Nitrate

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Au singulier, nitrate désigne l'ion nitrate et au pluriel, nitrates désigne les sels contenant des ions nitrate (nitrate de sodium, nitrate de potassium, etc.). Ce sont les sels de l'acide nitrique. Les anciens noms des nitrates sont le nitre ou le salpêtre). La formule chimique de l’ion nitrate est NO3.

Vue planaire de la structure de l'ion nitrate.
Vue en 3D de la structure de l'ion nitrate.
Modèle boules et bâtonnets de la structure de l'ion nitrate.
Niveaux de nitrates à la surface des océans[1]

La présence d'un excès de nitrates dans l'eau est un indice de pollution d'origine agricole (engrais), urbaine (dysfonctionnement des réseaux d'assainissement) ou industrielle.

En Europe, une directive ; la directive Nitrates vise à réduire cette pollution. Dans de nombreux pays, les eaux destinées à la consommation humaine doivent respecter des valeurs limites (par exemple 50 mg/L en France et en Europe) pour être qualifiées de potables. L'OMS recommande de ne pas dépasser ce seuil de 50 mg/L[2].

Ne pas confondre nitrates et nitrites NO2 sels de l'acide nitreux, ou résultat de la réduction des nitrates par des bactéries spécifiques.

Les nitrates, comme les phosphates sont de puissants eutrophisants, et en tant que tels considérés comme des polluants de l'environnement au-delà des doses normalement trouvées dans la nature, qui varient selon les types d'habitats naturels.

Certains de leurs effets sur la santé humaine ou d'autres mammifères sont encore discutés et font l'objet de polémiques médiatiques et de débats scientifiques.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Le nitrate de potassium (autrefois appelé salpêtre) est principalement utilisé pour les engrais (apport des éléments potassium et azote), les moteurs de fusées et les feux d'artifice. Il était utilisé dans la fabrication de poudre noire.

Le nitrate de sodium, autrefois appelé salpêtre du Chili pour le distinguer du nitrate de potassium, est utilisé dans la production d'engrais, pour la pyrotechnie, les bombes à fumée, le verre et les émaux, etc.

Le nitrate d'ammonium est essentiellement utilisés comme engrais. Mélangé à un réducteur comme le fioul, il constitue un explosif. Ce composé est stable ; il doit être amorcé ou être mélangé à un autre corps pour exploser. C'est ce qui s'est passé lors de l'accident d'AZF à Toulouse.

Propriétés chimiques[modifier | modifier le code]

L'ion nitrate est la forme de l'azote à son nombre d'oxydation de plus élevé (V). Cet ion est un oxydant assez fort, surtout en milieu acide. Il oxyde par exemple des métaux comme le cuivre et même l'argent qui ne sont pas attaqués par les acides dit "non-oxydants", par exemple l'acide chlorhydrique ou l'acide sulfurique.

Le couple redox mis en jeu est souvent NO3-/NO, plus rarement le couple NO3-/NO2-.

L'ion nitrate est également impliqué dans la nitration des composés organiques. En milieu acide nitrique fumant (acide très concentré), l'ion nitrate se déshydrate en ion NO2+ capable de réagir avec les noyaux aromatiques. La substitution électrophile aromatique qui en résulte produit des produits qui peuvent être explosifs comme le trinitrotoluène.

Avec les alcools, il réagit pour donner des esters nitriques. C'est le cas avec la glycérine, ce qui conduit à la trinitroglycérine, cet explosif puissant largement utilisé, en particulier pour préparer la dynamite.

Pollution de l'eau par les nitrates[modifier | modifier le code]

Nitrates et eutrophisations[modifier | modifier le code]

Un débat scientifique fait rage entre deux grandes théories sur l'eutrophisation : les uns accusant les nitrates, presque exclusivement d'origine agricole, les autres accusant les phosphates, d'origine industrielle, domestique (lessive et détergeant) et agricole (surfertilisation et érosion des sols). La mesure la plus adaptée à une lutte contre l'apparition ou le développement des phénomènes d'eutrophisation des eaux douces stagnantes consiste à réduire autant que possible les apports phosphorés. En mer, et dans les baies, les apports en nitrates doivent également faire l'objet d'une réduction. Comme cela a été bien montré dans les lacs[3] (le lac de Valencia par exemple), les phosphates sont le principal facteur d’eutrophisation des eaux douces sur le long terme. Les nitrates sont la seconde cause importante, et elles interviennent souvent ensemble ; dans les eaux douces, mais aussi dans les eaux saumâtres et salées fermées ou peu renouvelées.

