Lewarde
| Lewarde | ||
Vue de l'ancienne mine, aujourd'hui Centre historique minier de Lewarde |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |
| Département | Nord | |
| Arrondissement | Douai | |
| Canton | Douai-Sud | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Cœur d'Ostrevent | |
| Maire Mandat |
Alain Bruneel 2008-2014 |
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| Code postal | 59287 | |
| Code commune | 59345 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Lewardois | |
| Population municipale |
2 739 hab. (2010) | |
| Densité | 702 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 22 m — Max. 80 m | |
| Superficie | 3,9 km2 | |
| Localisation | ||
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Lewarde est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais. La Compagnie des mines d'Aniche y a ouvert la fosse Delloye, qui est devenue le Centre historique minier de Lewarde.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Communes limitrophes [modifier]
Toponymie [modifier]
- au XIIe siècle : Warda Sti-Remigü (chronique Gisleb).
- 1246 : Custodia de S. Remigio (1er cartulaire d'Artois).
- 1255 : Le Warde Saint-Rémi Titre d'Anchin (Escallier)[1].
Archéologie [modifier]
- 1843 : Époque celtique, découverte d'une précieuse monnaie gauloise en cuivre, portant une tête casquée et au revers un coq debout.
- Époque romaine : trouvées à diverses reprises médailles romaines ; urnes remplies de cendre et cachées dans les carrières de grès ; quatre têtes en bronze de style gallo-romain[1].
Histoire [modifier]
Le village de Lewarde, qui signifie La Garde, prend naissance sur une crête boisée (les monts Saint-Rémi) autour d'une zone fortifiée, construite par le comte de Hainaut au XIIIe siècle, d’où l'on pouvait surveiller la frontière commune aux Comtés de Flandres et de Hainaut.
De cette zone fortifiée, il ne reste rien. Mais, c'est à cet endroit supposé, sur le fief de Lewarde, que fut construite l'église du village.
Le fief de Lewarde comprenait, au Moyen Âge, environ la moitié de la commune, l'autre étant incluse au fief des Vésignons. Ce dernier comprenait et comprend toujours un bois où l'on peut admirer une tour et un obélisque.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, de riches familles vécurent à Lewarde : les Béharelle, Dervaux, Delegorgue... d'où l'édification d'importantes maisons bourgeoises ou de châteaux. On retrouve certains de ces patronymes sur les pierres tombales du cimetière.
À la fin de l'Ancien Régime, c'est dans l'une des habitations de la cité que naquit Jacques-François Momal qui deviendra très vite un peintre renommé.
Au XIXe siècle commence l'édification de chapelles à Lewarde, la dernière datant des années 1950.
Lors des deux conflits mondiaux, les habitants de la commune furent durement touchés. Deux monuments aux morts commémorent ces événements.
Le village vivait autrefois de l'agriculture, mais aussi de l'extraction du grès qui reste très présent dans le village, en particulier à l'église et son ancien cimetière. Ces activités furent remplacées, au début du XXe siècle, par l'extraction houillère comme en témoignent la « cité Béharelle », l'ancien cavalier minier des Houillères, la Fosse Delloye et son Centre Historique Minier, et par le développement d'une brasserie.
Aujourd'hui, le syndicat d'initiative de Lewarde a planté une vigne, dans les anciens jardins du presbytère au pied de l'église, entretenu par des bénévoles de l'association.
Sur le site de l'ancienne fosse Delloye se trouve aujourd'hui le plus grand Centre historique minier de France. C'est à la fois un centre de documentation et un lieu touristique qui présente de nombreux objets, outils et machines. Le visiteur, guidé par d'anciens mineurs, peut également se faire une idée du travail dans les mines de charbon en parcourant des galeries reconstituées. Elles reprennent le concept des mines-images utilisées par les compagnies minières pour la formation de leurs personnels.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Lewarde se blasonnent ainsi : « Coupé : en chef, d'or à un lion de gueules tenant de ses deux pattes de devant une banderole du même ; en pointe, d'azur à trois merlettes d'argent. » |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Lewarde depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Église Saint-Remi (XVIe siècle-XIXe siècle) où certaines scènes de la série télévisée Maria Vandamme furent tournées dans les années 1980.
- Château de Vésignion rebati en 1765 par le président Deforest[9] de Lewarde. Le 14 avril 2007 a été inauguré un parc en bordure du château. Ce parc, donnant directement sur le château, compte un nombre important de sculptures sur bois ainsi qu'un labyrinthe « naturel ». Des activités « accrobranches » sont ponctuellement organisées.
- Domaine Bauck (XIXe siècle-XXe siècle)
- Le manoir de Layens (XVIe siècle-XVIIIe siècle)
- L'ancien cavalier des houillères
- La pyramide ou l'obélisque (entre 1816 et 1818)
- Monuments aux morts de Maurice Rogerol
- Le centre historique minier de Lewarde
Avec son bois, son centre historique minier et son parc, Lewarde s'impose comme un haut lieu du tourisme du Nord-Pas-de-Calais.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jacques-François Momal, peintre né en 1754 peintre et graveur, dirigea pendant de longues années l'école de peinture de Valenciennes décédé à Valenciennes le 22 septembre 1832[9].
Fête communale [modifier]
- La fête de la châtaigne : deuxième dimanche d'octobre (marché aux puces, cross de la Châtaigne, soirées, défilé…)
Chaque année au mois d’octobre a lieu la « fête de la châtaigne ». Les sociétés locales, la Municipalité, les Lewardois y participent gaiement. Tout au long de ce week end se mêlent activités sportives, culturelles, artistiques. On y ajoute pour la parfaire, « Le Truffé Lewardois » ; pâté à la châtaigne dont les secrets de fabrications sont jalousement conservés. D’année en année, la fête s’améliore. La braderie envahie les rues de Lewarde, faisant suite à une semaine de manifestations.
Spécialités culinaires [modifier]
- Le truffé Lewardois : pâté à la châtaigne
- Le pain à la châtaigne
Ces deux spécialités ne peuvent se goûter que lors de la fête de la châtaigne
Notes et références [modifier]
- page 617, statistique archéologique du département du Nord seconde partie, Librairies Quarré Lille ; Leleu, Lille, A. Durand Parisarchive au Harvard College Library numérisé par Google Books.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 29 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur Insee. Consulté le 13 février 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2009, sur Insee. Consulté le 6 janvier 2012
- Évolution et structure de la population à Lewarde en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- page 618, statistique archéologique du département du Nord seconde partie, Librairies Quarré Lille ; Leleu, Lille, A. Durand Parisarchive au Harvard College Library numérisé par Google Books.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Catastrophe de Courrières
- Communes du Nord
- Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais
- Fosse Delloye de la Compagnie des mines d'Aniche, devenue le Centre historique minier de Lewarde