Lewarde

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Lewarde
Vue de l'ancienne mine, aujourd'hui Centre historique minier de Lewarde
Vue de l'ancienne mine, aujourd'hui Centre historique minier de Lewarde
Blason de Lewarde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Douai
Canton Douai-Sud
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Ostrevent
Maire
Mandat
Alain Bruneel
2014-2020
Code postal 59287
Code commune 59345
Démographie
Gentilé Lewardois
Population
municipale
2 716 hab. (2011)
Densité 696 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 30″ N 3° 10′ 11″ E / 50.3416666667, 3.16972222222 ()50° 20′ 30″ Nord 3° 10′ 11″ Est / 50.3416666667, 3.16972222222 ()  
Altitude Min. 22 m – Max. 80 m
Superficie 3,9 km2
Localisation

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Lewarde

Lewarde est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais. La Compagnie des mines d'Aniche y a ouvert la fosse Delloye, qui est devenue le Centre historique minier de Lewarde.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jacinthes des bois dans le bois de Lewarde début mai
Entrée de Lewarde

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lewarde
Guesnain Loffre
Lewarde Masny
Roucourt Erchin

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • au XIIe siècle : Warda Sti-Remigü (chronique Gisleb).
  • 1246 : Custodia de S. Remigio (1er cartulaire d'Artois).
  • 1255 : Le Warde Saint-Rémi Titre d'Anchin (Escallier)[1].

Archéologie[modifier | modifier le code]

  • 1843 : Époque celtique, découverte d'une précieuse monnaie gauloise en cuivre, portant une tête casquée et au revers un coq debout.
  • Époque romaine : trouvées à diverses reprises médailles romaines ; urnes remplies de cendre et cachées dans les carrières de grès ; quatre têtes en bronze de style gallo-romain[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Lewarde, qui signifie La Garde, prend naissance sur une crête boisée (les monts Saint-Rémi) autour d'une zone fortifiée, construite par le comte de Hainaut au XIIIe siècle, d’où l'on pouvait surveiller la frontière commune aux Comtés de Flandres et de Hainaut.

De cette zone fortifiée, il ne reste rien. Mais, c'est à cet endroit supposé, sur le fief de Lewarde, que fut construite l'église du village.

Le fief de Lewarde comprenait, au Moyen Âge, environ la moitié de la commune, l'autre étant incluse au fief des Vésignons. Ce dernier comprenait et comprend toujours un bois où l'on peut admirer une tour et un obélisque.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, de riches familles vécurent à Lewarde : les Béharelle, Dervaux, Delegorgue... d'où l'édification d'importantes maisons bourgeoises ou de châteaux. On retrouve certains de ces patronymes sur les pierres tombales du cimetière.

À la fin de l'Ancien Régime, c'est dans l'une des habitations de la cité que naquit Jacques-François Momal qui deviendra très vite un peintre renommé.

Au XIXe siècle commence l'édification de chapelles à Lewarde, la dernière datant des années 1950.

Lors des deux conflits mondiaux, les habitants de la commune furent durement touchés. Deux monuments aux morts commémorent ces événements.

Le village vivait autrefois de l'agriculture, mais aussi de l'extraction du grès qui reste très présent dans le village, en particulier à l'église et son ancien cimetière. Ces activités furent remplacées, au début du XXe siècle, par l'extraction houillère comme en témoignent la « cité Béharelle », l'ancien cavalier minier des Houillères, la Fosse Delloye et son Centre Historique Minier, et par le développement d'une brasserie.

Aujourd'hui, le syndicat d'initiative de Lewarde a planté une vigne, dans les anciens jardins du presbytère au pied de l'église, entretenu par des bénévoles de l'association.

Sur le site de l'ancienne fosse Delloye se trouve aujourd'hui le plus grand Centre historique minier de France. C'est à la fois un centre de documentation et un lieu touristique qui présente de nombreux objets, outils et machines. Le visiteur, guidé par d'anciens mineurs, peut également se faire une idée du travail dans les mines de charbon en parcourant des galeries reconstituées. Elles reprennent le concept des mines-images utilisées par les compagnies minières pour la formation de leurs personnels.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Lewarde (59) Nord-France.svg

Les armes de Lewarde se blasonnent ainsi : « Coupé : en chef, d'or à un lion de gueules tenant de ses deux pattes de devant une banderole du même ; en pointe, d'azur à trois merlettes d'argent. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Lewarde dans son canton et son arrondissement
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 décembre 1998 Irénée Nottez PCF  
janvier 1999 en cours
(au 8 mai 2014)
Alain Bruneel PCF Conseiller régional
Conseiller général du Canton de Douai-Sud depuis 2011
Réélu pour le mandat 2014-2020[2]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 716 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
807 820 944 1 086 1 186 1 163 1 146 1 138 1 120
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 089 1 161 1 171 1 193 1 222 1 302 1 280 1 284 1 278
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 336 1 444 1 422 1 359 1 373 1 462 1 505 1 571 1 463
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 689 1 886 1 992 2 289 2 768 2 782 2 792 2 770 2 766
2011 - - - - - - - -
2 716 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Lewarde en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
4,8 
75 à 89 ans
8,2 
11,4 
60 à 74 ans
12,4 
22,5 
45 à 59 ans
19,7 
19,8 
30 à 44 ans
20,3 
18,9 
15 à 29 ans
20,8 
22,3 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Remi
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Avec son bois, son centre historique minier et son parc, Lewarde s'impose comme un haut lieu du tourisme du Nord-Pas-de-Calais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fête communale[modifier | modifier le code]

Chaque année au mois d’octobre a lieu la « fête de la châtaigne ». Les sociétés locales, la Municipalité, les Lewardois y participent gaiement. Tout au long de ce week-end se mêlent activités sportives, culturelles, artistiques. On y ajoute pour la parfaire, « Le Truffé Lewardois » ; pâté à la châtaigne dont les secrets de fabrications sont jalousement conservés. D’année en année, la fête s’améliore. La braderie envahie les rues de Lewarde, faisant suite à une semaine de manifestations.

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

Ces deux spécialités ne peuvent se goûter que lors de la fête de la châtaigne

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b page 617, statistique archéologique du département du Nord seconde partie, Librairies Quarré Lille ; Leleu, Lille, A. Durand Parisarchive au Harvard College Library numérisé par Google Books.
  2. Dorothée Delomez, « Contre les incivilités à répétition, la mairie prend les devants : Jeudi 17 avril a eu lieu une rencontre entre les habitants et la police pour lutter contre les incivilités. », L'Observateur du Cambresis, no 1336,‎ 8 mai 2014, p. 19
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Lewarde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  7. a et b page 618, statistique archéologique du département du Nord seconde partie, Librairies Quarré Lille ; Leleu, Lille, A. Durand Parisarchive au Harvard College Library numérisé par Google Books.