Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau

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Comte de Mirabeau
Portrait de Mirabeau,par Joseph Boze
Portrait de Mirabeau,
par Joseph Boze

Biographie
Nom de naissance Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau
Surnom « L'Orateur du peuple »
« La Torche de Provence »
Naissance 9 mars 1749
Le Bignon-Mirabeau
Décès 2 avril 1791 (à 42 ans)
Paris
Père Victor Riqueti, comte de Mirabeau
Conjoint Emilie de Covet de Marignane[1]

Blason fam it-fr-be Riquet(ti).svg

Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, plus communément appelé Mirabeau, né le 9 mars 1749 au Bignon-Mirabeau, mort le 2 avril 1791 à Paris, fut simultanément ou successivement un révolutionnaire français, ainsi qu’un écrivain, diplomate, franc-maçon, journaliste et homme politique français.

Surnommé « l'Orateur du peuple » et « la Torche de Provence », il reste le premier symbole de l’éloquence parlementaire en France.

Un noble déclassé adversaire de l'absolutisme[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Cinquième enfant et second fils de Victor Riqueti, marquis de Mirabeau, économiste de renom, et de Marie-Geneviève de Vassan, Mirabeau est issu d'une famille de la noblesse provençale[2].

Selon Victor Hugo, né onze ans après la mort de Mirabeau, ce dernier était d'une « laideur grandiose et fulgurante[3] ». Il est né avec un pied tordu, deux grandes dents et surtout une tête énorme (ce qui a fait dire qu’il était hydrocéphale). Il a également la langue enchaînée par le filet[2]. Avant de présenter l'enfant à son père, la nourrice le prévient : « Ne vous effrayez pas[4] ». Et l'accoucheur d'ajouter : « Il aura beaucoup de peine à s'exprimer[5] ».

À l'âge de trois ans, il est défiguré par une variole mal soignée ; son visage en garde de profondes cicatrices. Son enfance est marquée par la sévérité de son père qui n'a pas d'affection pour lui. Il est placé par son père chez l'Abbé Choquard à Paris[6]. Il est emprisonné sur l'Île de Ré par lettre de cachet pour dettes[7]. En 1754, son père écrit à son frère, le bailli de Mirabeau : « Ton neveu est laid comme celui de Satan[8] ». Il a également pour habitude de l'appeler « Monsieur l'ouragan ».

Débuts tumultueux[modifier | modifier le code]

Statue d'Honoré de Mirabeau. Palais de justice d'Aix-en-Provence

Il étudie à la faculté de droit de l'université d'Aix-en-Provence où il fréquente, notamment Jean Étienne Marie Portalis, futur rédacteur du code civil[9].

En 1768, il est incorporé à un régiment, mais contracte des dettes, ce qui provoque de nouveau la colère de son père. Il gagne une réputation de libertinage : « Mais le monde ne pardonna pas à Mirabeau cette sorte de férocité, d'exaspération physique que remplaçait chez lui la légèreté du libertinage à la mode : une fougueuse nature éclatait dans ces vices, au lieu de la gracieuse corruption qu'on était accoutumé à admirer[7] ».

Après avoir participé à la campagne de Corse en 1768-1769, il épouse Émilie, fille du puissant marquis de Marignane, qui avait refusé sa main au comte de Valbelle. Ils ont un fils, Victor, mort en bas-âge en 1778[10].

Le fort de Joux où il fut emprisonné.

Pour le soustraire à ses créanciers, son père le fait plusieurs fois enfermer au fort de Vincennes, et finalement exiler en 1775 au château de Joux, en Franche-Comté. Là, Mirabeau use de son charme auprès du gouverneur pour se rendre de nombreuses fois à Pontarlier : à l'occasion des fêtes organisées pour le sacre de Louis XVI de France, il y rencontre Sophie de Monnier, jeune femme mariée au marquis de Monnier, président de la chambre des comptes de Dole, et de près de cinquante ans son aîné, qui devint sa maîtresse. Ils s'enfuient tous deux aux Provinces-Unies, tandis qu'on les juge à Pontarlier par contumace (Sophie sera condamnée à l'enfermement à vie dans une maison de repentance pour crime d'adultère, Mirabeau à mort pour rapt et séduction)[11].

