Anzin
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| Anzin | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Nord-Pas-de-Calais |
| Département | Nord |
| Arrondissement | Valenciennes |
| Canton | Anzin (Chef-lieu) |
| Code Insee abr. | 59014 |
| Code postal | 59410 |
| Maire Mandat en cours |
Pierre-Michel Bernard 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole |
| Site internet | http://www.ville-anzin.fr/ |
| Démographie | |
| Population | 14 051 hab. (2006) |
| Densité | 3 860 hab./km² |
| Aire urbaine | 399 677 hab. |
| Gentilé | Anzinoises, Anzinois |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | mini. 18 m — maxi. 60 m |
| Superficie | 3,64 km² |
Anzin est une commune française de la banlieue de Valenciennes, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.
Elle compte 14 000 habitants, appelés Anzinoises et Anzinois. Elle fait partie de la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, qui regroupe 35 communes, soit 192 000 habitants.
La ville est connue pour être le premier site du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais où la houille fut exploitée ainsi que pour une longue grève des mineurs en 1884 dont Émile Zola s'inspira pour écrire Germinal, et qui aboutit à l'autorisation des syndicats par la loi Waldeck-Rousseau.
Depuis l'arrêt de l'industrie sidérurgique qui avait succédé à l'exploitation minière, la ville rencontre de grosses difficultés économiques : ses habitants connaissent un taux de chômage de 30% et une partie de la ville a été classée en zone franche urbaine.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Localisation
Anzin est située dans la région transfrontalière du Hainaut, à environ 20 km de la frontière belge.
Elle occupe une superficie de 366 hectares.
Les communes limitrophes sont Beuvrages et Bruay-sur-l'Escaut au nord, Valenciennes à l'est et au sud, Petite-Forêt et Raismes à l'ouest.
Anzin est bordée par l'Escaut qui forme sa limite à l'est avec Valenciennes.
[modifier] Géologie et relief
L'altitude moyenne d'Anzin est de 47 m[1]. Elle culmine à 60 mètres au mont d'Anzin.
La géologie d'Anzin est caractéristique de celle du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, plat pays aux terrains naturellement humides grâce à l'irrigation de nombreux cours d'eau. Outre les alluvions fluviales de la vallée de l'Escaut, le terrain sur lequel est située la ville est constitué de dépôts sableux tertiaires du Landénien et de limons pléistocènes du Quaternaire.
Sous cette couche de recouvrement, d'une épaisseur de 25 à 27 mètres, on trouve la craie blanche sénonienne intercalée avec les craies grises et marnes turoniennes du Crétacé supérieur. Viennent ensuite des formations argileuses déposées en lentilles dans des sables du Wealdien[2],[3].
C'est à partir d'environ 75 m que l'on trouve le gisement houiller, dans des couches de schiste et de grès. D'une épaisseur totale estimée de 2 500 à 3 000 mètres dans le bassin[2], il a été exploité à Anzin jusqu'à 600 mètres de profondeur[4].
[modifier] Climat
Située à 110 kilomètres de la Mer du Nord[5] et à 135 kilomètres de la Manche[6], Anzin a un climat de type océanique.
La station climatique la plus proche est celle de Cambrai, qui constate des précipitations réparties également toute l'année, avec des maxima au printemps et en automne, le mois de février étant le plus sec, aboutissant à un total annuel des précipitations relativement modeste (642 mm à Cambrai-Épinoy) mais réparti sur de nombreux jours de pluie (120 à Cambrai).
L'amplitude thermique moyenne entre l'hiver et l'été ne dépasse pas 15°C.
[modifier] Emblèmes
- Héraldique
Le blason d'Anzin est, à l'origine, celui de l'abbaye d'Hasnon à laquelle le village appartenait depuis 877.
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Ces premières armes d'Anzin se blasonnent ainsi :« De sable aux quatre clefs d'argent ordonnées 2 et 2. » |
En 1874, la ville d'Anzin se dota d'un nouveau blason, plus en rapport avec son histoire minière, mais peu correct d'un point de vue héraldique[7]
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Les armes d'Anzin se blasonnent ainsi : « D'or à une coupe de terrain houiller de sable veiné d'argent posée en bande, au chef cousu d'argent chargé de trois foyers ardents de gueules. » |
- Devise
La devise associée à ce blason est « Urit et alit » (Brûle et nourrit) en référence au charbon dont la ville tirait sa subsistance.
Elle a été remplacée par une nouvelle devise : « Anzin, une mine d'énergie ».
- Décoration
La ville d'Anzin a reçu la croix de guerre 1914-1918.
[modifier] Histoire
[modifier] Origines
Même si le site d'Anzin a probablement été habité dès la préhistoire, il ne subsiste pas de vestiges de cette époque, hormis quelques objets de l'âge du bronze[n 1]. Un temple dédié à Isis aurait été construit sur le mont d'Anzin lors de la conquête des Gaules, puis détruit en 369 par l'empereur Valentinien Ier.
L'étymologie du nom Anzin est incertaine ; il pourrait provenir du nom de ce temple, ou d'un nom de personne : Aze, nom courant chez les Germains, ou Anzenix, chef saxon qui aurait conquis la région vers 96 av. J.-C. L'orthographe a beaucoup varié : Asinium, Azing, Ansaing, parfois jusqu'au sein d'un même document, ce qui a amené des suppositions sur l'existence de deux villages, l'un situé sur le mont d'Anzin, l'autre sur les rives de l'Escaut[4],[8].
