Transilien Paris Saint-Lazare

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Transilien Paris-Saint-Lazare
Image illustrative de l'article Transilien Paris Saint-Lazare

Situation Île-de-France
Type « Région » Transilien
Lignes (RER)(A) (Partie SNCF)
TransilienLigne J du TransilienLigne L du TransilienLigne U du Transilien
Écartement des rails 1 435 mm
Propriétaire RFF
Exploitant SNCF
Réseaux connexes Transilien Transilien
Lignes Transilien
(RER)(A) (B) (C) (D) (E)
TransilienLigne H du Transilien Ligne J du Transilien Ligne K du Transilien Ligne L du Transilien Ligne N du Transilien Ligne P du Transilien Ligne R du Transilien Ligne U du Transilien
(T)(4)
Secteurs Transilien
(Paris-Nord, Paris-Est, Paris Sud-Est, Paris Rive-Gauche, Paris-Saint-Lazare)

Transilien Paris Saint-Lazare est la « région » du Transilien, le réseau de trains d'Île-de-France de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), qui gère partiellement les lignes A et U, et intégralement les lignes J et L, permettant la desserte du nord et de l'ouest de l'Île-de-France à partir de la gare Saint-Lazare à Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paris - Versailles-Rive-Droite et Saint-Nom-la-Bretèche[modifier | modifier le code]

  • 1837 : inauguration de la branche reliant Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite.
  • de 1884 à 1889 : construction de la branche reliant la gare de Saint-Cloud à Saint-Nom-la-Bretèche.
  • 1958 : ouverture temporaire de la gare de la Défense (dernière gare créée sur cette ligne) au moment des salons du Centre des nouvelles industries et technologies (CNIT) ; la gare définitive n’est ouverte qu’en 1968 avec comme vocation de desservir le quartier des affaires qui est en plein développement depuis le début des années 1960.
  • entre 1976 et 1978 : électrification en 25 000 volts des deux branches, parcourues par des rames Z 6400.
  • 1995 : ouverture d’une nouvelle liaison ferroviaire qui permet de relier La Défense à Saint-Quentin-en-Yvelines, grâce à la construction d’un saut de mouton (ouvrage d’art permettant de séparer les différents flux : pont ou tunnel le plus souvent) à Viroflay, à l’électrification du viaduc de Viroflay à Porchefontaine et à la création d’un tiroir (voie en butoir qui permet de ranger ou retourner un train) et au ripage (travaux qui consistent à lever et déplacer une voie) d’une voie en gare de La Défense. Les trains de cette liaison empruntent les voies de la branche Paris/Versailles-Rive-Droite entre Viroflay et La Défense, ce qui évite aux clients une correspondance entre les gares de Viroflay-Rive-Droite et Viroflay-Rive-Gauche.

Paris - Cergy-le-Haut via Nanterre-Université[modifier | modifier le code]

Jusqu’à Nanterre, il s’agit historiquement de la ligne qui reliait Paris à Saint-Germain-en-Laye. Inaugurée en 1837 par la reine Marie-Amélie, elle fut la première ligne ferroviaire construite au départ de Paris. Sa partie ouest est aujourd’hui incorporée à la ligne A du RER.

  • de 1924 à 1927 : électrification progressive de la ligne avec alimentation en courant continu 650 volts en ajoutant un troisième rail.
  • 1966 : alimentation en courant continu 25 000 volts.
  • 1er octobre 1971 : cession du tronçon Nanterre-Université / Saint-Germain-en-Laye par la SNCF à la RATP pour être incorporé au à la RER A. Le tracé d’origine est alors scindé en deux : de Paris-Saint-Lazare à La Garenne-Colombes sur le réseau Transilien SNCF de Paris-Saint-Lazare et de Nanterre-Université à Saint-Germain-en-Laye sur le réseau du RER A de la RATP.

Saint-Germain-en-Laye-Grande-Ceinture à Noisy-le-Roi (Grande ceinture Ouest)[modifier | modifier le code]

La branche reliant Saint-Germain-en-Laye-Grande-Ceinture à Noisy-le-Roi est un tronçon de la ligne de la grande ceinture de Paris dite Grande Ceinture. Elle est appelée Grande ceinture Ouest. Elle est rouverte au public depuis le 12 décembre 2004, après 68 ans de fermeture aux usagers.

  • 1882 : mise en service du tronçon entre Noisy-le-Sec, Le Bourget et Achères, tronçon qui incluait l’actuelle ligne.
  • 1936 : fermeture de cette section au trafic voyageurs.
  • 1990 : fermeture de cette section au trafic marchandises.
  • décembre 1998 : décision de rouvrir la ligne.
  • été 2001 : début des travaux avec la dépose des voies.
  • 12 décembre 2004 : ouverture de la Grande ceinture Ouest.

