Pierre Gamarra

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Pierre Gamarra

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Pierre Gamarra en 1953

Nom de naissance Pierre Albert Gamarra
Activités Écrivain
Naissance 10 juillet 1919
Toulouse, Drapeau de la France France
Décès 20 mai 2009 (89 ans)
Argenteuil, Drapeau de la France France
Langue d'écriture français
Genres Roman, poésie, fable, conte, essai, théâtre
Distinctions Prix Hélène Vacaresco 1943
Prix du Conseil national de la Résistance 1944
Prix Charles Veillon 1948
Prix Jeunesse 1961
Grand Prix SGDL du Roman 1985

Œuvres principales

  • La Maison de feu (1948)
  • Le Maître d'école (1955)
  • Les Équipiers de la Berlurette (cycle, 1957-1961)
  • La Mandarine et le Mandarin (1970)
  • Mon cartable

Compléments

  • Directeur de la revue Europe de 1974 à 2009
____________________________

Signature

Signature de Pierre Gamarra

Pierre Gamarra est un écrivain français né à Toulouse le 10 juillet 1919 et mort à Argenteuil[1] le 20 mai 2009. Il est romancier, poète et critique. Il est aussi l'auteur d'essais et de pièces de théâtre.

Pierre Gamarra est particulièrement connu à travers son œuvre pour la jeunesse, fréquemment enseignée dans les écoles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Gamarra a des origines basques et languedociennes[2]. Il est d'abord enseignant, puis journaliste[3].

Pierre Gamarra, photo en plan moyen dans les locaux du Patriote du Sud-Ouest, à Toulouse, 1945
Pierre Gamarra dans les locaux du Patriote du Sud-Ouest, à Toulouse en 1945

Pendant la libération de Toulouse, en août 1944[4], Pierre Gamarra fait paraître Vaincre, journal des FTPF-FFI[5]. Au lendemain de la Libération, dans cette même ville, il participe avec un groupe d'anciens résistants à la création de la Librairie de la Renaissance[6]. Il poursuit son engagement résistant en militant au Parti communiste, auquel il adhère en 1944. De 1945 à 1949, il est journaliste au quotidien Le Patriote du Sud-Ouest[7].

Il reçoit à Lausanne en 1948 le Prix international Charles Veillon pour son roman La Maison de feu[8],[9]. Se trouvaient notamment dans le jury, présidé par André Chamson, les écrivains Vercors, Franz Hellens et Louis Guilloux[10]. Le roman est d’abord publié en Suisse par les Éditions de la Baconnière et en France par les Éditions de Minuit. Il évoque le Toulouse des années trente[11].

En 1951, Pierre Gamarra est sollicité par Jean Cassou, André Chamson et Aragon pour prendre, à Paris, la responsabilité de la rédaction de la revue littéraire Europe[12], sous la direction de Pierre Abraham, auquel il succèdera à la tête de la revue en 1974. Il sera également en tant que critique littéraire un collaborateur régulier de l'hebdomadaire de la CGT, La Vie ouvrière. Pendant plus d'un demi-siècle, il tiendra dans Europe une chronique littéraire, « La Machine à écrire »[13] : il y rend compte de parutions françaises et étrangères[14], et notamment de la littérature des « petits pays », que la revue s’efforce de faire découvrir.

Il a été vice-président du PEN club français[15] et membre honoraire de l'Académie de Montauban[16].

Pierre Gamarra est considéré comme l'un des plus intéressants auteurs français pour la jeunesse[17], que ce soit en prose[18] ou en poésie[19].
Ses fables -La Mouche et la Crème, par exemple- et ses poèmes, dont le célèbre Mon cartable, sont particulièrement connus des écoliers. En effet, les enseignants et les manuels de littérature et de français puisent souvent dans son œuvre poétique[20] ; ils y trouvent par exemple des fables, que l'Encyclopedia Britannica place dans la lignée de La Fontaine[21], ou bien des assonances mnémotechniques aux airs de comptine[22]. Cette partie de son travail correspond notamment au désir de communiquer aux jeunes lecteurs le goût pour la lecture et pour les mots[23],[24].
Son travail pour la jeunesse se compose également de contes et de romans. Pierre Gamarra est ainsi l'un des auteurs « fétiches » des Éditions la farandole, dont il ouvre presque le catalogue avec La Rose des Karpathes (1955). Ses romans pour la jeunesse parus dans la collection « Mille épisodes », tels le cycle des « Équipiers de la Berlurette » (1957-1961)[25] ou Le Capitaine Printemps (1963), gagnent rapidement un public fidèle qui apprécie ses histoires ancrées dans un réel mâtiné d'aventures[26].
Son roman L'Aventure du Serpent à Plumes reçoit le Prix Jeunesse en 1961.