Durant sa fuite, en 1776, Mirabeau publie son Essai sur le despotisme, qui dénonce l’arbitraire du pouvoir royal : « le despotisme n’est pas une forme de gouvernement […] s’il en était ainsi, ce serait un brigandage criminel et contre lequel tous les hommes doivent se liguer. » Les deux amants seront rattrapés à Amsterdam: Sophie arrêtée, Mirabeau se livrera. Après avoir mis au monde une fille, prénommée Gabrielle Sophie, elle est condamnée à être enfermée au couvent des Saintes-Claires, à Gien, où elle est effectivement conduite en 1778. Lui échappe au bourreau, mais retourne, à cause d'une autre lettre de cachet, au donjon de Vincennes, durant quarante-deux mois[10]. Gabrielle Sophie sera confiée à une nourrice de Deuil et décédera en 1780 sans que son père n'ait jamais pu la connaître[10].

Mirabeau est donc emprisonné au donjon de Vincennes de 1777 à 1780. Il y rencontre Sade, qui y est enfermé à la même époque. Il y écrit beaucoup : des lettres, notamment à Sophie de Monnier, publiées en 1792 sous le titre de Lettres à Sophie, chef-d’œuvre de la littérature passionnée, ainsi qu’un virulent libelle contre l’arbitraire de la justice de son temps, Des Lettres de cachet et des prisons d'État, [lire en ligne], mais aussi une œuvre érotique particulièrement crue. Des Lettres de cachet et des prisons d'État sera publiée en 1782[10]. Les décès coup sur coup de ses deux seuls petits-enfants, Victor et Gabrielle Sophie, adoucit Mirabeau père, qui ne souhaite pas que sa lignée s'éteigne. Il accepte de faire libérer son fils aîné, à condition de détenir une autre lettre de cachet qui pourrait le renvoyer en prison : Mirabeau fils accepte la condition, et doit lui-même écrire aux ministres pour appuyer la requête paternelle[10].

Il est donc libéré le 13 décembre 1780, mais reste sous la tutelle vigilante de son père. Celui-ci le force notamment à demander une lettre de cachet contre Briançon, un de ses anciens amis, et surtout à le soutenir contre sa propre mère, en procès contre son mari au sujet de son héritage. En 1781, Mirabeau fuit Paris et ses créanciers ; il se rend à Gien, où il voit Sophie dans son couvent, mais repart bientôt et ne la reverra plus. Sophie, bien que libre en 1783, après le décès du marquis de Monnier, restera près du couvent de Gien, et se donnera la mort en 1789. Se réconciliant avec son père, qui commence à voir en lui la puissance politique et l'intelligence, Mirabeau se concentre désormais sur l'absolution de ses différentes condamnations. S'il ne purge pas sa peine avant mai 1782, il devra 40 000 livres de dommages et intérêts ; il se livre donc le 8 février 1782 à Pontarlier, et demande l'absolution aux juges. Sa défense est assez simple : une femme mariée ne peut être victime de rapt, et Sophie l'a suivi parfaitement librement, la séduction ne pouvant donc être retenue[10].

Sa femme demande la séparation de corps en 1782 et est défendue par Portalis. Mirabeau défend sa propre cause dans ce procès qui défraie la chronique. Il le perd, après une joute oratoire, assez hostile, entre les deux orateurs. Mirabeau ne montre pas de ressentiment à l'encontre de Portalis car, non seulement il reconnaît publiquement ses qualités oratoires et sa loyauté, mais, de surcroît, il le consultera plus tard sur une affaire et demandera son appui lors de la campagne électorale de 1789 pour les états généraux, en Provence[12].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

En juin 1786, Talleyrand, avec qui il est lié, lui obtient une mission secrète à Berlin, où il reste six mois pour le compte du Contrôleur général des finances de Louis XVI, Charles Alexandre de Calonne. Il tente en vain d'être nommé à un vrai poste diplomatique. A son retour en janvier 1787, furieux de n'avoir rien obtenu, il publie un pamphlet Dénonciation de l'agiotage (mars 1787) qui entraîne une lettre de cachet et le contraint à fuir à Liège.