[modifier] Un petit village près de Valenciennes
Le village d'Anzin est cité pour la première fois en 877 sous le nom d'Asinium dans l'acte par lequel Charles le Chauve en fait don à la fille Ermentrude, abbesse d'Hasnon[4] . À cette époque, la région faisait partie de la Lotharingie, un des royaumes francs issus de la division de l'empire de Charlemagne, et fut attribuée à Charles le Chauve par le traité de Meerssen. Celui-ci en fit un fief héréditaire, le comté de Hainaut. En 880, le Hainaut subit les invasions des Normands, l'abbaye d'Hasnon fut détruite. Le traité de Ribemont rattacha la région à la Germanie ; l'Escaut en constituait la frontière. L'histoire du village suivit dès lors l'histoire du comté de Hainaut et plus particulièrement celle de Valenciennes, bien qu'après la restauration en 1065 de l'abbaye de Hasnon par Baudouin Ier de Hainaut, il eût confirmé en 1067 la donation d'Anzin à celle ci.
Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, le village compta quelques centaines d'habitants. Situé hors des remparts de Valenciennes, il regroupait ses maisons le long de la route allant d'Anzin vers Saint-Amand, ainsi que sur celle menant à Beuvrages. L'église fut dès l'origine à son emplacement actuel, où elle sera plusieurs fois reconstruite. Près de la route menant à Condé, des carrières de craie furent exploitées dès le Moyen-Âge[3] ; elle ne fut bordée de constructions qu'après la découverte de la houille. De même, le mont d'Anzin ne comportait pas d'habitations : surplombant légèrement Valenciennes, il fut à maintes reprises le lieu de campement des armées lors des guerres qui ont ravagé la région. Il était également réputé être le lieu de sabbat de sorcières.
À l'est du village s'étendait une zone marécageuse, les marais de l'Épaix et du Noir-Mouton. Vers 1452 fut creusé un canal longeant ces marais ; nommé « Riviérette », il détournait une partie des eaux de l'Escaut, qui traversait à cette époque la ville de Valenciennes, jusqu'au lieu dit de « la Folie » à Bruay-sur-l'Escaut. C'est le tracé de ce premier canal qui fut repris trois siècles plus tard pour créer le canal de l'Escaut[9].
Vers 1560, la doctrine calviniste se diffusa dans les Pays-Bas du Sud. Dans la région de Valenciennes, des prêches furent organisés en plein air au mont d'Anzin par des prédicateurs comme Guy de Brès. En 1566, lors de la crise iconoclaste de la révolte des gueux, des édifices religieux furent saccagés et pillés, et le calvaire de la Croix d'Anzin abattu[10],[4].
Dans la répression qui s'en suivit, le mont d'Anzin fut occupé par les troupes espagnoles de Philippe de Noircarmes, gouverneur du Hainaut, qui assiégeaient Valenciennes. Ce siège, qui dura de décembre 1566 à mars 1567, est parfois considéré comme la première bataille de la guerre de Quatre-Vingts Ans, au terme de laquelle les Provinces-Unies gagnèrent leur indépendance. Ce ne fut pas le cas de Valenciennes, qui fut prise le 23 mars 1567 et resta sous domination espagnole. La paix ne revint pas pour autant, et pendant plus d'un siècle la ville et sa région furent un des enjeux des conflits entre le royaume de France et les Pays-Bas espagnols.
Les soldats des deux camps, sans intendance, vivaient de pillages et la région connut plusieurs famines, accompagnées d'une nouvelle épidémie de peste en 1645[11]
C'est surtout à l'époque de Louis XIV qu'Anzin fut touchée par de nouvelles batailles. Pendant la Fronde, elle sera successivement occupée en 1651 par les soldats espagnols, puis par les troupes françaises commandées par La Ferté-Senneterre[4], et à nouveau par les armées françaises lors du siège de Valenciennes en 1656.
Puis, lors de la guerre de Hollande, ce furent cette fois des troupes dirigées par le prince d'Orange qui occupèrent le village, auxquelles succédèrent celles de Vauban. La ville de Valenciennes fut prise au terme d'un siège qui dura de novembre 1676 au 17 mars 1677. En 1678, quand le rattachement de Valenciennes et sa banlieue à la France fut scellé par le traité de Nimègue, la région était exsangue.
En 1699, quelques années avant la découverte de la houille qui allait changer son avenir, Anzin était encore un petit village rural, qui ne comptait plus que 61 maisons pour 248 habitants, un moulin à blé, un moulin à huile, et élevait 165 bêtes à cornes[4] ; la route menant à Condé était un chemin boueux jusqu'à ce que le duc de Croy la fit paver en 1733[8].
[modifier] La découverte du charbon
Le rattachement au royaume de France consécutif au traité de Nimègue fut confirmé en 1713 par le traité d'Utrecht qui fixa la frontière de façon à peu près définitive après la mort de Louis XIV.
Ce rattachement posa problème à quelques industries implantées dans la région : leur approvisionnement en charbon dans le Borinage était compliqué et renchéri par le fait qu'il soit de l'autre côté de la frontière, aux Pays-Bas autrichiens. Parmi ces industriels, la famille Désandrouin, de Lodelinsart, possédait une verrerie à Fresnes. Le vicomte Desandrouin était convaincu que la veine du gisement houiller se poursuivait dans le sous-sol côté français et obtint l'autorisation en 1716 d'entamer des recherches. Elles furent extrêmement difficiles, car le gisement n'affleurait pas en surface et il fallait donc creuser un peu au hasard. Une première veine de quatre pieds fut découverte en 1720 à Fresnes-sur-l'Escaut, mais il s'agissait d'un charbon maigre, qui n'était pas apte à tous les usages. C'est pourquoi les travaux furent poursuivis en creusant de nouvelles fosses, mais en se déplaçant vers l'Est, vers la région de Valenciennes.