Plus généralement, dans l'ensemble de son œuvre romanesque, Pierre Gamarra a l’art de restituer les couleurs, les atmosphères[27] et de créer le suspense, comme dans le roman policier L’assassin a le Prix Goncourt (1951) ou dans Le Capitaine Printemps (1963).

En 1955 paraît Le Maître d’école, qui sera l’un de ses romans les plus connus[28] ; c'est l’histoire de Simon Sermet, instituteur laïque dans le Midi languedocien[29].
Pierre Gamarra est aussi l'auteur d'une trilogie romanesque sur Toulouse : Les Mystères de Toulouse (1967), L’Or et le Sang (1970) et 72 soleils (1975).
En 1973, son roman Les Coqs de minuit (1950), situé dans le Quercy aveyronnais durant la Révolution, est adapté pour la télévision par Édouard Logereau. Le film, en trois épisodes diffusés par FR3, a été tourné aux environs de Najac, avec Claude Brosset dans le rôle principal.
Pierre Gamarra a obtenu en 1985 le Grand Prix de la Société des gens de lettres pour le roman Le Fleuve palimpseste[30].

Plaque de la rue Pierre Gamarra à Argenteuil

Son œuvre poétique est également saluée comme étant « un véritable chant d'amour »[3] et est décrite ainsi : « Pleine d'images, de cris, de chants, de rires et de pleurs, son clavier est riche et profondément humain. Poésie foisonnante et colorée (…), qui trouve, pour exprimer la joie de vivre, des vers où l'on perçoit parfois, sourde et cruelle, l'épine de la douleur. »[31]
En 2000, le comédien Michael Lonsdale livre une lecture des textes et poèmes de Pierre Gamarra sur l'Espagne[32].

Le nom de Pierre Gamarra a été donné à une école à Montauban[33], à une rue à Argenteuil[34] et à deux bibliothèques, l'une, depuis 1995, à Argenteuil[35] encore, et l'autre à Andrest[36].

On a dit de lui que c'était « un écrivain occitan de langue française »[37]. Son œuvre est très importante.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Mon cartable et autres poèmes à réciter, ID-livre, coll. « Pierre Gamarra raconte… », 2006, ill. Bernard Lafont
    Le recueil reprend notamment Mon cartable, La Pendule, La Chanson de la faute d'orthographe[38], Cherchez le Z et Mon école.
  • Des mots pour une maman, Éditions ouvrières, coll. « Enfance heureuse », 1984
    Le recueil contient notamment L'Avenir, La Voix de ma mère, Je te souhaite, Un poème pour toi[39] et Le Monde dans mes mains[39].
  • Rondes de la jungle et d'ailleurs, Éditions La Farandole (LF), 1980, ill. Tamas Szecsko
  • Voici des maisons, 1979, LF, ill. Erika Uraï
  • La Tarte aux pommes, L’École des Loisirs, 1977
    Le recueil contient notamment Des yeux pour voir et Écoute.
  • La Tisane arc-en-ciel, LF, 1977
  • ABC, LF, 1976, ill. Karoly Reich
  • La Fête des costumes, LF, 1975, ill. Erika Uraï
  • Des mots pour les animaux, LF no 307, coédité avec les Éditions Corvina, Budapest, 1974, ill. Karoly Reich (hu)
  • Chansons de ma façon, LF no 124, 1963, ill. René Moreu
    Le recueil contient notamment La Pendule.

Recueils de fables[modifier | modifier le code]

  • Salut, Monsieur de la Fontaine : Fables nouvelles, Éditions Art, 2005, 94 p. ill. Frédéric Devienne
    Le recueil contient notamment Le Moqueur moqué, ainsi qu’une postface sur l’art de la fable.
  • La Mandarine et le Mandarin, LF no 227, 1970, ill. René Moreu
    Le recueil contient notamment Le Cosmonaute et son hôte, Le Lapin et le Latin, La Mouche et la Crème, Le Ski et La Pomme.

