Basilique Saint-Denis

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Basilique Saint-Denis
Image illustrative de l'article Basilique Saint-Denis
Présentation
Nom local Basilique de Saint-Denis
Culte Catholique romain
Type Abbatiale puis Cathédrale
Rattachement Diocèse de Saint-Denis (siège)
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1862, 1926)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Commune Saint-Denis
Coordonnées 48° 56′ 08″ N 2° 21′ 35″ E / 48.935556, 2.359722 ()48° 56′ 08″ Nord 2° 21′ 35″ Est / 48.935556, 2.359722 ()  

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Basilique Saint-Denis

La basilique de Saint-Denis est une église de style gothique située au centre de la ville de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, à 5 kilomètres au nord de Paris. Fondée en tant qu'abbatiale, elle a aussi le statut de cathédrale du diocèse de Saint-Denis depuis 1966.

L'ancienne abbaye royale de Saint-Denis est associée à l'histoire du monde franc. L'église abbatiale a été dénommée « basilique » dès l'époque mérovingienne. L'église s'élève sur l'emplacement d'un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de saint Denis martyrisé vers 250. Le transept de l'église abbatiale, d'une ampleur exceptionnelle, fut destiné à accueillir les tombeaux royaux. Elle fut ainsi la nécropole des rois de France depuis les Robertiens et Capétiens directs, même si plusieurs rois mérovingiens puis carolingiens avaient choisi avant eux d'y reposer.

La basilique Saint-Denis fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[1]. Le jardin qui l'entoure fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

La basilique est desservie à 400 m par la ligne de métro (M)(13) à la station Basilique de Saint-Denis et par le tramway (T)(1).

Histoire de la Basilique[modifier | modifier le code]

Une église et une nécropole contemporaine de la christianisation de la Gaule[modifier | modifier le code]

Dès le Bas-Empire, un cimetière gallo-romain est attesté sur le site de Saint-Denis. Au IVe siècle, un mausolée fut élevé à l'emplacement du maître-autel actuel et fit déjà l'objet d'un culte. Puis, vers 475[2], sainte Geneviève acheta les terres alentour et fit construire une église.

Une nécropole royale parmi d'autres sous les Mérovingiens et les Carolingiens[modifier | modifier le code]

L'église sous les Mérovingiens[modifier | modifier le code]

La décapitation de Saint Denis, au tympan du portail nord de la basilique

Un premier agrandissement du mausolée est attesté par une prolongation de 11 mètres plus à l’ouest. Alors que Michel Fleury le situait entre 540 et 550, soit sous le règne de Childebert Ier, Patrick Périn l’a récemment estimé aux années 451-459, proposant d’y reconnaître l’église de sainte Geneviève.

De fait, le lieu avait un grand prestige comme en témoigne la découverte en 1959 du sarcophage de la reine Arégonde, épouse de Clotaire Ier et bru de Clovis, morte entre 573 et 579, première personne royale qui y fut inhumée[3].

L'église fut agrandie une seconde fois sous Dagobert Ier qui y fit placer vers l'an 630, les corps de saint Denis (premier évêque de Paris) et ses deux compagnons, le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère.

Dagobert Ier fut le premier roi des Francs à être inhumé en l'église de Saint-Denis. Sous les Mérovingiens et les Carolingiens, cette nécropole royale partagea ce privilège avec d'autres églises. Vers 650, furent créés le monastère et une série de sanctuaires secondaires dédiés à saint Barthélemy, saint Paul et saint Pierre.

L'église sous la dynastie des Carolingiens[modifier | modifier le code]

Donation de Pépin le Bref à l'abbaye de Saint-Denis en 768

Les liens privilégiés que l’abbaye de Saint Denis entretenait avec la royauté mérovingienne se renforcent sous les Carolingiens.

  • En 741, les funérailles de Charles Martel inaugura une deuxième série d’inhumations royales dans la basilique.
  • Vers 750, un nouveau sanctuaire fut entrepris vers 750 par Pépin le Bref. L’abbé Fulrad, en tant que représentant de Pépin le Bref, avait effectué plusieurs voyages à Rome d’où il tira son inspiration pour reconstruire Saint-Denis. La consécration eut lieu en présence de Charlemagne le 24 février 775. Cette nouvelle église, de plan basilical à trois nefs comprenait un transept faiblement débordant et ouvrant à l’Est sur une abside semi-circulaire. La nef présentait deux files de colonnes, neuf travées et mesurait intérieurement 20,70 mètres de large. Certains fûts de colonnes torsadées ont été prélevés dans des monuments antiques d’Italie, notamment plusieurs fragments de marbre de Synnada (Turquie). Sous l’abside, une crypte annulaire, bâtie à la manière de celles de Rome, permettait aux pèlerins d’accéder à une confession dans laquelle devaient être exposées les reliques de saint Denis et de ses deux compagnons, saint Rustique, l’archiprêtre, et saint Eleuthère, l’archidiacre. On peut encore voir dans la crypte actuelle les vestiges de ce corridor qui longeait l’intérieur de l’abside.
  • Vers 800, furent aménagés un baptistère dédié à St-Jean Baptiste ou St-Jean-le-Rond, une chapelle dédiée à la Vierge en 832 qui fut le caveau royal au XIXe siècle.
  • En 832, l’abbé Hilduin agrandit la crypte vers l’Est. Il fit édifier une chapelle à trois vaisseaux dédiée à la Sainte Vierge, à saint Jean et à tous les saints. Les murs de la partie centrale conservaient les reliques de la Passion et étaient décorés de pierres dorées. Il y avait aussi un puits aux eaux réputées curatives.
  • En 858, le monastère de Saint-Denis qui subit plusieurs rapines de la part des Vikings qui assiégeaient Paris. Le Vendredi Saint 3 avril 858, deux bandes normandes partirent de Jeufosse à cheval en se dirigeant, l'une vers l'abbaye de Saint-Denis, l'autre vers l'abbaye de Saint-Germain-des-Près, pour capturer leurs abbés et demander une forte rançon. A Saint-Denis, plusieurs hommes d'Église furent enlevés dont l'abbé et son demi-frère Gauzlin (834-886), évêque de Paris[4]. De façon générale, le IXe siècle fut marqué par de nombreux troubles causés par les raids des Vikings remontant par la Seine jusqu'à Paris et ses alentours.
  • En 867, l'implication dans la vie politique et le prestige des abbés fut tel que Charles II le Chauve s’appropria le titre d’abbé de Saint-Denis[Note 1].
  • En 869, Charles II le Chauve devant la menace des invasions des Vikings fortifia le monastère.