C'est le 24 juin 1734 que fut découverte à Anzin, près de la route menant de la Croix d'Anzin vers Condé, une houille qui pouvait servir à tous les usages. L'exploitation commença rapidement : Jacques Desandrouin fit venir de la région de Charleroi 200 familles de mineurs, et en 1740, la fosse de la Barrière, installée à la Croix d'Anzin, était déjà la 7e sur le territoire de la commune. En 1757, la compagnie des mines d'Anzin fut créée, réunissant les découvreurs Désandrouin et Taffin et les seigneurs hauts-justiciers faisant désormais valoir leurs droits sur le sous-sol.
La Riviérette qui longeait la ville servait à l'évacuation des eaux d'exhaure ; un port y fut créé dès 1752 pour le transport de houille et de matériaux lié à l'activité de la Compagnie des Mines. De 1770 à 1780 furent menés des travaux de création du canal de l'Escaut reprenant le tracé de la Riviérette puis reliant Valenciennes à Cambrai. L'écluse Folien y fut installée en 1784. Un pont-levis, le pont Jacob, fut construit dans le quartier de l'Écorchoir (qui faisait à l'époque partie du territoire d'Anzin)[9] ; l'Escaut fut dès lors navigable depuis Cambrai jusqu'à la mer du Nord.
La découverte de la houille avait transformé Anzin en une petite ville industrielle vivant autour de la mine et où s'étaient déjà installées verreries, fonderies et fabrique de clous. La population s'accrut rapidement, en grande partie d'origine belge. La Compagnie des Mines d'Anzin, encore dirigée par des membres de la famille Mathieu, essayait de fidéliser ses mineurs en offrant des salaires corrects par rapport aux autres ouvriers de l'époque, et en leur fournissant du charbon gratuitement ; elle favorisait également la construction de logements, installés de façon assez anarchique autour des différentes fosses[12].
[modifier] L'époque de la Révolution française et de l'Empire
Lors de la Révolution française de 1789, la Compagnie des mines d'Anzin fut nationalisée, et tandis que ses anciens actionnaires émigraient, la direction fut prise en charge par un agent général.
En 1793, Valenciennes connut un nouveau siège par les armées autrichiennes et anglaises. Quand l'avant poste du Mont d'Anzin fut laissé par le recul des troupes françaises du général Kilmaine, les canons autrichiens y furent installés et bombardèrent Valenciennes pendant 40 jours. Anzin fut également ravagée par les combats, une grande partie de la ville dont les installations de la mine furent détruites et la population affamée. Le 30 juillet 1793, la ville de Valenciennes fut prise par les autrichiens, mais ceux ci durent se retirer quelques mois plus tard. Anzin fut reprise par l'armée française le 26 août 1794[4].
Après les destructions du siège et des autres combats, la ville ne se reconstruisit que lentement ; il en alla de même pour les installations de la compagnie des mines, d'autant qu'avec la rattachement de Belgique à la France, elle était de nouveau concurrencée par les charbonnages de la région de Mons. Elle ne retrouva son niveau de production d'avant la Révolution qu'après la chute de l'Empire[n 2].
[modifier] La ville minière au XIXe siècle
La Restauration créa un contexte économique favorable au développement des industries du Nord, entre autres par son protectionnisme. La Compagnie des mines devint une société importante, comptant parmi les membres de son conseil d'administration des personnalités politiques influentes[n 3].
Les accidents étaient nombreux dans les fosses. En 1823, la catastrophe du Chaufour, un des premiers coups de grisou, fit une vingtaine de victimes ce qui suscita beaucoup d'émotion[13].
À cette époque, le bourg connut des refontes d'urbanisme importantes. En 1825, le quartier de l'Écorchoir - qui est maintenant nommé Faubourg de Lille - fut rattaché à Valenciennes, ramenant la limite de la ville à la Croix d'Anzin[9], de même que les rues Renan et du Chemin Vert[n 4] furent rattachées à Bruay[8]. En 1826, les premiers corons furent construits. En dépit de la présence des fosses et des premières industries, Anzin était un bourg qui conservait un caractère rural[14], où fût encore construit un abreuvoir en 1838[4].
En 1833, les mineurs entamèrent une grève connue sous le nom d'« émeute des Quatre sous », la revendication étant l'annulation d'une baisse de salaire de ce montant décidée par la compagnie. Au bout de quatre jours de grève, et d'occupation du siège, la compagnie des mines fit appel à la troupe, et 3 000 soldats occupèrent les corons et les fosses. Les mineurs reprirent le travail sans avoir rien obtenu. Les meneurs furent jugés pour coalition, et condamnés pour certains à des peines légères ; mais les journaux se faisant l'écho du procès révélèrent la condition des mineurs, et la Compagnie finit par céder sur la question de salaire[15].
La compagnie des mines développa diverses innovations qui transformèrent la ville. En 1835, la première locomotive à vapeur sortit de ses ateliers, et un chemin de fer fut mis en service. La première ligne voyageur fut ouverte en 1838, et en 1842 une gare fut construite à Anzin, desservant le tronçon Anzin - Saint-Waast[16],[17], prolongé ensuite jusqu'à Somain et Peruwelz en Belgique . La gestion de ce ce chemin de fer de Somain à Peruwelz était assurée par la Compagnie des Mines d'Anzin. Au cours du XIXe siècle, plusieurs usines s'implantèrent dans la ville : en 1834, les frères Talabot créèrent les Forges et Laminoirs d'Anzin, qui fusionnèrent en 1849 avec les forges de Denain sous le nom de Forges et Aciéries de Denain-Anzin.
Ces industriels avaient le même type de gestion paternaliste que les mines, et construisaient eux aussi des logements pour les louer à leurs ouvriers[n 5]. En 1853, la société des Forges fit appel à des sœurs de Saint Vincent de Paul pour mettre en place diverses œuvres sociales, et en 1854, elles ouvrirent une école de garçons et une école de filles qui fonctionnèrent jusqu'en 1906, ainsi qu'une salle d'asile[8].