Contes[modifier | modifier le code]

  • Les Vacances de Tonton 36, 2006, ID-livre, coll. « Pierre Gamarra raconte… », ill. Marco Conti Šikić et Francesca Protopapa
  • Corbeau vole ! 1974, Hachette, coll. « Le Vert Paradis », ill. Yutaka Sugita (ja)
  • Chantepierre et Gras-gras-gras, LF, 1973, ill. par des enfants des Hautes-Pyrénées et par René Moreu[40]
  • Les Mots enchantés, 1952, Éditeurs français réunis (EFR), ill. Zuka
  • La Petite Fille et la Colombe, 1950, éd. Comité mondial du Congrès des partisans de la paix (Paris)

Romans et récits pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Le Chat Moustache et ses amis de toutes les couleurs, ID-livre[41], coll. « Pierre Gamarra raconte… », 2005, ill. Marco Conti Šikić et Francesca Protopapa
Nouvelle édition, modifiée, de Moustache et ses amis, LF no 292, 1974, ill. Annick Desmier
  • Les Aventuriers de l'alphabet, Éditions Mango, 2002
  • Douze tonnes de diamant, LF coll. « Mille épisodes », 1978
  • On a mangé l'alphabet, Bordas coll. « Aux quatre coins du temps », 1978, ill. Georges Lemoine
  • 50 000 dollars de chewing-gum, LF, 1977, ill. Catherine Cambier
  • La Fête chez Peluchette, Hachette, 1976, ill. Makoto Obo
  • Peluchon et ses amis, Hachette, 1976, ill. Makoto Obo
  • L'Énigme du Capitole, LF coll. « Mille épisodes », 1968
  • Six colonnes à la une, Laffont coll. « Plein Vent », 1966
Repris en Folio Junior, 1980 puis chez Pocket, 1997
  • Le Pharaon de Blagaron, LF no 149 coll. « Mille épisodes », 1964
  • Le Capitaine Printemps, LF no 132 coll. « Mille épisodes », 1963
  • L'Aventure du Serpent à Plumes, Bourrelier, coll. Marjolaine, 1961, ill. Philippe Daure, Prix Jeunesse 1961
Réédité aux éditions La Farandole, LF no 256 coll. « Mille épisodes », 1973
  • Berlurette contre Tour Eiffel, LF no 100 coll. « Mille épisodes », 1961, (cycle Les Équipiers de la Berlurette, III), ill. Daniel Billon
  • Le Trésor de Tricoire, LF no 82 coll. « Mille épisodes », 1959, (cycle Les Équipiers de la Berlurette, II), ill. René Moreu
  • Le Mystère de la Berlurette, LF no 50 coll. « Mille épisodes », 1957, (cycle Les Équipiers de la Berlurette, I), ill. René Garcia
  • La Rose des Karpathes, LF no 2, 1955, ill. Mireille Miailhe

Romans[modifier | modifier le code]

Repris dans la Bibliothèque Marabout (Verviers) (1978)
Nouvelle édition De Borée coll. «Terre de poche» (2014) (ISBN 9782812911491), préface de Michel Besnier ; présentation en ligne

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

Hors recueil[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Biographies[modifier | modifier le code]

  • Notre ami Jules Verne, Le Temps des Cerises, 2005
  • Notre amie George Sand, Le Temps des Cerises, 2004
  • L'Ami Victor Hugo, Le Temps des Cerises, 2001
Nouvelle édition, modifiée, de La Vie prodigieuse de Victor Hugo, Messidor, 1985

Biographies romancées[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la laïcité, 2005, ID-livre Jeunesse, coll. « Pierre Gamarra raconte… »
  • L’éducation civique, c'est quoi aujourd'hui ? (avec Bernard Épin), 1985, Éditions La Farandole, ill. Daniel Maja, postface d'Albert Jacquard
  • Mes lectures pour tous, 1980, Temps Actuels
  • La lecture, pour quoi faire ? 1974, Casterman
  • Ombre et lumière d’Espagne : Chronique d'un reportage, 1961, EFR

Préfaces d’ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Anne Talvaz : Ce que nous sommes, L'Act Mem, 2008
  • La Mère et l'Enfant, les plus beaux poèmes, choix et préface de Pierre Gamarra, Temps Actuels, 1985
  • Poèmes choisis de Paul Éluard, choisis et présentés par Pierre Gamarra et Rouben Mélik, Temps Actuels, 1982
  • Œuvres complètes de Louis Pergaud, Club Diderot du Livre, 1970
Préface reprise pour La Guerre des boutons, Éditions Messidor, 1991

Théâtre pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

Classement selon la date de création[45]
  • Opéra de la soupe, 1998, théâtre de Pont-Audemer, musique Rudolf Schmidt
  • La Rose des Karpathes, version pour la scène du conte du même titre
  • Le Pont sur la Clarinette (comédie en quatre tableaux), 1990 : Odyssud (Blagnac) par la troupe Fabula Théâtre, mise en scène Michel Coulet
  • La Rose tsigane, 1983 : École-théâtre d'Andrest et Foyer de Juillan
  • En passant par la Louisiane ou Josué Trompette, 1972 : théâtre Gérard Philipe (Saint-Denis) (TGP) par la Compagnie Bazilier
  • Vingt-mille lieues sous les mers, adaptation pour la scène, d'après Jules Verne, 1971
  • Billy the Kid (comédie-western), 1969 : TGP, mise en scène Daniel Bazilier
  • La Classe enchantée, 1969 : salle Gaveau (Paris), musique Rudolf Schmidt
  • Le Roi Mirliton (comédie féerique en trois actes), 1967 : théâtre Mossoviet (Moscou) sous le titre Karol Fanfaron, mise en scène Nina Mikhoels (en)
    (notice BnF no FRBNF394627526)

