie Australie 35
Drapeau : France France 12
71 699 Millenium Stadium, Cardiff 6 octobre 2007 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 18
Drapeau : France France 20
64 558 Murrayfield Stadium, Édimbourg 23 septembre 2007 Drapeau : Écosse Écosse 0
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 40
60 000 Stade Vélodrome, Marseille 6 octobre 2007 Drapeau : Australie Australie 10
Drapeau : Angleterre Angleterre 12
58 000 Stade Vélodrome, Marseille 8 septembre 2007 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 76
Drapeau : Italie Italie 14
57 000 Stade Vélodrome, Marseille 30 septembre 2007 Drapeau : France France 64
Drapeau : Géorgie Géorgie 7
55 943 Stade Vélodrome, Marseille 7 octobre 2007 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud 37
Drapeau : Fidji Fidji 20
55 000 Stade Vélodrome, Marseille 22 septembre 2007 Drapeau : Argentine Argentine 63
Drapeau : Namibie Namibie 3
45 958 Parc des Princes, Paris 19 octobre 2007 Drapeau : France France 10
Drapeau : Argentine Argentine 34
45 885 Parc des Princes, Paris 28 septembre 2007 Drapeau : Angleterre Angleterre 36
Drapeau : Tonga Tonga 20
45 476 Parc des Princes, Paris 19 septembre 2007 Drapeau : Italie Italie 31
Drapeau : Portugal Portugal 5
44 859 Parc des Princes, Paris 9 septembre 2007 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud 59
Drapeau : Samoa Samoa 7
44 000 Stade Vélodrome, Marseille 12 septembre 2007 Drapeau : Italie Italie 24
Drapeau : Roumanie Roumanie 18
40 726 Stade de Gerland, Lyon 15 septembre 2007 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 108
Drapeau : Portugal Portugal 13

Différents records[modifier | modifier le code]

  • Le plus grand nombre de points marqués par une équipe lors d'un match du tournoi final est de 145, marqués par la Nouvelle-Zélande contre le Japon (1995). Suit l'Australie contre la Namibie avec 142 points (2003)[31].
  • Le plus grand nombre d'essais marqués par une équipe lors d'un match du tournoi final est de 22, obtenus par l'Australie contre la Namibie (2003), suivi de la Nouvelle-Zélande contre le Japon avec 21 essais (1995)[31].
  • La Nouvelle-Zélande est la sélection avec le plus grand nombre de matches gagnés toutes éditions confondues : 30[31].
  • Elle a aussi inscrit le plus grand nombre de points : 1 711. Suivent l'Australie avec 1 212 points et la France avec 1 195[29].
  • La Nouvelle-Zélande possède aussi le record d'essais marqués en cumulé lors des éditions de la coupe du monde : 232. Elle précède l'Australie avec 153 essais et la France avec 142 essais[29].
  • Brian Lima, joueur de l'équipe des Samoa, est le premier à participer à une cinquième Coupe du monde de rugby lors de son entrée sur le terrain pour le match contre l’équipe d'Afrique du Sud à Paris le 9 septembre 2007.
  • Seuls six joueurs ont été deux fois champions du monde :
5 Australiens : Phil Kearns, Tim Horan, Jason Little, Dan Crowley et John Eales;
1 Sud-Africain : Os du Randt.

Couverture par les médias et spectateurs[modifier | modifier le code]

La coupe du monde de rugby à XV est un des évènements les plus médiatiques, avec d’autres compétitions comme la coupe du monde de football, les Jeux olympiques d’été et le Tour de France.

Spectateurs cumulés lors de la coupe du monde de rugby[33].
Édition Télévision
(milliards)
Stades
(millions)
1987 0,30 0,6
1991 1,75 1,0
1995 2,67 1,0
1999 3,10 1,75
2003 3,40 1,8
2007[34] 4,20 2,24

Les données ci-contre sont un indicateur de la popularité croissante de la compétition depuis 1987 jusqu'à aujourd'hui. Il est possible que la tendance se confirme lors de l'édition 2007 : la demande de billets d'entrée a en effet été très forte dès les premiers jours de mise en vente au public[35],[36].