Selon l'Ifremer, au début des années 1900, les taux de nitrates des rivières bretonnes ne devaient pas dépasser 3 à 4 mg/L. Ils ont été multipliés par 10 en moyenne en un siècle. Selon l'Ifremer toujours, les eutrophisations des baies de Saint-Brieuc, du Mont Saint-Michel, de Lannion, Douarnenez ou de la Rade de Brest, constatées depuis la fin du XXe siècle sont typiques des situations de masses d’eau relativement confinées et peu profondes, victimes d’apports récents de nitrates. La biomasse estivale y croît après les apports de nitrate du printemps. Lorsque ces apports diminuent en été, le taux de nitrates dans les ulves diminue également, au point de bloquer la croissance estivale de ces algues alors que le taux de phosphore reste presque stable.

Les modélisations mathématiques de l'Ifremer[4] indiquent que la diminution des apports de nitrate agricole est le seul moyen de limiter les pullulations d'ulves au printemps (les taux de nitrates des rivières devant au moins être divisés par quatre, pour passer de 40 mg/L à moins de 10 mg/L), ce qui devrait être possible par des pratiques agricoles adaptées, incluant les réseaux de bandes enherbées protégeant les cours d’eau. Paradoxalement, une brutale carence en azote d'un milieu aquatique antérieurement eutrophe ou dystrophe peut mener dans un premier temps à des efflorescences de cyanobactéries (ou algues bleues) capables d'assimiler directement l'azote de l'atmosphère et de vivre en condition anaérobie.

Cette approche centrée sur la lutte contre l'azote est contestée par d'autres scientifiques, notamment Guy Barroin de l'INRA[5]. Ce dernier explique que réduire la concentration d'azote pour supprimer les marées vertes est voué à l'échec :

  • La concentration à atteindre pour bloquer le développement des algues serait inférieur au taux « naturel » de nitrate, et donc impossible à atteindre, les marées vertes ne disparaîtraient pas.
  • Si la concentration en nitrates baisse et mais que le milieu reste riche en phosphore, le rapport N/P risque de passer en dessous de 7[6], ce qui provoquera un basculement des populations algales et microalgals en faveurs des cyanobactéries : elles ne dépendent pas des nitrates grâce à leur capacité à fixer l'azote gazeux. Les cyanobactéries survivent à l'anoxie et sont toxiques pour de nombreux organismes vivants.
  • Certains hydrosystèmes (écosystème récepteur + bassin versant) de grande taille et fortement anthropisés sont lourdement chargés en phosphore et il sera très difficile de les épurer à court terme.

Les dépenses additionnelles des ménages générées par ces pollutions liées aux excédents d’azote et de pesticides d’origine agricole se situeraient au minimum dans une fourchette comprise entre 1 005 et 1 525 millions d’euros, dont 640 à 1 140 millions d’euros répercutés sur la facture d’eau, représentant entre 7 et 12 % de cette facture en moyenne nationale[7]. Un rapport de la Cour des comptes publié en 2010 notait qu'en Bavière et au Danemark des actions préventives ont significativement réduit (- 30 %) les consommations d'azote et de pesticides. Les mesures d'aménagement et de compensation des pratiques agricoles sont en général moins couteuses que le retraitement : retraiter l'eau d'un hectare cultivé autour d'un point de captage coute entre 800 à 2 400 euros par an. Or, un agriculteur fait une marge brute d'environ 1 000 euro par hab/an pour une culture de céréales[8], il est donc possible de compenser la totalité de sa perte économique en réduisant le cout de production de l'eau potable. En France, la mise en place de ces mesures compensatoires pour inciter les agriculteurs à modifier leur assolement (plantation pérenne, réduction des intrants) ou leur pratique ne sont pas économiquement intéressantes ou à trop court terme pour permettre une amélioration réelle et durable des points de captages. Le problème est économique : les fournisseurs d'eau peuvent facilement reporter le surcoût du retraitement sur leurs clients, les agriculteurs ne peuvent pas reporter leur perte de rendement ou de production sur le prix de leur produits. Le boisement est la solution idéale, mais elle se heurte des problèmes juridiques : si l'agriculteur n'est pas propriétaire, il n'a pas intérêt à boiser car il perdra son fermage. Si le terrain possède un DPU, il sera aussi perdu, ce qui réduira les revenus de l'agriculteur.