La reconstruction de la nécropole royale des Capétiens[modifier | modifier le code]

La chapelle de la Vierge et ses baies jumelles à vitraux.

L'église du XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans la première moitié du XIIe siècle, entre 1135 environ et 1144, l'abbé Suger, conseiller des rois Louis VI et de Louis VII, agrandit l'abbatiale en remaniant le narthex d'une façade dotée pour la première fois d'une rose et de trois portails de grandes dimensions. Il modifia aussi le chœur en lui ajoutant des chapelles rayonnantes. L'abbaye bénédictine de Saint-Denis devint un établissement prestigieux et riche, grâce à l'action de Suger, abbé de 1122 à 1151. Ce dernier souhaita rénover la vieille église carolingienne afin de mettre en valeur les reliques de saint Denis dans un nouveau chœur : pour cela, il voulut une élévation importante et des baies qui laissent pénétrer la lumière.

Suger décida donc de la reconstruction de l'église en s'inspirant du nouveau style entraperçu dans la cathédrale Saint-Étienne de Sens. En 1140, il fit édifier un nouveau massif occidental, en s'inspirant des modèles normands de l'âge roman comme l'abbatiale Saint-Étienne de Caen. L'abbaye fut consacrée le , inaugurant le francigenum opus, appelé plus tard l'art gothique. Reprenant le principe du déambulatoire à chapelle rayonnante en le doublant, Suger innova en prenant le parti de juxtaposer les chapelles autrefois isolées en les séparant par un simple contrefort. Chacune des chapelles comporte de vastes baies jumelles munies de vitraux filtrant la lumière. Le voûtement adopte la technique de la croisée d'ogives qui permet de mieux répartir les forces vers les piliers.

C'est à partir du règne de Louis VI que rois de France se rendirent à l'abbaye pour lever l'Oriflamme de Saint-Denis avant de partir en guerre ou en croisade.

L'église du XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La nef de la basilique reconstruite au XIIIe siècle.

Au XIIIe siècle, le besoin d’espace pour la nécropole royale imposa la reprise des travaux de reconstruction là où Suger les avait arrêtés. L’église présentait jusqu’ici une nef carolingienne, vétuste, coincée entre l’avant-corps et le chevet de Suger. Elle n’avait donc été reconstruite au XIIe siècle qu’à ses deux extrémités. On entreprit donc la reconstruction de la nef et d’un vaste transept, ainsi que le rehaussement du chœur de Suger et la reconstruction des deux tours de la façade, dont la flèche Nord qui culminait à 86 mètres de hauteur (elle sera détruite en 1846). De l’église du XIIe siècle, on ne conserva donc que la façade et la partie basse du chevet.

Ces travaux de grande ampleur ont été menés de 1231 à 1281, soit en moins de cinquante ans. la reconstruction fut entreprise grâce à l’association de trois figures d’exception : le jeune roi Louis IX, sa mère Blanche de Castille, régente durant la minorité de Louis et durant sa première croisade, et l'abbé de Saint-Denis, Eudes Clément (1228-1245).

On conserva le déambulatoire de Suger et les chapelles rayonnantes. On détruisit en revanche les parties hautes du chœur de Suger. L’abbé Eudes Clément voulut que le nouveau plan puisse s’ajuster à la hauteur de la façade de Suger, avec un chœur et un transept plus hauts. Du coup, les colonnes de Suger furent enlevées et remplacées par des supports plus lourds composés d’une série de tambours horizontaux avec des fûts en saillie orientés vers l’autel. La croisée du transept, plus large que le chœur, entraîna un évasement de la première travée du chœur vers le transept à l’ouest, aussi bien du côté nord que du côté sud. L’idée du nouvel architecte était de raccorder les constructions conservées de l’église de Suger, abside et narthex, avec le plan plus large du nouvel édifice. La jonction du transept et de la nouvelle nef à l’ancien chevet aboutit d’ailleurs à une astuce de l’architecte : les arcs des arcades s’élèvent au fur et à mesure que l’on se dirige vers l’ouest. En outre, la base du triforium monte aussi dans chaque travée en direction des piliers de la croisée. Les dimensions changent donc graduellement depuis les volumes intimes du chœur de Suger, jusqu’au projet monumental et définitif du transept et de la nef. Ce changement fut accompli avec une grande subtilité pour que la transition ne puisse pas se voir.

Après l’achèvement du grand transept dans les années 1260, le nouveau programme des monuments funéraires royaux visait à faire apparaître la continuité des trois races royales franques. En 1267, Louis IX inaugura le nouvel ensemble sépulcral. La disposition avait été conçue pour illustrer visuellement l’explication des liens entre les trois dynasties royales décrite par un érudit dominicain, proche de la famille royale, Vincent de Beauvais[Note 2]. Vincent affirmait le « retour du royaume des Francs à la race de l’empereur Charlemagne » en la personne de Louis VIII, père de Louis IX, dont le sang carolingien lui avait été transmis par sa mère Isabelle de Hainaut. Les monuments de Philippe Auguste et de Louis VIII situés au centre de l'édifice témoignaient donc de l'union en leur personne des lignages mérovingien et carolingien d'une part (dont les rois avaient leurs tombeaux au sud) et capétien d'autre part (dont les rois avaient leurs tombeaux au nord)[5].

Le transept aux tombeaux royaux faisait ainsi le lien entre le haut chœur où se trouvaient les reliques à l’est, et le chœur des moines à l’ouest où retentissaient quotidiennement les prières au saint patron de la monarchie.