Théâtre[modifier | modifier le code]

Création de Bonheur and Co à Tokyo en 1956
Troupe d'étudiants de l’université de Keio à la première de Bonheur and Co de Pierre Gamarra, Tokyo, 1956.

Traductions et adaptations[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Guillén : Avec ce cœur, je vis[46], traduit de l'espagnol (avec une préface), EFR coll. « La Petite Sirène », 1976

Adaptations en français[modifier | modifier le code]

  • Gunilla Bergström (sv): Les Fariboles de Bolla, traduit du suédois par Marianne Hoang, ill. Gunilla Bergström, LF, 1981
  • Agnia Barto : Les Jouets, adapté du russe, LF, 1979 (Livre dépliant avec des images de L. Maiorova)
  • Yevi : Au diable la guerre, traduit de l'hébreu par Ilan Halévi, préface de Amos Kenan (he), EFR, coll. « La Petite Sirène », 1971
  • Samouil Marchak : Le Souriceau pas sot (LF, 1972) et Le Chat qui se cacha (LF, 1964), adaptés du russe
  • Czesław Janczarski (pl): La Maisonnette d’Annette, adapté du polonais, LF, 1969
  • Maria Terlikowska (pl): Voici Agathe, adapté du polonais, LF, coll. Mille Couleurs, 1966
  • Korneï Tchoukovski : Le Soleil volé, adapté du russe, LF, 1964
  • La Journée des quatre lutins, LF, 1964
Au sein d’ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]
  • La Poésie arménienne : Anthologie des origines à nos jours, EFR, 1973, sous la direction de Rouben Mélik
  • Le Trésor de l'Homme : Contes et images du Viêt Nam, LF, 1971 ; adaptations de B. Tanaka, Pierre Gamarra et M. Gansel
  • Anthologie de la poésie vietnamienne : Poèmes du patrimoine classique (depuis le XIIIe siècle), puis poèmes du Nord-Viêt Nam et du Sud-Viêt Nam, EFR, 1969 ; avant-propos de Che Lan Vien (vi); traduction/adaptation par Pierre Gamarra, Jacques Gaucheron, Madeleine Riffaud, Armand Monjo, Georges Boudarel, Juliette Darle, Maurice Bruzeau et Henri Bassis
  • Le Destin de la Géorgie, poèmes de Nikoloz Baratachvili (édition bilingue), EFR, 1968, traduction du géorgien par Gaston Boitchidzé et Serge Tsouladzé ; adaptations par Max-Pol Fouchet, Pierre Gamarra, Jacques Gaucheron et Guillevic

Participations à des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Le Tigre de Mont-de-Marsan, préface à L'Histoire du Tigre, création par des enfants de Mont-de-Marsan d'après le personnage du récit de Pierre Gamarra, le Chat Moustache, illustrations par les enfants et par Francesca Protopapa, 2008
  • Le Victor Hugo illustré, catalogue de l'exposition édité par le musée de l'Histoire vivante, 2002 ; textes de Pierre Gamarra, Christian Gattinoni, Bertrand Tillier et Didier Daeninckx
  • 13, rue Carença, 31000 Toulouse, roman collectif, Éditions du Ricochet, 2000
  • « Je t'aime » in Plumes de Paix : Vingt-sept créateurs de livres de jeunesse déclarent la guerre à la guerre, Messidor/La Farandole, 1991
  • « Une rose dans la neige » in Onze nouvelles inédites, 1989, Hachette, coll. « Lectures », présentation par Michel Barbier
  • « Ce maître nous enseignait la République…» in Histoires d'école (préface de Claude Santelli, textes et témoignages de Claude Coulbaut, Fernand Dupuy, Bernard Epin, Jacqueline Held, Paulette Pellenc, Christian Poslaniec, Ernestine Ronai) 1982, Messidor/LaFarandole, ill. Pef
  • « Leçon », ill. Jean Picart Le Doux, in Présence et action de Max-Pol Fouchet, Château de Saint-Ouen, 1974
  • « Soir », ill. Colette Maiffret, in Poésie murale, Rueil-Malmaison, 1973
  • Edeltraut, la petite fiancée du vent, roman collectif sous la direction de James Krüss, sur une histoire de Z.K. Slabý. Paru uniquement en tchèque et en allemand[47], 1971
  • Le Chat orange, roman collectif paru en 1968 en tchèque[48]
  • « L'Homme » in Chants pour le Vietnam : 80 poètes de 28 pays, EFR, 1967, p. 56-57
Dédié au poète Nguyen Din Thi (vi)
  • « Ballade des droits civiques » in Guirlande d’Aragon privé de ses droits civiques, Tristan Tzara, Paul Éluard et al.[49], Éditions Réclame, Nanterre, 28 octobre 1949, ill. André Fougeron