Il fait partie en 1788, entre autres avec Brissot, Clavière et Condorcet, des fondateurs de la Société des amis des Noirs, créée pour l'abolition immédiate de la traite des Noirs et progressive de l'esclavage dans les colonies.

Le député du Tiers État et le tribunal[modifier | modifier le code]

Mirabeau, par Joseph Boze

Mirabeau se présente en Provence aux élections des États généraux de 1789. Repoussé par la noblesse, il publie un discours véhément adressé aux nobles provençaux. Il est alors nommé par le Tiers état, à Aix et à Marseille.

Le 7 mai 1789, le Courrier de Provence, le journal que le nouveau député publie depuis le 2 mai, est saisi. Une interdiction de publier les comptes-rendus des séances des États généraux est édictée. Mirabeau n’en tient pas compte et continue à publier le compte-rendu des séances de l’Assemblée, ainsi que les analyses des questions politiques à l’ordre du jour, d’abord sous le titre Lettres du comte Mirabeau à ses commettants du 10 mai au 25 juillet 1789, puis sous le titre Courrier de Provence[13], qui paraît encore après la mort de son fondateur jusqu’au 30 septembre 1791.

Lors de la séance royale du 23 juin 1789, Mirabeau fait une réponse à Henri-Évrard, marquis de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies, venu apporter l’ordre de dissolution de l’Assemblée constituante signé par le roi Louis XVI, que le Moniteur[14] rapporte deux jours plus tard en ces termes :

« Oui, Monsieur, nous avons entendu les intentions qu’on a suggérées au Roy ; et vous qui ne sauriez être son organe auprès des États-Généraux, vous qui n’avez ici ni place ni voix, ni droit de parler, vous n’êtes pas fait pour nous rappeler son discours. Cependant, pour éviter toute équivoque et tout délai, je vous déclare que si l’on vous a chargé de nous faire sortir d’ici, vous devez demander des ordres pour employer la force ; car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. »

La tradition la ramenant à «Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple, et qu’on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes[15] ». Il ne tarde pas à devenir l’un des plus énergiques orateurs de l’Assemblée nationale et de la société des Jacobins.

Le surnom d’hercule de la liberté lui est donné par l'abbé Sieyès. À la sortie de l'Assemblée nationale, alors que la foule l'applaudit vivement, il proclame en désignant Mirabeau: « Vive, vive l'hercule de la liberté ». Montrant son ami en retour, ce dernier répondit « Voilà Thésée »[16].

Le 9 juillet 1789, il rédige une adresse au roi pour lui demander de retirer les troupes étrangères massées autour de Paris.

Mirabeau, député du Tiers État

Le 8 mars 1790, il prononce au club des Jacobins un discours resté longtemps inédit contre la traite des Noirs, dont une formule "bières flottantes" dénonçant les navires négriers fera mouche puisqu'elle sera reprise, légèrement déformée en "longues bières", par Brissot en février 1791, puis par Robespierre en avril 1793[17]. Il défend ensuite le système du concours des pouvoirs en matière de paix et de guerre en mai 1790.[réf. nécessaire] 5 mois plus tard, en octobre 1790, il prononce un vibrant discours où il propose que la couleur blanche soit remplacée par les couleurs bleu, blanc et rouge sur les bâtiments de la marine royale, les matelots devant maintenant crier « Vive la nation, la loi et le roi » au lieu de « Vive le roi ». Au cours de son discours, les royalistes radicaux expriment leur opposition [réf. souhaitée].

Retournement[modifier | modifier le code]

La dégradation de la monarchie détermine son revirement politique. Il devient le plus solide appui de Louis XVI et de Marie-Antoinette, en étant notamment le conseiller privé de Louis XVI, fonction secrète pour laquelle il se fait rémunérer en livres d'or par heure. Auprès de ses amis révolutionnaires il appuiera les idées de la révolution, alors que pour le Roi, et notamment la Reine qu'il rencontre en secret, il se montre comme un ardent défenseur de la monarchie. Trahissant des deux cotés et corrompu par de nombreuses factions, Mirabeau proposera au Roi d'accepter la monarchie constitutionnelle voulue par l'assemblée. Elle est selon lui, la seule sauvegarde possible de la royauté.