Le , une bulle du pape Nicolas IV, datée d'Orvieto, confirmant elle-même une bulle de Célestin III, accorda aux religieux de Saint-Denis le privilège de n'être soumis à aucune sanction canonique, émanée de qui que ce fût, hormis de leurs abbés, sans une licence spéciale du souverain pontife.

L'église du XIVe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le chœur de la basilique d'après Dom Félibien (dessin d'Eugène Viollet-le-Duc).
  • En 1378, Charles IV, empereur du Saint-Empire romain germanique, s'arrêta à l'abbaye pour se faire présenter les reliques et joyaux du trésor ; celui-ci jouissait auprès des amateurs d'art d'un prestige croissant.
  • En 1568, débutent les travaux de la Rotonde des Valois, chapelle dont la construction fut décidée par Catherine de Médicis et dont la vocation était d'accueillir les sépultures des souverains et prince de la Maison de Valois.
  • En 1576, pendant les guerres de religion, les protestants et les catholiques s'y livrèrent une furieuse bataille, et en 1593, Henri IV y abjura le protestantisme.
  • Le 13 mai 1610, Marie de Médicis y fut couronnée reine de France, le lendemain, le roi Henri IV était assassiné.
  • En 1663, la réforme de l'ordre de Saint-Maur fut imposée à l'abbaye de Saint-Denis par une sentence du Conseil d'État royal rendue le 21 juillet. Dès le mois d'août, les moines de la nouvelle congrégation prirent possession des lieux.
  • En 1665, Colbert demanda à François Mansart de concevoir un projet de chapelle funéraire des Bourbons. Commandée un an avant la mort de l'architecte, cette chapelle ne fut jamais édifiée. Son projet pour la chapelle des Bourbons aurait abouti à l'édification d'une vaste composition à plan central coiffée d'un dôme, à l'extrémité est de la basilique Saint-Denis qui en possédait déjà un, celui de la chapelle inachevée des Valois. Un certain nombre de chapelles à dôme, pour abriter les tombeaux, se seraient groupées autour de cet espace central circulaire qui devait être recouvert d'un dôme tronqué complexe, éclairé à l'intérieur par des fenêtres invisibles. Jules Hardouin-Mansart qui fut formé tout jeune par son grand-oncle, s'inspira souvent des dessins de celui-ci. En particulier, le plan de Hardouin pour la chapelle à dôme des Invalides doit beaucoup au projet non exécuté de Mansart pour une chapelle des Bourbons à la basilique Saint-Denis.
  • En 1691, Louis XIV supprima le titre d'abbé. À partir de cette époque, les supérieurs de l'abbaye prirent le titre de grands prieurs. Les revenus de l'abbaye furent confiés au profit de la maison d'éducation de Saint-Cyr.
  • En 1698, Dom Arnoult de Loo, grand prieur de 1696 à 1702 et de 1708 à 1711, s'adressa à Robert de Cotte, pour dresser les plans de nouveaux bâtiments conventuels. Ce projet, qui entraîna la destruction de tous les bâtiments anciens, à l'exception de la porte de Suger et de l'enceinte Ouest, fut approuvé par le chapitre général de la congrégation. Le plan publié en 1727 par Mariette présentait un grand quadrilatère se développant autour d'un cloître, avec deux ailes en retour au Sud. Dans les angles formés par ces ailes, l'architecte plaça, comme Jules Hardouin-Mansart aux Invalides, deux pavillons hors-œuvre, contenant à l'est le grand escalier monumental conduisant au dortoir et à l'Ouest les cuisines. Il établit à l'est un parterre. Ce dessin était conforme à l'esprit classique par sa régularité et à la tradition monastique par la disposition des bâtiments. Par son ampleur, il traduisait la double fonction du lieu, abbaye et palais.
  • En 1737, Dom Castel fit reprendre les travaux interrompus douze ans plus tôt et modifia le projet pour l'aile ouest. Il souhaitait la mettre au goût du jour en l'agrémentant d'un avant-corps central et l'ouvrir vers la ville en supprimant l'enceinte et la porte de Suger, qu'il voulait remplacer par une grille "comme aux Invalides". Mais le dessin de Robert de Cotte fut conservé pour le reste des élévations.
  • En 1752, frère René Laneau, supérieur général de la congrégation de Saint-Maur à Saint-Germain-des-Prés, approuva "le plan du rez-de-chaussée de ce qui [restait] à faire à l'abbaye royale de Saint-Denis pour fermer le cloître et ouvrir les communications avec l'église". Le cloître fut ainsi doté de ses quatre galeries.
  • En 1774, Dom Boudier s'adressa aux architectes Samson-Nicolas Lenoir, François Franque et Charles de Wailly pour dresser le plan de la nouvelle cour d'entrée. Le projet de Wailly fut retenu. Il reprenait le parti déjà utilisé par lui au château de Montmusard : un portail monumental en arc de triomphe avec porte-cochère entre deux portes piétonnes, donnant accès à une cour d'honneur en hémicycle. Cette cour, bordée de bâtiments à un étage, est rythmés par des arcades en plein cintre semblables à celles qui règnent dans l'ensemble du bâtiment. Ainsi, malgré quatre-vingts ans de travaux, l'abbaye de Saint-Denis présente un décor architectural d'une grande homogénéité.
  • En 1790, l'abbaye fut supprimée et il fut décidé de créer un dépôt de farines dans l'abbaye.
  • En 1791, le Directoire du département décida aussi de s'installer dans les bâtiments monastiques.

La profanation de la basilique, en 1793[modifier | modifier le code]

En 1793, à la suite de la profanation des tombes de la basilique Saint-Denis, les révolutionnaires jetèrent les cendres de quarante-deux rois, trente-deux reines, soixante-trois princes, dix serviteurs du royaume, ainsi que d’une trentaine d’abbés et de religieux divers, « entre des lits de chaux », dans des fosses communes de l’ancien cimetière des moines alors situé au nord de la basilique.

Une partie du trésor de la basilique fut transformée en monnaie. Quant aux gisants, chefs-d’œuvre de l'art funéraire remontant au bas Moyen Âge pour les plus anciens, ils furent en grande partie détériorés. Par exemple, celui de Charles V le Sage a perdu son sceptre, et celui de son épouse Jeanne de Bourbon a quant à lui disparu. Son gisant d'entrailles (sépulture contenant les viscères) provenant de l'église des Célestins de Paris a été installé à sa place au XIXe siècle.

