Argenteuil (Val-d'Oise)

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Argenteuil
Le pont d'Argenteuil sur la Seine
Le pont d'Argenteuil sur la Seine
Blason de Argenteuil
Blason
Argenteuil (Val-d'Oise)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise (sous-préfecture)
Arrondissement Argenteuil (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération Argenteuil-Bezons
Maire
Mandat
Georges Mothron (UMP)
2014-2020
Code postal 95100
Code commune 95018
Démographie
Gentilé Argenteuillais
Population
municipale
104 282 hab. (2011)
Densité 6 056 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 00″ N 2° 15′ 00″ E / 48.95, 2.25 ()48° 57′ 00″ Nord 2° 15′ 00″ Est / 48.95, 2.25 ()  
Altitude Min. 21 m – Max. 167 m
Superficie 17,22 km2
Localisation

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Liens
Site web argenteuil.fr

Argenteuil ([aʁ.ʒɑ̃.tœj]) est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Cette commune d'origine très ancienne, célèbre pour le séjour d'Héloïse au Moyen Âge et le pèlerinage de la Sainte Tunique du Christ, est également un haut lieu de l'impressionnisme : Claude Monet y séjourne et peint une partie de son œuvre ; Georges Braque y nait un peu plus tard en 1882. À vocation essentiellement agricole et viticole, Argenteuil a connu une importante industrialisation à la fin du XIXe siècle avant de devenir la quatrième commune d'Île-de-France par sa population et la plus peuplée du département du Val-d'Oise.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Argenteuil est une commune chef-lieu d'arrondissement de la banlieue nord-ouest de Paris, sur la rive droite de la Seine. Elle est, de loin, la commune la plus peuplée du Val-d'Oise et la quatrième en population de la région Île-de-France après Paris, Boulogne-Billancourt et Saint-Denis. Enfin, elle se classe au 39e rang des communes les plus peuplées de France.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Bezons au sud-ouest, Cormeilles-en-Parisis au nord, Sannois et Saint-Gratien au nord-est dans le même département du Val-d'Oise ; Épinay-sur-Seine à l'est, dans le département de la Seine-Saint-Denis ; Gennevilliers et Colombes au sud dans le département des Hauts-de-Seine ; enfin, Sartrouville à l'ouest, dans le département des Yvelines.

Communes limitrophes de Argenteuil
Cormeilles-en-Parisis Sannois et
Saint-Gratien
Sartrouville (Yvelines) Argenteuil Épinay-sur-Seine
(Seine-Saint-Denis)
Bezons Gennevilliers
(Hauts-de-Seine) et
Colombes
(Hauts-de-Seine)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est étendu (1 770 hectares), longé au sud par la Seine sur cinq kilomètres.

Le sol est composé de dépôts géologiques de l'Éocène supérieur et de l'Oligocène inférieur, avec du gypse et des marnes. Argenteuil est une commune du Val-d'Oise, mais jouxte également les départements de la Seine-Saint-Denis à l'est, des Hauts-de-Seine au sud et des Yvelines à l'ouest.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est longé sur toute sa longueur méridionale par la Seine, qui constitue également sa limite communale avec Gennevilliers et Colombes. La commune n'est traversée par aucun autre cours d'eau significatif[1].

Argenteuil est alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise du Syndicat des Eaux D'Île-de-France, exploitée par la société Veolia Eau. L'eau potable à Argenteuil est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue relativement peu calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution[2]. L'eau distribuée est d'origine superficielle, provenant de la filtration des eaux de l'Oise[3],[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Argenteuil comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures[5].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[6]

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Le pont d'Argenteuil.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est longée à l'est par l'autoroute A 15 à deux fois quatre voies, et longée au sud, sur les quais de Seine, par la RD 311 (Le Vésinet - Sarcelles), aménagée à deux fois deux voies avec carrefours à niveau et limitée à 90 km/h. Ces deux axes routiers ont un trafic très élevé et constituent les principaux axes de desserte de la commune. Les autres principaux axes sont la D 909, qui naissant à Paris, porte d'Asnières, traverse le pont d'Argenteuil et se dirige vers Sannois et la vallée de Montmorency, au nord-est, en second lieu, la D 122, qui traverse le centre-ville (avenues Gabriel-Péri et de Verdun), enfin, le boulevard de la Résistance, principal axe de desserte du Val d'Argenteuil, en direction de Sartrouville. La D 392, qui relie La Défense à la Patte d'Oie d'Herblay, marque la limite occidentale de la commune.

Trois grands axes ferroviaires traversent par ailleurs la commune : la ligne Paris-Saint-Lazare - Mantes-Station par Conflans-Sainte-Honorine et la ligne Paris-Saint-Lazare - Ermont-Eaubonne, qui se débranche de l'axe Paris - Mantes au nord de la gare d'Argenteuil et se dirige vers Ermont au nord-est. Il existe également une rocade ferroviaire ouverte exclusivement à un important trafic de marchandises, la ligne de Grande Ceinture. La Seine constitue également un important axe historique de transport de marchandises : Argenteuil se situe face au port de Gennevilliers, premier port fluvial français.

Ces différentes infrastructures terrestres ont un impact souvent élevé en termes de pollution sonore selon la réglementation[7]. Les principales voies routières et ferroviaires sont classées de catégorie 1 (A 15, ligne de Grande Ceinture) ou 2 (D 311), de niveau élevé[8].

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Le viaduc de l'autoroute A15.

La commune est aisément accessible depuis l'autoroute A15 à l'est et l'A86 au sud (sur la rive gauche de la Seine) ; la route nationale 311 longe les berges de la Seine côté Argenteuil et prive presque entièrement les habitants de l'accès aux rives du fleuve.

Cependant un projet de réaménagement des berges de la Seine et de la D 911 actuellement sous forme de voie rapide sur ce tronçon est en cours. Il a pour but de rendre l'accès aux quais de Seine aux habitants et de mettre en valeur la rive droite du fleuve[9].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Dans le passé[modifier | modifier le code]

La Compagnie des TPDS, absorbée en 1921 par la STCRP, exploitait plusieurs lignes de tramways desservant la commune :

  • Ligne AC puis 40 : Argenteuil-Gare - Porte de Clichy : ouverte jusqu'au Pont d'Argenteuil le 14 mai 1913, prolongée à la gare d'Argenteuil le 25 juillet suivant. Ligne supprimée le 14 avril 1936.
  • Ligne 61 : Argenteuil-Gare - Bezons-Quai : ouverte le 16 avril 1928, supprimée le 22 juin 1936
  • Ligne 64 : Argenteuil-Gare - Bezons-Quai - Paris-Porte Champerret : ouverte le 16 avril 1928, supprimée le 2 juin 1936[10]

La ligne de Grande Ceinture, est une ligne de chemin de fer qui fait tout le tour de Paris. La gare d'Argenteuil-Grande-Ceinture a accueilli les voyageurs du 2 janvier 1882 au 15 juillet 1939. Cette ligne est désormais réservée au trafic de fret[11].

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Argenteuil est desservie par les gares d'Argenteuil et du Val d'Argenteuil, où s'arrêtent les trains du réseau Transilien Paris Saint-Lazare (ligne J).

Depuis le réaménagement par le STIF et la SNCF, Argenteuil s'est vue doté d'une nouvelle ligne Paris-Saint-Lazare - Ermont-Eaubonne. Cette nouvelle ligne de train ouverte en 2006, s'ajoute à la ligne Paris-Saint Lazare / Cormeilles-en-Parisis - Pontoise/Mantes-la-Jolie permettant de rejoindre directement Paris en une dizaine de minutes.

Les principales lignes de bus sont :

Le projet de la Tangentielle Nord : la ligne de Grande Ceinture passe également à Argenteuil, mais est réservée au trafic de fret depuis 1939. Un trafic voyageur par trams-trains devrait être assuré dans le cadre du projet Tangentielle Nord, à partir de 2016[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Après la première Guerre mondiale, le nombre de logements insalubres est très important à Argenteuil. Les marchands de sommeil tiennent le quartier des Champioux, à la sortie de la ville.
Dans les années 1920, des lotissements sont créés, comme le lotissement Abadie[13], qui était le plus grand des lotissements d'Argenteuil, qui fut divisé en 1 000 lots. Celui-ci, comme les autres, n'était pas viabilisé c'est-à-dire qu'il était sans voirie, sans eau ni égouts et sans route. Après avoir acheté son lot, chacun construisait sa baraque ou sa maison selon ses moyens ou ses envies. On peut citer comme autres lotissements sans eau, le lotissement Joardens situé rue des Courtils, le lotissement Signolle situé rue de Cuiry et chemin du Sanguinet[14], le lotissement consorts Lemoine-Rivière situé dans cette même rue, le lotissement du chemin de Sous-Bois, le lotissement de la rue Giot, le lotissement du chemin de Soulezard, le lotissement Manhès avenue du Pavillon ou des cas de typhoïde seront constatés etc[15].
Il existe toutefois, depuis 1907, la cité patronale de la Lorraine-Dietrich.