Couverture télévisuelle[modifier | modifier le code]

La finale de l’édition 2003 a été retransmise dans 205 pays. Le nombre cumulé de téléspectateurs progresse d’une édition à l’autre, avec une très forte croissance sur les quatre premières éditions de 300 millions en 1987 à 2,67 milliards en 1995. Le rythme de croissance diminue jusqu'en 2003, qui attire 3,4 milliards de téléspectateurs[33].

L'audience de la coupe du monde de rugby depuis 1995 est certes très élevée mais reste un ordre de grandeur inférieure à celle des Jeux olympiques d'été de 2000 avec 30 milliards de téléspectateurs cumulés et de la coupe du monde de football de 2002 avec 28,8 milliards[37].

Présence dans les stades[modifier | modifier le code]

L'édition de 2003 attire le plus grand nombre cumulé de spectateurs : 1 837 547 pour les 48 rencontres disputées. La croissance depuis 1987 est toutefois moins marquée que celle du nombre de téléspectateurs et reste essentiellement liée à l'augmentation du nombre de matches disputés. L'affluence moyenne, une des plus importantes enregistrées pendant une compétition internationale[note 9], n'a connu qu'une variation modérée entre 1991 et 2003 : si, en 2003, le nombre moyen de spectateurs par rencontre est égal à 38 282[38], ce nombre n'est que modérément supérieur à ceux des éditions de 1991 et 1995 (31 250) et inférieur à celui de 1999 (42 683) — seule la première édition attire un nombre nettement inférieur, 18 750 spectateurs[39]. À titre de comparaison, le record du nombre de spectateurs par match lors d'une coupe du monde de football, événement le plus populaire, est obtenu lors de celle de 1994 aux États-Unis avec 68 991 spectateurs[40].

Match d’ouverture de l’édition 2003 à Sydney.

Le nombre record de spectateurs pour une finale de coupe du monde de rugby est obtenu en 2003. La rencontre disputée au Telstra Stadium de Sydney (Australie), opposant l'Australie et l'Angleterre, attire 82 957 spectateurs[41].

Visiteurs étrangers[modifier | modifier le code]

Une étude faite à la demande du gouvernement australien montre que la coupe du monde de rugby 2003 a attiré 65 000 visiteurs en Australie, contre 110 000 pour les Jeux olympiques d'été de 2000, disputés à Sydney[37].

Aspect économique[modifier | modifier le code]

Finances de la coupe du monde rugby en millions de livres sterling[note 10]
Édition Budget (M£) Bénéfice (M£)
1987 3,3 1,0
1991 23,6 4,1
1995 30,3 17,6
1999 70,0 47,3
2003 81,8 64,3

Le tableau qui précède montre que le budget et les profits générés par la coupe du monde de rugby ont augmenté à chaque édition[33]. Les montants sont indiqués en livres sterling ; en 2003, le budget commercial de 81,8 millions de livres correspond à environ 118 millions d'euros.

L'édition de 1999 fut surtout marquée par la construction du Millennium Stadium de Cardiff d'une capacité de 74 500 places[42] et d'un coût de 126 millions de livres[43] (environ 190 millions d'euros). Le financement étant fourni par des investisseurs privés, des fonds publics (46 millions de livres), des prêts et la vente de billets d'entrée[44]. La construction du stade a généré 1200 emplois pendant deux ans et le fonctionnement du complexe sportif a créé 1600 emplois permanents dans la région[43].

La popularité de la coupe du monde ayant sans cesse augmenté depuis sa création, son influence sur l'économie du pays organisateur fut davantage marquée lors de la dernière édition disputée en Australie en 2003 : elle rapporte 97,4 millions à l'IRB : les droits de diffusion télévisée 56,5 et ceux de marketing 40,9. La fédération australienne enregistre un bénéfice net de l’ordre de 22 millions d’euros[45]. Les organisateurs ont en fait réalisé un bénéfice de 150 millions de dollars[38]. Selon une étude du gouvernement australien, le tournoi a généré pour 494 millions de dollars de vente en Australie pour une valeur ajoutée de 251 millions[37],[note 11] Ont été créés 4476 emplois à temps plein ou à temps partiel[37].