L'église sous Napoléon Ier[modifier | modifier le code]

En 1805, Napoléon Ier fixa le nouveau destin de l'édifice : symbole de la continuité du pouvoir monarchique, il deviendrait le mémorial des quatre dynasties ayant régné sur la France. Le 20 février 1805, il demandait qu'on lui fît connaître l'état de l'abbatiale et deux jours plus tard que le ministère de l'Intérieur procédât à sa restauration[6]. Un devis de 247 830 francs fut dressé, la toiture entreprise, le dallage du sol commencé (l'église était entièrement décarrelée), la crypte et les caveaux déblayés. L’Empereur précisa sa pensée en demandant que[7] :

  • trois autels expiatoires, « en mémoire des trois races de rois dont les mânes ont été dispersées » fussent dressés ;
  • l'église de Saint-Denis fût consacrée à la sépulture des empereurs ;
  • l'église fût dotée d'un chapitre de dix chanoines dont les membres soient choisis parmi d'anciens évêques âgés de plus de soixante ans ;
  • le grand aumônier de l'Empire fût le chef de ce chapitre ;
  • quatre chapelles fussent érigées dans l'église, dont "trois dans l'emplacement qu[avaient occupé les tombeaux des rois des trois races" et la quatrième pour la quatrième dynastie dans l'emplacement destiné à la sépulture des empereurs ;
  • l'ancien caveau des Bourbons (chapelle d'Hilduin) fût transformé en caveau impérial : la brèche des violeurs de tombe fut remplacée par une porte de bronze[Note 3].

Le 22 juin 1807, Napoléon Ier écrivit depuis Tilsit à Cambacérès pour accélérer les travaux de rénovation de la basilique. En effet, il venait de perdre son neveu et héritier putatif, Napoléon-Charles, fils aîné de son frère Louis, roi de Hollande, et souhaita placer son corps dans la basilique[8]. La dépouille, déposée en attendant dans une chapelle de Notre-Dame de Paris, n'ira finalement pas à Saint-Denis, le retour des Bourbons en 1814-1815 plaçant les préoccupations funéraires pour d'autres défunts. Napoléon-Charles Bonaparte repose à l'église de Saint-Leu-la-Forêt.

En 1809, Napoléon Ier décida de :

  • faire de l'ancienne abbaye une maison d'éducation de la Légion d'honneur. L'abbaye fut aménagée par l'architecte Peyre le jeune. Il conserva la salle capitulaire, aujourd’hui salle de Dessin, fit construire une nouvelle chapelle à l'emplacement de l'ancienne, transforma les cellules en dortoirs[9]. L'école fut inaugurée le 1er juillet 1811 ; Napoléon Ier et Marie-Louise lui rendirent visite le 5 août suivant.
  • construire une nouvelle sacristie indispensable au service canonial au flanc sud du chœur, selon un axe oblique imposé par la présence des anciens bâtiments abbatiaux. Jacques Cellerier mena le gros œuvre en érigeant un parallélépipède rectangle couvert d'un berceau en plein cintre et éclairé par deux lunettes hémicirculaires dans l'axe longitudinal[Note 4]. Vivant Denon préconisa que le caveau impérial qui avait été recouvert de peinture rapidement dégradée par l'humidité soit revêtu de marbre pour ses murs et de porcelaine blanche couverte d'abeilles d'or pour ses voûtes.

En 1811, Napoléon Ier demanda la réalisation d'un appartement au rez-de-chaussée de la maison d'éducation, « pour les grandes cérémonies ». Il demanda que les noms des rois qui avaient eu leur sépulture à Saint-Denis fussent gravés sur des tables de bronze ou de marbre[10]. Après avoir hésité à faire installer à nouveau les monuments funéraires des rois, il renonça à cette idée, finalement mise en œuvre sous la Restauration. Opposé à ce que l'on donnât à la décoration un aspect trop funéraire, Napoléon Ier fit enlever les ajouts de marbre noir ou blanc[11]. Par ailleurs, après la visite effectuée par le comte de Montalivet, ministre de l'Intérieur, le 2 mai 1811, et à l'inspiration de Vivant Denon[12], un projet de décoration pour la nouvelle sacristie fut arrêté : dix toiles encastrées dans des compartiments réservés entre les colonnes doriques, célébraient l'histoire de Saint-Denis. Ce programme était destiné au regard des chanoines-évêques et des visiteurs de marque. Napoléon y apparaît comme le continuateur des rois des premières dynasties. Il comptait effacer les traces des violences et du désordre révolutionnaires tout en écartant le souvenir des Bourbons[Note 5]

La restauration de la basilique au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Projet de Viollet-le-Duc pour la reconstruction de la façade de l'église.

En 1816, Louis XVIII demanda à Alexandre Lenoir de les remettre dans la basilique réhabilitée en 1816. Le 19 janvier 1817, Louis XVIII fit ramener les restes de ses prédécesseurs, récupérés dans les fosses, dans la crypte de la basilique, où ils sont rassemblés (car la chaux a empêché leur identification) dans un ossuaire scellé par des plaques de marbre sur lesquelles sont inscrits les noms des personnages inhumés. L'ossuaire est situé dans la crypte, dans l’ancien caveau où se trouvait jusqu'en 1793 le corps de Turenne (sous l’ancienne chapelle de Notre-Dame-la-Blanche).

Par la suite, les travaux de restauration furent lancés, pour aboutir à l'état que nous connaissons aujourd'hui, notamment sous la direction d'Eugène Viollet-le-Duc - qui avait par ailleurs entrepris la restitution de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, elle aussi profanée.

Trois architectes dirigèrent à la restauration de la basilique de 1813 à 1879.