Aprés sa mort, quand on retrouvera des traces de sa correspondance avec la famille royale, Mirabeau sera haï par le peuple de Paris et, chose rare, dépanthéonisé. Ses actes sont à nuancer cependant : l'idéal constitutionnel de Mirabeau ne répondait pas seulement à un besoin vénal, mais certainement aussi à sa volonté de faire réconcilier l'assemblée et la monarchie, motivée par son obsession d'éviter à la France de sombrer dans l'anarchie.

D'ailleurs, sur son lit de mort, alors qu'il n'aura plus rien à se faire acheter, Mirabeau demandera à Danton et La Fayette d’œuvrer pour une transition vers une monarchie constitutionnelle.

Décès[modifier | modifier le code]

La maison où est mort Mirabeau à Paris.
Pleurons la perte de Mirabeau, plat commémoratif de la mort d'Honoré Mirabeau. c.1791. Musée Carnavalet, Paris

Sa mort à Paris, le 2 avril 1791 provoque une grande affliction du peuple. C'est la suite d'une maladie que certains attribuent à un empoisonnement, d'autres à sa vie de débauché. La rue où il meurt (rue de la Chaussée-d'Antin) est rebaptisée « rue Mirabeau ». Le 4 avril, après une cérémonie religieuse dans l'église Saint-Eustache, où Joseph-Antoine Cerutti prononce son oraison funèbre, son corps est transporté en grande pompe au Panthéon et y reste jusqu’au 12 septembre 1794 (26 fructidor an II). Mais la découverte de l’armoire de fer en novembre 1792 révèle qu’il avait pris clandestinement contact avec le roi et sa cour. Espérant être ministre de la monarchie constitutionnelle, il avait prodigué ses conseils et donné des informations. Un comité est chargé d'examiner l'accusation. La Convention décide d'exclure sa dépouille du Panthéon. Elle y est remplacée par celle de Marat. Transportée au dépôt mortuaire du grand cimetière de Saint-Étienne-du-Mont (Sainte-Catherine[18] dans le 5e arrondissement de Paris, très voisin du Panthéon, cimetière désaffecté en 1833), on retira le corps du cercueil de plomb et on l’y inhuma. En 1798, sa sœur procéda à son exhumation et l’inhuma au cimetière de Clamart de manière anonyme[19],[20]. Malgré des recherches entreprises en 1889, ils ne seront pas retrouvés.

Les papiers personnels de la famille Riquetti de Mirabeau et de Honoré-Gabriel de Riquetti, comte de Mirabeau sont conservés aux Archives nationales sous la cote 119AP[21].

Œuvres de Mirabeau[modifier | modifier le code]

Discours[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Mirabeau (Vaucluse) : buste de Mirabeau dans le village (été 2006)
  • Essai sur le despotisme, publié anonymement - 1775 Londres, [lire en ligne] ;
  • Lettres originales de Mirabeau, écrites du donjon de Vincennes, pendant les années 1777, 1778, 1779 et 1780, contenant tous les détails sur sa vie privée, ses malheurs et ses amours avec Sophie Ruffei, marquise de Monnier, recueillies par Pierre Louis Manuel. (Ce sont les célèbres Lettres à Sophie)
  • Des lettres de cachet et des prisons d'État, 1780, [lire en ligne]
  • Errotika Biblion, Abstrusum excudit, Rome (pour Paris), 1783 [réédition critique par Jean-Pierre Dubost sous le titre Erotika Biblion, Honoré Champion, Paris, 2009]
  • Ma Conversion, Paris, 1783 [réédité notamment sous le titre Le Libertin de qualité ; repris dans Romanciers libertins du XVIIIe siècle, Tome II, Bibliothèque de la Pléiade, Paris 2005]
  • Considérations sur l’ordre de Cincinnatus, ou Imitation d’un pamphlet anglo-américain, suivies… d’une Lettre… du général Washington… et d’une Lettre de feu M. Turgot,… au Dr Price sur les législations américaines, Londres, 1784, [lire en ligne]
  • Lettres à M. Lecoulteux de la Noraye sur la Banque de Saint-Charles et la Caisse d'escompte, Paris 1785
  • Sur les actions de la Compagnie des eaux, Paris, 1785
  • Le Rideau levé ou l’éducation de Laure, 1786, [L'attribution traditionnelle ce cet ouvrage à Mirabeau est fortement contestée par Jean-Pierre Dubost [22]] [lire en ligne]
  • Sur Moses Mendelssohn, sur la réforme politique des juifs et en particulier sur la Révolution tentée en leur faveur en 1753 dans la Grande-Bretagne, Londres, 1787, [lire en ligne]
  • De la monarchie prussienne sous Frédéric le Grand, vol. 1, Londres,‎ 1788
  • Arlequin réformateur dans la cuisine des moines, ou Plan pour réprimer la gloutonnerie monacale, 1789, Rome (pour Paris), [lire en ligne]
  • Élégies de Tibulle, suivies des Baisers de Jean Second - 2 Volumes - Traduction de Mirabeau - Paris, 1798
  • Chefs-d'œuvre oratoires de Mirabeau, précédé d'une notice biographique, tome Premier, éd. Collin de Plancy, 1822
  • L’œuvre érotique du comte de Mirabeau, (inclut Erotika Biblion, Ma Conversion, Hic et hec [paternité contestée, cf. note 22], Le Rideau levé, ou l’éducation de Laure [paternité contestée, cf. note 22], Le chien après les moines, Le degré desâges du plaisir) introduction, essai bibliographique et notes de Guillaume Apollinaire, Bibliothèque des curieux, Paris, 1921 [lire en ligne] ;