Le budget des futures éditions mise sur une popularité croissante. Pour la coupe du monde 2007, la fédération française de rugby (FFR) prévoit une vente de 2,5 millions de billets qui devraient rapporter environ 180 millions d’euros pour environ 70 millions d’euros de droits à la Rugby World Cup Ldt. et 5,5 millions de bénéfice à la FFR, la Rugby World Cup Ldt recueillant en sus les droits de diffusion télévisée et de marketing[46],[47],[48]. Le gouvernement néo-zélandais prévoit que l'organisation de l'édition 2011 devrait générer pour 408 millions de dollars néo-zélandais (environ 200 millions d'euros) à l'économie et 90 millions de taxes (environ 45 millions d'euros)[49],[50].

Aspect politique[modifier | modifier le code]

La coupe du monde de rugby a eu aussi une influence dans des domaines extra sportifs, par exemple sur le plan sociologique et politique. L'édition de 1995 fut la première grande manifestation sportive internationale organisée par l'Afrique du Sud dans la période post-apartheid. Elle s’est déroulée un an après les premières élections multiraciales au suffrage universel organisées dans ce pays et un an après l’élection de Nelson Mandela comme président. Il est reconnu que l’organisation réussie de la coupe du monde en Afrique du Sud a contribué au processus de réconciliation qui a débuté dans ce pays en 1995, année de la mise en place de la Commission de la vérité et de la réconciliation[51],[52]. En Afrique du Sud, le rugby à XV était traditionnellement le sport par excellence des blancs, depuis la coupe du monde 1995 il est davantage pratiqué par la population noire[51].

Retombées dans le monde du rugby[modifier | modifier le code]

L’organisation de la coupe du monde a permis de populariser davantage le rugby à XV dans le monde[note 12] et a eu des retombées économiques positives pour les organisateurs et les fédérations concernées[note 13]. Elle a permis d’accroître les confrontations entre les meilleures équipes des hémisphères nord et sud : dans les 20 saisons précédant la première édition, l'Australie et la Nouvelle-Zélande totalisent 44 matches contre l'Angleterre ou la France ; dans les vingt suivantes, 75[53],[note 14]. Le tournoi a aussi donné l’occasion aux équipes moins renommées de rencontrer les plus fortes équipes dans le cadre de rencontres de coupe du monde ou de matches de préparation : par exemple, de 1967 à 1986, l'Italie rencontre 4 fois l'Angleterre, la France, la Nouvelle-Zélande ou l'Australie, ce chiffre passe à 37 de 1987 à 2006[54] ; pour l'Argentine le nombre de parties disputées contre ces équipes croît de 20 à 51[55]. Cela a ainsi contribué à hausser le niveau des équipes plus faibles.

Sur le plan des infrastructures, l'organisation de la coupe du monde de rugby donne l'occasion à un pays de créer de nouveaux stades et d'améliorer les stades existants. À titre d'exemple, le Millennium Stadium de Cardiff fut créé à l'occasion de la coupe du monde 1999 et, avec sa capacité de 74 500 places, il devint alors le plus grand stade du Royaume-Uni[56].

Le trophée[modifier | modifier le code]

Coupe Webb Ellis
Article détaillé : Coupe Webb Ellis.

Le trophée mesure 38 centimètres de hauteur[57]. Il est en argent, plaqué d'or, et doté de deux poignées[58]. Sur l'une des poignées se trouve la tête d'un satyre, sur l'autre la tête d'une nymphe[57]. Enfin sur l’avant de la coupe sont gravés les mots International Rugby Board suivi de The Webb Ellis Cup.

La coupe a été faite sur la base d'un modèle de 1906 de Carrington & Co of London, version victorienne d'une coupe créée à l'origine par Paul de Lamerie en 1740. La copie a été réalisée par l'atelier londonien Garrard en 1906, connu pour avoir produit la coupe de l'America au XIXe siècle[59]. Elle a été choisie peu avant la première édition en 1987 dans la collection de cet atelier par l'avant anglais John Kendall-Carpenter et le secrétaire de l'IRB, Bob Weighill, chargé de l'organisation de la coupe du monde[57].