  • 1813 - 1819 : Jacques Cellerier fut le premier à réutiliser le style gothique depuis l'achèvement de la Cathédrale Sainte-Croix d'Orléans. La basilique Saint-Denis se vit ainsi dotée d'une chapelle gothique richement décorée.
  • 1813 - 1846 : François Debret. Ce fut sous sa direction que des lézardes apparurent dans la tour nord reconstruite sous ses ordres après avoir été frappée par la foudre en 1837 (celle-ci menaçant la stabilité de l’édifice sera par la suite démontée par Viollet-le-Duc qui fera déposer sa flèche en 1847[13]). Suite à cette mésaventure, il parut évident que l'École des Beaux-Arts ne formait pas des architectes capables d'intervenir sur les bâtiments anciens. De là découlera l'idée d'une formation spécifique pour les architectes qui se destinent à intervenir sur les monuments historiques classés à cette époque.
  • 1846 - 1879 : Eugène Viollet-le-Duc. Il reprit en main l'édifice et le sauve sans doute de la ruine, en achevant la restauration et en gommant une partie des interventions de Debret, jugées fantaisistes. Ce fut lui qui réorganisa les tombes royales telles qu'elles se trouvent encore actuellement. Il fit appel au ferronnier d'art Pierre François Marie Boulanger pour réaliser de nombreux travaux de serrurerie et de ferronnerie, pour restaurer et compléter la crête en plomb au sommet des combles et forger deux crosses de suspension selon ses dessins[14]. Ce fut l'enduit qu'avait fait apposer Viollet-le-Duc qui rendit la façade de la Basilique si noire, avec le temps[réf. nécessaire]. Viollet-le-Duc projeta également de reconstruire la façade occidentale, comme en témoigne un dessin de janvier 1860. Mais trop coûteuse, cette dernière opération ne put être menée à bien avant sa mort.
Orgue de la Basilique St-Denis (par Aristide Cavaillé-Coll, 1840)

Outre les nombreuses œuvres d'art liées à la nécropole, la basilique abrite également le premier orgue construit par Aristide Cavaillé-Coll. Cet instrument, conçu en 1840 par ce facteur d'orgues alors âgé de vingt-trois ans, comportait un nombre considérable d'innovations qui en faisaient un prototype unique au monde, ouvrant l'ère de l'orgue romantique (bien qu'il s'inscrive encore largement dans la tradition de l'orgue classique français). Doté de soixante-neuf jeux répartis en trois claviers et pédalier (mais sur quatre plans sonores manuels), il a été conservé presque intégralement dans son état d'origine, et est sans doute l'un des plus beaux instruments de France.

Sous le Second Empire, Napoléon III décida que la basilique Saint-Denis abriterait sa sépulture, celle de son épouse et de ses successeurs, à la différence des autres princes de la famille impériale, auxquels serait affectée la crypte de l'église Saint-Augustin[12]. Ce nouveau caveau impérial n'était pas celui prévu par Napoléon Ier, l'ancienne chapelle d'Hilduin dont Louis XVIII fit un caveau royal. En 1859, il fit donc aménager par Eugène Viollet-le-Duc un nouveau caveau impérial situé à l'ouest du précédent, sous le maître-autel. Cette très grande chapelle souterraine fut démolie en 1952.

L'église au XXe siècle[modifier | modifier le code]

La basilique, au début du XXe siècle.

Un ensemble de fouilles furent conduite par Sumner Mc Knight Crosby[15], de 1939 à 1977, par Jules Formigé puis par Édouard Salin[16] et Olivier Meyer[17] depuis la seconde moitié du XXe siècle.

En 1966, la basilique fut promue cathédrale lors de la création du diocèse de Saint-Denis.

La dégradation de la basilique au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Si la basilique a bénéficié de plusieurs campagnes de restauration depuis le XIXe siècle et si plusieurs vitraux ont fait l'objet de nettoyage au début du XXIe siècle, la dégradation de la nécropole n'a pas été interrompue pour autant.

Ainsi, malgré la réfection du chevet, le maire de Saint-Denis a déploré à l'occasion des Journées du Patrimoine 2006 l'absence de projets de réfection de la façade sud (14 millions d'euros), de la pierre et des portails romans de la façade ouest, alors que des vitraux ont été remplacés en 2003 par du plastique[18]. Cela dit, des tests pour un nouvel enduit seraient réalisés depuis récemment par endroits, sur la façade. Ainsi une rénovation de la façade aurait lieu prochainement.[réf. nécessaire]

De plus, sous l’effet des travaux de construction du RER B, qui ont profondément modifié le cours de rivières souterraines, le sanctuaire royal est miné par une série d’infiltrations dont l’action se conjugue à la dissémination des sels de salpêtre et à la pollution moderne[19]. La solidité des caveaux est gravement fragilisée et nombre de monuments funéraires sont détériorés sous l’effet de l’humidité. Les ossuaires de tous les rois de France scellés en 1817 par des plaques de marbre sont victimes de graves infiltrations[20].

Par ailleurs, les cercueils de la crypte des Bourbons sont particulièrement détériorés. Certains sont posés sur de simples tréteaux, d’autres ont été brisés et éventrés sous l’effet de l’humidité, laissant apparaître des ossements. La crypte n’est pas du tout mise en valeur, la grille d’accès en est fermée, il n’y a aucun éclairage ou information destinée au public[21].

En outre, aucun plan de sauvetage n’a été programmé pour préserver un site qui, par ailleurs, ne bénéficie plus, depuis vingt ans, des crédits budgétaires qui lui permettraient de financer la reprise d’un chantier de fouilles pourtant jugées prometteuses par de nombreux historiens. Les chantiers de fouilles archéologiques du sous-sol sont arrêtés depuis les années 1990. Des sarcophages mérovingiens, comme le cercueil intact de la Reine Arégonde, n’ont pas fait l’objet d’études approfondies. En effet, les spécialistes souhaiteraient pouvoir accéder au sous-sol de l’entrée où se trouve la tombe du roi Pépin, père de Charlemagne. Certains archéologues ont proposé d’utiliser les caméras utilisées par les égyptologues pour étudier les nécropoles royales des Pharaons et les Pyramides[19].

Enfin, le projet d’inscrire la basilique Saint-Denis et sa nécropole royale au patrimoine mondial de l’UNESCO semble bloqué alors que la basilique est la première église au monde construite dans le style dit gothique[19].