Bien que la forêt soit réputée absorber efficacement les nitrates (alors que la coupe rase peut être suivie d'un relargage), une étude faite de la « Forêt expérimentale de Fernow » (Virginie-Occidentale) a montré que dans une forêt centrale feuillue tempérée, les flux de NO3- dans l'eau interstitielle du sol (la « solution du sol ») peuvent fortement varier selon la capacité des bassins-versants à absorber les nitrates et à dénitrifier l'eau[9]. La variation temporelle du taux de NO3-peut être influencée par l'hétérogénéité spatiale des processus à l'œuvre dans les bassins versants et ils varient au fil du temps en réponse à la disponibilité en azote[9].

Nitrates dans les pluies[modifier | modifier le code]

Les pluies peuvent aussi être contaminées par des nitrates, à partir d'épandages agricoles et plus localement (mais avec une teneur parfois importante) par des nitrates d'origines industrielle ou automobiles (circulation / pollution photochimique). Des taux atteignant 5 mg/l ont été signalés dans certaines zones industrielles dès la fin des années 1980[10].

Les apports de nitrate par les pluies varient beaucoup selon les régions, la foudre peut augmenter la teneur en nitrate des précipitations[11].

Ainsi, en zone tropicale forestières, ou dans la savane[12],[13], les taux sont habituellement très faible (quelques traces seulement en Guyane ou dans le bassin du Congo par exemple) mais à proximité des zones touchées par des feux de brousse, le taux de nitrate peut être un peu plus élevé dans les premières pluies suivant les feux[14].

En France, les retombées moyennes annuelles de nitrates dans la pluie étaient de 33 mg/m²/an en Haute-Vienne en 1991, mais de 640 mg/m²/an dans le Bas-Rhin en 1995[15].

En bordure de mer, dans le bassin d'Arcachon victime de proliférations d'algues, les pluies étaient au milieu des années 1990[16] responsables de 9% des apports allochtones d'azote (c'est peu par rapport aux plus de 90% provenant des cours d'eau mais beaucoup par rapport à moins de 1% pour la « nappe du Sable des Landes »).

Selon une étude publiée en 2007, l'eau des citernes récupérant l'eau de pluie en Wallonie contenait de 2,0 à 5,3 mg/L de nitrate, mais ce taux peut ne pas refléter celui de la pluie (et 0,03 à 0,9 mg/L pour l'ion ammonium)[17].

Ecotoxicité[modifier | modifier le code]

Toxicité pour les amphibiens[modifier | modifier le code]

Les nitrates sont toxiques pour les larves (aquatiques) et les adultes (plus ou moins terrestres) d'amphibiens[18]. Ils le sont à faible dose pour les larves : Les concentrations requises pour tuer 50 % de têtards de certaines espèces nord-américaines sont très faibles : de 13 à 40 mg/L[19]. Une exposition à des concentrations aussi faibles que mg/L a chez certaines espèces des effets chroniques : nage réduite, malformations au cours du développement[19] .

Cette écotoxicité (aiguë et/ou chronique) a commencé à être mise en évidence dans les années 1990[20]. En France, des espèces comme Rana temporaria ou Bufo bufo sont susceptible d'y être directement exposées car vivant souvent à proximité de zones cultivées[21]. Une étude publiée en 1999 a montré que la pollution par les nitrate était déjà très généralisée dans les grandes régions agricoles des pays industrialisés : 20 % environ des bassins des états et des provinces bordant les Grands Lacs présentaient des teneurs en nitrates dépassant les doses causant des anomalies du développement et d'autres effets sublétaux chez les amphibiens.

De faibles concentrations (de 25 à 150 ppm) ont chez certaines espèces d'amphibiens des effets chroniques : nage réduite, malformations au cours du développement ont été suspectés et pour certains expérimentalement confirmés[22],[23]. Les nitrates ralentissent le développement des larves [24] de Rana pipiens. Sans effets seules, les nitrates mitige l'effet de l'atrazine : les Xenopus laevis adulte est plus exposé à de l'eau contaminé au stade têtard sont plus grande ou plus petite selon la dose de nitrate ajouté à l'atrazine, avec un effet antagoniste de la dose[25]. Les têtards exposés à des fortes doses de nitrates (au moins 50mg/L) ont une mortalité plus élevés et une activité perturbée[26].