Poèmes dans des anthologies[modifier | modifier le code]

Poèmes dans des revues[modifier | modifier le code]

Filmographie, discographie[modifier | modifier le code]

Adaptations pour l'écran[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Poèmes mis en musique[modifier | modifier le code]

  • On peut le dire avec une chanson[54] (musique : Lionel Cazaux) 1947
  • Claude Vinci : Est-ce faux ou est-ce vrai ? (musique : Joël Holmès) sur l'album Demain-Octobre, CBS, 1967[55]
  • Francesca Solleville : L'instituteur part pour le front (musique : Jean-Paul Roseau) sur l'album Le Visage de l’homme, Le Chant du Monde LDX 74550, 1974
  • Calin Calinou : Berceuse Blues et La Berceuse du Blé sur l'album Berceuses et chansons tendres, production Arc-en-Ciel, 1989
  • Albums de Fonfrède et Becker
    • J’écoute, Je chante, Le Théâtre de l'image, 1990
    • Fonfrède et Becker chantent Pierre Gamarra : Chansons de ma façon (Chansons pour les petits), Le Théâtre de l’image, 1996
    • Les Aventuriers de l’alphabet : L’Abécédaire des animaux, livre-CD, Éditions Mango, 2002, graphisme d'Aurélia Grandin ; CD, Le Théâtre de l’image, 2008
    • Chanson du X in Mon ABCD des chansons traditionnelles, éditions Gründ, 2011
  • Musique de Rudolf Schmidt-Wunstorf
    • Trois canards pour la Noël, 1981-1982, Répertoire choral des Écoles de la Ville de Paris, Éditions à Cœur Joie
    • Debout et Est-ce faux ? 1980-1981, Répertoire choral des Écoles de la Ville de Paris, Éditions à Cœur Joie
    • Impressions nocturnes : Une femme à la fontaine, Soir urbain, Voici Noël, collection « À voix égales » no 980, Éditions à Cœur Joie
    • Chanson donnée, collection « À voix égales » no 967, Éditions à Cœur Joie (Lyon)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Entretiens[modifier | modifier le code]

  • Vivre en Val-d’Oise, no 112, novembre-décembre 2008, propos recueillis par Dominique Laurent
  • Revue de la Faculté de Littérature française de l'Université du Tohoku no 27, 2007 (Sendai, Japon)
  • La Vie ouvrière, no 284, 6 août 1984, p. 14-16, p. 26, « L'invité de la semaine », propos recueillis par Serge Zeyons
  • L'Humanité, 19 septembre 1983, «Contre les ghettos de la société et de la langue», propos recueillis par René Ballet

Hommages[modifier | modifier le code]

Numéros de revues spéciaux[modifier | modifier le code]

  • Poésie Première 29, 2004
  • Poésie Première Hors-Série «Tarn en Poésie 2003 avec Pierre Gamarra»

Monographies[modifier | modifier le code]

  • María Josefa Marcos García : Toulouse dans l’œuvre de Pierre Gamarra. - Thèse de doctorat, université de Salamanque, faculté de Philologie, 1989, 188 p.
Ouvrage en français