Organisés en groupements de défense, les mal-lotis, permettront la création d'HBM (Habitations à Bon Marché) et de comités de quartier[16]. La construction de la cité-jardin du Marais[17],[18],[19] est décidée en 1921, les travaux, des 102 pavillons, commencent en 1925 et se terminent en 1931.


La commune s'est développée en plaine mais s'étend également sur les buttes-témoins de Cormeilles (167 m) et de Sannois (124 m), ensemble nommé buttes du Parisis.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Argenteuil est divisée en six quartiers : le centre-ville, Orgemont-Volembert, le Val Notre-Dame, le Val d'Argent Nord, le Val d'Argent Sud et les Coteaux. Chacun des quartiers se différencie par une très forte identité architecturale, sociale et culturelle. Les quartiers sont toutefois complémentaires les uns des autres.

Centre-ville[modifier | modifier le code]

Le centre-ville reste encore très marqué par une forte densité urbaine des années 1960.

Le centre-ville est le symbole même de la diversité culturelle de la commune où le cœur historique, ayant fait l'objet de rénovations, avec son riche patrimoine, cohabite avec le centre moderne.

Même si l'on voit apparaître de plus en plus d'immeubles modernes, la commune conserve encore aux abords de la mairie de belles demeures en pierre meulière datant du début du XXe siècle.

Au début des années 2000, le centre commercial Côté Seine ouvre ses portes dans le centre-ville, à proximité de la gare d'Argenteuil et du commissariat central. Quartier très commerçant comprenant un quartier pavillonnaire aisé mais aussi le centre commercial côté Seine, la gare ferroviaire et routière principale, la mairie ainsi que la cité de L'Esplanade Salvador Allende, Pierre Joly, Cité de la Liberté, l'avenue Gabriel Péri, le marché Héloïse, la cité de L'Espace, le square Michelet, Antonin Georges Belin, Général de Gaulle, ZAC Basillique.

Orgemont-Volembert[modifier | modifier le code]

Orgemont-Volembert est le quartier situé à l'Est de la ville.

Au bas du quartier longeant la Seine, y figurent principalement des pavillons ou maisons ouvrières marquant le passé industriel de la ville. Cette architecture est très visible autour de l'église Saint-Ferdinand.

Le haut du quartier (Orgemont), principalement pavillonnaire, préserve encore sa nature et son calme principalement grâce à la butte d'Orgemont d'où l'on a une vue imprenable sur la capitale et sa banlieue : de cette élévation, on peut avoir un panorama sur la Tour Eiffel, Montmartre, la Tour Montparnasse et La Défense ou sur le Lac d'Enghien.

Ce quartier a socialement deux visages, l’un assez aisé, l'autre très populaire, puisqu'il regroupe, d’une part, de nombreuses cités et notamment les barres HLM de la cité Joliot Curie, cité classée ZUS, ainsi que les cités Balmont, Cité des Jardins, Le Tronc, Bellevue, Gaston Monmousseau et celle de la rue d'Arras, de même que les immeubles Krüger; et que, d'autre part, on y trouve de nombreuses maisons et pavillons, par exemple sur les collines d'Orgemont et dans le quartier de la Colonie.
Depuis quelques mois, de nombreux projets d'habitat collectifs voient le jour sur le quartier, ayant pour effet une hausse sensible de sa densité qui n'est pas sans inquiéter les habitants[20].

Val Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Le Val Notre-Dame, situé à l'ouest du centre-ville, demeure surtout pavillonnaire avec une architecture des années 1960 et 1970 où l'on peut encore parfois apercevoir des maisons d'ouvriers (Porte Saint-Germain).

Certaines zones du quartier sont légèrement en hauteur avec les résidences les Champioux, Saint-Exupery et Hélène-Boucher, la ZAC de l'Avenue du Château ainsi que les cités le Prunet, les Lilas, les Courlis et les Violettes.

L'architecture datant des années 1970 montre un style plutôt moderne, spacieux et non conventionnel.

Le quartier quant à lui est placé ZUS en raison du fort taux de délinquance et de chômage.

La ZAC de l'avenue du Château, les Champioux et les résidences Saint-Exupery et Hélène-Boucher sont, depuis 2005, placés sous surveillance caméra en raison d'un trafic de stupéfiants important.

Quartier classé zone urbaine sensible comprenant les cités les Champioux, Hélène-Boucher, Saint-Exupéry, Santos Dumont, avenue du Château, cité du Marais, les Lilas, cité du Perreux, cité du Prunet, la Tour Billy, place du 11 novembre et ZAC Fosse aux Loups.

Les Coteaux[modifier | modifier le code]

Les Coteaux est le quartier le plus récent.

Longtemps délaissé au XXe siècle du fait de son accès difficile et de son éloignement du centre-ville, le quartier était surtout constitué de plaines, de buttes et de terrains vierges.

Au cours des années 1980, il a su très rapidement séduire par ses atouts. Situé en hauteur, il offre, tout près du moulin de Sannois, l'une des plus belles vues de la banlieue ouest et de La Défense.

Ce quartier pratiquement exclusivement pavillonnaire présente les plus belles demeures d'Argenteuil, aux architectures contemporaines et parfois surprenantes, attirant très largement une population plutôt aisée et bourgeoise. Il comprend très peu de logements sociaux dont font partie la résidence Martin Luther King et la Cité Champagne.

Quartier le plus aisé de la ville et le plus récent situé sur les hauteurs d'Argenteuil comprenant essentiellement des pavillons et résidences bourgeoises mais aussi les cités Roussillon et Bordelais.

Le Val d'Argent[modifier | modifier le code]

Le Val d'Argent Nord & Sud est desservi par la gare du Val d'Argenteuil.

Le 11 octobre 1961 est défini un périmètre de 346 hectares pour une Zone à Urbaniser en Priorité (d'où le surnom du quartier La ZUP) appelée alors « Val d'Argent »[21]. Roland Dubrulle[22], architecte-urbaniste[23], est nommé architecte en chef de la zone et dessine le plan d'un grand ensemble d'environ 8 000 logements. Les travaux commencent en 1965 et s'achèvent en 1976 par la patinoire.

Les architectes Jean Ginsberg et Marcel Lods réalisent eux aussi un certain nombre de logements et d'équipements publics.

Le quartier, devenu Val d'Argent et accueillant 47 000 habitants, comme beaucoup de grands ensembles, se paupérise et se dégrade rapidement. Il entre dans la plupart des cadres de la Politique de la ville : des « îlots sensibles » aux « grands projets de villes »[24].

Il a subi une modernisation avec la réhabilitation de La Dalle, la rénovation de l'Institut universitaire de technologie (IUT), la reconstruction du lycée Romain Rolland rebaptisé Julie Victoire Daubié et l'aménagement du quai et des abords de la gare du Val d'Argenteuil.

C'est dans ce quartier que, durant les élections présidentielles de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy a traité des personnes de « racailles ». En juillet 2009, la police a réussi à démanteler tout un trafic de stupéfiants à la Cité de La Marche (Val d'Argent Sud) ainsi qu'un réseau sur La Dalle (Val d'Argent Nord).

Les tours Mondor, construites en 1973, ont été démolies en août 2007 puis en décembre 2010[25], d'autres ont été rénovées pendant la même période[26].

D'autres projets de démolition sont en cours[27].

La partie du quartier du Val d'Argent située au nord de la gare ferroviaire du Val d'Argenteuil comprend 10 cités : Celle des Musiciens, la Haie Normande, La Dalle, Cité Clemenceau, Le Coudray, Fernand Léger, Henri Wallon, La Bérionne, L'Écureuil, Les 4 Tours.

La partie du quartier du Val d'Argent située au sud de la gare ferroviaire du Val d'Argenteuil comprend les cités Square Aquitaine, La Marche, Cité Jaune, Square Anjou, L'Emmaüs, Cité des Roses, Poirier Fourrier, Bretagne, Maurice Carème, Carter, Quartier de la Poste, Dalle Rouge.

Logement[modifier | modifier le code]

L’habitat pavillonnaire est prédominant à Argenteuil, occupant 40,5 % de la surface communale, soit 617 hectares. Cet habitat est en grande partie constitué de pavillons du XXe siècle et plus récemment, de villas contemporaines. Il entoure un centre-ville axé sur l'avenue Gabriel-Péri, constitué d'un mélange d'habitat collectif de moyenne et grande dimension et d'un habitat continu bas de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Les principales zones d'activités se concentrent sur la rive de la Seine au sud, et en limite de Sartrouville, à l'ouest ; elles occupent 194 hectares soit 12,7 % du territoire communal. Les grands collectifs et grands ensembles se concentrent à l'ouest pour l'essentiel (Val d'Argenteuil) et dans une moindre mesure à l'est (Orgemont). En plus des parcs urbains, les principaux espaces verts ou non construits sont situés sur les buttes du Parisis, au nord et à l'est, et occupent une surface totale de 442 hectares soit 25 % de la surface communale. Argenteuil est également détentrice du panneau « ville fleurie » et possède trois fleurs. Il faut noter enfin que 189 hectares, soit 12,4 % du territoire, sont utilisés pour les voies de communication, en particulier l'importante gare de triage ferroviaire[28].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces de présence humaine sur les hauteurs de la commune remontent à la période acheuléenne, vers 400 000 ans, du moustérien et de la technique Levallois (60 000 ans). De nombreuses fouilles réalisées à Argenteuil depuis 1877 en attestent. Mais les premières traces de sédentarisation embryonnaire ne remontent qu'au Néolithique récent, entre 3400 et 2700 avant J.-C.