Controverses et incertitudes quant à la toxicité des nitrates pour l'Homme[modifier | modifier le code]

Diverses études ont suggéré ou démontré d'une part des effets négatifs pour la santé au-delà d'une certaine dose (toxicité aigue) ou en cas de vulnérabilités du patient, et d'autres des effets positifs de nitrates inorganiques. Il n'y a pas de consensus sur d'éventuels effets (chez l'Homme) d'une exposition chronique à de faibles doses.

Il n'y a pas encore de consensus scientifique, car

  • les nitrates peuvent être transformés en nitrites et inversement.
  • ils pourraient à la fois avoir des effets positifs et négatifs, selon leur forme, leur quantité, l'âge du patient, l'heure à laquelle ils sont absorbés, etc.
  • la puissance statistique de nombreuses études, et leurs odds ratio sont souvent modestes, les auteurs précisant souvent que leurs résultats doivent être utilisés avec précaution et que des recherches plus poussées sont nécessaires.
  • de nombreuses limites méthodologiques et biais d'interprétation réduisent la portée des travaux rétrospectifs[27] :
  • reconstruire rétrospectivement l'exposition réelle d'un patient durant sa vie est compliqué car il n'existe pas de données individuelles pour la consommation d'eau en tant que boisson et les apports alimentaires ;
  • l'exposition humaine est souvent faible et inhomogène, L'eau, les aliments et même l'air inhalé peuvent être source de nitrates, et l'effet biologique mesuré pourrait aussi être faible ;
  • les évaluations de présence ou d'effets d'autres polluants éventuellement synergiquement présents et susceptibles d'être associés aux nitrates (ex : pesticides) ou de molécules susceptibles d'avoir un effet antidote (ex : vitamines et antioxydants dans les fruits et légumes) sont souvent absentes des études ;
  • Les résultats des études sont parfois contradictoires : pour l'hyperthyroïdisme, certaines études montrent que les nitrates interagissent en effet avec la thyroïde (cause d'hypertrophie thyroïdienne[28], d'autres au contraire les innocentent[29] pour la même pathologie, les accusant au contraire d'augmenter le risque de cancer et de d'hypothyroïdisme.

Au vu des limites des études disponibles ; comme pour d'autres travaux d'épidémiologie rétrospective basés sur des résultats à faible odds ratio, il reste difficile d'être catégorique.

Certains effets semblent négatifs pour la santé humaine[modifier | modifier le code]

La présence de nitrate à « haute concentration (>10 mg Nl−1) » dans l'eau de boisson :

  • augmente légèrement le risque de plusieurs types de cancer, car ils sont une source endogène de nitrites et de réactions subséquentes de nitrosation produisant des composés « N-nitroso » connus pour être très cancérigènes[30],[31],[32],[33] et pouvant agir systémiquement (chez l'homme et chez plusieurs espèces utilisées comme modèle animal[34]:
  • Les nitrates sont aussi des perturbateurs endocriniens :
    • Ils perturbent le fonctionnement de la thyroïde en tant qu'anions antagonistes de l'iode nécessaire au bon fonctionnement du système thyroïdien[45] et auraient un effet «goitrogènes»[45] quand ils sont associés à un faible apport d'iode[46]: les nitrates perturbent l'absorption de l'iode dans l'intestin et au niveau de la thyroïde à cause de leur charge électrique négative (le corps humain absorbe ou excrète les ions en fonction de leur charge). Pour autant cet effet théorique[47] n'est pas toujours confirmé par des études épidémiologiques ou des études sur témoins[48] et semble lié à des doses de nitrate très supérieures aux normes de portabilité[49]. Chez les populations fortement carencées en iode l'effet semble nul[50]. L'effet des nitrates peut s'additionner aux thiocyanates et aux perchlorates[51].
      Un lien semble exister avec le risque de goître[52] et hypertrophie de la thyroïde[53].