Électrifications[modifier | modifier le code]

Les groupes I à IV étaient électrifiés depuis les années 1920 par troisième rail en 750 volts à courant continu, les groupes V et VI demeurant sous traction vapeur. Depuis les années 1970, tous les groupes sont électrifiés par caténaire en courant alternatif monophasé 25 kV-50 Hz.

Organisation[modifier | modifier le code]

Les circulations sont organisées en groupes :

Groupe I
ligne d'Auteuil de Paris Saint-Lazare à Auteuil-Boulogne (fermée et reprise en partie par le RER C)
Groupe II
ligne Paris-Saint-Lazare - Versailles-Rive-Droite et son antenne, la ligne Saint-Cloud - Saint-Nom-la-Bretèche
À l'extrémité circulent des trains sur une portion de la Grande Ceinture, de Saint-Germain Grande Ceinture à Noisy-le-Roi
Groupe III
de Paris Saint-Lazare à Nanterre-Université (ligne Paris - Saint-Germain-en-Laye) et Cergy-le-Haut
Groupe IV
ligne Paris-Saint-Lazare - Ermont-Eaubonne
Groupe V
de Paris-Saint-Lazare à Mantes-la-Jolie par Poissy (ligne Paris-Saint-Lazare - Le Havre)
Groupe VI
ligne Paris-Saint-Lazare - Mantes-Station par Conflans-Sainte-Honorine
Paris - Gisors-Embranchement (ligne Achères - Pontoise et ligne Pontoise - Dieppe)
Hors groupes
La Verrière - La Défense (exploitation partagée avec Paris Rive-Gauche)

À l'origine, le groupe II comprenait aussi une ligne de Puteaux à Issy-Plaine, connue sous le nom de Ligne des Moulineaux ou de Ligne des Coteaux. Elle a été fermée en 1993, et reconstruite dans le cadre de sa transformation en ligne 2 du tramway d'Île-de-France, exploitée par la RATP.

Les lignes[modifier | modifier le code]

Ligne A[modifier | modifier le code]

Une rame MI 84 du RER A en gare de Paris-Saint-Lazare lors d'une rupture d'interconnexion
Article détaillé : Ligne A du RER d'Île-de-France.

Transilien Paris Saint-Lazare gère la partie nord-ouest du RER A depuis Nanterre-Préfecture jusqu'à Cergy-le-Haut, sur le groupe III et Poissy, sur le groupe V, à partir de Maisons-Laffitte. La gare Saint-Lazare servait de terminus de secours aux trains du RER A circulant sur les branches Cergy et Poissy en cas de problèmes d'exploitation, de travaux ou de mouvements sociaux sur la ligne (rupture d'interconnexion avec la RATP). Cela n'est plus possible à cause de la longueur des matériels à deux niveaux, supérieur à celui des MI 84. Il est rare aussi que des navettes RER circulent entre Nanterre - Préfecture et Cergy/Poissy.

Ligne J[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligne J du Transilien.

Transilien Paris Saint-Lazare gère aussi la ligne Transilien J :

  1. Paris Saint-Lazare - Ermont-Eaubonne sur le groupe IV ;
  2. Paris Saint-Lazare - Poissy - Mantes-la-Jolie  ;
  3. Paris Saint-Lazare - Mantes-la-Jolie / Pontoise - Chars - Gisors par Conflans sur le groupe VI.

Ligne L[modifier | modifier le code]

La Z 6534 en livrée Île-de-France à Paris Saint-Lazare.
Article détaillé : Ligne L du Transilien.

Transilien Paris Saint-Lazare gère aussi la ligne Transilien L :

  1. Paris Saint-Lazare - Saint-Cloud - Versailles-Rive-Droite / Saint-Nom-la-Bretèche et
    Saint-Germain-en-Laye - Grande-Ceinture - Noisy-le-Roi (Grande ceinture Ouest) sur le groupe II ;
  2. Paris Saint-Lazare - Nanterre - Université - Maisons-Laffitte - Cergy-le-Haut sur le groupe III;

Ligne U[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligne U du Transilien.

Transilien Paris Saint-Lazare gère partiellement la ligne Transilien U, tangentielle reliant La Défense à La Verrière.

Projet[modifier | modifier le code]

Une autre réorganisation pourrait intervenir en cas de réalisation du projet connexe de création d'une ligne nouvelle Paris-Normandie ou, à tout le moins, d'une ligne nouvelle pour la circulation des trains normands, entre Mantes et Nanterre[1]. Dans ce cas, à l'avenir, les voies actuellement utilisées par les trains normands à l'ouest de Nanterre pourraient être entièrement consacrées à la circulation des trains Transilien et à ceux des lignes du RER (RER A et, à l'avenir, RER E), mettant fin à un grand nombre de conflits de circulation.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Dossier de presse « Modernisation du réseau ferré de la Basse Normandie » du 6 avril 2009