La compagnie des Mines créa à cette époque une coopérative de consommation, la Socoma (société coopérative des mineurs d'Anzin) ; elle construisit le « coron des 120 », qui fut présenté à l'exposition universelle de 1867 comme un modèle de salubrité et de confort[18]. Ces maisons furent pour la plupart dotées d'un jardin, ce qui, outre le fait de proposer un complément de ressources aux mineurs, avait pour but avoué de les détourner de la fréquentation de l'estaminet. Dans le même esprit, ces sociétés parrainèrent les associations colombophiles, sociétés de tir à l'arc ou société philharmonique.
En 1881, une première ligne de tramway à vapeur relia Anzin à Raismes, puis l'année suivante à Condé-sur-Escaut et Saint-Amand-les-Eaux. En 1882 fut fondée la tuyauterie Escaut-et-Meuse.
Depuis la découverte de la continuation du gisement houiller dans le Pas-de-Calais en 1841, la Société des mines qui se trouvait jusque là en situation de quasi monopole, était soumise à plus forte concurrence, face à des sociétés plus modernes. Répercutant sur son personnel les nouvelles contraintes de rentabilité, elle connut plusieurs grèves dans la seconde moitié du XIXe siècle, qui affectèrent la ville d'Anzin dont elle demeurait le principal employeur.
En 1883, Émile Basly créa à Anzin le premier syndicat de mineurs. C'est en 1884 qu'éclata la « grande grève des mineurs d'Anzin ». La cause en était un changement d'organisation : le boisage de galeries, jusque là confié aux raccommodeurs fut affecté aux mineurs de fond eux-mêmes. Non seulement cela leur faisait un manque à gagner, puisqu'ils étaient payés à la quantité de houille remontée, mais de plus cela privait d'emploi les mineurs les plus âgés, à qui étaient traditionnellement attribués le rôle de raccommodeur. Dès le début de la grève, le renvoi de 140 syndicalistes durcit le conflit.
Elle regroupa 40 000 grévistes pendant 46 jours et, répercutée par la presse, eut un retentissement national. C'est à cette occasion qu'Émile Zola vint se documenter à Anzin pour son roman Germinal[19]. Mais la compagnie des mines ne céda pas, et le 17 avril les mineurs durent reprendre le travail. Une conséquence de cette grève fut l'autorisation des syndicats par la loi Waldeck-Rousseau, mais paradoxalement, il fallut attendre 1895 pour qu'un syndicat exista de nouveau à Anzin.
En 1900, Anzin était devenue une ville industrielle dont certaines infrastructures furent considérées comme à la pointe du progrès et présentées comme telles à l'exposition universelle de 1900 ; elle était en même temps décrite de manière assez lugubre dans les publications de l'époque : « Anzin ressemble à Denain par ses pavillons de mines, ses vastes établissements métallurgiques, forges, aciéries, fonderies, tuyauteries, fabriques de chaînes, de clous … ses groupes d'habitations ouvrières, basses, enfumées à peine égayées de quelques maisons bourgeoises, ses rues interminables … D'Anzin à Fresnes, même paysage ou plutôt même absence de paysage : rues sans fin, trottoirs sillonnés de tramways, cheminées géantes, maisons basses alignées le long de la route. »[20].
[modifier] La ville industrielle dans les deux guerres mondiales
Lors la Première Guerre mondiale, Anzin fut occupée par l'armée allemande dès le 25 août 1914, et un couvre-feu instauré. Située dans la « zone d'étape », qui comprenait toutes les compagnies du Nord, la compagnie des mines d'Anzin reprit l'exploitation au bout de quelques semaines en partie avec du personnel réquisitionné et sous le contrôle étroit de la Bergverwaltung; sa production fut pendant cette époque inférieure de 30% à celle de 1913[21]. L'exploitation industrielle fut par contre arrêtée : les usines de la Société des Forges furent totalement démolies, les machines et ferrailles étant récupérées au profit de l'industrie allemande; l'usine Escaut et Meuse fut transformée en atelier de réparation de canons[4],[8]. Des réquisitions s'appliquèrent des matériaux industriels aux produits de première nécessité[22].
Au moment de la débâcle de l'armée allemande en 1918, les puits de mine furent systématiquement détruits par celle-ci, comme dans l'ensemble du bassin minier; le clocher de l'église fut également abattu afin qu'il ne puisse servir de poste d'observation[21],[4]. Le 13 octobre 1918, la population fut évacuée en Belgique; la ville fut libérée le 1er novembre.
Après la guerre, le mouvement de reconstruction fut assez rapide. Il fit appel de façon massive à l'immigration, en particulier polonaise, pour compenser la baisse de population due à la guerre, et s'adapter à la nouvelle législation limitant la journée de travail à 8 heures. La ville comptait 16 000 habitants en 1931.
La crise des années 1930 entraina des réductions d'effectifs, où ces immigrés furent les premiers concernés. En 1934, l'extraction houillère cessa sur le territoire d'Anzin, par la fermeture du dernier puits à la Bleuse Borne; l'activité minière continuait cependant dans la ville où demeuraient les ateliers du « chantier des mines ».
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Anzin fut défendue pendant la Fall Gelb par la 15e DI, installée au mont d'Anzin à partir du 23 mai 1940. Les ponts entre Anzin et Valenciennes furent détruits, et près trois jours de combat, les deux villes furent occupées[4]. Les populations évacuées vers le sud à cette époque revinrent après l'Armistice du 22 juin dans ce qui était désormais la zone occupée, rattachée à Bruxelles.
En 1942, après l'échec de la « Relève » visant à recruter des travailleurs volontaires pour l'Allemagne en échange du retour de prisonniers français, une partie des ouvriers de la Société des Forges et de la tuyauterie Escaut et Meuse furent envoyés dans les usines Mannesmann, un peu avant la mise en place du STO[23].