Maquette représentant l'abbaye au XIXe siècle.
Les grandes orgues de la basilique.
Le projet de François Mansart pour la chapelle des Bourbons.

Projet en 2013 de reconstruction de la flèche Nord[modifier | modifier le code]

Vue du Sud-Ouest sur les deux tours et la flèche de la Basilique Saint-Denis ainsi que sur la Maison d’Éducation de la Légion d'Honneur.
Vue de la basilique Saint-Denis avant la destruction de la tour nord.

En 1992, sous l'impulsion de l'ancien maire communiste de Saint-Denis, Marcelin Berthelot, est constitué un Comité pour la reconstruction de la tour et de la flèche nord. Jusqu'à son démontage en 1847, la flèche nord était en effet le symbole de la ville de Saint-Denis. Les promoteurs du projet, annoncé lors d'une conférence de presse à la mairie en mars 2013, assurent que sa faisabilité technique et son modèle économique sont en cours d'étude.

Dans la foulée du très important chantier de restauration de la façade et de ses trois portails, engagé en 2012, la flèche de Saint-Denis, haute de 86 mètres, pourrait donc à nouveau prochainement s'élever vers le ciel. Le début du chantier est prévu pour la fin de l'année 2014 et le début de l'année 2015[22],[23],[24].

« Et si on reconstruisait la flèche de la basilique ? » (consulté le 26 mars 2014)

Le trésor de Saint-Denis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trésor de Saint-Denis.

Constitution du trésor[modifier | modifier le code]

Le monastère, de par sa renommée fut à la tête d'un trésor, l'un des grands contributeurs fut Suger. Du fait de son statut de nécropole des rois de France, définitivement acquis sous les Capétiens directs, la basilique fut un lieu de travail pour les artistes au service de l'alliance entre la royauté française et l'Église catholique. Les rois enrichirent progressivement le trésor qui était sans doute le plus riche d'Occident avec celui de Saint-Marc de Venise et qui attirait avant la révolution beaucoup de visiteurs français et étrangers. Le trésor était dans un bâtiment d'un étage, sur le flanc sud de la basilique : il fut détruit au début du XIXe siècle.

En 1706, Dom Félibien représenta dans un ouvrage les cinq armoires du trésor (à la veille de la révolution, il y avait huit armoires). Si la tombe de Saint-Louis, ouvrage d'orfèvrerie, a été détruite par l'envahisseur anglais lors de la guerre de Cent Ans, la plupart des atteintes au patrimoine de cette église sont beaucoup plus récentes. De fait, périodes de dégradations et de restaurations se succèdent depuis la Révolution française qui dispersa et détruisit la majeure partie des pièces du trésor.

Le trésor de l'église contenait les regalia, objets symbolisant la souveraineté et utilisés lors du sacre[25], dont de nombreux sceptres et couronnes. Les deux couronnes du sacre du roi et de la reine étaient des pièces particulièrement prestigieuses.

Les couronnes du trésor[modifier | modifier le code]

Le 14 août 1193, le roi Philippe Auguste épousa en seconde noce Ingelburge de Danemark. Le lendemain, elle fut sacrée ; pour l'occasion le roi porta couronne. En 1223, le roi légua par un testament (conservé à l'abbaye) sa couronne ainsi que celle de la reine au trésor de saint Denis. Peu après Louis VIII et Blanche de Castille furent couronnés à Reims avec ces deux couronnes. Le roi ne respecta pas les volontés de son père et décida moyennant une importante somme d'argent au moine de récupérer les deux couronnes. En 1226, Louis IX monta sur le trône. En 1261, ce dernier décida de rendre définitivement à l'abbaye de Saint-Denis les deux couronnes indiquant par un texte qu'elles étaient faites pour le sacre des rois et des reines, et que les jours de fête solennelle elles fussent suspendues par des chaînettes au-dessus de l'autel matutinal. Ce fut ainsi que ces deux couronnes du roi et de la reine furent intégrées au trésor de l'église.

L'inventaire du trésor de 1534 en donne une description précise de la couronne du roi : elle était d'or massif et pesait avec l'ensemble des pierres du bonnet et des chaines d'argent près de quatre kilogrammes. Cette couronne possédait une coiffe intérieure de forme conique et qui était surmontée par un rubis de 200 carats. C'est le roi Jean II qui fit réaliser cette coiffe de couleur cramoisie. En 1547, Henri II fit refaire un nouveau bonnet doublé de satins. En 1590, le duc de Mayenne s'empara de la couronne et la fond pour en tirer de l'argent et financer la Ligue catholique.

Par la suite, ce fut la couronne de reine qui était quasiment identique qui servit pour les sacres. Ces deux couronnes furent appelées successivement[26] « couronne de Charlemagne ».

Une autre couronne royale était dite abriter une épine de la couronne de Jésus-Christ et constituait avec le saint clou une des pièces principales du trésor de l'église. Au Moyen Âge, on l'appelait sainte couronne puis on prit l'habitude de l'appeler couronne de saint Louis[27]. Elle servit pour le sacre de Jean II et celui d'Anne de Bretagne et fut détruite avec les autres couronnes du trésor, comme celle dite de Charlemagne, celle de Jeanne d'Évreux et celle d'Henri IV[28].

Autres pièces célèbres du trésor[modifier | modifier le code]

L'aigle de Suger.

Souvent constituée de parties antiques réutilisées, d'éléments de différentes époques assemblés, restaurés et modifiés au cours du temps, la classification proposée ici est purement indicative.

  • Les vases de Suger :
  • Les insignes royaux :
    • Joyeuse (épée) et éperons (Musée du Louvre) ;
    • Sceptre de Charles V (Musée du Louvre) ;
    • Couronne de sacre de Louis XV (Musée du Louvre) ;
    • le sceptre à la rose des reines de France (disparu pendant les Guerres de Religions) ;
    • le sceptre dit de saint Louis (en argent doré, datant de vers 1300, doté d'un sommet en forme de feuillage et était en argent doré).

