Louis Pradel

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Louis Pradel, né le 15 décembre 1906 à Lyon et mort le 27 novembre 1976 à Lyon, a été maire de Lyon de 1957 à 1976.

Sommaire

[modifier] Biographie

Il succède à Édouard Herriot, dont il était l'adjoint aux sports et aux beaux-arts, le 14 avril 1957 à la mairie de Lyon. Alors qu'Herriot était un centriste de gauche, membre du Parti radical-socialiste, Louis Pradel était un non-inscrit, proche du centre droit.

Son élection comme maire de Lyon est confirmée par les électeurs lors des municipales de 1959. Les élections suivantes, en 1965, s'annoncent nettement plus difficiles. Le pouvoir gaulliste a changé le mode de scrutin et instauré un vote par listes bloquées dans chaque arrondissement de la ville. L'UNR/UDT qui a remporté une forte majorité des suffrages lyonnais lors des élections législatives précédentes (1962) compte bien en profiter pour marginaliser Louis Pradel et porter à la mairie centrale son leader, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Maurice Herzog.

Pour faire front, Louis Pradel crée son propre parti, le P.R.A.D.E.L.: "pour la réalisation active des espérances lyonnaises", et investit, sous cette étiquette, une liste dans chacun des arrondissements. Il parvient ainsi à créer autour de son nom une dynamique électorale municipale, apolitique et ... lyonnaise, qui lui fait remporter, dès le premier tour, la totalité des arrondissements.

Dès lors, la majorité municipale de Louis Pradel ne sera plus contestée que par la Gauche, nettement minoritaire au demeurant. Evitant soigneusement toute prise de position tranchée sur les questions de politique nationale, Louis Pradel refusera toujours de briguer un mandat parlementaire. Son positionnement personnel le confirme au centre-droit, avec une coloration légèrement anti-gaulliste, qu'atteste sa majorité municipale qui va des indépendants-paysans aux figures notables de la franc-maçonnerie, en passant par le soutien discret apporté au retour en politique, en 1973, de l'ex-OAS, Jacques Soustelle, et qui, encore en exil, retrouve à Lyon un siège de député.

Omniprésent dans sa ville, sur les chantiers, dans la rue, dans les écoles, apparaissant lui-même dans toutes les manifestations et événements de la vie locale, "Loulou Pradel" - que les Lyonnais appellent couramment eux-mêmes "Zizi" - jouira longtemps d'une popularité locale exceptionnellement forte que le principal quotidien local, Le Progrès de Lyon, se charge d'entretenir complaisamment.

Expert en assurances automobiles de métier, Louis Pradel a consacré l'essentiel de ses trois mandats à moderniser la ville et à y faciliter la circulation automobile.

Il est à l'origine de nombreuses réalisations :

Son goût pour les grands travaux lui ont valu le surnom de Zizi béton.

Atteint d'un cancer, il meurt quelques mois avant la mise en service du métro. Son successeur est Francisque Collomb.

Son adjoint aux Sports, ancien champion de France d'Athletisme) : Tony Bertrand est centenaire en 2012, et avait été pressenti pour donner un nom au Stade de Gerland.

Le nom de Louis Pradel a été donné à une place proche de l'hôtel de ville de Lyon, avec son portrait sculpté dans le bronze par Ipoustéguy, réalisée dans le cadre des travaux du métro et de ce fait à la station Hôtel-de-Ville - Louis Pradel, à l'hôpital cardio-vasculaire et pneumologique de Lyon et à une maison de retraite de la Croix-Rousse.

[modifier] Œuvre

[modifier] Bibliographie

Louis Pradel, maire de Lyon : voyage au cœur du pouvoir municipal / Laurent Sauzay. - Lyon : Éd. lyonnaises d'art et d'histoire, 1998. - ISBN 2-84147-074-1

[modifier] Lien externe

Réponse du Guichet du Savoir


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