La ville subit des bombardements en mai et juin 1944, aux abords de l'usine Escaut-et-Meuse, au cours desquels 72 civils furent tués[4]. Anzin fut libérée le 2 septembre 1944 par des colonnes de l'armée américaine se dirigeant vers la Belgique.
[modifier] La fin des mines et de la sidérurgie
En 1946, la compagnie des mines d'Anzin fut nationalisée, comme celles de l'ensemble du bassin pour former les Houillères du Nord-Pas-de-Calais. Après leur mobilisation dans la « bataille du charbon » destinée à relever la production au plus vite, les mineurs obtiennent un statut particulier leur accordant entre autres le logement gratuit, ainsi qu'aux retraités et aux veuves de mineur. Mais rapidement, au début des années 1960, l'exploitation minière entre dans sa période de déclin.
Dans les années 1970, la sidérurgie est également en crise. Les usines ferment l'une après l'autre, dont les principales l'aciérie Usinor (ancienne Société de Forges) en 1981 et la dernière de Vallourec (anciennement Lorraine-Escaut) en 1991.
[modifier] Urbanisme
[modifier] L'héritage du passé minier
Anzin conserve peu de vestiges apparents de l'époque de l'exploitation de la mine. Le dernier puits, celui de la Bleuse-Borne, a fermé en 1935 et son chevalement a été démonté en 1953. Son terril subsiste, mais a été étêté. Parmi les corons, le plus ancien, celui des 72, a été détruit en décembre 1983 ; le coron des 120, entre Valenciennes et Anzin, existe toujours et a été restauré.
L'exploitation minière a eu un impact profond sur l'état du sous-sol, d'autant qu'avant la houille des carrières de craie étaient déjà exploitées. En dépit de la présence de nombreuses galeries, les terrains houillers semblent stabilisés ; les affaissements miniers tels que celui qui a créé la mare à Goriaux à quelques kilomètres d'Anzin ont eu lieu en phase d'exploitation[2].
Il en va différemment pour les carrières de craies abandonnées, exploitées dans les siècles précédents et dont l'emplacement est mal connu. Plusieurs quartiers sont des secteurs à risque moyen d'effondrement ; les derniers ont touché en 1991 le stade, le cimetière et la rue Saint-Waast[3]. Ces risques ont fait l'objet d'un plan de prévention des risques de mouvement de terrain approuvé en janvier 2008[24].
[modifier] Réhabilitation des zones industrielles
La réhabilitation des zones industrielles de la ville est entamée depuis plusieurs années. La démolition de la dernière aciérie, celle de Vallourec, a été achevée en 2006[25]. Les friches industrielles en résultant sont progressivement transformées en collaboration avec la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, après des études examinant les diverses pollutions subsistantes.
Le site précédemment occupé par l'usine « B » de Vallourec a été transformé en une zone résidentielle entourée d'espaces verts : les Jardins de Valmont[26].
Les 23 ha du site principal de Vallourec sont également en cours de réhabilitation ; certaines des installations, comme le château d'eau ou les bureaux d'études ont été conservés[27]. Situé en zone franche, il est prévu d'y installer sur 8 ha un pôle high-tech réservé aux entreprises de l'image numérique[28].
L'ancien tracé de la ligne de chemin de fer des Charbonnages a été repris pour le trajet du tramway.
[modifier] Logements
Lors du recensement Insee de 1999, Anzin comptait 5371 logements, individuels pour plus de 73%, auxquels s'ajoutaient 443 logements vacants ou secondaires. Parmi eux 64,5% dataient d'avant 1949, 23,5% d'entre 1949 et 1974 et 12% d'après 1975[29]..
La réhabilitation ou le reconstruction de plusieurs quartiers ont été entreprises en coopération avec la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole. Sur l'ancien site de l'usine « B » de Vallourec ont été construit les « jardins de Valmont », ensemble de 300 logements dont la réalisation a été confiée à l'architecte-urbaniste Florence Bougnoux. Une opération de rénovation urbaine est en cours pour le quartier Carpeaux, prévoyant la démolition et reconstruction de 173 logements et du foyer pour migrants de l'Orme[28]; sa première pierre a été posée en décembre 2008[30]
[modifier] Transports
[modifier] Réseau routier
Les axes principaux traversant Anzin sont :
- la route départementale 935, nommée à Anzin rue Jean-Jaurès. Précédemment classée route nationale 48, elle traverse la ville du sud au nord, menant de Valenciennes à la frontière belge de Péruwelz.
- la route départementale 169, composée de l'avenue Anatole France et de la rue Henri-Durre. Ancienne route nationale 45, elle traverse Anzin dans un axe sud-est - nord-ouest, reliant Valenciennes à la frontière belge de Maulde.
L'accès à l'autoroute française A23 reliant Valenciennes à Lille est situé dans la ville limitrophe de Petite-Forêt, à 2,5 km d'Anzin.
L'autoroute française A2, partie intégrante de la route européenne 19 reliant Paris à Amsterdam en passant par Bruxelles, est accessible à 7 km, à l'échangeur n°21.
[modifier] Transports urbains
La société d'économie mixte Transvilles est chargée par délégation de service public des transports en commun de la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole.
Les quartiers d'Anzin sont ainsi desservis par :
La ligne 1 du tramway relie l'université située à Aulnoy-lez-Valenciennes au sud-est de l'agglomération, en passant par le centre-ville de Valenciennes, afin de desservir le centre-ville de Denain située au sud-est (18,3 km). Deux stations sont situées sur la commune d'Anzin : « Anzin-Hôtel de Ville » et « Croix d'Anzin » ; elles proposent des correspondances avec les lignes de bus.