La coupe est surnommée Bill depuis 1991[58]. Elle n'est pas définitivement acquise : un pays ne la conserve que durant les quatre années de son titre de champion. Il a été suggéré qu'un triple vainqueur puisse garder le trophée, mais cette idée n'a jamais été officiellement discutée[58].

Faits et anecdotes[modifier | modifier le code]

Célébrations à Trafalgar Square lors de la victoire anglaise lors de la coupe du monde 2003, une première pour l'hémisphère nord.
  • Le même sifflet est utilisé par l'arbitre du premier match de chaque édition de la coupe du monde. Ce sifflet a une longue histoire puisqu'il fut utilisé pour le premier test match entre la Nouvelle-Zélande et l'Angleterre en 1905 ainsi que pour la finale de la compétition de rugby lors des Jeux olympiques d'été de 1924 (le dernier match de rugby organisé dans le cadre des Jeux olympiques)[33].
  • 1987 : David Kirk, capitaine de l'équipe de Nouvelle-Zélande, est le premier joueur qui a reçu le trophée William Webb Ellis[60].
  • 1991 : l'équipe d'Australie remporte le trophée, mais elle a failli être éliminée dès les quarts de finale par l'équipe d'Irlande. À la fin du temps réglementaire, les Irlandais menaient par 18 à 15, l'Australie remporte le quart de finale lors de l'ultime action de jeu grâce à David Campese et Michael Lynagh et bat ensuite la Nouvelle-Zélande en demi-finale et l'équipe d'Angleterre en finale.
  • 1995 : la remise du trophée de la coupe du monde 1995 par Nelson Mandela, Président de l'Afrique du Sud, fut un des moments les plus émouvants de l'histoire de la coupe du monde de rugby[61]. Pour sa première participation à la coupe du monde, possible après la fin de l'apartheid en Afrique du Sud, Nelson Mandela, qui durant toute sa vie avait combattu la politique de ségrégation et est le premier Président noir d'Afrique du Sud, pouvait remettre le trophée à François Pienaar, capitaine (blanc) de l'équipe d'Afrique du Sud. Pour l'occasion Nelson Mandela portait le maillot de l'Afrique du Sud et une casquette de baseball.
  • 1999 : le pays de Galles fut le pays organisateur de l'édition de 1999, mais seulement 8 matchs sur 46 furent disputés au pays de Galles, les autres eurent lieu en Angleterre, Écosse, Irlande et France. En particulier les deux demi-finales ont eu lieu en Angleterre, au Stade de Twickenham, la finale étant tout de même disputée au Millennium Stadium de Cardiff.
  • 2003 : la victoire de l'équipe d'Angleterre fut célébrée par 75 000 supporters dans les rues de Londres[62].
  • 2007 : L'équipe d'Argentine dispute le match d'ouverture de trois éditions successives de la coupe du monde, en 1999, 2003 et 2007.
  • Peu avant le match d'ouverture France-Argentine de la Coupe du monde de rugby, le 7 septembre 2007, l'encadrement du XV de France, sous la houlette de Bernard Laporte, futur secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports, a décidé de faire lire la lettre de Guy Môquet aux joueurs, qui en eurent les larmes aux yeux. Selon le journaliste Laurent Benezech du journal sportif L'Équipe, cette tension émotionnelle a pu être une des causes de la défaite contre l'Argentine (17 à 12)[63].
  • 2011 : Le Néo-Zélandais Stephen Donald, quatrième choix au poste de demi d'ouverture après Daniel Carter, Colin Slade et Aaron Cruden, entré à la 34e minute, est le premier joueur de l'histoire à faire ses débuts en Coupe du monde en finale. Il est suivi lors de la même rencontre à la 76e minute par le Français Jean-Marc Doussain, qui joue son premier match avec sa sélection.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Depuis l'édition 1999.
  2. Pour l'édition 2007.
  3. L'édition 1999 a une organisation particulière avec cinq poules de quatre équipes. Les cinq équipes classées en tête de poule étaient directement qualifiées pour disputer les quarts de finale. Les trois places restantes ont été disputées lors de matchs de barrage par les six équipes ayant obtenu les meilleurs résultats en poules.