L'autel matutinal[modifier | modifier le code]

L'autel matutinal.

L'autel matutinal de l'église était célèbre pour sa splendeur. Une peinture du Maître de Saint Gilles permet de se le représenter précisément. La messe de Saint Gilles constitue une source de premier ordre sur l’organisation de l'espace entourant l'autel matutinal à la fin du Moyen Âge. On y trouvait une succession spectaculaire d’autels, de croix monumentales et de tombes, marquant l’axe du chœur liturgique.

Selon la tradition dyonisienne, c’est le pape Étienne II qui aurait consacré le 28 juillet 754 l’autel majeur ou grand autel, dédié aux apôtres Pierre et Paul. Charles II le Chauve l’avait orné par devant du fameux panneau d’or repoussé et gemmé que Suger fit compléter sur les trois autres côtés. Au-dessus de la table d’autel s’élevait la célèbre croix dite de « Saint Éloi ».

Suger le désignait comme autel des saints martyrs « sanctorum martyrium altaria », autel du Saint Sauveur « sancti Salvatoris altare », ou autel principal « principale beati Dionysii altare ».

À la suite d’un remaniement, sans doute au XVe siècle, le panneau d’or de Charles II le Chauve qui ornait le devant de l’autel, fut monté en retable.

Charles VI offrit à l’abbaye la châsse de Louis IX de France. Il fut monté en 1398 sur le ciborium derrière l’autel majeur.

Une balustrade en bois sculpté fermait le chœur élevé au-dessus de la crypte. Deux portes étaient situées derrière l’autel ; l’une permettait d’accéder à la chapelle Saint-Démètre de la crypte et l’autre au chœur supérieur.

La vasque du cloître[modifier | modifier le code]

La vasque du cloître des moines de Saint-Denis avait un diamètre d'environ 3,80 mètres ; cette œuvre du XIIIe siècle était située dans le pavillon du lavabo du cloître abbatial. Elle servait à la fois de lieu d'ablutions pour les moines et de point de ravitaillement en eau. Ce célèbre lavabo était constitué d'un bassin circulaire, d'une vasque supportée par des colonnettes et d'une fontaine. La vasque, bombée, permettait l'évacuation de l'eau par une série d'orifices, ornés de petits personnages, répartis régulièrement sur tout le pourtour.

Lors de la Révolution française, elle est sauvée par Alexandre Lenoir (1761-1893) qui l'exposa dans son musée des Monuments français installé dans le couvent des Petits-Augustins, à Paris. Sous le Premier Empire, il fut envisagé d'intégrer cette vasque dans la nouvelle fontaine des Invalides où elle aurait cohabité avec le lion de Saint Marc de Venise, mais l'architecte Guillaume Trepsat n'utilisa finalement pas le lavabo des moines.

Depuis 1954, la vasque est déposée dans l'orangerie abbatiale, réserve lapidaire de la basilique.

Galerie[modifier | modifier le code]

Vues extérieures de la basilique Saint-Denis
Tombeaux de la basilique Saint-Denis
Vitraux de la basilique Saint-Denis
Quelques éléments encore existants du trésor de Saint-Denis
Portails de la basilique Saint-Denis

La nécropole de la Basilique[modifier | modifier le code]

Tombeau de Dagobert Ier, XIIIe siècle, restauré au XIXe siècle.

Dès le Bas-Empire, un cimetière gallo-romain est attesté sur le site de Saint-Denis. Au IVe siècle, un mausolée fut élevé à l'emplacement du maître-autel actuel et fit déjà l'objet d'un culte. Puis, vers 475[2], sainte Geneviève acheta les terres alentour et fit construire une église pour y abriter la sépulture de saint Denis, premier évêque de Paris martyrisé au IIIe siècle.

Cette église est devenue une nécropole royale dès les origines de la royauté française puisque la reine Arégonde, bru de Clovis Ier, y repose. Dagobert Ier fut le premier roi à se faire inhumer en ce lieu ; son gisant est placé dans le chœur central et c'est le seul à être positionné sur le côté et regardant en direction des reliques de saint Denis.

La Nécropole royale de Saint-Denis abrite les tombes de nombreux souverains francs et français, depuis Dagobert Ier jusqu'à Louis XVIII. Cette nécropole se trouve dans la basilique Saint-Denis. Mais si quelques rois mérovingiens puis carolingiens y établirent leur dernier séjour, c'est avec les Robertiens et les Capétiens, que la nécropole royale installée dans l'église de Saint-Denis acquiert son statut définitif de lieu de rassemblement des sépultures royales. Ainsi, les rois capétiens, à l'exception de Philippe Ier, de Louis VII et Louis XI y reposèrent tous.

Progressivement, la nécropole reçut les sépultures, non seulement des rois et reines, mais aussi des membres de la famille royale, ainsi que de grands serviteurs du royaume que les rois voulaient honorer en les autorisant à reposer auprès d'eux.

L'église du sacre des reines de France[modifier | modifier le code]

Les sacres des reines de France eurent lieu en général à la basilique. Selon le Cérémonial du sacre des rois de France, de Pons Augustin Alletz paru à Paris en 1775, il y eut 29 princesses sacrées reine de France.

Moins ritualisé, le sacre de la reine n'était pas systématique et peut avoir lieu des années après son accession au trône. Participant à la dignité royale, mais à un degré moindre que son époux, la reine communiait sous les deux espèces, était ointe (à deux endroits seulement et pas avec le baume de la sainte ampoule), dotée d'un petit sceptre et d'une couronne. Mais, exclue de la fonction souveraine, elle ne prêtait pas serment, ne recevait ni les signes de l'autorité ni les habits sacerdotaux.