Ouvrages de référence[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son urne funéraire a été déposée le 30 mai 2009 au cimetière de Bessens, village du Tarn-et-Garonne où il a longtemps vécu. « Bessens. L'hommage à Pierre Gamarra », La Dépêche.
  2. « Pierre Gamarra », sur le site du Printemps des Poètes.
  3. a, b et c Article « Pierre Gamarra » de l'Encyclopædia Universalis.
  4. L'installation de force du journal Vaincre dans les locaux de la Dépêche, rue Bayard à Toulouse, a été menée par Pierre Gamarra et Dominique Carassic, sur l'ordre de Casimir Lucibello, lieutenant-colonel des FFI connu sous le nom de colonel Laborde.
  5. Bulletin de la maison de la Poésie du 11 octobre 1988 [p. 2] (Lecture-rencontre 119).
  6. Michel Maglin, La Dépêche du Midi, 15 novembre 2007 : La Renaissance fête ses soixante printemps ; bref historique sur le site de la librairie La Renaissance ; article sur les soixante ans de la Renaissance , L’Humanité, 15 novembre 2007.
  7. a et b Article « Pierre Gamarra » du Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, tome V (2009), Bernard Épin.
  8. Sur ce roman de 1948, l'auteur déclarera en 1961 : « J'aime beaucoup ce livre qui n'est pas exactement ce qu'on appelle une autobiographie mais qui raconte beaucoup de moi, de mon enfance, de ma génération. ». - Pierre Gamarra, Avant-propos à l'édition japonaise de La Hache, nouvelle annotée par Akisada Yamada et Masaya Yokoyama, Librairie Kempakusha, Tokyo, 1961, p. IV.
  9. L'année qui suit la parution de La Maison de feu, R. Jouanny compare le roman de Pierre Gamarra au Grand Meaulnes, « Un nouveau romancier : Pierre Gamarra » in Vent, Revue de l'Association des Écrivains et Artistes de l'Enseignement, 4e année, 1949, no 2, mars-avril, p. 31.
  10. Simone Hauert, revue Annabelle, 8e année, no 85, mars 1948 (Lausanne), p. 45. La Maison de feu est le premier roman de Pierre Gamarra ; c'est aussi le premier lauréat du prix Charles Veillon.
    Également sur le jury du Prix Veillon 1948 : Le Confédéré (Martigny) no 59, 19 mai 1948, p. 2 (Lire en ligne). Le roman de Pierre Gamarra y est mentionné sous le titre La Tour de feu (sic).
    Le jury, réuni à La Tour-de-Peilz, comprenait également Léon Bopp, Maurice Zermatten, Charles Guyot, Louis Martin-Chauffier et Robert Vivier.
  11. La Maison de feu devait s'intituler La Maison rouge et évoque particulièrement la rue de la Colombette à Toulouse, comme l’indiquent ces propos de Pierre Gamarra rapportés dans La Dépêche du 18 décembre 2000.
  12. La première contribution de Pierre Gamarra à la revue Europe avait été un poème publié dans le numéro de mai 1948, p. 45 : « Ode à l'Amérique ».
  13. La rubrique a d'abord été baptisée simplement « Les Livres nouveaux ». « La Machine à écrire » existe toujours dans la revue Europe, reprise depuis juin 2009 par Jacques Lèbre.
  14. Bibliographie des contributions à Europe, site de Paris-III (avant 2000), tables annuelles à partir de 2001, sur le site d’Europe : Revue Europe : tables des contributions.
  15. Pierre Gamarra est vice-président du PEN Club français sous la présidence de Jean Blot (1999-2005).
  16. Recueil de l'Académie de Montauban : sciences, belles-lettres, arts, encouragement au bien (Montauban), 1998 (série III, tome 82), (ISSN 11547995)
  17. « (Sa) frénésie d'écrire lui confère une place de choix dans la littérature enfantine, où on lit ses poèmes dans les écoles, on les enseigne, on les apprend. Ainsi la très respectable et respectée Britannica Online Encyclopedia le considère comme l'un des rares delightful practitioner with notable drollery and high technical skills (un créateur délicieux à l'humour remarquable et d'une grande technique) de la littérature enfantine. »

    — Guillaume de Toulouse-Lautrec, préface à Mon pays l'Occitanie, 2009, p. 12

  18. Bernard Épin, Découvrir la littérature d'aujourd'hui pour les jeunes, Anthologie Jeunesse Seghers, 1971, notice p. 265.
  19. « Un de nos rares poètes pour enfants (avec) sa fantaisie et son sens de la langue. »

    — Marc Soriano in revue Enfance, année 1968, volume 21, no 21-5, p. 404.

  20. Guide pédagogique à Histoire des arts coll. Explorer, Cycle 2, Éditions Nathan (2011) par Jacky Biville, Christian Demougin et Hervé Thibon, p. 166-167.
  21. His Mandarine et le Mandarin contains Fontainesque fables of notable drollery and high technical skill.