Une ligne de trolleybus est prévue : c'est la ligne 2, dont l'enquête publique est en cours, irait de Peruwelz à la gare SNCB de Quiévrain en passant par le centre-ville de Valenciennes. Cette ligne devrait entrer en service d'ici 2011.
[modifier] Chemin de fer
La gare d'Anzin a été fermée en 1966[17], la ville est maintenant desservie par la gare de Valenciennes. Elle permet d'effectuer le trajet de Valenciennes à Paris-Gare du Nord par TGV en 1h40, 12 relations sont proposées.
[modifier] Transport fluvial
[modifier] Accès aux ports maritimes et aéroports
Anzin est située à 45 km de l'Aéroport de Lille - Lesquin par l'autoroute A23, à 83 km de celui de Bruxelles et à 185 km de Roissy-Charles-de-Gaulle.
Le port de Dunkerque est distant de 126 km, celui de Calais et le tunnel sous la Manche de 159 km.
[modifier] Politique et administration
[modifier] Situation administrative
Anzin est située dans l'arrondissement de Valenciennes, le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.
La ville est le chef lieu du canton d'Anzin, qui regroupe Anzin, Beuvrages, Bruay-sur-l'Escaut et Saint-Saulve.
[modifier] Liste des maires
| Liste des maires successifs de la cinquième République [31] | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1959 | 1964 | Raymond Lallart | ||
| 1964 | 1983 | André Gillard | ||
| 1983 | mars 2001 | André Parent | Parti socialiste | Professeur |
| mars 2001 | mars 2008 | Géry Duval | DVD | |
| mars 2008 | Pierre-Michel Bernard | alliance PS - MoDem | Médecin | |
[modifier] Jumelages
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie

La courbe démographique d'Anzin croît relativement régulièrement depuis la découverte de la houille en 1734. On constate le coup d'arrêt porté par la destruction partielle de la ville lors du siège de Valenciennes en 1793, la croissance ne reprenant qu'après la chute de l'empire, ainsi que l'impact des deux guerres mondiales. La baisse de population visible aux recensements de 1836 et 1841 est artificielle, elle correspond au rattachement aux villes de Valenciennes et Bruay de certains quartiers précédemment inclus dans le territoire d'Anzin. Cette croissance, particulièrement importante pendant l'âge d'or de la mine au XIXe siècle, s'arrête avec la fin de l'exploitation minière dans la région au début des années 1960, et la courbe s'inverse avec la crise de la sidérurgie dans les années 1970.
L'accroissement de la population pendant ces trois siècles a été marqué par une forte immigration. Pendant les XVIIIe et XIXe siècles, il s'agissait essentiellement d'immigrants belges, la compagnie des mines ayant dès le début fait appel à des mineurs de la région de Charleroi ; en 1866, 32% de la population d'Anzin est belge[4].
La seconde vague, lors de l'entre-deux-guerres, est composée en grande partie d'émigrants polonais.
Enfin, dans les années 1960, l'industrie sidérurgique fit plutôt appel à des travailleurs maghrébins, en particulier marocains après la signature de la convention franco-marocaine de 1963.
Cependant, un fort taux de natalité entre également pour une part non négligeable dans cet accroissement de population. Le département du Nord avait en 1860 un taux de 33,3‰ et de 27,2‰ vers 1900[34] ; Anzin n'y faisait pas exception.
En 1999, ce taux de natalité était de 15,81‰, supérieur au taux de 12,76‰ de l'ensemble de la France métropolitaine[35]. La densité de population est de 3 862 hab/km2.
[modifier] Enseignement
La ville d'Anzin fait partie de l'académie de Lille, elle compte cinq écoles maternelles et cinq écoles élémentaires publiques, ainsi qu'une école primaire privée, l'école du Sacré-Cœur.
Elle dispose d'un collège, le Collège Jules-Ferry, ainsi que d'un lycée professionnel, le lycée Pierre-Fontaine. Le collège Anatole-France a été remplacé à la rentrée scolaire 2008 par le collège Pierre-Gilles-de-Gennes, situé à Petite-Forêt[36].
Les Anzinois dépendent de la ville de Valenciennes pour les lycées d'enseignement général.
[modifier] Sports et loisirs
- L'USVA (Union Sportive Valenciennes Anzin) fut crée en 1916.
- Association Sportive Anzin Athlétisme
- Théâtre d'Anzin
[modifier] Économie
[modifier] Revenus de la population et emploi
Le revenu moyen par ménage anzinois est de 10 172 € par an, ce qui est largement inférieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an[37].
La population active totale de la commune est de 5 381 habitants[38]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 72 % sachant que la moyenne nationale est de 82,2 %. On dénombre 1 638 chômeurs en 1999, soit un taux de chômage s'élevant à 30,4 %, nettement plus élevé que la moyenne nationale qui est quant à elle de 12,9 %. Le pourcentage d'actifs est de 38,3 % contre 45,2 % au niveau national. Il y a 15 % de retraités, 28 % de jeunes scolarisés et 18,6 % de personnes autres sans activité[38].
En 2006, l'INSEE considérait que l'ensemble de la ville était concernée par la grande pauvreté [39].
Répartition des emplois par domaine d'activité
| Agriculteurs | Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | Cadres, professions intellectuelles | Professions intermédiaires | Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Anzin | 0,1 % | 4,9 % | 4,9 % | 15,4 % | 33,6 % | 41,1 % |
| Moyenne nationale | 2,4 % | 6,4 % | 12,1 % | 22,1 % | 29,9 % | 27,1 % |
| Sources des données : INSEE[37] | ||||||
[modifier] La zone franche urbaine
80% des quartiers de la ville sont situés en zone franche urbaine, ce qui assure aux entreprises qui s'y installent des avantages fiscaux et des aides incitatives[40].