Condamnations[modifier | modifier le code]

D'abord emprisonné en 1774 au Château d'If[6], il est assigné à résidence au Fort de Joux en mars 1775, s'enfuit[23], mais il est de nouveau emprisonné de 1777 à 1780 au Château de Vincennes. Il est définitivement libéré en 1780[7].

Références[modifier | modifier le code]

L'écrivain Alexandre Dumas (père) met en scène Mirabeau dans plusieurs de ses romans historiques ayant trait à la période révolutionnaire, dans la "série" romanesque intitulée Mémoires d'un médecin.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason de la famille Mirabeau

D’azur, à la bande d’or, accompagnée en chef d’une demi fleur de lis d’argent, défaillante à dextre et florencée du même, et en pointe de trois roses du dernier

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emilie de Covet de Marignane
  2. a et b Loménie 1889, p. 2.
  3. Victor Hugo, « Étude sur Mirabeau », 1834
  4. Guy Chaussinand-Nogaret, Mirabeau, Éditions du Seuil, Paris, 1982, p. 34.
  5. André Lebois, « Comment parlait Mirabeau », dans Les Mirabeau et leur temps. Actes du Colloque d'Aix-en-Provence. 17 et 18 décembre 1966, Société des études robespierristes, Paris, 1966, p. 125.
  6. a et b « Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau », sur Britannica.com (consulté le 26 mars 2012)
  7. a, b et c Gustave Lanson, « Histoire de la Littérature Française », dans La Littérature pendant la révolution et l'Empire, Hachette, 1951, p. 862-4.
  8. Loménie 1889, p. 3.
  9. Chartier 2004, p. 17
  10. a, b, c, d, e et f Mirabeau et l'armoire de fer : Les Grandes Énigmes du temps jadis, place des éditeurs, 23 février 2012, 53 pages.
  11. Charles Zorgbibe, Mirabeau, éditions de Fallois, 2008, 524 pages, p. 87.
  12. Chartier 2004, p. 36-37
  13. Il s'associe avec Étienne Mejan à la rédaction de son journal, le Courier de Provence.
  14. Moniteur Universel, 25 juin 1789, page 48. Mirabeau lui-même en donne dans sa treizième lettre à ses commettants une version presque identique : « Oui, Monsieur, nous avons entendu les intentions qu’on a suggérées au roi, et vous qui ne sauriez être son organe auprès de États généraux, vous qui n’avez ici ni place, ni voix, ni droit de parler, vous n’êtes pas fait pour rappeler son discours. Cependant, pour éviter toute équivoque et tout délai, je vous déclare que si l’on vous a chargé de nous faire sortir d’ici, vous devez demander des ordres pour employer la force, car nous ne quitterons nos places que par la puissance de la baïonnette. »
  15. Assemblée nationale - Séance du 23 juin 1789
  16. Étienne Méjan (préface), Collection complète des travaux de Mirabeau l’aîné à l’Assemblée nationale, t. 1, p. 26
  17. Marcel Dorigny,Les Bières flottantes des négriers, un discours non prononcé par Mirabeau pour l'abolition de la traite des nègres novembre 1789-mars 1790, Saint-Étienne, Presses Universitaires de Saint-Étienne, 1999 ; Jean-Daniel Piquet, «  Mise au point sur Robespierre et les bières flottantes » dans l’Incorruptible. Bulletin des Amis de Robespierre, no 78 -4ème trimestre 2011, 10 p., p. 5-6.
  18. Le cimetière Sainte-Catherine à Paris sur tombes-sepultures.com
  19. Le cimetière de Clamart se trouvait à l'angle des rues du Fer-à-Moulin et des Fossés Saint-Marcel dans le 5e arrondissement de Paris
  20. Le cimetière de Clamart à Paris sur tombes-sepultures.com
  21. Archives nationales
  22. Notice bibliographique dut Mirabeau, p. 1528, Romanciers libertins du XVIIIe siècle, Tome II, Bibliothèque de la Pléiade
  23. Jean-Pierre Dubost, dans Romanciers libertins du XVIIIe siècle, Tome II, Bibliothèque de la Pléiade, p. 1518