Certains effets semblent positifs pour la santé humaine[modifier | modifier le code]

Ils portent sur le système cardiovasculaires :

  • Chez le jeune adulte en bonne santé, une courte supplémentation en nitrate alimentaire (NO3- ajouté à l'alimentation normale durant quelques jours) réduit la pression artérielle au repos, mais altère la réponse physiologique à l'exercice[54].
  • Des adultes de 40 ans en mauvaise santé cardiovasculaire (présentant au moins trois facteurs de risques cardio-vasculaire parmi l'hypertension artérielle, l'obésité, l'hyperlipidémie, le tabagisme, la sédentarité, des antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire ou de diabète, ont été soumis à une prise biquotidienne durant 30 jours de vitamine C (baies d'aubépine) et d'un aliments riche en nitrate (betterave rouge) favorisant la formation d'oxyde nitrique (NO) au niveau de l'endothélium. Ce traitement s'est traduit par une activité nitrite réductase, une élévation significative du nitrite(P <.01) et du nitrate (P <.0001) dans le plasma et une réduction statistiquement significative des triglycérides chez les patients qui présentaient des taux élevés de ces sucres.
  • Chez les personnes âgées, une étude (2010) a conclu qu'une alimentation riche en nitrates (inorganiques), comme dans le régime méditerranéen, augmente l'afflux sanguin dans le lobe frontal du cerveau chez des personnes âgées (74.7±6.9 ans), spécialement dans la zone située entre le cortex préfrontal dorsolatéral et le cortex antérieur cingulaire[55].
    De 2010 à 2013, d'autres études ont montré qu'il existait chez l'homme une voie dite « nitrate-nitrite-nitric oxide (NO) » qui a des effets vasculaires bénéfiques (dont réduction de la pression artérielle, inhibition de l'agrégation plaquettaire, préservation ou amélioration de la dysfonction endothéliale, amélioration de la performance physique chez les sujets sains et chez des patients atteints de maladie artérielle périphérique[56]. Des études pré-cliniques utilisant certains nitrates ou du nitrites évoquent une possible protection contre des lésions d'ischémie-reperfusion cardiaques (qui apparaissent après l'infarctus lors de la réoxygénation du tissu cardiaque, et une réduction de la rigidité artérielle, de certaines inflammations et de l'épaisseur de l'intima[56]. Après une supplémentation de l'alimentation par des nitrates durant 3 jour chez des adultes âgés en bonne santé, un test de capacité fonctionnelle (6 min de marche sur tapis roulant) montre une augmentation du taux de nitrites dans le plasma, une diminution de la pression artérielle au repos, une faible amélioration métabolique du muscle à l'exercice, sans changement des concentrations de métabolites dans le cerveau, ni de changement des fonctions cognitives[54]. Cependant des preuves épidémiologiques montrant que ces effets positifs l'emportent sur de plausibles effets négatifs sont encore à trouver[56]. Certaines études concluent à une réduction du risque cardiovasculaire chez les personnes qui ont des régimes riches en légumes considérés comme sources importantes et naturelles de nitrate (comme un régime méditerranéen), mais d'autres études suggéré que les associations positives sont modestes et évoquent aussi un risque accru de cancer lié aux « nitrates alimentaires », lien qui reste également à démontrer[56]. Des interactions complexes existent avec d'autres nutriments, dont la vitamine C, les polyphénols et les acides gras qui peuvent renforcer ou inhiber les effets positifs ou négatifs des nitrates[56].

Un taux élevé de nitriate dans le plasma sanguin n'a pas été corrélé avec un risque accru de cancer de la prostate. Un éventuel effet protecteur du nitrate sur des formes agressives de cancer de la prostate est évoqué, mais requiert confirmation[57] selon les auteurs qui restent prudents.

En 1996, une bibliographie écrite par le professeur de médecine Jean L'Hirondel et coll[58], vivement critiquée par l'association Eau et rivières de Bretagne, tente de faire un résumé des effets bénéfiques supposés des nitrates.

  • Effet anti-infectieux : La sécrétion par les glandes salivaires et de la transformation des nitrates salivaires en nitrites permettrait d'utiliser la propriété bactéricide des nitrites, en milieu acide. Celle-ci est connue depuis longtemps dans le secteur agro-alimentaire pour la conservation des aliments et en particulier de celle de la viande. L'effet antibactérien des nitrites acidifiés est vérifié artificiellement pour différentes entérobactéries : salmonelle, escherichia coli, shigella.
  • Effet sur la tension artérielle et pathologies cardio-vasculaires : L'augmentation des taux sanguins de s-nitrosothiols les apports alimentaires en nitrates principalement constitués des ingestions de légumes et d'eau de boisson pourraient exercer une influence sur les fonctions de l'organisme dépendant du monoxyde d'azote. C'est de cette manière que les nitrates de la nourriture solide et de l'eau de boisson pourraient réduire chez l'homme le risque de pathologie vasculaire cérébrale et d'hypertension artérielle (Bockman et coll., 1997).
  • Effet sur les cancers gastriques : L'hypothèse de L'hirondel est que les nitrates de l'eau de l'alimentation pourraient jouer un rôle anticarcinogénique. Des travaux complémentaires sont nécessaires pour confirmer ou infirmer cette hypothèse.
  • Autres : Lors de la synthèse chimique intragastrique du monoxyde d'azote, les apports alimentaires en nitrates joueraient un rôle bénéfique en relaxant la musculature lisse de l'estomac et en protégeant sa muqueuse.