    — Encyclopedia Britannica
    Littérature pour la Jeunesse : le XXe siècle

    « Son recueil La Mandarine et le Mandarin contient des fables lafontainesques d'une drôlerie remarquable et d'une grande virtuosité technique. »

  22. « Quoi, quoi, quoi ? c'est moi l’oie / Je voudrais que l'on me croie » (L'Oie, dans Chansons de ma façon, 1963), par exemple.
  23. On peut en voir un témoignage dans un article paru dans La Dépêche en 2000 : Pierre Jean Pyrda : «Pierre Gamarra a trouvé ses enfants» in La Dépêche du Midi, 28 mars 2000.
  24. Sur l’utilisation ludique et pédagogique des textes de Pierre Gamarra, voir les recensions, notamment dans Télérama et Le Républicain lorrain, de l'album mettant en musique le recueil de comptines Les Aventuriers de l’Alphabet, sur le site Mots-et-merveilles (2008).
  25. Marc Soriano évoque à propos de L'Énigme du Capitole (1968), « le ton inimitable, rire léger et tendresse, de l'auteur de la déjà classique « saga » de la Berlurette ». - in la revue « Enfance », Année 1968, Volume 21, no 21-5, p. 406.
  26. « Publiés par La Farandole (disparue en 1994), des romans comme Le Mystère de la Berlurette, L’Aventure du serpent à plumes, Le Pharaon de Blagaron, (…) On a mangé l’alphabet (Bordas) ou Six colonnes à la une (Laffont-Plein vent) ont connu un franc succès et demeurent des références. Sans oublier l’album de comptines Chansons de ma façon maintes fois mis en musique ou les fables malicieuses de La Mandarine et le mandarin. De son expérience d’écrivain et de ses rencontres avec les enfants il a tiré un important essai La Lecture pour quoi faire ? »

    — Bernard Épin, Hommage à Pierre Gamarra sur le site de La Charte des auteurs et des illustrateurs (pour la) jeunesse (2009)

  27. « (Le) titre (du roman Cantilène occitane, 1979), trop modeste, nous rappellerait s'il était besoin que Pierre Gamarra est aussi le poète d'Un chant d'amour ; et, dès sa première page, le roman ne nous permettrait plus de l'oublier. Mais en parlant du poète, ne risquons-nous de faire tort (hélas!) au romancier : Cantilène occitane est bien un roman, un vrai et beau roman, avec des personnages qu'on croit avoir connus, dont on a partagé plus ou moins la passion. D'autant plus vrais eux-mêmes qu'ils sont imaginaires, et parce que le romancier ose n'avoir rien perdu de cette vieille illusion téméraire : faire de la vie. »