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Merilhou, Œuvres de Mirabeau, P. Dupont libraire, Brissot-Thivars libraire, Paris, 1827.
  • Mémoires biographiques, littéraires et politiques de Mirabeau, Paris, 1841.
  • Louis de Loménie, Les Mirabeau. Nouvelles études sur la société française au XVIIIe siècle, t. III, Paris,‎ 1889
  • François-Alphonse Aulard, Les Grands orateurs de la Révolution : Mirabeau, Vergniaud, Danton, Robespierre, Paris : F. Rieder, 1914, 304 p.
  • René de la Croix, duc de Castries, Mirabeau ou l'échec d'un destin, Éd. Fayard, Paris, 1960.
  • Albert Soboul (avant propos d'), Les Mirabeau et leur temps, Société des études roberpierristes, Centre aixois d'études et de recherches sur le XVIIIe siècle, 1968.
  • Claude Manceron et Anne Manceron, Mirabeau, l'homme à la vie brûlée, Paris, Dargaud, 1969.
  • Claude Manceron, Les hommes de la Liberté, Paris, Robert Laffont, 1973-1987 (5 volumes).
  • Pierre Serna, « Sade et Mirabeau devant la Révolution français »], Politix, numéro 6, 1989, p. 75–76, présentation en ligne
  • Paul et Pierrette Girault de Coursac, Le Secret de la Reine : la politique personnelle de Marie-Antoinette pendant la Révolution, F.X. de Guibert, 1996.
  • François Quastana, La pensée politique de Mirabeau (1771-1789). Républicanisme classique et régénération de la monarchie, Aix-en-Provence, PUAM, 2007.
  • (en) Jörn Steigerwald, « Curious Imagination or the Rise of Voyeurism: Mirabeau’s Le rideau levé », dans Modern Language Notes 123, no 4, septembre 2008 (French Issue), p. 924-946.
  • Charles Zorgbibe, Mirabeau, Éditions de Fallois, 519 pages, 2008.
  • Jean-Paul Desprat, Mirabeau, Perrin, 2008.
  • Edna Le May (dir.), Dictionnaire des constituants, 2 vols, tome 2, notice « Mirabeau », Paris, 1991.
  • Marcel Dorigny, Les Bières flottantes des négriers, un discours non prononcé par Mirabeau pour l'abolition de la traite des nègres novembre 1789-mars 1790, Saint-Étienne, Presses Universitaires de Saint-Étienne, 1999
  • Jean-Daniel Piquet, «  Mise au point sur Robespierre et les bières flottantes » dans l’Incorruptible. Bulletin des Amis de Robespierre, no 78 -4ème trimestre 2011, 10 p., p. 5-6.
  • Jean-Luc Chartier, Portalis, père du code civil, Paris, éditions Fayard,‎ 2004

Notices[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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