Vers une remise en question des normes pour l'eau potable ?[modifier | modifier le code]

Plusieurs auteurs suggèrent que les normes pour l'eau potable devraient être revues. Un article de la revue La Recherche[59], extrait d'un ouvrage publié sous la direction de Marian Apfelbaum, professeur de nutrition à la faculté de médecine Xavier-Bichat (Paris)[60] estime que « la norme qui fixe le seuil acceptable de nitrates dans l’eau de boisson est […] le fruit d’une expertise réalisée dans les années 1960, que les nouveaux éléments scientifiques ont démentie ». L'auteur y estime que « La consommation du nitrate est totalement inoffensive chez l’homme » (aux doses habituellement présentes dans l'eau du robinet).

Cependant, les enjeux de cette norme dépassent largement les seules questions de santé publique, car la norme et la directive nitrate en Europe protègent aussi les eaux de surface de l'eutrophisation et de la dystrophisation (qui peuvent avoir d'autres conséquences, négatives, pour la santé humaine, par exemple lors des situations d'anoxie (favorables à de nombreux microbes indésirables) et parce que les nitrates favorisent aussi l'érosion de la biodiversité et des pullulations de planctons sécrétant des toxines). La qualité des eaux de surface et celle des nappes qui alimentent de nombreuses sources.

Recommandations (2013) pour l'alimentation[modifier | modifier le code]

  • En 2013, sur la base des données scientifiques actuellement disponibles en 2012, une équipe de chercheurs a produit un tableau dit « Veg-Table » basé sur le principe d'« unités de nitrate » (une unité = 1 mmol de nitrate ou 62 mg)[56]. Il vise à fournir des conseils simples pour que l'apport de nitrates alimentaire à partir de différents légumes soit suffisante pour tirer profit, mais pas trop important pour minimiser les risques d'effets secondaires possibles[56]. Les auteurs concluent néanmoins que des incertitudes persistent sur les effets à long terme des nitrate alimentaires, qui ne pourront être levées que par des recherches plus approfondies[56].
  • L'heure d'ingestion du supplément en nitrate (jus de betterave rouge par ex) pourrait aussi avoir une importance. Pris au petit déjeuner, il modifie le taux de nitrite et de nitrates pour la journée[61]

Les nitrates et le Droit[modifier | modifier le code]

La directive Nitrates en Europe impose un certain nombre d'actions, de zonages (zones vulnérables) et de suivi.