Deux grandes sépultures collectives préhistoriques et leur mobilier de la civilisation Seine-Oise-Marne ont été mises au jour à Argenteuil, rue des Déserts en 1867 et dans la cour de l'usine Vivez en 1943[29]. Les hommes de cette civilisation sont sédentaires et pratiquent l'élevage et l'agriculture, mais les matériaux périssables utilisés pour l'édification des habitations n'ont laissé subsister que les allées couvertes funéraires. Celles d'Argenteuil contenaient les ossements de plusieurs centaines d'individus[30].

Durant l'époque antique, la population qui occupe le territoire d'Argenteuil se répartit en petites exploitations agricoles de type villa. Des traces de ces habitats ont été localisées : des fondations d'une maison gallo-romaine à Orgemont, et dans le centre-ville actuel, rue Defresne-Bast. Deux nécropoles gallo-romaines ont également été retrouvées dans le sous-sol, près du lycée Jean-Jaurès au Val Notre-Dame et près de la gare, en centre-ville[31]. Au IVe siècle, les romains apportent à Argenteuil la culture de la vigne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Chapelle du XIe siècle.

En 656, un monastère de bénédictines y est fondé. C'est là que vint se retirer Héloïse après le malheur d'Abélard. L'histoire raconte que, sous Charlemagne, l'impératrice Irène envoya à ce prince la robe sans couture de Notre Seigneur Jésus Christ. L'empereur donna cette relique au prieuré d'Argenteuil, parce que sa fille Théobrade[32] en était abbesse. Lors de l'invasion des Normands, les religieuses, pour soustraire la robe de Jésus Christ à la profanation des barbares, l'enfermèrent dans une muraille, où elle resta jusqu'en 1156[33].

Le nom d'Argenteuil apparaît pour la toute première fois dans la charte de la fondation de Childebert III en 665 qui accorde le droit d'élever un monastère à Argentoialum. On ne connaît pas l'origine étymologique du nom d'Argenteuil, les trois hypothèses les plus courantes sont :

  • Argent, couleur de gypse et du plâtre affleurant (carrières), suivi du suffixe celtique -ialo (clairière), ayant évolué en -euil ;
  • Argent, dans le sens de rivière (surface miroitante...) ;
  • Ar Gen Ti Eul, qui en langue celtique signifierait « la petite maison blanche ».

À cette époque, un bourg se développe sur les rives de la Seine, grand axe commercial, le long de l'actuelle rue Paul-Vaillant-Couturier qui constitue l'axe historique de la cité. Des implantations humaines se multiplient sur cet axe et dans son prolongement, rue Henri-Barbusse, près de la chapelle Saint-Jean-Baptiste, sous l'emprise du centre commercial « Côté Seine », et au sud de l'ancien château du Marais. Aux IVe et Ve siècles, les invasions germaniques ruinent la bourgade[34].

Les premières traces d'un réel développement urbain remontent aux XIIIe et XIVe siècles. L'abbaye Notre-Dame, qui apparaît pour la première fois dans les textes en 697, constitue le centre du bourg puis de la ville médiévale. Le monastère est reconstruit au IXe siècle ; il occupe une vaste surface comparativement à la ville, en bordure du fleuve (approximativement du boulevard Héloïse, alors bras de la Seine, à l'actuelle rue Notre-Dame, et de la rue du 8 mai 1945 à la ruelle de l'Hôtel-Dieu). Argenteuil est une seigneurie ecclésiastique sous le contrôle du prieur ; l'abbaye y possède de nombreuses terres qu'elle exploite ou qu'elle loue, et détient le pouvoir économique. Le marché ne s'y tient pas devant l'église paroissiale, mais devant l'église abbatiale, bien plus vaste. Durant tout le Moyen Âge, Argenteuil connaît un important développement qui n'est interrompu que par les guerres, la Grande Peste ou les famines.

Héloïse fait ses études à l'abbaye vers 1110. Elle y acquiert une culture exceptionnelle, que remarque plus tard Abélard. Une fois le secret de leur mariage connu, elle se retire à l'abbaye et en devient l'abbesse. Mais elle en est chassée en 1129 lorsque Suger obtient du pape la rétrocession du monastère à l'abbaye de Saint-Denis.

À cette époque, la culture de la vigne est très importante à Argenteuil et y fait vivre 1500 villageois. On considérait alors le vin d’Argenteuil comme un très bon vin, apprécié par le roi François Ier que ce dernier envoyait aussi comme cadeaux diplomatiques. Cette qualité changera beaucoup par la suite. Pour faire circuler le vin, notamment, une activité portuaire importante apparaît[35].

La commune possède la Sainte Tunique du Christ, offerte selon la légende par l'impératrice Irène de Byzance à Charlemagne en l'an 800, lors de son sacre comme empereur d'Occident. Ce dernier la confie au prieuré d'Argenteuil, dirigé par sa fille Théodrade[32] qui en est la chanoinesse principale[36]. C'est en 1129 peu après leur installation que des moines de Saint-Denis découvrent la relique dans un mur, probablement mise à l'abri lors des invasions normandes du IXe siècle. Le plus ancien texte évoquant l'existence de la Sainte Tunique remonte à 1156. Il s'agit de la 'Charte' dite d'Hugues d'Amiens, archevêque de Rouen dont la datation est d'ailleurs contestée et qui a disparu, de manière troublante, en 1984. Ce n'est qu'au XVIe siècle que les pèlerinages sont attestés. Ils connaissent leur essor durant le XVIIe siècle[37].

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Argenteuil vers 1780, carte de Cassini.

Durant les XVIe et XVIIe siècles, la présence de la Sainte Tunique du Christ provoque un essor commercial et la multiplication des communautés religieuses.

En 1544, François Ier autorise la construction de fortifications autour du bourg pour protéger cette relique. Mais l'édification des remparts a également une importance économique, permettant de contrôler les denrées entrant et sortant de la cité et de les taxer. Les fortifications sont érigées en moellons et s'ouvrent par plusieurs portes donnant sur le fleuve et la campagne ; des tours de huit mètres de hauteur en assurent la défense. Les vestiges de l'une d'elles subsistent au sud du boulevard Karl-Marx. Achevées en 1549, les murailles figent la forme étirée de la cité ancienne. Assiégé par les huguenots, en 1565, Argenteuil fut pris d'assaut le 12 octobre, par le nommé Rouvray. Néanmoins, en 1567, le monastère est ravagé par les Huguenots. C'est à cette époque que commence à Argenteuil la production de figues blanches.

Les boutiques se développent le long de la Grande Rue et autour du monastère, dont de nombreuses auberges ou commerces de souvenirs pieux. Les Augustins s'installent dans la ville en 1632, les Bernardines en 1635 puis les Ursulines en 1647[38]. À la fin du XVIIIe siècle, plusieurs moulins à vent sont construits sur les coteaux. Argenteuil abrite également une garnison de gardes suisses du Roi. Il faut cependant attendre le XIXe siècle pour voir la cité déborder de ses remparts et entamer une profonde mutation.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 2 juillet 1815, il y eut, à Argenteuil, un combat fort vif entre les Français et les Anglais. Les Français, quoique bien inférieurs en nombre, repoussèrent l'ennemi et lui prirent deux drapeaux.

Au début du XIXe siècle, Argenteuil demeure une cité peuplée en majorité de vignerons et agriculteurs. La vigne occupe l'essentiel du territoire, très morcelé avec 35 000 parcelles très étroites. Le bourg est essentiellement formé de maisons vigneronnes et maraîchères. La production s'adapte à la demande parisienne[39]. Les fortifications de la ville sont rasées et servent à combler un bras de Seine (l'actuel boulevard Héloïse). En 1832, un pont est construit sur la Seine. Il est payant jusqu'en 1910. Argenteuil voit apparaître manufactures et lotissements, et devient une destination dominicale pour les Parisiens en mal de verdure. Argenteuil possède également une industrie plâtrière, qui remonte à l'époque gallo-romaine, mais connaît son apogée au XIXe siècle grâce à la proximité du plus gros gisement de gypse d'Europe et des grands travaux haussmanniens à Paris[40].

