Marie-Louise Jaÿ

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Marie-Louise Jaÿ

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Marie-Louise Jaÿ peinte en 1903, musée Cognacq-Jay, Paris

Naissance
Samoëns, Duché de Savoie
Décès
Paris, France
Nationalité Française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession Entrepreneur
Activité principale Femme d'affaires , créatrice du grand magasin parisien La Samaritaine
Conjoint

Marie-Louise Jaÿ, née à Samoëns au hameau du Villard dans la vallée du Giffre (Haute-Savoie) le et décédée à Paris le , est une femme d'affaires française, créatrice du grand magasin parisien La Samaritaine[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de Savoyards à l'époque, elle monte, à l'âge de 15 ans, à Paris pour trouver du travail[1]. En 1856, alors qu'elle est employée au magasin La Nouvelle Héloïse, elle rencontre son futur époux, Ernest Cognacq (né en 1839 à Saint-Martin-de-Ré), qui vient de s'y faire embaucher comme vendeur. Elle devient ensuite première vendeuse au rayon confection du magasin Le Bon marché[2].

Tous deux, dotés de la bosse du commerce, d'un indéniable don d'anticipation et d'un véritable sens de l'entreprise, décident de s'associer pour avoir leur propre magasin. En 1872, ils se marient, alors qu'Ernest Cognacq vient de s'établir à son compte depuis 1869 dans une modeste boutique, « rue du Pont-Neuf », dans une des arches du pont, sous la dénomination La Samaritaine. Rapidement jugé trop petit, ils se lancent dans la construction d'un deuxième magasin, construit « rue de la Monnaie » entre 1905 et 1910. Leur troisième magasin est édifié dans le triangle formé par la « rue de Rivoli », la « rue du Pont-Neuf » et la « rue du Boucher », le bâtiment est achevé en 1933.

À leur mort, le couple laisse une entreprise florissante de quelque huit mille employés et d'une surface de vente de 47 000 m².

Œuvres caritatives[modifier | modifier le code]

Dans l'impossibilité d'avoir des enfants, le couple crée en 1916, une fondation caritative avec une dotation de 40 000 000 francs[3] dont les actions se poursuivent quatre-vingt ans après. C'est une œuvre de bienfaisance qui finance de multiples institutions (maternité, maison de retraite, centre d'apprentissage, maison de repos, orphelinat, groupe d'habitations à loyers modérés, musée, etc.). Parmi elles, la maison de convalescence et la maison d'enfants, construites à Monnetier-Mornex.

Le prix Cognacq-Jaÿ a été créé en 1920 grâce à un don de 20 000 francs or donné à l'Institut de France, ce qui permettait de récompenser annuellement 300 familles.

Marie-Louise crée dans sa ville natale la Jaÿsinia, jardin botanique alpin ouvert au public, classé jardin remarquable de France. Il a été inauguré le sur un terrain montagneux de 3,5 hectares de pentes calcaires et abrite aujourd'hui plus de 5 000 espèces végétales issues des différentes zones montagneuses des cinq continents[3].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Son mari et elle se fournissaient en meubles anciens, tableaux et objets d'arts chez un antiquaire nommé Jonas. Les méchantes langues prétendirent qu'elle en était la maîtresse, d'où son surnom Jouy-en-Jonas[4].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue,‎ 2007, 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 326.
  2. Jean-Marie Jeudy, Femmes et rebelles : du XVe au XXIe siècle en Savoie, En Train de Lire,‎ 2007, 200 p. (ISBN 978-2-9528-3491-9), p. 138.
  3. a et b Colette Gérôme, Histoire de Samoëns : Sept montagnes et des siècles, Les Marches, La Fontaine de Siloé, collection « Les Savoisiennes »,‎ 2004, 253 p. (ISBN 978-2-8420-6274-3), p. 241.
  4. à 28'16 dans Franck Ferrand, « Les grands magasins », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 15 juin 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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