Le sacre reflète bien la dualité de son statut : soulignant son caractère royal qui la place au-dessus de la société, il marque aussi les limites de sa position d'exception, signifiant qu'elle n'est pas investie du pouvoir. On peut citer les sacres à Saint-Denis de :

Le musée de la Basilique[modifier | modifier le code]

Actuellement, la basilique est divisée en trois espaces, dont les deux premiers sont ouverts au public :

  • la nef et les bas-côtés qui servent toujours la fonction d'église, et où ont lieu les cérémonies catholiques ;
  • le transept, le chœur et le déambulatoire, ainsi que la crypte, accueillent un musée où sont exposés les tombeaux des rois et reines de France, ainsi que de plusieurs de leurs serviteurs. Le musée est fermé pendant les cérémonies religieuses. On y remarque particulièrement les mausolées de Louis XII et Anne de Bretagne, de François Ier et Claude de France, de Henri II et Catherine de Médicis.
  • la crypte archéologique de la Basilique contient les tombeaux les plus anciens du monument, de l'époque mérovingienne pour la plupart, et la sépulture supposée de Saint-Denis.
  • le dépôt lapidaire de la basilique regroupe dans l'ancienne orangerie et dans le jardin se trouvant à l'est du chevet de nombreuses pièces qui pourraient être mises en valeur dans le cadre d'un espace d'exposition. Le contenu du dépôt lapidaire pourrait constituer le noyau de la constitution d'un musée de l'abbaye et d'un centre d'interprétation semblables à ceux existants à l'abbaye de Westminster.

Les abbés du monastère[modifier | modifier le code]

Le premier abbé mentionné est Dodon en 627, jusqu'à Dom François Verneuil en 1792.

Article détaillé : Liste des abbés de Saint-Denis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Comme en témoigne le fait que les abbés Fulrad (750-784), Fardulf (797-807), Hilduin (814-843) et Louis (843-867) fussent tous des conseillers des rois.
  2. Vincent de Beauvais développa ses idées dans son grand ouvrage historique, le Speculum historiale, achevé en 1254, et il les reprit dans le De morali principis institutione, écrit entre 1259 et 1261 pour Louis IX et son gendre Thibaut V de Champagne.
  3. Ces instructions donnèrent une impulsion nouvelle aux travaux. Les baies furent garnies de verre blanc recouvert d'un vernis d'argent ou de verres jaunes ou violets qui donnèrent à la nef, dit la presse du temps, « une physionomie des plus augustes ».
  4. Le décor, les chapiteaux et les colonnes doriques, la frise, les caissons de la voûte furent sculptés par Mézière en 1810 et 1811 ; Roguier y réalisa des anges en bois qui avaient toutefois à l'origine été prévus en plomb.
  5. Le programme fut toutefois modifié. En effet, le cardinal Fesch, oncle de l'empereur, s'opposa à un des tableaux qu'il jugeait non fondés historiquement et portant atteinte à la décence et aux bonnes mœurs. Il s'agissait de "Pierre le Vénérable apportant le corps d'Abélard à Saint-Denis". Alors lui fut préféré : "Le couronnement de Marie de Médicis". La réalisation de l'ensemble ne fut pas achevée avant 1823. Dans l'intervalle, le retour des Bourbons et quelques défections d'artistes entraînèrent des changements de sujets et de peintres.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no PA00079952 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b Ville de Saint-Denis : Saint Denis mort vers 250
  3. Ville de Saint-Denis : Arégonde.
  4. http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?id=s0002179.
  5. Alain Erlande-Brandenburg, Baptême de Clovis, son écho à travers l'histoire - Clovis et les souverains mérovingiens : leur mémoire visuelle aux XIIe et XIIIe siècle, Presses Paris Sorbonne, 1997, [lire en ligne], p. 798.
  6. Poisson 2005, p. 41
  7. Poisson 2005, p. 42 et 43
  8. Correspondance de Napoléon Ier : http://www.histoire-empire.org/correspondance_de_napoleon/1807/juin_03.htm
  9. Poisson 2005, p. 45
  10. Poisson 2005, p. 46
  11. Poisson 2005, p. 47
  12. a et b Poisson 2005, p. 44
  13. La destruction de la tour Nord (chronologie)
  14. Raymond Subes, Pierre Boulanger, éd. Presses du Compagnonnage, Paris, 1961.
  15. Sumner Mc Knight Crosby, L'Abbaye royale de Saint-Denis, 130 photographies de Pierre Devinoy, éd. P. Hartmann, 1953, 192 pages.]
  16. Édouard Salin, Les tombes gallo-romaines et mérovingiennes de la Basilique de Saint-Denis (fouilles de janvier-février 1957), éd. Imprimerie nationale, 1958, [lire en ligne]
  17. Olivier Meyer, Archéologie urbaine à Saint-Denis, éd. Maison des jeunes et de la culture de Saint-Denis, 1979, 68 pages, [lire en ligne].
  18. Le Journal de Saint-Denis n°673, 20-26 septembre 2006.
  19. a, b et c Le Figaro Magazine, no 20454 du vendredi 7 mai 2010, p. 65.
  20. Le Figaro Magazine, no 20454 du vendredi 7 mai 2010, p. 62.
  21. Le Figaro Magazine, no 20454 du vendredi 7 mai 2010, p. 63.
  22. « Débat : faut-il reconstruire la tour Nord de la basilique ? »,‎ 2011 (consulté le 26 mars 2014)
  23. « La Basilique Saint-Denis va reconstruire sa flèche »,‎ 2013 (consulté le 26 mars 2014)
  24. « Et si on reconstruisait la flèche de la basilique ? » (consulté le 26 mars 2014)
  25. Alain Erlande-Brandenburg, Le roi est mort, 1975, p. 85.
  26. Pinoteau2004, p. 294
  27. Pinoteau2004, p. 291 et 292
  28. Pinoteau2004, p. 293

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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  • Georges Poisson, « Napoléon chez les rois de France à Saint-Denis », Revue Napoléon Ier, no 31,‎ mars-avril 2005

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Wyss, Michaël « Le décor des sarcophages de plâtre », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 2004, no 297.
  • Wyss, Michaël « La description de la basilique de Saint-Denis en 799 », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 2004, no 297.
  • Wyss, Michaël « L'inscription du moine Hunus », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 2004, no 297.
  • Wyss, Michaël « Monnaies, de l'époque mérovingienne au XIIe siècle », dans Les Dossiers d'archéologie, octobre 2004, no 297.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

(M) Ce site est desservi par la station de métro Basilique de Saint-Denis.

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