C'est avec le chemin de fer en 1851 que la ville connaît un spectaculaire développement industriel. Sa population triple durant la seconde moitié du siècle et le groupe impressionniste y vient fréquemment pour peindre des toiles devenues célèbres : Claude Monet y séjourne de 1871 à 1878, Alfred Sisley, Édouard Manet, Gustave Caillebotte, Camille Pissarro, Van Gogh profitent aussi de la « douceur des bords de Seine » et de l'ambiance des guinguettes. Georges Braque y nait rue de l'Hôtel-Dieu le 13 mai 1882

Les asperges d'Argenteuil, que l'on cultive entre les rangs de vignes, commencent à devenir célèbres grâce notamment à Louis Lhérault, « le parmentier de l'asperge ». La basilique Saint-Denys est construite en 1866 par l'architecte et Prix de Rome Théodore Ballu. Le Grand Orgue de Tribune de Louis Suret (1867) a été restauré en 2009[41].

À partir des années 1850, les usines s'installent au bord du fleuve : les établissements métallurgiques Joly fondent une des premières à Argenteuil, elle réalise par exemple les Halles de Paris de Baltard, les piliers de la Tour Eiffel ou la gare Saint-Lazare[42], puis surtout à partir de 1890, des constructeurs de bateaux (Caillebotte, G Boucher, Claparede), d'avions (Dassault-Bréguet, Lorraine-Dietrich, Donnêt-Leveque, Schreck) ou encore l'industrie métallurgique, largement encouragée par la municipalité d'alors, et ce malgré la protestation des habitants qui en dénoncent les nuisances[43].

Le XXe siècle : une commune industrielle et ouvrière[modifier | modifier le code]

Basilique Saint-Denys, où est conservée la Sainte Tunique du Christ. On notera au fronton la devise républicaine.

Au début du XXe siècle, Argenteuil voit cohabiter une intense activité industrielle et une importante vie agricole. Elle est la première ville industrielle et ouvrière de l'ancienne Seine-et-Oise, et accueille de nombreuses industries, liées à l'automobile naissante, aux pneumatiques et aux cycles (Lorraine-Dietrich[44], Morel, devenu Dunlop), à la construction navale (Chantiers Claparède, Boucher) et à l'aéronautique et l'hydravion (Lioré et Olivier, Leduc, puis Dassault)[43].

En 1912, Jérôme Donnet et Henri Lévêque créent sur les ateliers d’Argenteuil et Bezons la société Donnet-Lévêque, la première de France spécialisée en hydravions, qui fit d'Argenteuil l'un des berceaux des hydravions avec ses Type B biplan de 9,50 mètres d’envergure et Type C de 10,40 mètres d’envergure. Le premier est propulsé par un moteur rotatif Gnôme OMEGA de 50 chevaux, le second par un moteur identique LAMBDA de 80 chevaux. En septembre 1912, le Type C no 10 est vainqueur du concours de Tempse-sur-Escaut en Belgique[45],[46].

La ville s'étend le long de la Seine et déborde largement de ses anciennes fortifications. L'industrie influence pour une large part l'urbanisation de la ville, qui se partage entre habitations à bon marché (HBM) et cités-jardins d'une part, et développement anarchique de lotissements peu ou pas équipés d'autre part, en particulier durant les années 1920. Certains secteurs des quartiers d'Orgemont ou du Val Notre-Dame ne possèdent ni adduction d'eau, ni gaz, ni électricité ni voirie. En réponse à l'anarchie urbanistique, la municipalité réalise la cité-jardin d'Orgemont et les entreprises elles-mêmes, dans un souci d'hygiénisme paternaliste, en érigent d'autres comme celle de Lorraine. Contrairement aux lotissements, les cités-jardins possèdent des maisons bâties sur un même plan, une voirie organisée, des jardins privatifs, le tout autour d'équipements publics facilement accessibles.

En 1921, la ville dénombre environ cent entreprises industrielles et une multitude de petits ateliers. En 1924, c'est à Argenteuil qu'a lieu l'épreuve olympique d'aviron. Durant l'entre-deux-guerres, l'urbanisation incontrôlée fait sans cesse reculer les cultures viticoles et maraîchères. La crise des banlieues, le mécontentement qui s'ensuit, et la présence massive à Argenteuil de « mal-lotis » n'est probablement pas étrangère à l'arrivée d'une municipalité communiste lors des élections municipales de 1935, élément de la ceinture rouge de Paris. D'une cité agricole, la ville devient une cité ouvrière, où la culture populaire figurant l'ouvrier laborieux doté d'un savoir-faire et en lutte pour ses droits sociaux marque profondément les mentalités[47]. Argenteuil est aussi devenue dès la fin des années 1920 une ville d'immigration ; parmi les communautés étrangères alors les plus nombreuses, on trouve notamment beaucoup d'Italiens et de Tchécoslovaques[48].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de la ville subissent un épisode du régime de Vichy du fait de l'existence d'un Centre de rassemblement des étrangers.

Avec la proximité du port de Gennevilliers, la ville subit des bombardements et est sinistrée à 36 %, d'autant plus que les usines d'aviation et de mécanique de précision travaillant pour les Allemands (Jumo, Sagem) et les usines de la rive gauche (centrale électrique, pneumatiques, moteurs d'avions) sont des cibles de choix, malheureusement souvent manquées par les avions alliés au détriment des Argenteuillais.

Urbanisation massive d'après-guerre[modifier | modifier le code]

Des HLM à Argenteuil, 1974

Après guerre, l'évolution urbaine de la ville est très importante et sa population ne cesse d'augmenter : elle est passée de 13 000 habitants en 1906 à près de 80 000 en 1961. Les besoins en logements sont criants et 5000 demandes de logements sociaux sont déposés en mairie en 1960.

Durant les années 1950, le centre-ville, très éprouvé par les bombardements, est remodelé selon les conceptions de l'architecte-urbaniste Roland Dubrulle. Il imagine une percée monumentale partant du fleuve et débouchant devant l'hôtel de ville : l'avenue Gabriel-Péri, oû trône la monumentale sculpture d'Edouard Pignon au front du centre culturel, est inaugurée en 1970[49]. Il préconise par ailleurs d'édifier « un nouveau quartier de part et d'autre de la voie ferrée jusqu'à la route interurbaine de Seine-et-Oise et l'hôpital »[50]. Cet urbanisme brutal n'hésite pas à faire table rase du passé, l'esplanade Allende est ainsi édifiée à l'emplacement de caves médiévales détruites. Dès 1956, il est décidé de construire un grand ensemble à Argenteuil. Une ZUP est décidée en 1961 et est construite entre 1965 et 1976 constituant l'actuel quartier du Val d'Argent[51]. Il ne subsiste plus à la fin du siècle que quelques vergers ou lieux de culture maraichère dans le nord de la ville, maigre souvenir de plusieurs siècles de tradition rurale. Par la volonté brutale des urbanistes d'après-guerre, Argenteuil se trouve éclatée en quartiers sans cohérence urbaine globale, source des futurs maux sociaux.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Argenteuil cherche à mettre en valeur son histoire et ses spécificités : la Seine, son patrimoine historique, les espaces verts, la vigne, la figue, l'impressionnisme, et bénéficie d'une restructuration et revalorisation urbaine. Profitant d'une position géographique avantageuse à proximité de Paris et du quartier d'affaires de La Défense ainsi que d'une forte expansion immobilière, la ville a vu ainsi émerger en quelques années de nouveaux quartiers (les Coteaux) situés en hauteur offrant une vue panoramique sur la capitale et sa banlieue ouest attirant principalement une population plutôt aisée.

En 2003, la municipalité de droite entame son grand projet de rénovation urbaine et décide en 2007 de mettre en application le P.L.U. (Plan local d'urbanisme) permettant de définir les aménagements et équipements futurs de la ville[52]. Outre la construction de logements ou l'implantation de nouvelles entreprises, le projet phare est la restructuration du Val d'Argent, classé en zone franche urbaine depuis le 1er janvier 2004, un des plus importants projets de renouvellement urbain de France. Ce projet de rénovation a pour but d'améliorer l'attractivité du quartier par la démolition des immeubles les plus dégradés, la construction de nouveaux logements, la suppression de la voirie en impasse qui crée une situation d'enclave dans la ville. Le coût de 280 millions d'euros sur cinq ans sera financé à 11 % par la commune, le reste étant pris en charge par d'autres contributeurs, essentiellement l'ANRU et les bailleurs sociaux[53]. Ce vaste projet fait suite à la reconstruction du marché des Champioux, rouvert en novembre 2006, à la remise à neuf de la rue Paul-Vaillant-Couturier en centre-ville et à la modernisation des deux centres de santé municipaux[54].