  4. avec assistance de Pays de Galles, Écosse, Irlande et France
  5. avec assistance de Écosse, Angleterre, Irlande et France
  6. avec 4 matchs à Cardiff et Édimbourg
  7. a et b L’Afrique du Sud est exclue du tournoi, compte tenu de sa politique d’Apartheid
  8. a et b Chiffres totaux divisés par le nombre de matches joués. Le nombre de rencontres disputées par chaque joueur est indiqué dans les articles connexes du joueur et/ou de son équipe.
  9. Voir aussi Liste des affluences sportives pour plus de détails
  10. En 2006, 1 livre vaut environ 1,5 euros, soit 2 dollars.
  11. Les tableaux indiquent des « $m » sans précision de type de dollar, américain ou australien. En d'autres endroits de l'étude, « A$ billion » fait clairement référence à des dollars australiens ; là où le A est omis, on peut supposer qu'il s'agit de dollars américains.
  12. Voir Couverture par les médias et spectateurs
  13. Voir Aspects économiques
  14. L'Afrique du Sud n'est pas prise en compte en raison de son exclusion des matches internationaux jusqu'en 1995.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de la coupe du monde sur www.rugby-nomades.qc.ca
  2. a et b (en) The History of RWC sur le site www.worldcupweb.com
  3. Jean Bernard Moles, La professionnalisation du rugby français. Pouvoir économique et lien social (lire en ligne)
  4. Finale CM 1987: Nouvelle-Zélande France Vidéo des archives de l'INA
  5. Présentation de la CM de 1991 Vidéo des archives de l'INA
  6. CM 1995 : cérémonie d'ouverture et Afrique du Sud-Australie, Vidéo des archives de l'INA.
  7. Finale CM 1999 Australie-France Vidéo des archives de l'INA
  8. (en) Rugby World Cup Limited sur www.irb.com
  9. (en) France Wins Right to Host the 2007 Rugby World Cup, article en ligne du 11 avril 2003 sur www.brumbies.com.au
  10. Liste des matchs de la coupe du monde sur le site de l’IRB.
  11. (en) Argentina spills the beans on 2011, article en ligne du 10 janvier 2006 sur www.planetrugby.com.
  12. L'Angleterre aux œufs d'or, Henri Bru, L'Équipe, 29 juillet 2009, consulté le 31 juillet 2009.
  13. Des qualifications plus lisibles, La Page des Sports, publié le 5 septembre 2007
  14. a, b, c, d et e (en) Tournament rules sur www.worldcupweb.com
  15. (en) Tournament Rules sur le site officiel de la Coupe du monde
  16. Pour l'existence des prolongations avant 1999 : demi-finale Écosse-Angleterre (1991), finale Afrique du Sud-Nouvelle-Zélande (1995) et l'article 1987: France 30-24 Australia de la BBC évoquant un tel risque en 1987
  17. a et b Pour l'absence de mort subite avant 2003, voir l'article « Prolongations et drops au menu » sur sport.fr
  18. (en) 1995: Party time for SA sur le site de la BBC
  19. a et b (en) England wins World Cup sur le site d'ABC
  20. a et b (en) 1987 sur www.therugbyworldcup.co.uk
  21. a et b (en) 1991 sur www.therugbyworldcup.co.uk
  22. a et b (en) 1995 sur www.therugbyworldcup.co.uk
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Lalanne, Le fabuleux roman de la coupe du monde de rugby, Calmann-Lévy, 1987, 109 p. (ISBN 2702116213)
  • Roger Brunel, Jean-Claude Morchoisne, Michel Rodrigue, Le rugby en coupe (du monde), Presses de la Cité, 1999 (ISBN 2-258-05103-7)
  • Jean-Pierre Bodis, Le rugby : de l'esprit de clocher à la coupe du monde, Privat, 1999 (ISBN 2-7089-5414-8)
  • (en) Nick Farr-Jones, Story of the Rugby World Cup, Australian Post Corporation, 2003 (ISBN 0-642-36811-2)
  • (en) Gerald Davis et John Eales, History of the Rugby World Cup, Faber and Faber Ltd., 2003 (ISBN 1-860-74445-1)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Coupe du monde de rugby : anthologie, éditeur : Sony music vidéo, 2004 (3 DVD)

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