    — Yves Florenne, « Les grands bûchers sous le soleil », Le Monde, 31 août 1979

  28. «Le Maître d’école reste un chef-d'œuvre qui traverse les époques avec sensibilité et l'harmonie apaisante de son écriture.».
    « Sur les pas de sept écrivains tarn-et-garonnais », La Dépêche, 15 avril 2011 (Lire en ligne).
  29. Le roman Le Maître d'école a pour suite La Femme de Simon.
    Claude Pujade-Renaud évoque l'histoire de Simon Sermet dans son étude L’École dans la littérature (Éditions L'Harmattan, 1986, rééd. 2006) : « Quelles traces l’école laisse-t-elle dans les mémoires ? Et comment ces traces sont-elles recréées et restituées par les écrivains ? Peut-être dans une première approche une mémoire très sensorielle nous livre-t-elle des odeurs : un octobre écolier sortant du passé avec une odeur de cuir et de vin. (La Femme de Simon) ».
    Le Maître d’école et La Femme de Simon sont également cités comme références dans la liste de cent trente-huit romans sur l'école -de 1945 à 1986-, établie par Jacky Beillerot dans « L’éducation et l’école dans les romans français » in Perspectives documentaires en sciences de l’éducation, no 10, 1986.
  30. Le Fleuve Palimpseste (1985) : Liste des lauréats du Grand Prix sur le site de la SGDL.
  31. Albert Ayguesparse, sur le recueil Le Sorbier des oiseaux, Marginales (Bruxelles), 32e année, no 175, mars-avril 1977, p. 51.
  32. Le spectacle de Michael Lonsdale, Passion de l'Espagne, contient des interludes musicaux de Stéphane Leach, interprétés par le Trio Polycordes. « Chronologie des créations du trio ».
  33. École primaire publique Pierre Gamarra, quartier de Gasseras, Montauban. Fiche de l'établissement sur le site de la mairie de Montauban.
  34. Rue Pierre Gamarra dans le quartier d'Orgemont, à Argenteuil : communiqué de presse de la municipalité, octobre 2012.[PDF]
  35. Pierre Gamarra a été pendant douze ans conseiller municipal d'Argenteuil, plus particulièrement chargé des affaires culturelles. Il a vécu dans cette ville à partir de 1951, après avoir habité deux ans dans le 9e arrondissement de Paris, au 42, rue d'Amsterdam.
  36. Au sujet de la bibliothèque Pierre Gamarra à Andrest, dans les Hautes-Pyrénées, on peut consulter deux articles de 2009 sur le site de La Dépêche : Hommage à Pierre Gamarra à Andrest et « Hommage à un écrivain passeur».
  37. « Pierre Gamarra, l’écrivain occitan » in La Dépêche du 20 juillet 2012.
  38. Le poème Chanson de la faute d'orthographe est parfois désigné, par simplification, sous le titre La Faute d'orthographe.
  39. a et b Le titre Je te donne est parfois attribué à Un poème pour toi, en raison du fait qu'il s'ouvre sur le vers : « Je ne te donne qu'un poème ». Ce même titre est également parfois attribué au poème Le Monde dans mes mains, qui contient l'anaphore « Je te donne (...) ».
  40. L'éditeur indique : « Sur un thème proposé à leurs élèves par des enseignants des Hautes-Pyrénées, les enfants ont imaginé divers éléments dont Pierre Gamarra s'est librement inspiré. Parmi les nombreux dessins d'enfants rassemblés à cette occasion, quelques-uns ont été choisis par René Moreu qui les a intégrés à cet ouvrage pour alterner avec ses propres illustrations. »
  41. L'éditeur, aujourd'hui disparu, ID-livre, expliquait lors de la parution du livre : « Le premier titre de la collection « Pierre Gamarra raconte », Le chat Moustache et ses Amis de toutes les couleurs, est sorti à l'occasion du centenaire de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. Ce livre, destiné aux enfants de CP-CE1 et CE2, donne une leçon sur le respect, la tolérance, la citoyenneté. Le deuxième titre, Histoire de la Laïcité est sorti en même temps. Destiné aux adolescents, cet ouvrage illustré est écrit par Pierre Gamarra. Le romancier y évoque son temps d’écolier avant 1939, à l’époque où (il était élève) dans les classes de son école laïque toulousaine. Ces souvenirs, les rappels historiques et les citations que l’écrivain mêle à ses propres réflexions, sont aujourd’hui d’une très grande actualité. Trois nouveaux titres dans cette collection paraîtront en 2006.» N.B. Seuls deux des trois ouvrages prévus sont parus.
    Source : Fiche de l'éditeur ID-livre sur le site Ricochet, consacré aux jeunes éditeurs.
  42. a et b L’Empreinte de l’ours est une nouvelle édition (2010), modifiée, de Rhapsodie des Pyrénées (1963) ; le roman est publié également en édition à grands caractères aux Éditions l’Écriteau (2012).
  43. a, b et c Le Maître d’école, suivi de La Femme de Simon, est repris en collection « Terre de poche » en 2011 aux éditions De Borée (ISBN 9782812903007) ; le roman Le Maître d'école est publié également en édition à grands caractères aux Éditions À vue d'œil (2009).
  44. L’édition originale (S.E.P.E, 1951) de L’assassin a le prix Goncourt porte le nom d’auteur de Silvio Michel, pseudonyme de Pierre Gamarra.
  45. Dans le domaine du théâtre et de l'art dramatique, Pierre Gamarra semble avoir généralement eu pour pratique de confier ses pièces directement aux troupes, aux théâtres ou aux metteurs en scène, sans publication du texte, que ce soit en France ou à l'étranger.
  46. Titre original espagnol : El Corazón con que vivo.
  47. Ouvrage non traduit en français.
  48. Titre de l'original tchèque : Tajemsví oranžové kočky ; traduit également en allemand et en japonais en 1968 puis en espagnol, en danois et en bulgare ; non traduit en français.
  49. Onze poètes, parmi lesquels Pierre Gamarra, participent à ce recueil de poèmes en soutien à Louis Aragon.
  50. L'ouvrage est publié par l'Association Parisienne des Amis de la Révolution française pour la célébration populaire du Bicentenaire de la Révolution française.
  51. Les Coqs de Minuit, adaptation pour la télévision, fiche sur l'Internet movie data base.
  52. Fiche du film et vidéo en ligne sur le site Ciné-Archives (Rubrique: Le Front Populaire).
  53. Fiche du film et vidéo en ligne sur le site Ciné-Archives.
  54. La chanson a servi d'indicatif sur la Radio toulousaine en 1947-1948.
  55. « Disparition de l'ami Claude Vinci » L'Humanité du 9 mars 2012.
  56. L’article « L'Occitan de langue française» est une reprise, à l’occasion d’une exposition dans les rues d’Argenteuil en juillet 2011, d’un article publié dans Le Mag (Argenteuil) en mai 2010.
  57. (en) Version en ligne de l’article sur le site de l'Encyclopedia Britannica

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