Durant cette période, la politique culturelle est annoncée comme un autre axe majeur de développement : un nouveau cinéma a été édifié dans le parc de la mairie, et un projet de centre culturel lancé à l'emplacement de l'ancien cinéma « Le Galilée » a abouti à l'ouverture du « Figuier blanc », complexe pouvant accueillir concerts et autres manifestations en plus de salles de cinéma. Un centre de musique, la « Cave dîmière »[55], est également ouvert depuis mars 2007, proposant des concerts de jazz notamment.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Argenteuil est le chef-lieu du plus petit arrondissement du Val-d'Oise en superficie et accueille une des trois sous-préfectures du département. La commune est divisée en trois cantons : [2]

La commune a constitué en 2006 avec sa voisine la Communauté d'agglomération Argenteuil-Bezons. Les deux villes coopèrent à de nombreuses opérations et projets :

La société d’économie mixte Semarg (Rives de Seine développement)

  • La MIDEC (Mission intercommunale de développement économique du bassin d’Argenteuil-Bezons) ;
  • L’Office public intercommunal d’HLM Argenteuil-Bezons (OPIAB) ;
  • L’Epafab (établissement public d’action foncière d’Argenteuil-Bezons) ;
  • Un réseau de transports inter-urbains ;
  • Développement économique ;
  • Aménagement urbain de l’espace communautaire ;
  • Habitat et de la politique de la ville.

En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[56] puis en 2007 « Ville Internet @@@ »[57].

Axe politique de la commune[modifier | modifier le code]

Après plusieurs décennies d'administration par le parti communiste français, Argenteuil bascule en 2001 en faveur d'une majorité conduite par l'UMP qui gérera la ville pendant sept années, avant d'être à son tour remplacée par une nouvelle majorité conduite par le parti socialiste en 2008.

De 2001 à 2008, de nombreux chantiers sont engagés par la nouvelle municipalité de droite (rénovation urbaine, voirie, sécurité...)[54], mais plusieurs actions du maire Georges Mothron provoquent la polémique : peu de temps après son élection, le boulevard Lénine et l'avenue Marcel-Cachin qui traversent la ville sont rebaptisés (respectivement, boulevard du Général-Leclerc et avenue Maurice-Utrillo) pour « changer l'image » selon le maire, qui précise que « Maurice Thorez appartient à une époque révolue. Il est temps de passer à autre chose. » ; pour effacer le passé politique de la ville par une véritable « chasse aux sorcières » selon ses opposants[58]. En 2007, Georges Mothron créé de nouveau la polémique en dotant les équipes d'entretien de la ville d'un produit répulsif, le malodore, à diffuser en certains lieux afin d'éloigner les SDF. Les agents municipaux ayant refusé ce travail, il a finalement été confié aux agents d'entretien du centre commercial[59],[60].

L'opposition politique de gauche, restée très présente sur la ville entre 2001 et 2008, était traversée par de fortes divisions entre les différents partis : le PCF qui « gardait des vues » sur la commune, le Parti socialiste souhaitant lui prendre le leadership de l'opposition, les Verts, la Ligue communiste révolutionnaire et Lutte ouvrière.

Toutefois, le 26 septembre 2007, les socialistes argenteuillais désignent Philippe Doucet, conseiller général, pour mener une liste composée par le Parti socialiste, le Parti communiste français, Lutte ouvrière, des militants écologistes et des personnalités locales aux élections municipales de mars 2008. La liste de ce dernier remporte les élections avec 335 voix d'avance faisant re-basculer la mairie de droite à gauche[61].

Lors des élections cantonales de mars 2011, les deux cantons renouvelables d'Argenteuil (nord et ouest) basculent de gauche à droite en faveur de l'UMP malgré un contexte national défavorable. Les trois cantons de la ville sont donc désormais acquis à l'UMP.

Le 27 avril 2014, Georges Mothron, UMP, retrouve son poste de maire.

Médias municipaux[modifier | modifier le code]

Le 21 mai 2008, la nouvelle municipalité décide la création dé l'hebdomadaire L’Argenteuillais. Comme tous les journaux municipaux, ce journal rend compte de l’actualité associative, culturelle, patrimoniale, sportive et économique, ainsi que des principaux chantiers en cours. Il est édité à 50 000 exemplaires. Lorsque Georges Mothron retrouve son poste de maire, sa publication papier est stoppée, laissant place à une édition numérique à abonnement gratuit disponible sur le site de la ville.

Mi-octobre 2009, la municipalité lance en parallèle le magazine mensuel Le Mag traitant des projets municipaux et des politiques publics mises en œuvre. Une thématique générale est définie à chaque numéro (solidarité, culture, sport, seniors...). Ce mensuel est édité à 52 000 exemplaires.

Comme l'était l'hebdomadaire, ce mensuel est financé en partie par le contribuable argenteuillais et en partie la publicité.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 34,58 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 25,82 %, François Bayrou avec 16,38 %, Jean-Marie Le Pen avec 9,36 %, enfin Olivier Besancenot avec 4,50 % et Marie-George Buffet avec 3,28 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Ségolène Royal avec 57,42 % (national : 46,94 %) contre Nicolas Sarkozy avec 42,58 % (résultat national : 53,06 %)[62].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1945, cinq maires se sont succédé[63] :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1977 Victor Dupouy PCF Conseiller général (1967-1976)
1977 1995 Robert Montdargent PCF Journaliste
1995 2001 Roger Ouvrard PCF Conseiller général (1985-1998)
2001 2008 Georges Mothron UMP Ingénieur chimiste
2008 2014 Philippe Doucet PS Cadre dans le secteur privé
2014 en cours Georges Mothron UMP Ingénieur chimiste

Budget et fiscalité de la commune[modifier | modifier le code]

Avec un taux de taxe d’habitation de 17,93 % en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Argenteuil est dans la moyenne haute du département. Ce taux n'avait cependant pas augmenté depuis 2001. La part syndicale se montait à 1,17 % la même année. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé en 2006 à 5,88 % de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux était de 14,81 % à Bezons et de 15,85 % à Cormeilles-en-Parisis. En 2009, le taux de taxe d'habitation est passé à 20,42 % pour Argenteuil, 16 % pour Cormeilles-en-Parisis et 14,81 % pour Bezons[64],[65]. En 2010, ce taux est passé à 22,26 % et à 23,77 % pour la taxe foncière.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Argenteuil fait partie de la juridiction d’instance de Sannois, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise. La commune accueille par ailleurs une maison de la justice et du droit (14, rue Alfred-Labrierre)[66],[67].

En 2007, la ville s'est dotée d'un système de surveillance vidéo dans certains quartiers sensibles de la ville (tels que le quartier de La Poste au Val d'Argent Sud) et a mis en place un espace municipal de sécurité dans les anciens locaux de la Banque de France après son départ.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Avec l'arrivée du chemin de fer en 1851, Argenteuil, à l'image des communes voisines, connaît une forte expansion, qui ne fut ralentie que par les guerres.

En 2011, la commune comptait 104 282 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 356 4 609 4 249 4 423 4 542 4 536 4 377 4 586 4 767
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 857 7 269 8 176 8 389 8 990 11 849 12 809 13 339 15 116
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 375 19 829 24 282 32 173 44 538 70 657 59 314 53 543 63 316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
82 321 90 480 102 530 95 347 93 096 93 961 102 683 104 282 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[69] puis Insee à partir de 2004[70].)
Histogramme de l'évolution démographique


Autres données[71] : 1250 : 450 habitants, 1520 : 3 000 habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Argenteuil est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Elle administre 28 écoles maternelles et 25 écoles élémentaires communales et dispose de deux écoles élémentaires privées[72].

Le département gère onze collèges[73] et la région Île-de-France six lycées[74].

Établissements spécialisés[modifier | modifier le code]

  • Danielle Casanova (enfants déficients auditifs)
  • Institut médico-éducatif

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le festival d'Argenteuil est un événement culturel de plusieurs semaines d'animation, au printemps. Crée au départ pour mettre en avant le travail des associations d'Argenteuil, il constitue surtout aujourd'hui un Festival sollicitant des artistes ou compagnies extérieures à la ville d'Argenteuil. Un événement dont le coût très important fait polémique[75].

Chaque année, ont aussi lieu une grande course pédestre « les 10 kilomètres d'Argenteuil », les vendanges, le feu d'artifice, les brocantes et quelques autres festivités locales (fête du jeu, fête du sport, fête médiévale, fête des cultures du monde).

Santé[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'une Maison-Dieu dès 1290 : c'est la première fondation hospitalière à Argenteuil. En octobre 1694, Louis XIV procure une existence officielle à l'hôpital par lettres patentes. Installé dans l'actuelle rue Pierre-Guienne, il est transféré en 1929 dans de nouveaux locaux au lieu-dit le « Plateau du Perreux ». En 2008, le centre hospitalier Victor-Dupouy d’Argenteuil (CHA) reconstruit, modernisé et agrandi est un établissement de santé public totalisant 879 lits.

Le centre hospitalier possède des services hospitaliers de court séjour (590 lits), de soins de suite et réadaptation (60 lits) et de lutte contre les maladies mentales et la toxicomanie (129 lits). L'ensemble dispose également d'une maison de retraite, dotée d’une section de cure médicale et d’une unité de long séjour (100 lits)[76].