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Musée
Le musée des charbonnages Théophile-Jouglet retrace l’histoire de la mine dans la région de 1720 à 1983. Il possède en particulier une collection de peintures d’artistes tels Jonas, Steinlen, Meunier ou Méreaux représentant les conditions de travail, les mentalités et la vie quotidienne de la population.
Cette exposition permanente est complétée d'expositions temporaires ; l'entrée du musée est gratuite.
[modifier] Monuments
La mairie d'Anzin a été construite en 1874 par l'architecte Constant Moyaux.
Le théâtre a été construit en 1934 et est décoré de fresques de Lucien Jonas. Comptant 1 200 places, il est l'un des plus grands de la région et accueille une programmation variée[41].
[modifier] Lieux de culte
Anzin dispose de deux églises consacrées au culte catholique. L'église Sainte-Barbe est située dans le quartier de l'Hôtel de Ville, rue des Martyrs, communément appelée rue de l'Église par les anzinois. Plusieurs fois reconstruite sur le même emplacement, elle y figure déjà sur un plan datant de 1731. En 1784, est posée la première pierre de ce qui est alors l'église Saint-Jean-Baptiste. Cette église sera détruite en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale. L'église reconstruite sera dédiée à sainte Barbe, patronne des mineurs[4]. Le chemin de croix de l'église est composé de tableaux de Lucien Jonas.
L'église Saint-Vincent-de-Paul est située dans le quartier de la Bleuse-Borne. Après la découverte du charbon, l'implantation des mines et de la sidérurgie conduisit au développement de ce quartier, situé à 3 km de l'église Saint-Jean-Baptiste. Quand, en 1859, il fut question de construire un temple protestant dans le quartier, les catholiques y envisagèrent la construction d'une nouvelle église, et peu de temps après, une chapelle fut édifiée sur un terrain mis à disposition par l'usine Escaut-et-Meuse, qui ne devint une paroisse qu'en 1901.
Vers 1912, le remplacement de la chapelle par une église commença à être envisagé, mais fut cesse repoussé en raison des deux guerres mondiales et des travaux de reconstruction qui les suivirent[8].Des collectes de fonds reprirent au début des années 1960, mais l'épiscopat donna alors la priorité à la construction de l'église Sainte-Thérèse dans les nouveaux quartiers de Raismes. L'église Saint-Vincent de Paul sera finalement édifiée à la fin des années 1960, et officiellement inaugurée en 1973.
Il existe également une église évangélique baptiste[42] et un temple mormon, tous deux situés avenue Anatole-France.
[modifier] Manifestations
[modifier] Ducasses, braderie et carnaval
Les ducasses d'Anzin ont lieu le week-end de Pâques sur la place du général de Gaulle, et le week end de la Pentecôte place Roger-Salengro.
Depuis quelques années, une braderie réunissant plusieurs centaines d'exposants, pour la plupart non professionnels, est organisée le 2e dimanche de mai dans le quartier de la Bleuse Borne.
Le carnaval, occasion de sortie pour le géant de la ville, a lieu le dernier dimanche de juin.
[modifier] Jean la Houille
Jean la Houille est le géant de la ville d'Anzin. Créé en 1908 sous le nom de « Jehan la Houille », il figurait un mineur en tenue de travail, avec une barrette sur la tête, et une rivelaine dans la main[43]. Ce premier géant fut endommagé lors de la Seconde Guerre mondiale, il participa néanmoins en 1984 aux festivités du 250ème anniversaire de la découverte de la houille[44]. Un nouveau géant a été reconstruit en 2005. Alors que le premier était glabre, celui ci porte une courte barbe blanche; mais il arbore toujours les attributs du mineur : barrette, rivelaine et gaillette[45].
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Artistes nés à Anzin
- Corneille Theunissen (1863-1918) statuaire
- Lucien Jonas, (1880-1947) peintre
- Constant Moyaux (1835-1911), architecte
- Aimé Blaise (1877-1961), sculpteur
- Jules France (1920-1995), graveur sur médailles
- Robert Barillot (1921-2001), sculpteur
[modifier] Personnalités des Mines d'Anzin
- Jacques Désandrouin (1682-1761), industriel belge à l'origine de la découverte de la houille à Anzin.
- La famille Mathieu, qui dirigea la compagnie des mines d'Anzin.
- Émile Basly (1854-1928), syndicaliste.
- Pierre du Buat (1734-1809) finit sa carrière d'ingénieur comme directeur de la Compagnie des mines d'Anzin.
- Jacques Denis (1902-1972) Ingénieur des mines plus connu comme arachnologiste.
[modifier] Sportifs
- Louis Thiétard, coureur cycliste professionnel de 1932 à 1950, y est né.
- Daniel Cordier né à Anzin en 1942, footballeur à l'USVA de 1960 à 1967.
- Yvon Clément né à Anzin en 1937 et footballeur à l'USVA de 1963 à 1967.
- Jacques Legrand né à Anzin en 1931 et footballeur à l'USVA de 1953 à 1960.
- Michel Bernard né en 1931 et athlète à l'ASAA
[modifier] Auteurs consacrant une œuvre à Anzin
- En 1874, Charles Deulin consacre un des « Contes du roi Cambrinus », La Marmite du diable, à la découverte de la houille au mont d'Anzin.
- Après la grande grève des mineurs en 1884, Émile Zola s'inspirera de sa visite à Anzin pour son roman Germinal.
- À la même époque Jules Mousseron l'a évoquée dans de nombreux poèmes.
- En 1999, Bertrand Tavernier a tourné le film Ça commence aujourd'hui dans une école maternelle d'Anzin, qui porte désormais son nom[46].