En novembre 2009, la Commission européenne a mis en demeure la France (qui doit payer des amendes), en raison de la faiblesse de ses programmes d’action pris en vertu de la directive pour protéger les eaux des nitrates, jugés trop disparates entre les départements. Le 19 octobre 2011, la Cour de justice européenne a confirmé sa condamnation de la France avec astreinte de plus de 57 millions d'euros, s'ajoutant aux 20 millions d'euros d’amende déjà versés pour non-respect de la réglementation sur la Pêche et à d'autres amendes pour non-respect de la législation européenne (253,5 millions d'euros étaient pour cela provisionnés dans le compte général de l’État pour 2010[62]). L'azote est aussi impliquée dans le non-respect de la directive sur la qualité de l'air, avec un autre risque de condamnation de la France (non-respect des valeurs limites des particules et du dioxyde d’azote)[62].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. World Ocean Atlas
  2. Recommandations de l'OMS
  3. Vollenweider R.A., 1968, Les bases scientifiques de l’eutrophisation des lacs et des eaux courantes sous l’aspect particulier du phosphore et de l’azote comme facteurs d’eutrophisation. Paris, OCDE, Rapport technique DAS/CIS 68-27, 250 p.
  4. http://www.ifremer.fr/docelec/doc/2003/rapport-143.pdf Rapport Les « marées vertes » en Bretagne, La responsabilité du nitrate ; Rapport interne (Archives publiques d’Ifremer (juin 2003)
  5. Gestion des risques. Santé et environnement : le cas des nitrates Phosphore, azote et prolifération des végétaux aquatiques, Le Courrier de l'environnement, n°48, février 2003
  6. http://ceauqc.com/cyano.html
  7. http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ED52-2.pdf
  8. Prix du blé : les marges brutes devraient tourner autour de 1 000 €/ha, 22 octobre 2012
  9. a et b Frank S. Gilliam, Mary Beth Adams. (2011) Effects of Nitrogen on Temporal and Spatial Patterns of Nitrate in Streams and Soil Solution of a Central Hardwood Forest (Effets de l'azote sur les tendances temporelles et spatiales des taux de nitrates dans les ruisseaux et dans la solution du sol d'un cœur de forêt de feuillus). ISRN Ecology 2011, 1-9 ; En ligne : 2011-01-01
  10. van Duijvenboden W, Matthijsen AJCM (1989) Integrated criteria document nitrate. Bilthoven, National Institute for Public Health and the Environment (RIVM Report No. 758473012)
  11. http://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/nitrate_no3-.php4
  12. Villecourt, P., & Roose, E. (1978). Charge en azote et en éléments minéraux majeurs des eaux de pluie, de pluviolessivage et de drainage dans la savane de Lamto (Côte d’Ivoire). Revue d’Ecologie et de Biologie du Sol, 15(1), 1-20.([1], voit tableau 1 p3/20)
  13. Mathieu, P., & Monnet, C. (1971). http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/cahiers/geologie/20690.pdf Physico-chimie des eaux de pluie en savane et sous forêt en milieu tropical]. Cah. Orstom, sér. Géol. III, 9-30. (PDF, 22pp)
  14. Mewouo, Y. C. M., Ngoupayou, J. N., Yemefack, M., & Agoumé, V. (2009). Physico-chimie des pluies du sud Cameroun forestier. Tropicultura, 27(4), 239-245 (résumé)
  15. La qualité de l'eau et assainissement en France : Rapport de l'OPECST n° 2152 (2002-2003) de M. Gérard MIQUEL, fait au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques ([PDF]), déposé le 18 mars 2003, Voir Annexe 69 - Les membranes et l'eau potable, consulté 2011/02/27
  16. selon un suivi hydrologique fait de novembre 95 à octobre 96 dans le cadre de la thèse de Rimmelin Peggy (sous la direction de Dumon Jean-Claude), Etude des apports allochtones d'azote inorganique dissous parvenant à un système lagunaire : le Bassin d'Arcachon = Study of allochtonous dissolved inorganic nitrogen inputs into a coastal lagoon : the Arcachon Lagoon, France ; soutenue en 1998 [Note(s) : [200 p.]] (bibl.: 200 ref.) (résumé avec INIST-CNRS)
  17. François Rosillon, Paul Vander Borght et Jean Országh (2007), Sondage relatif à la qualité des eaux de pluie stockées en citerne à usage domestique en Wallonie (Belgique) Survey relating to the quality of rainwater stored in cistern for domestic use in Wallonia (Belgium)  ; Eur. j. water qual. Vol.38, N°2, 2007 Page(s) 169 - 180 ; DOI:http://dx.doi.org/10.1051/wqual/2007006
  18. Rouse, J. D., Bishop, C. A., & Struger, J. (1999). Nitrogen pollution: an assessment of its threat to amphibian survival. Environmental Health Perspectives, 107(10), 799
  19. a et b La pollution par les nitrates : une menace invisible qui pèse sur les populations d'amphibiens – Service canadien de la faune, Région de l'Ontario ; Environnement Canada
  20. SJ Hecnar (1995), Acute and chronic toxicity of ammonium nitrate fertilizer to amphibians from southern Ontario ; - Environmental toxicology and chemistry, Wiley Online Library
  21. Oldham, R. S., Latham, D. M., Hilton-Brown, D., Towns, M., Cooke, A. S., & Burn, A. (1997). The effect of ammonium nitrate fertiliser on frog (Rana temporaria) survival. Agriculture, ecosystems & environment, 61(1), 69-74.
  22. Schuytema, G. S., & Nebeker, A. V. (1999). Comparative toxicity of ammonium and nitrate compounds to Pacific treefrog and African clawed frog tadpoles. Environmental Toxicology and Chemistry, 18(10), 2251-2257
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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]