Sports[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations sportives, dont certaines très anciennes, animent la vie sportive argenteuillaise

  • La Saint-Georges d'Argenteuil créée en 1884 : une des deux associations sportives les plus anciennes du Val-d'Oise encore actives[77]. Omnisports FSCF
  • L'Union Sportive Argenteuillaise (USA) créée en 1895. Omnisports
  • L'O.R.C. Argenteuil (ORCA), fondé en 1905, l'un des rares clubs de rugby centenaires d'Île-de-France
  • L'Étoile sportive des Champioux (ESC) créée en 1919. Omnisports FSCF
  • Le Club Omnisports Argenteuillais, ex-Club Olympique Municipal d'Argenteuil (COMA) créé en 1941 par fusion de deux clubs travaillistes plus anciens (J.S.A. et C.S.O.). Omnisports FSGT. Ses sections ont donné naissance au début du XXI° siècle à divers clubs unisports.
  • Argenteuil Football Club (AFC)
  • Argenteuil Basket-Ball (ABB), issu de l'Étoile sportive des Champioux
  • Argenteuil Natation
  • Argenteuil Sports de Glace (ASG)
  • A.S.C Val d'Argenteuil (ASCVA)
  • Association Franco-Portugaise d'Argenteuil
  • FC Argenteuil
  • Le Racing Club de Football d'Argenteuil (RCFA), créé en 2010.

La ville accueille d'importants évènements dont une compétition annuelle de course de fond : « les 10 km d'Argenteuil ». Cette course à pied passe dans tous les quartiers de la ville. Démarrant du pont d'Argenteuil et se terminant à la mairie, elle attire beaucoup de coureurs franciliens. Des courses pour enfants se déroulent en parallèle.

Outre de très nombreux gymnases de quartier, Argenteuil possède un centre nautique (centre aquatique Youri-Gagarine) ainsi qu'une patinoire.

Cultes[modifier | modifier le code]

Argenteuil est un lieu de pèlerinage catholique ancien instauré autour d'une relique de la Sainte-Tunique conservée dans la basilique Saint-Denis[78] . Celle-ci, réputée avoir été donnée par l'empereur Charlemagne[Note 3] au prieuré d'Argenteuil, fait l'objet d'une ostension[79] deux fois par siècle ; les dernières ont eu lieu en 1884, 1934 et 1984.

Les sept paroisses de la ville composent avec celles des villes limitrophes de Bezons et de Saint-Gratien le doyenné d'Argenteuil-Bezons[80]. D'importantes communautés afro-antillaises, capverdiennes et portugaises participent à la vie de ce doyenné du diocèse de Pontoise. Une tradition janseniste est restée présente à Argenteuil jusqu'au début du XX° siècle.

On relève de nombreux lieux de culte protestant. Une Église Évangélique Baptiste rue Henri-Barbusse[81], une Église Biblique Baptiste rue de Calais, une Église de Dieu[Laquelle ?], une Église Évangélique, une Assemblée Évangélique de la Fraternité dans la zone industrielle d’Argenteuil et une Église Évangélique Tzigane[82]

La Synagogue est située rue de l’Asperge dans le quartier du Val d'Argent Nord, non loin de la mosquée. En 2012 elle a fait l’objet d’un simulacre d’attentat[83].

La plus grande Mosquée d'Europe a été inaugurée le 29 juin 2010 dans le quartier du Val d'Argent Nord[84]. Un autre chantier de Mosquée de grande taille s'est vu accorder un permis de construire par la municipalité dans le quartier du Val-Notre-Dame. Plus de 10 lieux de culte musulmans sont référencés sur la ville[85].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 459 €, ce qui plaçait Argenteuil au 18 721e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[86].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 1999, le taux de chômage de la ville était de 16 % alors que celui de la France était de 12,9 % la même année. En 2009, le taux de chômage des 15 à 64 ans était de 15,2 %, c'est-à-dire légèrement au-dessus du taux national[87].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le 6 novembre 2002, le centre commercial « Côté Seine » situé sur l'axe historique ouvre ses portes. Regroupant plus de soixante-dix enseignes et un hypermarché Géant, il a pour but de redonner une nouvelle dynamique commerciale à la ville, même si sa fréquentation bien en deçà des espérances après les trois premiers mois d'ouverture a compromis cet objectif. La fréquentation est toutefois en hausse depuis que le parking, autrefois payant et donc dissuasif, a été rendu gratuit durant 2 h 30 pour tous[88].

Un grand projet de constructions sur les terrains dit « Pathé » le long du boulevard Héloïse, mêlant enseignes commerciales bas de gamme et jardins suspendus, a été annulé par la municipalité socialiste car il risquait de fragiliser encore davantage le petit commerce de centre-ville[89].

Depuis quelques années, la municipalité a fait du développement commercial un objectif prioritaire de son action. Ainsi, de nouvelles enseignes nationales rénovent leurs boutiques en centre-ville (Monoprix, McDonald's, Quick) ou s'installent (Columbus, Subway). Il faut noter un développement des enseignes dites communautaires, avec notamment le passage au tout hallal du restaurant Quick[90].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Malgré les destructions de la Révolution française puis de la Seconde Guerre mondiale et l'urbanisation massive d'après guerre, Argenteuil conserve un patrimoine historique varié malgré la disparition de plusieurs constructions[91].

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

L'allée couverte dite des Déserts.

Argenteuil compte quatre monuments historiques sur son territoire.

  • Allée couverte dite des Déserts, 68 rue des Déserts (classée monument historique par arrêté du 14 septembre 1943[92]) : Elle a été mise au jour fortuitement au début de 1867. Cette sépulture collective, de neuf mètres trente de longueur (treize à l'origine) sur deux mètres de largeur, et datant de la fin du Néolithique est formée d'un ensemble de murs parallèles constitués de pierres sèches sans mortier, de calcaire et de meulière. La sépulture est recouverte de six dalles de grès. Les fouilles entreprises dans la foulée par Louis Leguay, Président de la Société Parisienne d’Archéologie et d’Histoire, font apparaître un grand nombre de squelettes, d'objets et du mobilier funéraire, partiellement conservés au musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Ce dolmen est attribué à la civilisation Seine-Oise-Marne. En 1946, une seconde sépulture collective est mise au jour dans la cour de l’usine Vivez (rue de la Voie des Bans). Étudiée et fouillée, elle a été ré-enfouie. Les dalles formant l’édifice ont été transportées à proximité de l’allée couverte des Déserts[93].
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste, 19 rue Notre-Dame (classée monument historique par arrêté du 17 août 1945[94]) : Elle date du Xe siècle et se situait dans l'enclos de l'abbaye bénédictine primitive. Son usage originel est inconnu, il ne s'agissait pas d'un baptistère. L'hypothèse d'une chapelle sépulcrale semble la plus probable. De plan carré, elle comporte trois nefs recouvertes de six voûtes d'arêtes reprises sur deux colonnes centrales. La nef médiane, s'achève par une absidiole en cul de four, restaurée au début des années 1980. L'ensemble est classé monument historique depuis 1945. En 1942, trois rangées de sépultures maçonnées, remontant probablement au VIIIe ou IXe siècle, ont été mises au jour.
  • Crypte de l'abbaye Notre-Dame, 19 rue Notre-Dame (inscrit monument historique arrêté du 14 novembre 1996[95]) : Elle remonte aux XIe et XIIe siècles, et a été mise au jour en 1989 lors de fouilles à l'emplacement du chevet de l'abbatiale. Le voûtement a disparu mais les murs subsistent, avec six bases de piles déterminant trois nefs de quatre travées. À l'extrémité orientale de chaque nef se situe un petit autel accompagné de sa piscine liturgique.
  • Château du Marais (inscrit monument historique par arrêté du 12 janvier 1931[96]) : La porte principale du XVIIIe siècle (rue Auguste-Delaune) est le dernier vestige du château du Marais datant du XVIIe siècle. Ces hôtes furent célèbres parmi eux on peut citer le neveu de Bossuet, Flesselles, prévôt des marchands tué le 14 juillet 1789 et Mirabeau.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Basilique Saint-Denys d'Argenteuil.
  • Cave dîmière, 107 rue Paul-Vaillant-Couturier : Elle date du début du XIIIe siècle. Elle comporte six compartiments voûtés sur croisées d'ogives. En dépit de son nom, aucun document n'atteste son utilisation en tant que lieu d'entreposage des produits la dîme, l'abbaye d'Argenteuil possédant en effet des locaux suffisamment vastes à cet effet. Mais elle a pu servir d'entrepôt à une autre communauté religieuse. Le lieu accueille de nos jours des concerts de jazz et de musiques contemporaines.
  • Maison de Claude Monet, 21 boulevard Karl-Marx, anciennement 5 boulevard Saint-Denis : Elle a été reconstruite à la fin du XIXe siècle. La Ville d’Argenteuil en a fait l’acquisition et elle accueille, depuis fin 2004, le siège de la Société historique et archéologique d’Argenteuil et du Parisis[97].
  • Tour Billy, 63 avenue du Lieutenant-Colonel-Prudhon : C'est un ancien moulin datant du XVIe siècle. Il est le seul vestige de la dizaine de moulins d'Argenteuil avec celui d'Orgemont.
  • Ancien moulin d'Orgemont : Il remonte au XVIe siècle et a été transformé en restaurant. Il offre une vue panoramique sur l'ensemble de la banlieue ouest de la capitale.
  • Basilique Saint-Denys, place Jean-Eurieult : De style néo-roman, ell a été édifiée de 1862 à 1865 par l'architecte Théodore Ballu à côté de l'emplacement de l'édifice qu'elle remplace. Elle est édifiée à l'emplacement de l'ancien cimetière à la suite d'un legs du maire Grégoire Collas, qui s'oppose à la restauration de l'édifice antérieur très vétuste. Le clocher, imposant, s'élève à cinquante-sept mètres de hauteur. La nef comporte six travées, le transept est éclairé par deux grandes rosaces. Le chevet est composé de trois chapelles rayonnantes. L'édifice abrite la Sainte Tunique du Christ, relique qui fait l'objet d'un pèlerinage depuis le Moyen Âge.