[modifier] Sources
[modifier] Notes
- ↑ Deux haches, une pointe de lance et deux bracelets de l'âge du bronze y ont été découverts en 1901. cf Histoire d'Anzin, JC Mouys
- ↑ La production de la compagnie des mines était de 300 000 tonnes en 1789 ; en 1793, elle avait chuté à 60 000 tonnes. Lors du Premier Empire, elle stagna aux alentours de 240 000 tonnes et ne reprit sa croissance qu'après 1820. cf Le Nord de la préhistoire à nos jours, page 203
- ↑ On estimait à l'époque que la compagnie avait usé de son influence pour maintenir une frontière douanière avec la Belgique : voir Henri-Thierry Deschamps, La Belgique devant la France de Juillet, librairie Droz, Genève, 1956 (ISBN 2-251-66137-9), p. 198 et le dictionnaire de la conversation et de la lecture 1853
- ↑ Maintenant rue Gambetta
- ↑ La cité Talabot qui porte le nom des fondateurs des Forges date de cette époque
[modifier] Références
- ↑ Site Lion1906
- ↑ a b c État des lieux des districts hydrographiques - Escaut Sambre et côtiers Manche Mer du Nord -Meuse P 133
- ↑ a b c Aperçu topographique, géologique et hydrogéologique sur le site de la direction départementale de l'équipement
- ↑ a b c d e f g h i j k l m n Jean-Claude Mouys, Histoire d'Anzin
- ↑ Distance de Dunkerque
- ↑ Le Crotoy est à 134 km et Berck à 137 km, à vol d'oiseau
- ↑ Devises et armoiries des villes de France
- ↑ a b c d e f Monographie de la Bleuse Borne, Édouard Pilate
- ↑ a b c André Gauvin, Petite histoire des rues de Valenciennes, 1990, p. p 293-294
- ↑ Guy de Brès, réformateur, héros de la foi - Site de l'Église réformée du Hainaut
- ↑ Le Nord, de la préhistoire à nos jours - pages 154-155
- ↑ Les trois âges de la mine - tome 1
- ↑ Les trois âges de la mine, Tome 1, page 26-27
- ↑ Les Nord, de la préhistoire à nos jours, page 237
- ↑ Le peuple de la nuit, page 212
- ↑ Le Nord de la préhistoire à nos jours, page 210
- ↑ a b Histoire des chemins de fer secondaires de France Fédération des amis des chemins de fer secondaire
- ↑ Les trois âges de la mine, tome 2, pages 14-17
- ↑ Zola à Anzin
- ↑ Bulletin de la Société de Géographie, A. Malotet, 1901, cité dans Histoire du Nord de la préhistoire à nos jours, pages 237-238
- ↑ a b Les trois âges de la mine, tome 3, page 6-7
- ↑ Histoire du Nord de la Préhistoire à nos jours, page 292
- ↑ L’exploitation de la main-d’œuvre française dans l’industrie sidérurgique allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, Françoise Berger, Revue d'histoire moderne et contemporaine, juillet-septembre 2003.
- ↑ Profil environnemental Nord-Pas-de-Calais - Tome 2 Page 155 - Sur le site de la direction régionale de l'environnement
- ↑ Étude de cas - Vallourec sur le site de la Direction régionale de l’Équipement Nord - Pas-de-Calais
- ↑ Les Jardins de Valmont Site de la zone franche urbaine Néoval
- ↑ Réhabilitation des 23 ha du site Vallourec Anzin en particulier - source Une nouvelle vie pour le site Vallourec Anzin Site de la zone franche urbaine Néoval
- ↑ a b Pierre-Michel Bernard fait le tour des grands dossiers La Voix du Nord, 12 mars 2009
- ↑ INSEE - Logements : le parc
- ↑ L’ANRU débarque à Anzin - site VA infos
- ↑ Source site de la mairie d'Anzin
- ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
- ↑ INSEE: Population depuis le recensement de 1962
- ↑ Le Nord, de la préhistoire à nos jours Page 222
- ↑ Évolution démographique 1982-1999 sur le site de l'INSEE
- ↑ Le collège Pierre-Gilles-de-Gennes ouvrira le 2 septembre, à Petite-Forêt, La Voix du Nord, 15 juin 2008
- ↑ a b Données démographiques d'après l'INSEE publiées par linternaute - Emploi
- ↑ a b Fiche emploi pour Anzin sur journaldunet, Données INSEE. Consulté le 1er mars 2009
- ↑ Affiner la connaissance territoriale de la pauvreté Dossiers de Profil N°82 - INSEE 2006
- ↑ système d'information géographique - politique de la ville
- ↑ Programmation du théâtre sur le site de la ville
- ↑ Liste des paroisses FEEB Site de la Fédération protestante de France
- ↑ Claude Malbranke, , 1975, p. pages 14-15
- ↑ Pas de fête sans géant, Val métropole, octobre 2003, page 11.
- ↑ Jean la Houille, sur le site de la mairie d'Anzin
- ↑ Inauguration le 5 février sur le site de Bac films
[modifier] Bibliographie
- Édouard Pilate, Monographie de la Bleuse Borne, Imprimerie des orphelins, 1939
- Jean-Claude Mouys, Histoire d'Anzin, JC Mouys, 1984
- Collectif, Le Nord, de la Préhistoire à nos jours, Bordessoules, 1988 (ISBN 2903504288)
- Diana Cooper-Richet, Le Peuple de la nuit, Ed Perrin - Terre d'histoire (ISBN 2262013284)
- Marcel Gillet, Histoire sociale du Nord et de l'Europe de l'Ouest, Presses Univ. Septentrion, 1984 (ISBN 2865310205)
- Gérard Dumont et Valérie Debrabant, Les 3 âges de la mine, La Voix du Nord & Centre historique minier de Lewarde (ISBN 9782843931079)
- Nada Breitman, Dahliette Sucheyre, Les maisons des mines: Dans le Nord et le Pas-de-Calais, Mauad Editora Ltda, 1995 (ISBN 2870096178, 9782870096178)