L'autel reliquaire en lave peinte date de 1866. Le petit reliquaire néo-roman a été réalisé vers 1900 par la maison Poussielgue-Rusand à l'initiative du curé A. Jacquemot. Il est orné de médaillons émaillés évoquant l'histoire de la relique qu'elle renferme[98].

Musée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : musée d'Argenteuil.

Le musée d'Argenteuil (5, rue Pierre-Guienne), est un musée d'histoire locale situé dans l'ancien hôpital du XVIIIe siècle. Il présente une importante collection d'objets, peintures, dessins et divers documents rassemblés depuis 1922 par la société du Vieil Argenteuil. Sont à remarquer les fresques murales de Robert Lesbounit (1904-1989).

Les buttes du Parisis[modifier | modifier le code]

Elles s'étirent sur 465 hectares et offrent l'une des plus belles vues sur Paris. Classé « espaces naturels sensibles régionaux », ce site préservé, qui héberge 44 espèces d'oiseaux et 330 variétés de plantes, restera inconstructible dans le futur plan d'urbanisation.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Sous-dotée en équipements culturels pour une ville d'une telle importance, la ville a commencé ces dernières années à investir dans la construction et la modernisation de lieux culturels[99].

Argenteuil possède une longue tradition cinématographique. Né en 1895 à Paris, on trouve déjà trace de projections dans la commune dès 1896. La première salle consacrée au cinéma ouvre en 1908, on en compte jusqu'à dix sur le territoire communal au début du XXe siècle. Le projet d'implantation d'un multiplexe Pathé sur les rives de Seine provoque une importante contestation à la fin des années 1990. Une association de défense du cinéma indépendant et des salles d'art et essai a en particulier défendu le cinéma Le Galilée, en gestion municipale depuis 1989. Ce projet a finalement avorté.

Après sa fermeture, la construction d'un centre culturel sur les lieux de l'ancien cinéma Le Galilée, en centre-ville, a été décidée en 2003. Il est constitué de deux salles de cinéma de 240 et 160 places, et d'une grande salle consacrée au spectacle vivant, de 450 places. Le bâtiment compte par ailleurs une salle de répétition, un atelier et des bureaux. Prévu pour un montant de 8,5 millions d'euros, son coût global a atteint les 15 millions d'euros ; son ouverture, prévue au printemps 2008[100], a eu lieu en février 2009. Le centre culturel a été baptisé « Le Figuier Blanc » en référence au passé agricole de la ville.

Dans l'attente de l'ouverture de ce centre, et afin de ne pas priver les cinéphiles Argenteuillais pendant les travaux, la salle de cinéma Jean-Gabin a été ouverte au public en 2006 dans le parc de l'hôtel de ville. Avec 130 places, elle offre une programmation de trois à quatre films par semaine, aussi bien d'auteurs que des grosses production ou des films destinés à la jeunesse[101].

La cave Dimière a été réalisée dans le centre historique de la ville afin d'accueillir concerts de jazz et autres évènements musicaux. À l'entrée de la ville, juste après le pont d'Argenteuil, se situe la salle des fêtes Jean-Vilar, reconnue pour sa longévité et pour être la salle de concert la plus célèbre de la ville, et qui accueille de nos jours de nombreux concerts d'artistes nationaux, africains et latins.

La ville possède par ailleurs deux bibliothèques, la bibliothèque-discothèque Elsa-Triolet et Aragon depuis 1975 dans le parc de l’Hôtel de Ville en centre-ville et la médiathèque Robert-Desnos depuis 1985 au Val d'Argent Nord. Les bibliothèques proposent une saison du conte, des rencontres avec des auteurs ou des animations dans le cadre de la « semaine de la francophonie » ou des « cinglés du cinéma ». Ces deux structures comptent quarante salariés et quinze mille adhérents[102]. Les médiathèques possèdent en 2008 un fonds de 183 438 livres dont 81 186 pour la jeunesse, 39 028 disques compacts mais également des DVD ou CD-ROM. L'emprunt de livres est gratuit pour tous après inscription, l'emprunt des disques et DVD est payant avec différentes formules possibles[103].

Citons également une fresque "l'homme moderne" de Ernest Pignon, et "l'hommage à Gabriel Péri" de Antoine Rohal.

Argenteuil et le cinéma[modifier | modifier le code]

Argenteuil et la peinture[modifier | modifier le code]

Argenteuil a été un haut lieu de l'impressionnisme avec le séjour de plusieurs peintres, dont Alfred Sisley en 1872[104], Manet, Renoir et surtout Gustave Caillebotte et Claude Monet qui vécurent à Argenteuil, ce dernier de 1872 à 1878[105]. Georges Braque, est quant à lui né à Argenteuil.

Argenteuil et la littérature[modifier | modifier le code]

La ville connaît également un certain renom littéraire : Guy de Maupassant qui a régulièrement fréquenté la ville et la Seine y a situé quelques nouvelles dont La Maison Tellier, La Reine Hortense (dans le recueil Clair de lune) ou Mouche. Argenteuil est également cité dans Bel-Ami[106]. L'écrivain Pierre Gamarra, qui y vécut des années 1950 à sa mort, a consacré à la ville une chanson, la Valse d'Argenteuil, sur une musique de Rudolf Schmidt.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vins d'Argenteuil et Piccolo.

Argenteuil a été la première commune viticole d'Île-de-France jusqu'à l'apparition du phylloxéra puis l'urbanisation massive du XXe siècle. Avec près de mille hectares de son territoire consacrés à la culture du vin : elle était à la veille de la Révolution la plus grande commune viticole de France. Les vins d'Argenteuil étaient à la fin du XIXe siècle une production locale économique, produite sans grand soin, sans contrôle de l'alcoolémie (chaptalisation) et à partir des cépages les plus divers. Guy de Maupassant le décrivait ainsi : « Il se comparait lui-même à un homme qui goûterait coup sur coup, les échantillons de tous les vins et ne distinguerait bientôt plus le château Margaux de l’Argenteuil ». Il était surnommé le piccolo (d’où est venu le terme argotique « picoler »)[107].

Les pieds de vigne alternaient avec les cultures d'asperges. Les figues blanches d'Argenteuil constituaient l'autre grande production locale[108].

La vigne actuelle d'Argenteuil, produit chaque année, depuis 1999 une cuvée de pinot noir, ainsi qu'une cuvée de Chardonnay. La vigne de Sannois produit depuis 2006 un vin blanc sec issu des cépages chardonnay et pinot gris.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Argenteuil

Les armes d'Argenteuil se blasonnent ainsi :

De gueules à la couronne dentée d’or remplis d’une fontaine et engrenant quatre pignons d’or posés en son chef, à sa pointe et à ses flancs, ces deux derniers rayonnant chacun de quatre éclairs d’argent et celui du chef accosté de deux demi-vols aussi d’argent, au chef d’azur chargé de la Sainte-Tunique d’argent accostés de deux fleurs de lys d’or

Écu timbré de la couronne murale à trois tours crénelée d’or, maçonnée et ouverte de sable. Il est soutenu par deux pampres d’or fruités chacun de trois pièces de gueules et sur lesquels pampres sont posées, mouvant de la pointe, deux bottes d’asperges d’argent liées d’or. La croix de guerre 1939-1945 au naturel appendue à la pointe de l’écu brochant sur la croisée des pampres

La composition de ces armoiries, créées en 1952, est due à l'héraldiste Robert Louis. Le chef reprend les armes de l'ancienne abbaye d'Argenteuil, reproduisant notamment la Sainte Tunique du Christ conservée dans la basilique Saint-Denys. Les engrenages et les ailes symbolisent les activités industrielles et aéronautiques qui se sont développées dans la commune[109].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Argenteuil, images d'histoire, Commission municipale d'histoire locale, Ville d'Argenteuil pour le compte de l'association des amis de la bibliothèque municipale Elsa Triolet-Aragon, 1977.
  • Annie Radzynski, Argenteuil : vivre sa ville, Paris, Messidor,‎ 1986, 201 p. (ISBN 978-2-209-05770-2, OCLC 17873438).
  • Jean Aubert, Argenteuil et ses environs, Joué-lès-Tours, A. Sutton, coll. « Mémoire en images »,‎ 1998, 127 p. (ISBN 978-2-842-53127-0, OCLC 467961196).
  • Paul Tucker (trad. Solange Schnall), Monet à Argenteuil, Paris, Editions du Valhermeil,‎ 1990, 231 p. (ISBN 978-2-905-68426-4, OCLC 27271410).
  • Jean-Pierre Hoss "Communes en banlieue: Argenteuil et Bezons" Armand Colin, 1969,135 pages
  • Jacques Varin, Domicile Argenteuil : un siècle de logement social, Paris (7 av. Corentin-Cariou, 75019), Ed. Servédis Logement-témoins,‎ 1991, 236 p. (ISBN 978-2-907-44802-4, OCLC 463609236).
  • Magazine Vivre en Val-d'Oise, no 101, janvier-février 2007, Spécial Argenteuil, éditions du Valhermeil, 80 p.
  • Sophie Marvaud (ill. Frédérique Rich), Argenteuil : l'histoire de ma ville, Colombelles Argenteuil, Éd. du Valhermeil Ville d'Argenteuil,‎ 2011, 127 p. (ISBN 978-2-354-67078-8, OCLC 762641945).
  • Gérard Troupeau, M. Mirbelle et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Argenteuil », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 35-63 (ISBN 2-84234-056-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Qui l'aurait lui-même reçue d'Irène, impératrice d'Orient

Références[modifier | modifier le code]

  1. SANDRE - Fleuve : la Seine.
  2. Site de la DDASS95.
  3. Voir l'Atlas de l'eau en Val-d'Oise.
  4. SEDIF - Méry-sur-Oise.
  5. Météo France - Climatologie.
  6. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 20 kilomètres à l'est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  7. Prévention du bruit des infrastructures de transports terrestres - Législation et réglementation.
  8. Classement sonore des infrastructures terrestres du Val-d'Oise.
  9. Magazine Vivre en Val-d'Oise, no 101, janvier-février 2007, p. 16 à 22.
  10. Source : Claude Wagner, Les petits trains et les tramways du Val-d'Oise : du XIXe siècle aux années 2000, Paris, Valhermeil,‎ 1994 (ISBN 2-905-68457-7).
  11. Source : J. Banaudo, Trains oubliés, éditions du Cabri, Menton, 1982.
  12. Site officiel du projet de tangentielle Nord.
  13. Du nom de l'ancien propriétaire du terrain
  14. Quartier d'Orgemont
  15. Domicile Argenteuil de Jacques Varin pages 134 à 140
  16. Parmi ces comités de quartiers on peut citer celui du Pont-Neuf, du Marais, du Perreux-Tour Billy-Croix Duny, Val Notre-Dame, des Champioux, des Cloviers, Châtaigniers, Volembert, Jolival, Orgemont etc.
  17. Film institutionnel - Cité-Jardin du Marais à Argenteuil
  18. Les cités-jardins
  19. Promenons-nous dans le patrimoine: Combiner la ville et la campagne, l'idéal des cités-jardins
  20. http://argenteuil.politique.free.fr/article.php?news_id=2803.
  21. Cf. les références des documents d'archives sur Argenteuil dans la base Archilog.
  22. Notice biographique.
  23. Inventer la ville sur culture.gouv.fr.
  24. Isabelle Lefeuvre et Olivier Millot, Inventer la ville, histoire urbaine du Val, catalogue de l'exposition du Musée d'Argenteuil, 2005, 22 p. [lire en ligne].
  25. « Argenteuil : Argenteuil : Les dernières secondes des tours Mondor (vidéo) »,‎ 2010.
  26. « Argenteuil : La rénovation de la tour 3 Beethoven satisfait les locataires »,‎ 2008.
  27. « Travaux de démolition des cages d'escaliers 21 à 27 et de la sous-station de chauffage du bâtiment 15 sis, 21 à 45 allée de la Haie Normande à Argenteuil »,‎ 2008.
  28. IAURIF - Fiche communale, Mode d'Occupation du Sol (1999).
  29. Jacques Lassailly, « Découverte d'un second dolmen à Argenteuil (S.-et-O.) », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 91, no 1,‎ 1947, p. 193-201 (lire en ligne).
  30. Magazine Vivre en Val-d'Oise, no 101, janvier-février 2007, p. 9-11.
  31. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 12.
  32. a et b Écrit également Théodrade, fille de Charlemagne et de Fastrade de Franconie.
  33. Dictionnaire historique des environs de Paris du Docteur Ermete Pierotti.
  34. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 12-13.
  35. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 13-14.
  36. En réalité, les sources historiques attestent que Théodrade fut bien abbesse d'Argenteuil, mais seulement après 814, année de la mort de Charlemagne.
  37. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 14.
  38. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 14-15.
  39. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 24.
  40. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 35.
  41. Inventaire de l’instrument restauré par la Manufacture d’orgues Muhleisen.
  42. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 49.
  43. a et b Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 36-37.
  44. Cf. l'article concernant son fondateur Adrien de Turckheim.
  45. Site officiel d'Argenteuil.
  46. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 38-39.
  47. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 37.
  48. Ces derniers, sont près d'un millier en 1926, et environ 1500 vers 1930. Jean-Philippe Namont, La Colonie tchécoslovaque. Une histoire de l'immigration tchèque et slovaque en France (1914-1940), Paris, Institut d'Études Slaves, 2011, p. 139. Voir aussi Antonio Canovi, Argenteuil, creuset d’une Petite Italie. Histoire et mémoire d’une migration, Pantin, Le Temps des Cerises, 2000, 393 p.
  49. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 43.
  50. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 41.
  51. Inventer la ville, histoire du Val, op. cit..
  52. Site municipal - Plan Local d’Urbanisme.
  53. Site municipal - Le Grand Projet de Ville.
  54. a et b Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 44 à 51.
  55. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 56 à 66.
  56. Palmarès 2005 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  57. Palmarès 2007 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  58. Article paru dans le journal Le Monde du 14.08.05.
  59. 20 minutes - La mairie d'Argenteuil se dote de produits répulsifs pour éloigner les SDF.
  60. Le Nouvel Observateur - Argenteuil voudrait chasser les SDF par l'odeur.
  61. Le Parisien du 16 mars 2008 - La gauche reprend Argenteuil.
  62. Scrutin présidentiel de 2007 - Argenteuil.
  63. Site municipal - Les Maires d’Argenteuil.
  64. Site officiel de la direction générale des Impôts.
  65. Taxe.com - Impôts locaux.
  66. Site du conseil général - Administration du Val-d'Oise.
  67. Ministère de la justice - Conseil départemental de l'accès au droit du Val-d'Oise.
  68. Site municipal - Jumelages.
  69. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  70. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  71. Site municipal - Démographie.
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  73. « Val d'Oise (95), Argenteuil, collèges », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 20 août 2013).
  74. « Val d'Oise (95), Argenteuil, lycées », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 20 août 2013).
  75. http://www.dailymotion.com/video/xjg2h6_polemique-sur-le-cout-du-concert-de-yannick-noah-argenteuil_news
  76. Site municipal - Centre hospitalier Victor-Dupouy
  77. Claude Piard, 125 ans avec un patro de banlieue : la Saint-Georges d'Argenteuil, Paris, L'Harmattan,‎ 2009 (ISBN 229607636X)
  78. Histoire de la Sainte Tunique d'Argenteuil, Robert Wyard, Vanel, Victor-Havard, 1894
  79. voir Ostensions limousines
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  82. http://www.eglises.org/eglise/?Eglise=5748
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  87. http://insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=COM-95018&codgeo=DEP-95
  88. Article du journal Le Parisien du 6 novembre 2007, édition du Val-d'Oise, Côté Seine a trouvé sa vitesse de croisière
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  90. NOÉMIE DESTELLE, « Marine Le Pen dénonce les hamburgers halal de Quick », Libération,‎ 15 février 2010 (consulté en 15/032014)
  91. Site municipal - Les Monuments
  92. « Allée couverte », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  93. Site municipal - L’allée couverte dite "des Déserts"
  94. « Chapelle Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  96. « Château du Marais », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  97. Site municipal - La maison de Claude Monet
  98. Site municipal - La basilique Saint-Denys
  99. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 56 à 58
  100. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 65 et 66
  101. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 65
  102. Magazine Vivre en Val-d'Oise, op. cit., p. 59
  103. Site municipal - Médiathèques
  104. Site municipal - Alfred Sisley et Argenteuil
  105. Site municipal - Claude Monet à Argenteuil
  106. Site municipal - Guy de Maupassant et Argenteuil
  107. Site municipal - La culture de la vigne à Argenteuil
  108. Site municipal - Les figues blanches d'Argenteuil
  109. Argenteuil, images d'histoire, Ville d'Argenteuil, 1977.